Tensions en commission : la réforme constitutionnelle profondément remaniée par la majorité Pastef

La Commission des lois de l’Assemblée nationale du Sénégal a entamé l’examen de la proposition de révision constitutionnelle dans un…

La Commission des lois de l’Assemblée nationale du Sénégal a entamé l’examen de la proposition de révision constitutionnelle dans un climat de fortes tensions entre le gouvernement et les députés de Pastef.

Selon plusieurs sources parlementaires, la majorité a rejeté une grande partie des amendements proposés par l’exécutif, tout en imposant ses propres modifications au texte initial. Ce bras de fer révèle un désaccord profond sur l’équilibre institutionnel voulu par la réforme.

Parmi les points les plus sensibles, les députés ont notamment encadré davantage le droit de dissolution de l’Assemblée nationale, limité à une seule fois par mandat présidentiel. Ils ont également durci les règles encadrant les motions de censure et revu les modalités de nomination des juges de la future Cour constitutionnelle, appelée à remplacer l’actuel Conseil constitutionnel.

La proposition de loi, portée par Mohamed Ayib Salim Daffé et plusieurs cosignataires, vise à rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Elle prévoit aussi un renforcement des pouvoirs du Premier ministre, l’introduction de nouvelles incompatibilités, ainsi qu’une définition du mariage comme l’union entre un homme et une femme.

Le texte doit être soumis au vote en séance plénière le lundi 29 juin, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes crispations autour des réformes institutionnelles.

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