Covid-19: Le Sénégal compte 132 nouvelles contaminations ce 1er juillet

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale a dressé le bilan Covid-19 du Sénégal pour ce 1er juillet 2020.

Sur 907 tests, l’on enregistre donc 132 nouvelles contaminations à la Covid-19 au Sénégal ce 1er juillet. Ces 132 nouveaux cas comprennent plus précisément 114 cas contacts, 17 cas communautaires, et 1 cas importés. Le Ministère de la Santé a cependant indiqué la présence de 35 cas graves. Et 4 nouveaux décès sont également à déplorer ce jour.

Le bilan compte toutefois 114 nouvelles guérisons qui portent à 4 545, le nombre de personnes guéries de la Covid-19 au Sénégal. Ce 1er juillet 2020, le Sénégal compte en tout 6 925 cas positifs dont 4 545 guéris, 2263 sous traitement et 116 décès.

Pour rappel le Président Macky Sall est actuellement en quarantaine, suite à un contact avec une personne contaminée. Il a été testé négatif à la Covid-19.

Le Gouvernement travaille à réduire les impacts de la Covid-19 sur les projets pétroliers et gaziers

Le gouvernement et ses partenaires travaillent à réduire les impacts de la Covid-19 sur les projets pétroliers et gaziers. C’est ce qu’a en effet déclaré mardi, le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé.
’’Nous sommes parmi les pays qui ont fait d’importantes découvertes de pétrole et de gaz. Et nous avons des chantiers importants. Ces chantiers sont négativement impactés, même si nous travaillons à réduire l’impact. Forcément sur les délais et les coûts, il y a à faire’’, a-t-il dit en marge de la table-ronde ministérielle sur l’impact de la Covid-19 sur les secteurs énergétiques en Afrique.
Il a donc invité les pays africains qui rencontrent les mêmes problèmes à travailler avec l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce, afin de tirer le meilleur profit de cette situation.
’’Dans toute crise, il y a des opportunités qui se dessinent. Nous avons moins peur de l’avenir que de l’impréparation de la jeunesse sénégalaise, qui doit se préparer pour faire face aux défis’’, a soutenu le ministre du Pétrole et des Energies.
Pour Mouhamadou Makhtar Cissé, la crise sanitaire de la Covid-19 a révélé que pour se développer, il faut compter sur soit même.
’’Cette conviction vient de se renforcer par cette pandémie (…). Si nous ne renforçons pas nos capacités (…) pour prendre en charge les enjeux, si nous n’arrivons pas à créer les outils financiers pour financer notre développement, il va être difficile de trouver sa place dans ce monde de compétition’’, a-t-il expliqué.
Il a plaidé pour une ’’réorganisation’’ de la formation dans le secteur de l’énergie. Mais surtout dans le domaine du pétrole et du gaz afin de renforcer les capacités nationales et l’expertise locale.
’’Le contenu local commence par cela. Il nous faut de l’expertise. Il faut que le secteur privé soit beaucoup plus résilient. C’est lui qui investit, c’est lui qui créé la richesse, l’emploi. Nous devons travailler à sa résilience pour une participation optimale au niveau du contenu local pour donner les résultats qu’il faut pour le développement du pays’’, a enfin ajouté Mouhamadou Makhtar Cissé.

5 artistes sénégalais sélectionnés pour les bourses d’Africalia

Africalia, une organisation belge de développement culturel, déclare avoir sélectionné 50 artistes dont cinq Sénégalais, pour ses bourses ‘’Creativity is life’’.
Selon un communiqué d’Africalia, la photographe Ina Ndèye Fatou Thiam, le comédien Insa Bodian, le peintre Ibou Diagne, la slameuse Marième Coulibaly, et le photographe Georges Yaméogo sont les créateurs sénégalais bénéficiaires de ces bourses.
‘’Après plusieurs semaines de sélection, plus de 1.300 candidatures reçues, un jury composé de professionnels anglophones et francophones issus du secteur culturel a sélectionné 50 candidats représentant des disciplines variées, allant de l’audiovisuel à la musique, en passant par la danse, le théâtre, l’écriture ou encore les arts visuels’’, explique le communiqué.
Les bourses ‘’Creativity is life’’ sont octroyées à des artistes étant dans une ‘’situation d’urgence’’, pour leur permettre de ‘’se concentrer sur le processus créatif, plutôt que sur leur survie quotidienne, en favorisant une forme de ‘résidence de création’ à domicile’’.
Sept artistes du Burkina Faso, 10 du Kenya et autant de l’Ouganda, neuf de la République démocratique du Congo, trois du Rwanda et six du Zimbabwe ont été sélectionnés.
Chaque artiste recevra 1.500 euros (983.322 francs CFA), selon Africalia.
Ina Ndèye Fatou Thiam affirme que la bourse va lui permettre de boucler un book-photo combiné à des textes sur les ‘’violences sexuelles’’, un travail qu’elle a entamé en octobre 2018.
‘’C’est une œuvre autobiographique, dans la mesure où je me suis prise en photo [pour] dire qui je suis et d’où je viens, à haute voix. Les textes sont basés sur mon histoire en tant que victime de la violence sexuelle’’, a expliqué la photographe.
Elle collabore avec des artistes, Willy Kemtane, Mamdou Ly (lumière), As Malick Faye (make-up) Fatima Ndiour et Barham Kamara (logistique).
Selon Africalia, les lauréats seront en ‘’résidence de création’’, à domicile, du 1er juillet à la fin d’août.

La CAN 2021 au Cameroun reportée à janvier 2022

La Confédération africaine de football (CAF) a reporté à janvier 2022, la CAN 2021, rapportent différentes sources médiatiques.
La décision du report de la CAN 2021 a été actée ce mardi lors d’une réunion du Comité exécutif de l’instance dirigeante du foot africain.

A la place, la CAF a prévu d’organiser le CHAN (Championnat d’Afrique des nations) qui met aux prises les sélections composées de joueurs évoluant dans leur championnat.

Le Cameroun reste le pays hôte des deux compétitions.

Le pays de l’Afrique centrale avait été désigné pour abriter la phase finale de la CAN 2019. Mais en raison du retard pris dans l’érection et la réhabilitation des infrastructures, la CAF avait finalement décidé de délocaliser la compétition, passée de 16 à 24 équipes, en Egypte.

L’approche communautaire considérée comme la meilleure arme contre la Covid-19

L’approche communautaire est la voie la plus indiquée pour vaincre la Covid-19, selon le president du Conseil d’administration de Fel Yook. « Fel Yook » est une fédération d’associations de développement communautaire de Mbour (ouest), partenaire de l’ONG ChildFund.

‘’Si nous voulons vaincre cette maladie, il faut changer de paradigme en adoptant une approche communautaire. Miser sur une stratégie basée sur l’approche communautaire est, à mon avis, la bonne stratégie de proximité pour combattre cette maladie’’, a dit Alpha Faye en livrant aux journalistes le bilan d’étape du plan stratégique de riposte contre la Covid-19 de la fédération Fel Yook’, lors d’un point de presse.

Selon M. Faye, cette structure a contribué ‘’considérablement’’ à la résilience des ménages vulnérables de sept collectivités territoriales du département de Mbour. Pour y arriver, elle s’est appuyée sur ses 11 associations membres, avec un budget de 89 millions de francs CFA.

Les communes de Thiadiaye, Fissel-Mbadaane, Ndiaganiao, Sessène, Sandiara, Nguéniène et Mbour sont les bénéficiaires des actions menées par ‘’Fel Yook’’, a précisé, lors du point de presse, Diarga Ndour, chargé de programme de ChildFund, dans le département de Mbour.

‘’Nous intervenons, pour la plupart, en zones rurales où, avec cette épidémie, nous avons noté un ralentissement de l’activité économique. Nous avons estimé devoir ravitailler les ménages vulnérables en denrées alimentaires, pour qu’ils puissent faire face à ce choc-là, en augmentant leur capacité de résilience’’, a expliqué Alpha Faye.

La communauté LGBTI réduite au silence au Sénégal

L’homosexualité est un délit au Sénégal. Et la majeure partie de la société rejette la communauté LGBTI (Lesbiennes, gays, bisexuel(le)s, transgenres, inter-sexes) au Sénégal, les condamnant au silence et à une la précarité. Rfi a réalisé un reportage sur ce sujet…

L’indifférence ou les menaces de mort. C’est le quotidien d’Ibrahima au sein de sa famille. Le jeune homme, 28 ans, habite à Rufisque, non loin de la capitale, Dakar. Ibrahima est né et a grandi ici. Il y a une dizaine d’années, à la fin de son adolescence, l’étudiant découvre son orientation sexuelle. Premières expériences, premières rencontres loin des regards, et surtout loin de son foyer. Jusqu’à ce rapport non protégé.

Après avoir réalisé des analyses dans un hôpital de la région, Ibrahima découvre qu’il est porteur du VIH. Il s’en ouvre donc à son frère : « J’étais alors très proche de lui. Je lui faisais confiance. Mais il en a parlé à ma mère. C’est là que tout a commencé. », se souvient-il. Pour sa mère, cela ne fait aucun doute : son fils a attrapé « la maladie des homosexuels. C’est le terme qu’elle a employé. Elle m’a dit : tu es le seul responsable de tes actes. […] Je préfère voir un homosexuel mort plutôt que dans ma famille, raconte Ibrahima, pressant entre ses mains un cahier d’écolier, dans lequel il a écrit cet épisode, « pour me soulager »,explique-t-il.

Sans moyens et sans perspectives, Ibrahima vit malgré lui chez ceux qui l’ont rejeté. Les traitements antirétroviraux sont donnés gratuitement par l’État aux quelque 42 000 porteurs du SIDA. Mais, les économies du jeune homme passent dans les analyses sanguines périodiques, l’équivalent d’une centaine d’euros plusieurs fois par an.

D’autres ont pu choisir le silence et la discrétion. Samir vit à Thiès à l’est du Sénégal. Lui a toujours caché son identité auprès de ses proches. Une question de survie. « S’ils apprenaient, ce serait impossible, imagine cet étudiant. Je serais frappé, bastonné et persécuté. Je dois me cacher, et je continuerai à le faire même si c’est insupportable. » Regrette-t-il. « Je ne peux plus rien partager de vrai avec mon propre père ».

Militantisme souterrain

Discrétion et silence sont maintenant une obligation pour les militants LGBTI qui ne militent plus vraiment, parfois exilés, parfois réduisant leurs activités à de simples actions de prévention auprès des « populations clés » – le terme accepté par l’État pour évoquer les homosexuels, notamment dans la lutte contre le SIDA. Le temps des coups d’éclat, ou encore l’époque où la société civile plaidait pour l’égalité semblent révolus. Accusées de faire la promotion de l’homosexualité par les anti-LGBT, des associations traditionalistes comme l’ONG Jamra et son président, Mame Mactar Guèye, la plupart des associations ciblant les populations clés n’ont pas souhaité s’exprimer. La seule parole qui s’exprime dans les médias locaux est celle qui appelle au rejet des minorités sexuelles.

Comment expliquer ce silence ? Djamil Bangoura, président de l’association Prudence Plus, est l’un de ceux qui prend encore la parole. Il a dû s’exiler à de nombreuses reprises pour fuir les persécutions. « La tolérance s’arrête où l’homosexualité commence. Je ne sais pas si je verrai un jour une tolérance pour les homosexuels. C’est un rêve pour moi.», dit-il ému au téléphone. « L’État n’est pas le principal problème. Le principal problème, c’est la société civile qui nous a abandonnés. On ne peut conscientiser personne. C’est pour cela que les Sénégalais continuent de rejeter l’homosexualité. »,assure-t-il.

Une société « pas encore prête »

Être homosexuel, c’est s’exposer à se faire traiter de goordjiguen, mot signifiant littéralement « homme-femme » en wolof, la langue la plus populaire dans le pays. « Je me souviens d’un épisode : un de mes amis devait être enterré à Thiès. Des habitants, accompagnés par l’imam ont décidé de le déterrer 3 fois. Tout ça parce qu’il était supposé homosexuel », évoque Djamil Bangoura.

Les autorités sont en tout cas déterminées à continuer de pénaliser l’homosexualité. Toutefois selon le ministre de la Justice Malick Sall, « La société sénégalaise ne se prête pas à une telle légalisation. Il n’en est pas question ! On ne gouverne pas contre son peuple ». Le Sénégal a de nombreuses fois été enjoint par le comité des droits de l’homme des Nations unies à supprimer l’article 319 du Code pénal, qui prévoit 5 ans de prison pour les actes « contre-nature ». Dans son dernier rapport, le comité a même incité le pays à « prendre des mesures concrètes et urgentes pour s’attaquer à la campagne actuelle de haine contre les personnes du fait de leur orientation sexuelle ». Mais sans action des autorités, le silence contraint des militants et de la communauté risque bien de perdurer.

Covid-19: Le Sénégal a recensé 95 cas et 4 décès ce 30 juin

Le Sénégal a enregistré 95 cas positifs à la Covid-19, ainsi que 4 décès ce 30 juin, selon le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale.

En effet sur 1274 tests, 95 sont positifs. Portant donc à 6 793 le nombre de cas positifs de Covid-19 enregistrés au Sénégal ce 30 juin. Ces nouvelles contaminations comprennent 79 cas contacts, 11 communautaires et 5 cas importés. Le Ministère a malheureusement signalé 30 cas graves, ainsi que 4 nouveaux décès ce jour.

Le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale exhorte les populations au respect strict des mesures de prévention collective et individuelle.

A ce jour, le Sénégal compte 6 793 cas positifs dont 4 431 guéris, 2 249 sous traitement, et 112 décès.

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L’intégralité du message à la nation de Macky Sall

En raison du confinement qui ne me permet pas d’accueillir le dispositif habituel de diffusion, je m’adresse à vous ce soir par visioconférence.
Mes chers compatriotes,
En raison du confinement qui ne me permet pas d’accueillir le dispositif habituel de diffusion, je m’adresse à vous ce soir par visioconférence.
Trois mois après la proclamation de l’état d’urgence le 23 mars 2020, je souhaite vous entretenir du chemin parcouru et de nos perspectives dans notre lutte contre la pandémie à coronavirus, Covid-19.
Cette lutte, chacune et chacun de nous en supporte le coût, parce que nous la menons ensemble, dans l’unité et la solidarité, grâce à la synergie de nos efforts.
C’est pourquoi je tiens d’abord à remercier toutes les forces vives de la Nation qui ont permis cette symbiose :
• l’Assemblée nationale, majorité, opposition et non-inscrits confondus ;
• le Gouvernement et les autres Institutions de la République ;
• les autorités locales, les partenaires sociaux, le secteur privé, les guides religieux, les chefs coutumiers, la société civile et les mouvements citoyens.
J’exprime notre gratitude aux pays amis et aux partenaires multilatéraux qui soutiennent nos efforts.
Je salue le travail remarquable des médias qui contribuent à mieux faire connaitre la maladie et les moyens de la combattre.
J’encourage vivement nos élèves des classes d’examen, leurs enseignants, les personnels d’encadrement et de soutien qui ont repris le chemin de l’école.
Quand je m’adressais à vous le 23 mars dernier pour proclamer l’état d’urgence, le monde comptait plus de 340 000 personnes affectées par la pandémie Covid-19, dont plus de 15 000 décédées.
Notre pays en était à un total de 79 malades, 8 guéris, zéro décès et 71 patients sous traitement.
A la date d’aujourd’hui, la maladie a atteint plus de 10 100 000 personnes à travers le monde et causé plus de 502 000 décès.
Notre pays totalise 6698 personnes testées positives, dont 4341 guéries, 108 décédées et 2248 actuellement sous traitement et un malade évacué.
Je prie avec vous pour que nos morts reposent en paix et que nos malades recouvrent la santé.
Malgré l’augmentation du nombre de cas positifs, notre système de santé continue de montrer ses capacités de résilience et d’adaptation dans l’accueil et le traitement des malades.
Nos performances dans la riposte anti Covid-19 sont en effet considérables :
A ce jour, le SAMU a reçu plus de 726 000 appels d’alerte.
Nous avons réalisé plus de 78 338 tests. 24 824 contacts ont été suivis par nos services.
Le taux de létalité au Sénégal est de 1,5%, contre une moyenne africaine de 2,5% et de 5,2% au niveau mondial.
Le Sénégal affiche un taux de guérison de 64,8%, contre une moyenne africaine de 48% et mondiale de 50%.
A l’échelle nationale, les statistiques montrent que les principaux foyers de la pandémie sont essentiellement localisés dans les régions de Dakar, Diourbel et Thiès, qui concentrent 92% des cas de contamination.
Le Département de Dakar à lui seul totalise 54% des cas recensés sur l’ensemble du territoire national.
Dans ces trois régions, il convient donc de redoubler de vigilance et d’effort pour arrêter la propagation de la maladie en intensifiant les campagnes de proximité.
Je tiens, une fois de plus, à exprimer notre gratitude et rendre hommage à notre remarquable corps médical, para médical et aux personnels de soutien, pour leur compétence, leur engagement et leur disponibilité.
Je réitère nos remerciements aux autres Services de l’Etat mobilisés dans la riposte, à notre dynamique et dévouée Administration territoriale et à nos vaillantes Forces de défense et de sécurité déployées dans le cadre de l’état d’urgence.
En dépit de nos performances dans la riposte sanitaire, je dois cependant rappeler, avec insistance, que la lutte contre la pandémie n’est pas encore finie. La maladie est toujours là et toutes les projections montrent que le virus continuera de circuler durant les mois à venir.
Nos Services de santé et tous les autres acteurs mobilisés dans la riposte anti COVID-19 donnent le meilleur d’eux-mêmes.
Mais en définitive, l’issue de notre lutte contre notre ennemi commun dépendra, en grande partie, de nos propres comportements individuels et collectifs.
Il nous faut, par conséquent, redoubler d’efforts dans les attitudes qui empêchent la propagation du virus : se laver fréquemment les mains, respecter la distanciation physique, éviter les rassemblements, non nécessaires, limiter les déplacements et porter correctement le masque.
Il est établi que le port du masque réduit considérablement la circulation du virus ; et je rappelle qu’il est obligatoire dans tous les espaces publics, les lieux de travail, publics et privés, les transports et les commerces.
Dans ce front uni que nous menons contre ce terrible fléau, le port du masque est à la fois une mesure de protection de soi-même et de son prochain ; mais aussi un acte de civisme et un engagement patriotique vis-à-vis de la Nation.
J’appelle, par conséquent, à une mobilisation de toutes et de tous, pour le respect des gestes barrières et le port systématique et correct du masque.
J’invite instamment les élus locaux, les partenaires sociaux, le secteur privé, les guides religieux et coutumiers, la société civile et les mouvements citoyens à poursuivre leur action d’alerte, de veille et de sensibilisation dans nos villes, nos villages, nos quartiers et nos communautés.
Veillons particulièrement aux personnes âgées et à celles souffrant de certaines pathologies, parce qu’elles sont les plus vulnérables aux formes sévères de la maladie.
J’appelle, une fois de plus, à ne pas stigmatiser les malades de la Covid-19.
Un malade mérite compassion, pas la stigmatisation. Stigmatiser un malade, c’est ajouter de la souffrance à la souffrance ; c’est faire offense aux valeurs socio- culturelles et religieuses qui nous enseignent de traiter les autres comme nous voudrions être traités ; et de ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu’on nous fasse.
Mes chers compatriotes,
En plus d’être une crise sanitaire majeure, la pandémie Covid-19 affecte durement l’économie nationale. D’après les dernières évaluations, notre taux de croissance économique passerait de 6,8% à 1,1%, voire moins.
Plusieurs secteurs de l’économie comme les transports aériens, le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, la culture et les loisirs, l’artisanat et le commerce de produits agricoles, sont à l’arrêt, ou au ralenti.
Voilà pourquoi j’ai mis en place le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la pandémie Covid-19, FORCE-Covid-19, doté de 1000 milliards de FCFA, pour financer le Programme de Résilience Economique et Sociale.
Ce Programme, qui vise à renforcer notre système de santé et soutenir nos ménages, notre diaspora, nos entreprises et les salariés, est en cours d’exécution.
Sur la composante santé, le Programme nous a permis de dérouler sans tarder notre stratégie de riposte à la pandémie, par :
• l’achat massif d’équipements et de produits médicaux ;
• le relèvement substantiel du plateau sanitaire existant, l’aménagement et l’équipement de nouvelles structures de traitement des épidémies, soit 33 Centres répartis à travers le pays ;
• enfin, la prise en charge des malades et des personnes confinées.
Nous allons renforcer ces acquis.
Ainsi, sur la séquence 2020-2021, l’Etat recrutera 500 médecins et 1000 agents professionnels de la santé, notamment infirmiers et infirmières, sages-femmes, ainsi que des personnels de soutien. S’agissant des médecins, la priorité sera accordée aux districts éloignés et aux spécialistes.
En outre, le Gouvernement mettra en place, sur la période 2020-2024, une ambitieuse stratégie de modernisation du secteur de la santé et de l’action sociale, à travers le Plan d’investissement pour un système de santé et d’action sociale résilient et pérenne, dont une composante dédiée à la télésanté. Ce Plan sera adopté prochainement lors d’un Conseil présidentiel.
S’agissant du soutien aux ménages, en plus de la prise en charge par l’Etat des factures d’électricité des abonnés de la tranche sociale, pour un bimestre, la distribution des denrées de première nécessité est engagée depuis le 11 avril.
Cette opération d’envergure, jamais réalisée, a nécessité la mobilisation de plus de 4000 camions pour acheminer l’aide à 1.100.000 ménages sur l’ensemble du territoire national, soit environ plus de la moitié de la population.
A ce jour, sur les 552 communes du pays, 438 ont terminé la distribution ; le reste des opérations est en cours dans 114 communes, soit un taux de réalisation de 79,34%. Toute la distribution devra être achevée le 15 juillet prochain au plus tard.
Des quotas spécifiques seront alloués aux chauffeurs du transport interurbain (14.000 kits), aux réfugiés (4 262 kits), aux titulaires de Cartes d’égalité de chance (54. 219 kits) et aux personnes omises du Programmes national de bourses de sécurité familiale (42. 650 kits).
Concernant l’appui à la Diaspora à hauteur de 12,5 milliards de FCFA, la plateforme ouverte à cet effet a enregistré plus de 200 000 inscriptions provenant de 142 pays. 60 000 demandes ont été déjà satisfaites. Les opérations se poursuivent avec la troisième et dernière phase.
En outre, le Gouvernement a facilité le rapatriement de 3505 compatriotes bloqués à l’étranger par la fermeture des frontières aériennes. Les vols se poursuivront pour une vingtaine de pays, jusqu’au 3 juillet.
Pour le compte du secteur privé, le Programme de Résilience économique et sociale a permis :
• le paiement de créances du secteur privé sur l’Etat pour un montant de 121 960 804 055 de FCFA ;
• des reports d’échéances au niveau des banques pour un montant de 135 milliards de FCFA ;
• et l’opérationnalisation du mécanisme de financement dont les entreprises bénéficiaires ont pu ainsi obtenir des crédits de trésorerie à des taux préférentiels, pour un montant d’environ 10 milliards de FCFA.
Ce mécanisme aide à couvrir des charges incompressibles pour maintenir 5 374 emplois.
Enfin, la Délégation à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes a soutenu à hauteur de 15,8 milliards de FCFA le secteur de la pêche, le cofinancement pour l’acquisition de matériels agricoles, la confection de 10 millions de masques et le commerce de produits horticoles menacés par la crise, notamment l’anacarde, l’oignon et la mangue.
Avec ses partenaires, la DER travaille également à la structuration d’un financement de 12 milliards de FCFA en soutien à l’élevage et à la campagne agricole.
Mes chers compatriotes,
Depuis trois mois que nous luttons contre la pandémie de Covid-19, nous en mesurons pleinement les effets, par les êtres chers perdus, nos malades hospitalisés, notre vie sociale et notre économie profondément perturbées.
Malgré toutes ces difficultés, nous devons rester debout, combatifs et compter sur nos propres forces d’abord dans une lutte sur deux fronts : celui de la santé et celui de l’économie.
Voilà le défi qu’il nous faut désormais relever : lutter pour préserver nos vies et notre santé, et reprendre toutes nos activités productives pour remettre pleinement notre économie en marche.
De la même manière que nous ne pouvons pas laisser au virus nos vies et notre santé, nous ne pouvons, non plus, lui laisser la vie et la santé de notre économie.
Ainsi, mes chers compatriotes, tenant compte de cette double nécessité vitale, j’ai décidé de lever l’état d’urgence et le couvre-feu y afférent à compter de demain, 30 juin 2020 à 23 heures.
L’horaire de bureau qui était aménagé pour l’Administration de 9 heures à 16 heures depuis l’allègement de l’état d’urgence en mai, est rétabli dans sa séquence normale, de 8 heures à 17 heures, avec la pause habituelle de 13 heures 30 à 14 heures 30.
La fermeture des marchés publics un jour par semaine pour nettoiement reste en vigueur.
En raison du risque élevé de propagation du virus qu’ils présentent, les lieux accueillant des activités de loisirs à huis clos resteront fermés.
La réouverture des frontières aériennes se fera à partir du 15 juillet prochain ; et les vols internationaux reprendront ainsi selon un protocole sanitaire défini.
Les frontières terrestres et maritimes restent fermées jusqu’à nouvel ordre.
Dès à présent, il nous faut aussi anticiper et nous organiser en nous préparant à l’ère post COVID-19. A cet effet, le Gouvernement me soumettra prochainement un Programme de Relance de l’Economie nationale sur lequel il travaille déjà.
Ce Programme reposera sur nos bases productives, dont l’agriculture, qui bénéficie pour la présente campagne de ressources budgétaires exceptionnelles de 60 milliards de FCFA, contre 40 milliards pour la précédente.
De même, la Banque mondiale a octroyé un financement de 150 millions de dollars pour soutenir le renforcement de la résilience et la productivité agricoles.
Ce projet aidera à accroître l’exportation de cultures à haute valeur ajoutée, dont la filière horticole, à améliorer la productivité de l’élevage laitier et réduire le taux de mortalité des petits ruminants.
Tous ces efforts viennent consolider notre quête d’autosuffisance alimentaire. Cette crise rend en effet plus évidente la nécessité de réaliser au plus vite cet objectif, en produisant plus et en transformant davantage nos produits d’agriculture, d’élevage et de la pêche.
Comme je l’ai indiqué dans mon message du 11 mai dernier, le Programme de relance de l’économie nationale post COVID-19, soutiendra aussi les initiatives créatives développées dans le cadre de la lutte contre la pandémie et la promotion de l’industrie pharmaceutique nationale.
Nous allons, en même temps, poursuivre et adapter les réformes et projets du PSE, renforcer nos politiques d’équité territoriale et consolider le processus d’industrialisation entamé dans les Parcs industriels et les Zones économiques spéciales, dont les Agropoles.
Je tiens particulièrement à ce que l’Etat et ses démembrements, y compris les sociétés à participation publique, ainsi que le secteur privé valorisent davantage le contenu local dans la commande publique des biens et services.
Mais tous, ensemble, nous devons faire du consommer sénégalais non pas un effet de mode ou de conjoncture, mais l’affirmation d’une véritable culture de souveraineté économique. Il nous faut davantage développer un état d’esprit de nature à faire ancrer durablement une culture du produire et consommer sénégalais !
Mes chers compatriotes,
En levant l’état d’urgence, je rappelle, en même temps, que l’urgence sanitaire est toujours là et nous impose un devoir : devoir de vigilance, devoir de responsabilité individuelle et devoir de responsabilité collective.
Le péril est toujours là, et nous devons continuer la lutte.
Alors, mes chers compatriotes, protégeons-nous, protégeons nos familles, nos communautés et notre pays, pour que vive le Sénégal, en bonne santé, dans la paix, la stabilité et la prospérité.
Bonsoir.

Levée de l’état d’urgence et réouverture des frontières aériennes au Sénégal

Le président Macky Sall a décidé de lever l’état d’urgence au Sénégal ce 29 juin 2020. Y compris le couvre-feu en vigueur depuis le 23 mars, tout en maintenant certaines restrictions.

Cette mesure prendra effet ce 30 juin à partir de 23 heures, a précisé le Chef de l’Etat lors de son adresse à la nation du lundi soir.

La levée de l’état d’urgence au Sénégal tient compte d’une « double nécessité vitale », explique Macky Sall. Il souligne qu’il faut «lutter pour préserver nos vies et notre santé, et reprendre toutes nos activités productives pour remettre pleinement notre économie en marche.

De la même manière que nous ne pouvons pas laisser au virus nos vies et notre santé, nous ne pouvons, non plus, lui laisser la vie et la santé de notre économie ».

Par ailleurs, la réouverture des frontières aériennes se fera « à partir du 15 juillet prochain ». Et les vols internationaux reprendront « selon un protocole sanitaire défini ».

Toutefois, les frontières terrestres et maritimes « restent fermées jusqu’à nouvel ordre ». De même que les lieux accueillant des activités de loisirs à huis clos « en raison du risque élevé de propagation du virus », explique le chef d’Etat.

Le Sénégal enregistre depuis le 2 mars, date de la découverte du premier cas de coronavirus, 6698 personnes infectées dont 4341 guéris, 108 décès et 2101 malades sous traitement.

Ainsi, Macky Sall salue les « performances » de son pays dans la riposte à la pandémie. Le taux de létalité y est de 1,5% contre 2,5% pour la moyenne africaine, souligne-t-il. Les principaux foyers de transmission sont la capitale Dakar et les régions de Diourbel et Thiès. Il demande ainsi à « redoubler la vigilance » sur ces localités.

Appelant à une mobilisation de tous pour le respect des mesures barrières, il a insisté sur le port « obligatoire » du masque et « correctement ». Parce que « c’est une mesure de protection de soi-même et de son prochain », surtout les « personnes âgées » et celles souffrant de « certaines pathologies ».

En outre, il appelé à « ne pas stigmatiser les malades » de la Covid-19. Car ce serait « faire offense aux valeurs culturelles et religieuses » du pays a-t-il rappelé.

«La pandémie affecte durement» la relance de l’économie nationale, ce qui a également motivé la levée de l’état d’urgence au Sénégal. En effet, le taux de croissance passera de 6,80% à 1,1%, a-t-il noté.

Ainsi « le gouvernement soumettra prochainement un programme de relance de l’économie nationale ». Et ce dans le but de préparer l’ère post-Covid-19, a-t-il fait savoir.

Sur les mesures sociales, Macky Sall a informé que la distribution des vivres a été effectuée à 79,34%. Elle sera achevée « le 15 juillet prochain au plus tard ».

Habib Diallo 4ème du prix Marc-Vivien-Foé 2020 (meilleur footballeur africain en France)

L’attaquant du FC Metz (élite française), Habib Diallo, a terminé quatrième à l’édition 2020 du Prix Marc-Vivien-Foé du meilleur footballeur africain en France, remporté par le Nigérian Victor Oshimen, attaquant de Lille (élite française), annonce RFI sur son site internet.

Au classement, Oshimen devance l’Algérien Islam Slimani (Monaco) et le Marocain Yunis Abdelhamid (Stade de Reims).

L’attaquant nigérian âgé de 21 ans et demi succède à l’Ivoirien Nicolas Pépé et devient le plus jeune lauréat de ce trophée décerné chaque année au meilleur joueur africain du championnat de France (Ligue 1).

L’attaquant messin Habib Diallo, âgé de 24 ans et meilleur buteur de son club avec 12 réalisations, prend la quatrième place. Il est le mieux classé des quatre Sénégalais qui avaient été présélectionnés.

Il s’agit, outre Diallo, d’Edouard Mendy, de Mbaye Niang (Rennes) et d’Idrissa Gana Gueye (PSG), champion de France.

Il faudra donc patienter encore pour voir un Sénégalais remporter le Prix Marc-Vivien-Foé, malgré la présence de quatre Lions parmi les 11 finalistes de cette 12e édition.
Victor Oshimen, lauréat du prix, avec 284 points, est auteur de 13 buts et de quatre passes décisives en 27 matches de Ligue 1, selon RFI.

Osimhen est le cinquième joueur de Lille à avoir obtenir cette distinction après Gervinho (2010, 2011), Vincent Enyeama (2014), Sofiane Boufal (2016) et Nicolas Pépé (2019). Lille a remporté six fois le Prix Marc-Vivien-Foé, qui est décerné depuis 2009.