Armée sénégalaise : une nouvelle vague de nominations redessine le commandement militaire

Les lignes bougent au sein des Forces armées sénégalaises. Dans le cadre des Plans annuels de mutation (PAM), plusieurs officiers supérieurs changent de responsabilités à la tête de zones militaires stratégiques et de structures importantes de commandement. Des mouvements qui s’inscrivent dans la gestion habituelle des carrières militaires, selon FDS TV, spécialisée dans les questions de défense et de sécurité.

Parmi les changements annoncés figure la nomination du Colonel Massamba Thiam à la tête de la Zone militaire n°1. Jusqu’ici commandant de la Zone militaire n°3, il succède au Colonel Clément Chrizogone Nassalan, désormais affecté à l’Institut de Défense du Sénégal où il occupera les fonctions de Directeur du Cours Supérieur de Guerre.

La Zone militaire n°3 connaît également un changement de commandement. Le Colonel Abdoulaye Mbengue, surnommé « Vipère », prend les commandes de cette zone après son passage au PMS. D’autres réaménagements concernent plusieurs unités stratégiques de l’armée sénégalaise. Le Colonel Aba Wade est nommé commandant de la Zone militaire n°6, tandis que le Colonel Théodore Adrien Sarr, connu sous le surnom de « TAS », prend la direction du Commandement des Opérations Spéciales (COS).

À la Zone militaire n°7, le Colonel Mouhamadou Abdoulaye Sylla succède au Colonel Elhadj Omar Faye. Ce dernier rejoint l’état-major général des Armées en qualité de Chef de Cabinet du Chef d’État-Major Général des Armées (CEMGA), en remplacement du Colonel Mamour Sarr.

Selon FDS TV, ces différentes nominations ne répondent à aucune situation particulière. Elles relèvent plutôt des mécanismes habituels de rotation et de gestion des parcours professionnels au sein des Forces armées sénégalaises, avec pour objectif d’assurer le renouvellement régulier des responsables militaires et la continuité du commandement.

Bassirou Diomaye Faye : « La souveraineté alimentaire ne sera ni un slogan ni une simple politique sectorielle »

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé, mardi, sa volonté de faire de la souveraineté alimentaire l’un des piliers de la transformation du Sénégal. S’exprimant lors de la rentrée académique solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS), le chef de l’État a assuré que cette ambition devait désormais se traduire par des résultats concrets et durables, loin des simples déclarations d’intention.

Placée sous le thème « Construire une souveraineté alimentaire durable pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au nom de la dignité », cette rencontre a offert au président l’occasion de réaffirmer sa vision. « Nous voulons faire du Sénégal un pays où la souveraineté alimentaire est une réalité. Cette souveraineté ne sera ni un slogan ni une simple politique sectorielle », a-t-il déclaré devant les membres de la communauté scientifique.

Pour Bassirou Diomaye Faye, l’objectif est de bâtir un système alimentaire capable de résister aux crises climatiques et économiques tout en garantissant une alimentation suffisante et durable aux populations. Il a résumé cette ambition en une formule : permettre aux Sénégalais de « produire davantage ce qu’ils consomment et de consommer davantage ce qu’ils produisent » à l’horizon 2050, grâce à une transformation profonde et systémique du secteur.

Le chef de l’État a rappelé que cette vision occupe une place centrale dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. Selon lui, atteindre la souveraineté alimentaire implique de revoir en profondeur les modèles de production agricole, de renforcer les chaînes de valeur locales et de mieux maîtriser les facteurs essentiels de la production, notamment les intrants, les engrais, les semences et les systèmes d’irrigation.

Au-delà de l’augmentation de la production, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la dimension nutritionnelle de cette stratégie. Il a estimé que la souveraineté alimentaire ne pouvait se limiter à la disponibilité des denrées, mais devait garantir à chaque citoyen un accès durable à une alimentation saine, diversifiée, nutritive et adaptée aux réalités culturelles du pays.

Le président a également attiré l’attention sur les défis sanitaires qui accompagnent cette ambition. Il a rappelé que la malnutrition chronique touche encore de nombreux enfants, tandis que les carences en micronutriments persistent et que les cas de surpoids progressent, faisant de la transition nutritionnelle un enjeu majeur pour les années à venir.

Concluant son intervention, Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de la tenue de cette séance solennelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, qu’il a présentée comme un cadre privilégié de dialogue entre les autorités publiques et la communauté scientifique autour d’une question déterminante pour l’avenir du pays.

Monnaie unique ECO : la Cédéao confirme un lancement en 2027 avec une intégration progressive des États

Après plusieurs années de reports et de doutes sur le respect des critères économiques, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) maintient le cap. Réunis le dimanche 19 juillet à Lungi, en Sierra Leone, à l’occasion de leur 69ᵉ session ordinaire, les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur volonté de lancer la monnaie unique ECO en 2027, tout en privilégiant une mise en œuvre progressive réservée, dans un premier temps, aux pays répondant aux critères de convergence macroéconomique.

Présentée comme un outil destiné à accélérer l’intégration régionale et à soutenir une croissance durable, résiliente et inclusive, la future monnaie commune sera d’abord adoptée par les États jugés prêts à franchir cette étape. Les autres pays bénéficieront d’un accompagnement afin de remplir progressivement les conditions nécessaires à leur adhésion au dispositif.

Cette décision marque une évolution par rapport au sommet d’Abuja de décembre 2025. À cette occasion, les dirigeants ouest-africains avaient exprimé leur inquiétude face aux retards enregistrés dans la convergence macroéconomique et à la lenteur de la mise en œuvre de la feuille de route de l’ECO. Ils avaient alors exhorté les États membres à adopter des politiques économiques conformes aux critères de convergence et demandé la réactivation de la Task Force présidentielle chargée du suivi du projet.

À Lungi, les chefs d’État ont salué les consultations de haut niveau menées entre la Commission de la Cédéao et les gouverneurs des banques centrales, estimant que ces échanges contribuaient à rapprocher les positions sur les questions techniques encore en suspens. Ils se sont également félicités de l’enregistrement de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), considéré comme une avancée importante vers la concrétisation de la monnaie unique.

La Conférence a, en outre, approuvé la demande de la Guinée d’intégrer la Task Force présidentielle dédiée au programme de l’ECO. La Commission de la Cédéao a été chargée d’organiser une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire de décembre 2026, en collaboration avec le président de la Côte d’Ivoire, dernier membre encore en fonction de ce groupe de travail.

Les dirigeants ont également demandé à la Commission de la Cédéao et à l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) d’intensifier les consultations avec les banques centrales afin de dégager des propositions consensuelles sur les derniers points techniques et de poursuivre les démarches pour l’enregistrement international de la marque « ECO » auprès des organismes compétents en matière de propriété intellectuelle.

Le projet de monnaie unique ambitionne de remplacer les différentes devises actuellement utilisées dans l’espace communautaire. La région reste toutefois marquée par une diversité de régimes monétaires. Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) utilisent le franc CFA émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tandis que d’autres États conservent leur propre monnaie nationale, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le dollar libérien, le franc guinéen, le leone sierra-léonais ou encore l’escudo cap-verdien.

Le lancement progressif de l’ECO devra également tenir compte de la nouvelle réalité politique régionale. Bien qu’ils aient quitté la Cédéao, le Burkina Faso, le Mali et le Niger demeurent membres de l’UEMOA et continuent d’utiliser le franc CFA. Le communiqué final ne précise pas la place que ces trois États occuperont dans le futur dispositif monétaire, laissant en suspens une question qui pourrait constituer l’un des principaux défis de la mise en œuvre de la monnaie unique à partir de 2027.

Sénégal : le soutien à Macky Sall pour l’ONU domine la presse, le futur parti de Diomaye Faye s’invite au débat

Le soutien officiel du Sénégal à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies s’impose comme le principal sujet de la presse sénégalaise ce mardi 21 juillet. Au lendemain de l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye, les quotidiens reviennent largement sur la portée diplomatique de cette décision, tout en analysant ses implications politiques dans un contexte national marqué par les tensions entre le chef de l’État et ses anciens alliés de Pastef.

Le quotidien Le Soleil met en avant la candidature désormais officiellement portée par le Sénégal, soulignant que Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser afin de soutenir les ambitions de Macky Sall à la tête des Nations unies.

De son côté, WalfQuotidien rappelle que cette décision intervient quelques jours après la rencontre du 17 juillet entre les deux hommes au Palais de la République. Le journal relève que l’appui officiel de Dakar s’accompagne d’une mobilisation de l’appareil diplomatique sénégalais pour défendre cette candidature sur la scène internationale.

Pour L’As, ce choix constitue un véritable « pari diplomatique ». Le quotidien estime que les autorités cherchent ainsi à rassembler les différentes composantes de la nation autour de la conquête de l’une des fonctions les plus prestigieuses de la diplomatie mondiale.

Dans la même veine, Le Quotidien considère que cette décision permet au Sénégal de renouer avec une diplomatie ambitieuse et de renforcer son prestige sur la scène internationale. Libération insiste, pour sa part, sur l’appel du président Bassirou Diomaye Faye à une mobilisation générale du réseau diplomatique sénégalais ainsi que des forces vives du pays afin de porter la candidature de son prédécesseur.

Sud Quotidien replace toutefois cette annonce dans un contexte politique particulièrement sensible. Le journal souligne que Pastef, formation qui a contribué à l’accession de Bassirou Diomaye Faye au pouvoir, demeure l’un des principaux opposants à Macky Sall, auquel il reproche notamment son bilan en matière de gouvernance financière et de droits humains. Le quotidien rappelle également que la candidature de l’ancien président n’avait pas été initialement présentée par le Sénégal, mais par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine.

La presse s’intéresse également aux répercussions de la crise politique entre Bassirou Diomaye Faye et ses anciens alliés. WalfQuotidien analyse les critiques répétées de Pastef et d’Ousmane Sonko contre le chef de l’État, estimant que cette stratégie pourrait finalement produire l’effet inverse de celui recherché. Selon le journal, ces attaques contribueraient à renforcer, auprès d’une partie de l’opinion, l’image d’un président régulièrement pris pour cible.

Enfin, plusieurs quotidiens se penchent sur la naissance imminente du futur parti présidentiel. L’As révèle les grandes orientations idéologiques de cette nouvelle formation, qui entend défendre une ligne conciliant souverainisme, ouverture au monde, État de droit et transparence économique. Le journal indique que ces principes figurent dans un manifeste publié par le mouvement Sénégal en mouvement vers l’excellence (SEME), qui a officialisé son ralliement au futur parti appelé à soutenir durablement l’action du président Bassirou Diomaye Faye.

Mondial 2026 : le Sénégal recule au classement FIFA mais reste dauphin de l’Afrique

Le rideau est tombé sur la Coupe du monde 2026 et, avec lui, la FIFA a dévoilé un nouveau classement mondial marqué par d’importants bouleversements. Si le Sénégal perd trois places sur l’échiquier international, les Lions de la Teranga conservent néanmoins leur statut de deuxième meilleure nation africaine, derrière le Maroc, dans une hiérarchie désormais dominée par l’Espagne, nouvelle championne du monde.

Sacrée au terme d’une finale remportée face à l’Argentine (1-0 après prolongation), la Roja s’empare de la première place mondiale avec 1 995,88 points, mettant fin au règne de l’Albiceleste, désormais deuxième. La France conserve sa troisième position, tandis que l’Angleterre grimpe au quatrième rang grâce à son remarquable parcours durant le tournoi. Le Brésil complète le Top 5 mondial.

Le Sénégal, qui figurait à la 15e place avant le début de la compétition, recule de trois rangs et occupe désormais la 18e position mondiale. Cette baisse met un terme à une dynamique ascendante entamée après le sacre à la CAN 2025, qui avait permis aux Lions d’atteindre, en janvier 2026, la 12e place mondiale, le meilleur classement jamais enregistré par la sélection sénégalaise.

Ce repli s’explique par le bilan sportif des Lions durant le Mondial. La sélection sénégalaise a enregistré trois défaites, face à la France, à la Norvège et à la Belgique en phase à élimination directe, pour une seule victoire, obtenue avec autorité contre l’Irak sur le score de 5 buts à 0.

Malgré cette perte de terrain, le Sénégal demeure solidement installé parmi les meilleures équipes de la planète et conserve sa deuxième place sur le continent africain. La compétition a également permis à Ismaïla Sarr d’inscrire un peu plus son nom dans l’histoire du football sénégalais. Avec cinq réalisations en Coupe du monde, l’attaquant devient le meilleur buteur sénégalais de l’histoire de la compétition et rejoint la légende camerounaise Roger Milla parmi les meilleurs buteurs africains en phase finale de Mondial.

Le grand bénéficiaire de cette mise à jour du classement est le Maroc. Portés par un parcours historique jusqu’en quarts de finale, après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en seizièmes de finale, les Lions de l’Atlas grimpent à la sixième place mondiale. Une performance qui les rapproche du record africain établi par le Nigeria, cinquième au classement FIFA en 1994, la meilleure position jamais atteinte par une sélection du continent.

L’Égypte signe également une progression remarquable en gagnant cinq places pour s’installer au 24e rang mondial. Derrière le trio de tête africain, le Nigeria occupe la 26e position, l’Algérie la 29e, tandis que la Tunisie enregistre l’une des plus fortes chutes de ce classement en reculant de douze places jusqu’au 57e rang mondial.

ONU : le Sénégal apporte son soutien officiel à la candidature de Macky Sall

Le Sénégal officialise son soutien à la campagne de Macky Sall pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Lundi, les autorités sénégalaises ont officiellement annoncé leur soutien à la candidature de l’ancien président, à l’issue d’une rencontre tenue le 17 juillet au Palais de la République entre Macky Sall et son successeur, Bassirou Diomaye Faye.

Dans un communiqué publié par le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le gouvernement indique que le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a décidé que le Sénégal apporterait « son plein soutien » à la candidature de son prédécesseur pour prendre la tête de l’Organisation des Nations unies.

Reçu vendredi dernier par le chef de l’État, Macky Sall avait officiellement présenté sa candidature et fait le point sur les démarches entreprises dans le cadre de sa campagne pour succéder à António Guterres, dont le mandat à la tête de l’ONU s’achèvera le 31 décembre 2026.

Selon les autorités sénégalaises, les échanges se sont déroulés dans « un climat empreint de cordialité et de courtoisie républicaine », illustrant la volonté du président Bassirou Diomaye Faye de privilégier le dialogue, d’assurer la continuité de l’État et de fédérer les énergies autour des intérêts supérieurs de la Nation.

À l’issue de cette rencontre, le chef de l’État a demandé au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser afin de promouvoir activement la candidature de Macky Sall auprès des États membres des Nations unies.

Quelques heures avant la publication de ce communiqué, l’ancien président avait lui-même réagi sur ses réseaux sociaux. Il y exprimait sa gratitude envers Bassirou Diomaye Faye pour cet entretien qu’il a qualifié de convivial et constructif, organisé dans le cadre des consultations qu’il mène pour sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU. Macky Sall a également salué la qualité des discussions, affirmant qu’elles avaient permis d’aborder en profondeur plusieurs enjeux majeurs liés au multilatéralisme contemporain.

Ce soutien officiel intervient alors que l’ancien chef de l’État multiplie depuis plusieurs semaines les démarches diplomatiques pour rallier un maximum d’appuis. Après son passage à Dakar, il s’est rendu à Banjul, où il a été reçu par le président gambien Adama Barrow afin de poursuivre ses consultations auprès des dirigeants africains.

Au cours de ces échanges, Macky Sall a plaidé pour une mobilisation du continent autour des grands défis auxquels fait face l’ONU, notamment les questions de paix et de sécurité, de droits de l’homme et de développement durable.

Sa tournée diplomatique l’a également conduit à Pékin, où il a rencontré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, puis à Athènes pour des entretiens avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le chef de la diplomatie grecque Giorgos Gerapetritis. Il s’est aussi rendu au siège des Nations unies à New York, où il a échangé avec plusieurs représentants permanents, notamment ceux de la Chine, des États-Unis et de la France.

La course à la succession d’António Guterres entre désormais dans une phase déterminante. Après les auditions publiques des candidats, le Conseil de sécurité devra engager ses consultations avant de proposer un candidat à l’Assemblée générale des Nations unies.

À ce stade, six personnalités sont officiellement en lice : Macky Sall, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, la secrétaire générale de la CNUCED Rebeca Grynspan, l’ancienne présidente de l’Assemblée générale María Fernanda Espinosa et l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana Carolyn Rodrigues-Birkett.

La FIFA ouvre une enquête après les incidents survenus lors de la finale Argentine-Espagne

La FIFA a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite des incidents survenus après le coup de sifflet final de la rencontre entre l’Argentine et l’Espagne, marquée par plusieurs altercations impliquant des joueurs et des membres du staff de la sélection argentine.

Les images diffusées à l’issue du match montrent une vive montée de tension. Selon ces séquences, Nahuel Molina aurait porté un coup de poing à Rodri, tandis que Leandro Paredes aurait adopté un comportement agressif envers Eric Garcia et Gavi.

Le membre du staff argentin Roberto Ayala est également cité parmi les protagonistes. Il aurait tenté de s’en prendre à Dani Olmo au cours des échauffourées ayant éclaté après la rencontre. D’après des informations rapportées par Sky Sports, l’instance dirigeante du football mondial a décidé d’examiner l’ensemble des images disponibles afin d’établir avec précision les circonstances des incidents. Cette procédure disciplinaire devra permettre à la FIFA de déterminer les responsabilités de chacun et d’évaluer d’éventuelles sanctions à l’encontre des joueurs ou membres du staff impliqués.

L’enquête pourrait déboucher sur des suspensions ou d’autres mesures disciplinaires si les faits reprochés sont confirmés.

Sénégal : le nom du futur parti de Bassirou Diomaye Faye sera dévoilé samedi

Le voile sera bientôt levé sur le futur parti politique du président Bassirou Diomaye Faye. Son nom sera officiellement dévoilé samedi prochain, à l’occasion d’un grand rassemblement prévu dans un hôtel de Dakar, mettant ainsi fin aux nombreuses spéculations qui alimentent le débat politique depuis plusieurs semaines.

Cette rencontre est très attendue par les militants et responsables de la coalition présidentielle, mobilisés pour découvrir l’identité de la formation appelée à porter le projet politique du chef de l’État. Les organisateurs invitent les adhérents et sympathisants à participer massivement à cet événement, présenté comme une étape majeure dans la structuration du camp présidentiel.

Au-delà de la révélation du nom, cette rencontre devrait permettre de définir les grandes orientations du nouveau parti et de lui donner une nouvelle dynamique politique, dans un contexte marqué par la recomposition du paysage politique sénégalais.

Parallèlement, le congrès de la coalition Yewwi Askan Wi, initialement prévu le 8 août, a été reporté au 25 août, à la suite d’une décision prise lors d’une réunion du conseil des leaders de la coalition. Ce report intervient alors que les différentes composantes de l’opposition poursuivent leurs concertations afin de s’adapter à la nouvelle configuration politique née de l’arrivée de Bassirou Diomaye Faye à la présidence de la République.

Le dévoilement du nom du futur parti présidentiel constitue ainsi une nouvelle étape dans la stratégie de consolidation de la majorité autour du chef de l’État, à quelques mois d’importantes échéances politiques.

Diomaye Faye remercie ses pairs après sa désignation à la tête de la CEDEAO

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa reconnaissance à l’issue de sa désignation à la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), réaffirmant son attachement au renforcement de l’unité et de la coopération régionales.

Dans un message publié après le sommet des chefs d’État et de gouvernement, le chef de l’État a salué la confiance que lui ont accordée ses homologues ouest-africains.

« C’est avec humilité que j’accueille la confiance placée en notre pays, appelé à la présidence en exercice de la CEDEAO », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais a également adressé ses remerciements aux dirigeants de la sous-région pour « cette marque de confiance » ainsi que pour « l’esprit de fraternité qui a présidé à nos travaux », soulignant l’importance du dialogue et de la concertation dans un contexte régional marqué par de nombreux défis. Bassirou Diomaye Faye a, par ailleurs, félicité le général d’Armée Birame Diop, désigné à la présidence de la Commission de la CEDEAO, en lui assurant de son entière collaboration pour la réussite de son mandat.

« Je lui assure tout mon soutien dans l’exercice de ses nouvelles fonctions », a indiqué le chef de l’État.

Clôturant son message, le nouveau président en exercice de l’organisation régionale a lancé un appel au rassemblement des peuples ouest-africains.

« Vive la CEDEAO. Vive une Afrique de l’Ouest réconciliée et unie », a-t-il conclu.

CEDEAO et recomposition politique : la double séquence qui domine la presse sénégalaise

Dakar : Les quotidiens sénégalais consacrent l’essentiel de leurs éditions de ce lundi au nouveau rôle de Bassirou Diomaye Faye à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tout en s’intéressant aux préparatifs du lancement imminent de son futur parti politique.

Porté dimanche à la présidence en exercice de la CEDEAO lors de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, le président sénégalais hérite d’une organisation confrontée à des défis majeurs. Entre la crise sécuritaire, le départ des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), les difficultés d’intégration régionale et les questions de souveraineté économique, la presse estime que son mandat s’ouvre dans un contexte particulièrement délicat.

Selon Libération, Bassirou Diomaye Faye s’est engagé à adapter l’organisation « aux défis de notre temps », en faisant de la sécurité collective, de la stabilité institutionnelle, de la souveraineté politique et économique ainsi que du rayonnement international de l’Afrique de l’Ouest les principaux axes de son action.

Sud Quotidien considère cette prise de fonction comme une nouvelle étape pour l’organisation régionale. Le journal souligne que le tandem formé par le président sénégalais et le futur président de la Commission de la CEDEAO, le général Birame Diop, sera particulièrement attendu sur sa capacité à restaurer la cohésion communautaire, renforcer l’intégration régionale et redonner de l’influence à une institution fragilisée par les crises récentes.

Dans le même esprit, Le Quotidien relève que le chef de l’État a affiché une ligne claire dès son entrée en fonction : passer des déclarations aux actions concrètes pour répondre aux attentes des populations. Cette volonté d’agir répond également aux interrogations soulevées par WalfQuotidien, qui s’interroge sur les marges de manœuvre dont disposera réellement Bassirou Diomaye Faye pour engager les réformes qu’il appelle de ses vœux au sein de l’organisation régionale.

Reprenant les propos du président sénégalais, Vox Populi met en avant son appel à bâtir une « CEDEAO rénovée », capable de garantir aux populations, et particulièrement à la jeunesse ouest-africaine, davantage de paix, de sécurité et de prospérité.

Pour Tribune, cette ambition repose notamment sur plusieurs priorités : l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, une meilleure mutualisation des moyens entre États membres, le renforcement de l’autonomie financière de la communauté ainsi qu’une protection accrue des populations confrontées à l’insécurité.

Au-delà du dossier régional, la presse s’intéresse également à la recomposition politique engagée autour du président sénégalais. Plusieurs journaux annoncent que Bassirou Diomaye Faye procédera, le 25 juillet, au lancement officiel de sa nouvelle formation politique, issue de la transformation de la coalition Diomaye Président.

Sud Quotidien précise que le conseil des leaders de la coalition a validé les textes fondateurs du futur parti, dont la création officielle interviendra lors d’une assemblée générale constitutive.

Vox Populi indique que le nom de cette nouvelle formation sera dévoilé à cette occasion, marquant la disparition de la coalition électorale qui avait porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême.

Enfin, WalfQuotidien estime que cette nouvelle formation pourrait s’appuyer sur plusieurs ralliements d’anciens responsables de l’Alliance pour la République (APR), le parti de l’ex-président Macky Sall. Selon le journal, cette stratégie viserait à renforcer rapidement l’implantation territoriale du nouveau parti tout en fragilisant davantage l’ancienne majorité présidentielle.