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Tunisie: le jihadiste tué dans la nuit était le cerveau du récent double attentat (Intérieur)

Le jihadiste qui s’est fait exploser dans la nuit durant une opération sécuritaire dans la cité populaire Intilaka, près de Tunis, était le « cerveau » du double attentat suicide de jeudi, a indiqué mercredi à l’AFP le ministère de l’Intérieur.

« Le terroriste Aymen Smiri était en relation avec le double attentat suicide de jeudi, et les investigations ont prouvé qu’il était le cerveau de ces opérations. Il était un dirigeant très actif et très dangereux », a dit le porte-parole du ministère, Sofiène Zaag.

L’enquête ouverte après cette double attaque suicide à Tunis, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), « a mené à cette personne de 23 ans » qui habitait dans un quartier (Ibn Khaldoun) proche de cité Intilaka, a ajouté M. Zaag.

« Nous l’avons localisé et suivi jusqu’à ce qu’il soit coincé à Cité Intilaka », a-t-il précisé.

Selon la même source, le suspect « planifiait une opération terroriste ciblant des sécuritaires ». Il a activé une ceinture d’explosifs au moment où il a été atteint par des tirs des forces de sécurité.


Une journaliste de l’AFP qui s’est rendue sur place en matinée a notamment pu voir les traces de l’explosion sur un trottoir, sur plus de 50 mètres, près d’une station de tramway de cette cité populaire.

« Je l’ai vu courir essayant d’échapper aux agents de la police et, subitement, il s’est fait exploser », a raconté à l’AFP Ibrahim Mejri, 35 ans, un habitant du quartier.

Un policier a été tué dans le double attentat suicide à Tunis jeudi dernier. Ces attaques, qui ont aussi fait plusieurs blessés, ont fait ressurgir le spectre de la violence dans le pays, où la sécurité s’est nettement améliorée ces dernières années après une série d’attaques jihadistes meurtrières ayant visé des touristes et des sécuritaires en 2015.

« Les deux kamikazes ont été identifiés et un nombre important de suspects arrêtés », a encore indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, sans autres détails, l’enquête étant « toujours en cours ».



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