International › AFP

Zimbabwe: arrestation de quatre militants des droits de l’Homme

Quatre militants des droits de l’Homme ont été interpellés au Zimbabwe à leur retour au pays, et leurs téléphones et ordinateurs confisqués, ont indiqué mardi leurs avocats.

« Ils ont été arrêtés à leur descente d’un avion de South African Airlines à l’aéroport international Robert Mugabe » à Harare lundi, a déclaré le porte-parole de l’association des Avocats zimbabwéens des droits de l’Homme, Kumbirai Mafunda.

Quatre hommes – Gamuchirai Mukura et Nyasha Mpahlo, de l’ONG Transparency International Zimbabwe, George Makoni du Centre for Community Development Zimbabwe et Tatenda Mombeyarara de Citizens Manifesto – se sont d’abord vu refuser l’accès à leurs avocats, a-t-il ajouté.

« Ils ont pu les rencontrer au commissariat de Harare, cinq heures après leur arrestation à l’aéroport », a précisé M. Mafunda.

La police n’était pas joignable pour confirmer ces arrestations.

Ces interpellations interviennent quelques jours après la publication d’un article dans le journal d’Etat The Herald affirmant qu' »un groupe d’organisations louches en lien avec le MDC (Mouvement pour le changement démocratique, opposition) se préparaient à causer des troubles civils le mois prochain ».


Plusieurs organisations citées par le quotidien ont démenti.

L’ONG Coalition de la crise au Zimbabwe a dénoncé les arrestations. « La police, le gouvernement et les médias d’Etat conspirent en vue de criminaliser le travail des défenseurs des droits de l’Homme, avec des allégations infondées visant des leaders de la société civile », a-t-elle dénoncé.

Le Zimbabwe est dirigé depuis fin 2017 par Emmerson Mnangagwa. Il a succédé à Robert Mugabe, qui a dirigé d’une main de fer le pays pendant trente-sept ans.

Le régime Mnangagwa a violemment réprimé en janvier des manifestations contre une forte hausse des prix du carburant. Au moins 17 personnes ont été tuées. Les autorités avaient accusé le MDC et des ONG d’avoir organisé ces manifestations.

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut