Un atelier sur la biodiversité à Saly-Portudal

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) va organiser un atelier sur ‘’l’état de la biodiversité’’, mercredi et jeudi, à Saly-Portudal (ouest), selon un communiqué reçu à l’APS.
Un groupe de travail constitué d’experts, de chercheurs et militants de la société civile sera mise en place lors de cette rencontre, pour ‘’réfléchir et apporter sa contribution à la (…) gestion durable de la biodiversité au Sénégal’’.
‘’Les connaissances scientifiques récentes font état de l’accélération, depuis 2010, de la perte et du déclin de la biodiversité’’, rappelle la même source, pour justifier la tenue de l’atelier.
Elle fait état d’un ‘’risque plus que jamais plausible d’extinction massive des d’espèces dans les toutes prochaines décennies, si des mesures urgentes ne sont pas prises’’.
‘’Un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction’’, avertit l’UICN, citant le rapport 2019 sur ‘’l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques’’.
Ce rapport, selon elle, a été publié par la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques.
‘’Au Sénégal, la biodiversité joue un rôle important dans les conditions d’existence des populations et dans le développement socioéconomique du pays’’, souligne le communiqué.

Dakar accueille la 3è édition du salon des startups le 15 décembre

Le cercle de jeunes entrepreneurs (CEJ) organise la troisième édition du Salon des Startups sur le thème « la Révolution économique 4.0 les enjeux du numérique« , mardi 15 décembre à partir de 9h, au Radisson Blu hôtel, selon un communiqué parvenu à l’APS.

La même source ajoute que ce salon s’inscrit dans le cadre de la démarche sociétale de l’entreprise au sein du MEDS (mouvement des entreprises du Sénégal) et offre ainsi de réelles opportunités pour l’entrepreneuriat et le leadership de la jeunesse sénégalaise.

Cette rencontre sera co-présidée par Yankoba Diatara, ministre de l’Economie Numérique et des Télécommunications et Zahra Iyane Thiam, ministre de la Micro finance et de l’Economie Sociale et Solidaire, précise le communiqué.

Les travailleurs de l’ISRA réclament une sécurisation des salaires et une hausse budgétaire

 L’intersyndicale des travailleurs de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) déclare avoir adressé une lettre au président de la République pour réclamer la hausse du budget alloué à l’organisme de recherche et la sécurisation des salaires de ses employés.
Elle affirme avoir pris cette mesure ‘’pour une meilleure prise en charge des besoins’’ des travailleurs de l’ISRA.
Les travailleurs, ‘’d’une seule voix, se tournent à nouveau vers vous en dernier recours, au regard des enjeux et en prévision des conséquences sur notre agriculture et le développement de notre pays, pour réclamer la sécurisation de nos salaires et l’augmentation substantielle de la part de l’Etat dans le budget de l’ISRA’’, lit-on dans la lettre ouverte au chef de l’Etat.
La correspondance a été signée par les secrétaires généraux des trois centrales réunies au sein de l’intersyndicale des travailleurs de l’ISRA, le Syndicat autonome de la recherche agricole et agroalimentaire, le Syndicat national des travailleurs de l’agriculture et le Syndicat national de la recherche scientifique, technique et agricole.
La lettre adressée au président de la République, dont l’APS a obtenu une copie, a été écrite après une ‘’première lettre ouverte en novembre 2018’’, qui est ‘’restée sans suite’’. Celle-là avait été consacrée à ‘’la difficile situation de ce maillon important de la chaîne de valeur agricole du Sénégal’’, qui peut pourtant se prévaloir de de ses résultats ‘’dans le développement de l’agriculture sénégalaise au sens large, particulièrement dans l’intensification des productions agricoles pour une atteinte de la souveraineté alimentaire’’.
‘’Cet institut, qui, pour le financement de recherches contribuant au PSE (Plan Sénégal émergent), se rabat sur diverses conventions négociées par les chercheurs, au gré des priorités des bailleurs, se ‘substituant’ ainsi à l’Etat avec beaucoup de peine, continue à disposer depuis plus d’une décennie d’un faible budget annuel de 4,5 milliards’’ de francs CFA, déplorent les auteurs de la lettre.
‘’Pire, ajoutent-ils, ce faible budget qui permet à peine de faire face aux charges de fonctionnement (45%)’’, a fait l’objet de ‘’nombreuses ponctions depuis 2017 (1 milliard 475 millions francs FCFA), jusqu’à la dernière en 2020 (400 millions), qui ont fini par plomber le règlement des salaires à temps, ainsi que d’autres charges de fonctionnement (prise en charge sanitaire, électricité, eau, téléphone, les charges fiscales et sociales, etc.) depuis plusieurs mois’’.
Dans ce contexte, la nomination, en novembre dernier, d’un nouveau directeur général ‘’dont les compétences et l’engagement pour l’institut sont largement partagés par le personnel’’, dénote de la volonté des pouvoirs publics ‘’de faire de l’ISRA un institut de recherche de pointe, au service du développement agricole [du] Sénégal’’, affirment les syndicalistes.
Ils constatent que cette volonté est également partagée par leur ministre de tutelle, Moussa Baldé, qui est ‘’resté sensible à la situation de l’ISRA depuis son arrivée, en proposant des assises’’ consacrées à l’institut de recherche.
Mais ‘’pour permettre au nouveau directeur général d’amorcer avec efficacité le virage de la performance, l’ISRA doit être mieux accompagné par l’Etat’’, ajoute l’intersyndicale.
Ses leaders estiment que ‘’la difficile situation budgétaire de l’ISRA ne facilite pas à son directeur général, malgré toute sa bonne volonté et son envie de rehausser le blason de la recherche agricole, la réussite de sa mission’’.
‘’Ainsi, l’espoir suscité auprès du personnel par le choix du nouveau directeur général risque de s’effriter au vu des retards de salaires (ceux de novembre n’ont pas encore perçus à la date du 12 décembre !) et leurs conséquences sociales (renvoi des enfants de l’école, coupures d’eau, de téléphone et d’électricité…), à la non-prise en charge médicale du personnel et de leurs familles’’, avertit l’intersyndicale des travailleurs de l’ISRA.
Or, estime-t-elle, ‘’la pandémie de Covid-19 vient de nous donner une leçon universelle, qui est de renforcer notre autonomisation pour la sécurité alimentaire’’ et ‘’la recherche agricole publique, pour la promotion d’innovations découlant sur des systèmes alimentaires agroécologiques et résilients’’.
Pour ce faire, ils demandent que le budget de l’ISRA, structurellement ‘’plafonné à 4,5 milliards francs CFA depuis plus d’une décennie’’, soit ‘’substantiellement revu à la hausse pour lui permettre de faire face à toutes ses missions’’.
Les ‘’moyens réduits’’ de l’ISRA ‘’sont à la base de son faible effectif (composé uniquement d’une centaine de chercheurs), à l’impossibilité de prendre correctement en charge des pans importants comme la recherche stratégique publique, surtout dans certaines zones du Sénégal’’, lit-on dans la lettre.
‘’Cette difficulté se manifeste davantage avec la lente agonie de plusieurs centres de l’ISRA situés à l’intérieur du pays, qui ne favorise pas l’accompagnement de la territorialisation des politiques publiques par la recherche agricole. A terme, c’est l’atteinte des objectifs de la sécurité alimentaire qui est foncièrement remise en cause’’, préviennent les syndicalistes.
Aussi ‘’les ponctions du budget de l’ISRA doivent cesser’’, écrivent-ils, ajoutant : ‘’Ce budget, faut-il le répéter, est majoritairement constitué de financements de bailleurs qui ne prennent pas en charge les salaires des chercheurs. Toute ponction serait ainsi ressentie sur les salaires du personnel, le fonctionnement de manière générale’’.

Covid-19: Le Sénégal compte 71 nouveaux cas ce 14 décembre

L’évolution du coronavirus au Sénégal pourrait devenir inquiétante. En effet, avec 71 nouveaux cas enregistrés ce 14 décembre, il ne serait pas exagéré de craindre une seconde vague de Covid-19 au Sénégal.
C’est le directeur de la prévention, le docteur El Hadj Mamadou Ndiaye, qui a annoncé la présence des nouvelles contaminations. Il a cependant indiqué l’absence de cas importé parmi ces nouveaux cas.
Les nouvelles infections comptent 32 contacts et de 39 cas de transmission communautaire, a-t-il précisé.
Il a en outre a annoncé la guérison de 65 patients. Selon lui, 21 cas graves de Covid-19 sont pris en charge dans les services de réanimation des hôpitaux.
Ce 14 décembre, le Sénégal compte 17.146 cas positifs de Covid-19 dont 16.159 guéris, 636 sous traitement, et 350 morts.
Covid-19 Sénégal 14 décembre
© Covid-19 Sénégal 14 décembre
Covid-19 Sénégal 14 décembre
© Covid-19 Sénégal 14 décembre

Le président Macky Sall à Abidjan pour l’investiture de Ouattara

Le président sénégalais Macky Sall prend part ce lundi 14 décembre, à l’investiture de Alassane Ouattara.

Le président ivoirien prêtera serment pour un troisième mandat. Et au nombre des Chefs d’Etat Africains conviés, figure le président sénégalais. Macky Sall a en effet tweeté être « Heureux de participer ce lundi 14 décembre 2020, à Abidjan, à la cérémonie d’investiture du Président Ouattara, suite à sa réélection à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. »

En outre, Patrice Talon, Faure Gnassingbé, ou encore Nana Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO seront présents entre autres.

Notons également la présence de l’ex-président français Nicolas Sarkozy sur le sol ivoirien à cette occasion. Ainsi que celle du ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

RSF déclare 387 journalistes détenus, 54 en otage et 4 portés disparus en 2020

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) fait état de 387 journalistes détenus, 54 retenus en otage et de 4 autres portés disparus au cours de l’année 2020.

Ces chiffres sont contenus dans le Bilan 2020 « des journalistes détenus, otages et disparus dans le monde » que l’ONG a rendu public, lundi.

Reporters sans frontière précise que son décompte inclut les journalistes professionnels et non professionnels ainsi que les collaborateurs des médias, des catégories clairement distinguées dans ce bilan afin de permettre des comparaisons d’une année sur l’autre.

Reporters sans frontières établit chaque année, depuis 1995, un bilan annuel des exactions commises contre les journalistes en se fondant sur des données établies tout au long de l’année.

Les chiffres qui figurent dans cette édition ont été arrêtés au 1er décembre 2020 et ne prennent pas en compte les nouvelles libérations ou arrestations qui se sont produits après cette date.

Selon le rapport dont l’APS a eu connaissance, « le nombre de journalistes détenus à travers le monde reste à un niveau historiquement haut. Fin 2020, 387 journalistes sont emprisonnés pour avoir exercé leur métier d’information, alors qu’ils étaient 389 en 2019 ».

« Cette stagnation du nombre de journalistes en détention survient après une augmentation de 12 % en 2019 », relève RSF, soulignant que « depuis cinq ans, l’augmentation du nombre de journalistes détenus (professionnels et non professionnels) s’élève à 17 % (328 journalistes étaient emprisonnés en 2015) ».

Le bilan indique que le nombre de femmes journalistes en détention a augmenté de 35 % par rapport à l’année dernière : 42 d’entre elles sont actuellement privées de liberté, contre 31 il y a un an.

RSF souligne que l’année 2020 a permis la libération de détenues emblématiques, comme la célèbre journaliste et militante des droits humains iranienne Narges Mohammadi.

Mais elle a aussi vu 17 autres femmes journalistes jetées derrière les barreaux, « dont 4 au Bélarus, qui connaît une répression sans précédent depuis l’élection présidentielle controversée du 9 août 2020, 4 en Iran et 2 en Chine, où la répression s’est renforcée avec la crise sanitaire, ainsi que 3 en Egypte, 2 au Cambodge et 1 au Vietnam et 1 au Guatemala ».

Le rapport note aussi que l’épidémie de Covid-19 « a eu un impact sur le nombre de journalistes incarcérés au cours de l’année : 14 journalistes, arrêtés dans le cadre de leur couverture de l’épidémie, sont toujours sous les verrous à ce jour ».

RSF signale que « plus de la moitié des journalistes détenus à travers le monde (61 %) le sont dans seulement cinq pays » et ajoute que pour la deuxième année consécutive, « la Chine, l’Egypte, l’Arabie saoudite, le Vietnam et la Syrie représentent les cinq plus grandes prisons au monde pour les journalistes ».

En Afrique, le rapport fait état de trois fois plus d’arrestations en trois mois. Le document cite le cas du journaliste rwandais Dieudonne Niyonsenga, « désormais le seul journaliste africain encore emprisonné pour avoir +enfreint les règles du confinement+ à ce jour ».

RSF dit avoir par ailleurs « constaté une multiplication par trois du nombre d’arrestations de journalistes en Afrique subsaharienne entre le 15 mars et le 15 mai 2020 par rapport à la même période l’année précédente ».

Au total, 40 arrestations en lien avec la couverture de l’épidémie ont été recensées entre début mars et fin novembre, d’après l’ONG, évoquant le cas du Zimbabwe où le journaliste d’investigation Hopewell Chin’ono « a passé près d’un mois et demi derrière les barreaux après avoir contribué à révéler des détournements de fonds publics en lien avec l’achat de matériel destiné à lutter contre le coronavirus ».

RSF met aussi en exergue « de nouveaux prisonniers emblématiques » à l’image de son correspondant en Algérie Khaled Drareni, qui colabore également avec TV5 Monde.

L’ONG relève qu’au moins 54 journalistes sont actuellement détenus en otages dans le monde, soit un nombre en baisse de 5 % par rapport à l’année dernière.

« Tous les otages se concentrent désormais dans trois pays de la zone Moyen-Orient (Syrie, Yémen et Irak) », précise l’ONG.

Il pointe parmi les principaux preneurs d’otages, le Groupe État islamique, les Houthis, Al-Qaïda, Haya Tahrir al Sham (HTS), des autorités autonomes non reconnues, groupes armés radicaux.

Il est également fait état dans ce bilan de 4 journalistes portés disparus au cours de l’année 2020.

« Contrairement à l’année dernière, où aucun nouveau cas de disparition n’avait été enregistré, quatre journalistes originaires de trois régions du monde (Moyen-Orient, Afrique subsaharienne et Amérique latine) ont été portés disparus en 2020 », écrit RSF.

Il s’agit notamment du rédacteur en chef du quotidien Al-Sabah, Tawfik Al-Tamimi, enlevé en pleine rue dans la capitale irakienne, Bagdad, le 9 mars 2020 (Irak), du directeur de la Radio communautaire de Bakumbule (RCBA), Bwira Bwalitse, lui aussi enlevé le 16 juin 2020 par des hommes armés dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Il y a également la journaliste de la chaîne de télévision régionale câblée VRAEM TV d’Ayacucho (centre du Pérou), Daysi Lizeth Mina Huamán, disparu le 26 janvier 2020, et la journaliste de la Radio communautaire de Palma, Ibraimo Mbaruco, qui a disparu le 7 avril 2020 dans la province du Cabo Delgado (Mozambique).

L’Aéroport international Blaise Diagne a désormais un terminal VIP

Un nouveau terminal VIP à l’Aéroport international Blaise Diagne a été présenté à la presse lundi 8 décembre.

La présentation du terminal VIP a eu lieu en marge de la célébration du troisième anniversaire de cet aéroport, a constaté l’APS.
Selon sa promotrice, la Sénégalaise, Khady Dia Tall, cette infrastructure aéroportuaire haut de gamme est le fruit d’un partenariat entre LAS et l’entreprise Hayoma qui évolue depuis une vingtaine d’années dans l’accueil et l’assistance aéroportuaire.
’’Nous remercions les autorités d’avoir fait confiance à l’expertise locale pour mettre en place ce nouveau produit qui contribuera de manière certaine à faire de cet aéroport un hub’’, a dit Mme Kâne, dans un entretien avec l’APS, après une visite des différents compartiments de ce terminal VIP.
Le directeur général de LAS, société en charge de la gestion de l’AIBD, Xavier Mary, soulignant que ce terminal VIP est destiné à une clientèle à ‘’haute contribution’’, veut que les clients qui y passent garde ‘’un très beau souvenir’’ de leur passage à l’AIBD.
’’Nous travaillons à améliorer, sans cesse, notre produit aéroportuaire. Il est vrai que la pandémie de Covid-19 a donné un grand coup de frein à tous nos projets qui nécessitent des financements qui nous font un peu défaut, nous sommes dans une dynamique d’amélioration de nos qualités de services’’, a-t-il soutenu.
Selon lui, LAS met en place de nouveaux produits à travers des projets, pour faciliter le passage des voyageurs dans l’aérogare, avec des enregistrements sans contact, des facilités pour améliorer la fluidité.
’’Nous avons un projet de construction d’une centrale solaire, de manière à avoir de l’énergie qui nous vient du ciel, entre autres projets, particulièrement environnementaux pour montrer que l’aéroport est responsable, et s’engage pour le futur et pour la planète et à donner un bel héritage à nos successeurs’’, a dit M. Mary.

Bilan coronavirus au Sénégal du 08 décembre 2020

Le ministère de la santé et de l’action sociale a fait le point sur l’évolution de la maladie à coronavirus au Sénégal.

Le Sénégal compte 43 nouveaux cas positifs ce 8 décembre 2020. Il s’agit plus précisément de 14 cas contacts, 3 cas importés à l’AIBD et 26 cas issus de la transmission communautaire.

Ces cas positives proviennent de : Maristes (4), Richard Toll (4), Matam (3), Saint-Louis (3), Diourbel (2), Dakar Plateau (1), Fann (1), Kaolack (1), Louga (1), Medina (1), Nord Foire (1), Parcelles Assainies (1), Sicap Baobab (1), Thiès (1) et Yoff (1).

L’on dénombre en outre 58 guérisons. Ainsi que 11 cas graves en service de réanimation. Aucun décès dû au coronavirus n’a été annoncé.

A ce jour, le Sénégal compte donc 16 596 cas positifs au Coronavirus dont 15 864 guéris, 340 décès et 391 sous traitement.

L’association « Cinéma Rek » veut bénéficier d’une subvention de l’Etat

L’association culturelle « Cinéma Rek » a sollicité une subvention annuelle de la part de l’Etat afin de mener à bien ses activités.

En effet, l’association Cinéma Rek, initiatrice du festivale de court métrage « Dakar court » dont la troisième édition a débuté hier lundi, demande à avoir un soutien financier du gouvernement sénégalais.

Il s’exprimait lors du lancement du festival en présence du secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication Habib Léon Ndiaye.

’’Cinéma Rek’’ travaille sans relâche pour faire naitre une véritable politique du court métrage en défendant la création. Mais aussi consolide et multiplie la mise en place des cinéclubs un peu partout au Sénégal. A t-il expliqué.

’’Pour toutes ces actions, il faut un soutien.(…) Cela ne peut pas durer. L’association demande au ministère de la Culture une subvention annuelle pour permettre à l’équipe de continuer le travail partout au Sénégal’’, a plaidé son président, le réalisateur Moly Kane.

L’association s’active aussi dans le renforcement de la formation des jeunes talents pour promouvoir et faire émerger des auteurs africains s’activant dans les métiers du cinéma.
’’Si nous voulons que le festival Dakar court porté depuis trois ans par l’association cinéma rek soit une référence au niveau du monde du cinéma, il est fondamental, qu’il soit doté d’équipements et de moyens financiers’’, a soutenu Moly Kane.

Le directeur du FIDA invite les ASC à se lancer dans l’agriculture

Le directeur sous régional du Fonds international de développement agricole (FIDA), Benoit Thierry, a souligné la nécessité pour les Associations sportives et culturelles de se lancer dans l’agriculture. Et ce, en s’inspirant notamment de Jamm Bugun, une ASC de Niakhar spécialiste de semences de mil certifiées et la transformation de cette céréale.

‘’Je pense que vu les milliers d’ASC au Sénégal, l’ASC Jamm Bugum, est une très bonne base pour lancer d’autres ASC dans l’agriculture et permettre aux jeunes d’avoir foi dans le futur et l’avenir du pays en vivant au village’’, a dit le directeur sous régional pour le Bureau Afrique de l’ouest du FIDA.

Il s’entretenait lundi avec des journalistes en marge d’une visite de travail effectuée à Niakhar, pour s’enquérir des réalisations de l’ASC Jamm Bugum à partir de financements octroyés par le FIDA à travers le Projet d’appui aux filières agricoles (PAFA).

‘’Ce qui me fascine avec l’ASC Jamm Bugum c’est qu’on a affaire à des jeunes qui se sont rassemblés pour des activités sociales et sportives’’, a salué Thierry.

Il a souligné qu’en plus de ces activités, les membres de cette ASC avaient générer de l’intérêt pour des activités économiques, rentrer dans le développement et développer tout un ensemble de choseS.

’’L’ASC Jamm Bugum a reçu l’aide financière du FIDA, a su le fructifier, en développant des activités nouvelles, en aidant de jeunes agriculteurs à s’installer en zone rurale’’, a-t-il fait valoir.

Le responsable sous régional du FIDA a ainsi appelé à développer davantage l’agriculture familiale.

’’Grâce à cet appui financier du FIDA à travers le PAFA, l’ASC Jamm Bugum de Niakhar, a pu créer à ce jour 218 emplois permettant de fixer les jeunes, de lutter contre l’exode rural et l’émigration clandestine’’, a soutenu son président, Mame Birame Sène.

Il a précisé que ces emplois étaient orientés suivant les différents maillons de la chaine de valeur mil, de la transformation à la production de semences en passant par la boulangerie et d’autres activités connexes.

Il a fait savoir que dans le souci d’intéresser les jeunes à l’agriculture, les membres de l’ASC avaient allié le sport et le développement, pour leur permettre de se prendre en charge, moyennant des revenus décents.

’’Aujourd’hui, nous assistons à un phénomène inverse à l’exode rural, c’est-à-dire que de plus en plus jeunes originaires de nos terroirs reviennent des villes pour chercher du travail ici à Niakhar auprès de l’ASC Jamm Bugum’’, s’est-il réjoui.

Selon le président de cette ASC créée en 1989, les possibilités d’offrir des emplois décents sont offertes aux jeunes pour leur permettre de s’épanouir dans l’agriculture tout en restant et travaillant en zone rurale.