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Thomas Sankara et procès putsch manqué monopolisent la une des quotidiens burkinabè

Les quotidiens burkinabè de ce mardi traitent essentiellement du procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015 et de la commémoration, la veille, du 31e anniversaire de l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, président du Faso (1983-1987).«Hommage à Thomas Sankara : La première pierre du monument posée», arbore en première page le quotidien à capitaux publics Sidwaya.

Ce journal relate que le Comité international mémorial Thomas Sankara (CIMTS) a, en collaboration avec le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, posé la première pierre du monument à la mémoire du père de la Révolution burkinabè, hier lundi 15 octobre 2018, à Ouagadougou en présence de son épouse, Mariam Sankara.

A ce sujet, Aujourd’hui au Faso affiche : «Mémorial Thomas Sankara : la première pierre posée hier au Conseil de l’Entente», là où Le Pays mentionne : «Construction du mémorial Thomas Sankara : Le +Phoenix+ renaitra là où il a été tué».

Quant à L’Observateur Paalga, le doyen des quotidiens privés du Burkina Faso, il titre : «Mémorial Thomas-Sankara : Vive émotion autour d’une première pierre».

Le journal rappelle que «l’aventure, si on peut l’appeler ainsi, a commencé en 2016 lorsque des leaders d’opinion, des acteurs de la société civile et des insurgés décident de mettre leurs forces en commun pour réaliser un rêve : faire revivre le capitaine Thomas Sankara, assassiné le 15 octobre 1987, ce, à travers la construction d’un mémorial».

Il souligne que deux ans après, le rêve de ces hommes, que certains ont certainement traités de fous, est en passe de devenir une réalité.


«En effet, en cette année 2018, à l’occasion du 31e anniversaire de la mort du leader de la Révolution d’août 1983, la première pierre du monument à lui dédié a été posée au Conseil de l’Entente dans une ambiance empreinte de vives émotions », écrit L’Observateur Paalga.

Le même journal évoque le procès du coup d’Etat manqué de septembre 2015, sous le titre : «Procès du putsch : je n’ai pas incendié Radio Laafi de Zorgho», citant Minata Guelwaré, la première dame à être auditionnée par le Tribunal militaire depuis le début du procès en février dernier.

De son côté, Le Quotidien reprend ces propos de Minata Guelwaré, hier à la barre : «Quand j’ai entendu dire qu’on a mis fin au régime de la Transition, j’ai crié waouh !».

C’est à juste titre que Sidwaya fait observer que «Minata Guelwaré reconnait son soutien au CND (éphémère Conseil national de la démocratie qui a voulu renverser le régime de la Transition)».

Pour sa part, Le Pays relativise les propos de l’accusée qui dit : «Je n’ai pas soutenu le CND mais le ‘’D » de la démocratie».



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