VIH/Sida : le ministère de la Santé appelle à la retenue et rappelle les fondamentaux

Face aux débats suscités par l’actualité, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique réaffirme l’efficacité des traitements et…

Face aux débats suscités par l’actualité, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique réaffirme l’efficacité des traitements et met en garde contre la stigmatisation.

 

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) a réagi, mercredi, aux interrogations suscitées par des soupçons de transmission volontaire du VIH/Sida relayés dans l’actualité. Dans un communiqué transmis à l’APS, la tutelle a assuré que toutes les mesures nécessaires à la protection de la santé publique sont en cours, en étroite collaboration avec les acteurs sanitaires, communautaires et institutionnels.

Le ministère rappelle que les personnes vivant avec le VIH et bénéficiant d’un traitement antirétroviral efficace peuvent atteindre une charge virale indétectable. Dans cette situation, elles ne transmettent plus le virus, ni à leurs partenaires sexuels, ni à leurs enfants dans le cas des femmes enceintes.

Revenant sur le dispositif national, le MSHP souligne que le Sénégal dispose d’un programme structuré de lutte contre le VIH/Sida, coordonné par le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS). Cette stratégie repose principalement sur l’accès équitable aux moyens de prévention, notamment les préservatifs, les services de dépistage volontaire et l’accès universel aux traitements antirétroviraux.

Selon le ministère, ces efforts ont permis de réduire significativement les nouvelles infections et d’améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH, limitant ainsi la transmission au sein de la population générale.

Le communiqué précise que près de 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, et que 92 % d’entre elles ne transmettent plus le virus, grâce à une prise en charge médicale efficace. Face aux débats actuels, le ministère appelle à la retenue et à la responsabilité, mettant en garde contre toute forme de stigmatisation, susceptible de compromettre la continuité des soins et de mettre en danger des vies, notamment celles d’enfants et d’adolescents vivant avec le VIH.

Le MSHP réaffirme enfin l’engagement de l’ensemble des structures sanitaires à fournir des soins de qualité, dans le respect de la dignité humaine, de la confidentialité, de l’éthique et des règles déontologiques, et appelle à la solidarité nationale dans la lutte contre le VIH/Sida.

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