CAF incidents quarts de finale : Cameroun, Maroc, Algérie et Nigeria dans la tourmente

Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 ont généré de fortes tensions. Lors des matchs Cameroun – Maroc et Algérie – Nigeria, plusieurs comportements ont enfreint l’esprit sportif. D’abord, des joueurs ont multiplié les provocations et contesté les décisions arbitrales. Ensuite, des échanges verbaux tendus ont aggravé le climat sur le terrain.

Parallèlement, certains officiels ont adopté des attitudes jugées irrespectueuses envers les arbitres et le personnel d’organisation. Ces agissements ont alimenté la polémique et suscité de nombreuses réactions parmi les supporters et les observateurs.

La CAF ouvre une enquête disciplinaire

Face à ces incidents, la Confédération africaine de football (CAF) a analysé les rapports des arbitres ainsi que les images vidéo des rencontres. Elle a identifié plusieurs manquements au code disciplinaire impliquant joueurs et officiels. Par conséquent, la CAF a transmis les dossiers à sa Commission disciplinaire.

Cette commission mènera une enquête approfondie afin de situer les responsabilités et d’appliquer des sanctions appropriées. En outre, la CAF a signalé des comportements inappropriés de certains médias dans la zone mixte, ainsi que des débordements de supporters. Elle examinera ces faits séparément. L’instance a toutefois rappelé un principe clair : la discipline reste non négociable.

Préserver l’image du football africain

Ces incidents ont rapidement provoqué des réactions chez plusieurs entraîneurs et responsables de clubs. Selon eux, le fair-play doit rester une priorité, surtout à ce stade décisif de la compétition. « Nous devons montrer l’exemple aux jeunes et aux fans. Ces incidents ternissent l’image du football africain », a déclaré l’un d’eux.

Ainsi, par cette prise de position ferme, la CAF réaffirme sa volonté de protéger l’intégrité, le professionnalisme et le respect dans toutes ses compétitions. Désormais, joueurs, officiels et supporters le savent : la CAN 2026 doit rester une vitrine exemplaire du football africain.

à Guédiawaye, 150 femmes formées et équipées pour l’autonomie économique

Guédiawaye,  – Le ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale, Alioune Dione, a présidé une cérémonie symbolique pour structurer les Coopératives Productives Solidaires (CPS). Lors de cet événement, 150 femmes ont reçu leurs attestations de formation et des équipements. L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme PROGRESS, présenté comme un « changement de paradigme » pour mettre l’humain au cœur de l’économie.

Former et équiper : un parcours vers l’autonomie

Le ministre a salué le choix de Guédiawaye, terre « de résistance et d’opportunités », notamment dans le maraîchage, la floriculture et la distribution des produits locaux. Plus qu’un symbole, la cérémonie récompense un processus de formation destiné à transformer ces femmes en entrepreneures autonomes et actrices de la souveraineté alimentaire.

Les 150 bénéficiaires ont appris à transformer les produits locaux en aliments « sains et exempts de produits chimiques ». La remise des équipements – matériel de transformation et de conditionnement – leur permettra de lancer ou de renforcer des activités génératrices de revenus. Alioune Dione a souligné que l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) n’était pas une option, mais une nécessité pour un développement inclusif. « Cette cérémonie incarne l’appropriation de l’ESS comme levier de développement », a-t-il déclaré.

PROGRESS : un instrument concret pour l’autonomisation

Le programme PROGRESS, fruit d’une coopération avec l’Italie, vise à structurer des coopératives solides, renforcer les compétences et soutenir les initiatives locales. Le ministre a salué l’engagement des formateurs et des équipes de terrain. Il a également encouragé les bénéficiaires à utiliser le matériel de manière responsable, à valoriser l’appui de l’État et à devenir des relais de formation dans leurs communautés.

En conclusion, Alioune Dione a réaffirmé la volonté du gouvernement, portée par le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, de faire de l’ESS un axe central de sa stratégie nationale. À Guédiawaye, ces 150 femmes deviennent désormais les ambassadrices concrètes de cette politique.

Sénégal-Mauritanie : vers un « continuum » de prospérité transfrontalière

Le Sénégal et la Mauritanie veulent franchir un nouveau cap. À Dakar, les deux pays ont réaffirmé leur proximité historique. Cette dynamique s’est illustrée lors de la visite de travail du Premier ministre mauritanien, El Mokhtar Ould Diay.

Face à son homologue, Ousmane Sonko a exposé une ambition claire. Il souhaite transformer la frontière commune en un véritable espace de coopération et de prospérité partagée.

Une relation fondée sur une destinée commune

Au nom du président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko a salué un partenariat « singulier ». Selon lui, les deux nations partagent plus qu’une frontière. Elles partagent une histoire, un fleuve et des intérêts stratégiques.

Ainsi, le fleuve Sénégal reste un lien central. De plus, les ressources énergétiques communes imposent une gestion concertée. Pour le chef du gouvernement sénégalais, les deux peuples sont appelés à vivre et évoluer ensemble.

Des projets concrets pour renforcer l’intégration

Les échanges ont couvert plusieurs dossiers majeurs. La sécurité frontalière a occupé une place centrale. La gestion des migrations a également été abordée. À cela s’ajoutent l’énergie, la pêche, l’agriculture et les infrastructures.

Par ailleurs, les deux parties ont salué des avancées concrètes. La suppression de la rupture de charge constitue un progrès notable. De même, le chantier du pont de Rosso avance. Cet ouvrage facilitera la mobilité et stimulera les échanges économiques.

Cependant, l’ambition va plus loin. Les deux gouvernements veulent dépasser la logique de concurrence. Ils misent désormais sur la mutualisation des moyens et des investissements. L’objectif consiste à créer des zones de prospérité partagée dans les espaces transfrontaliers.

Une impulsion politique assumée au sommet de l’État

De son côté, El Mokhtar Ould Diay a rendu hommage à la tradition sénégalaise de la Teranga. Il a surtout souligné l’engagement des présidents Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et Bassirou Diomaye Faye.

Selon lui, leurs rencontres régulières envoient un signal fort. Elles traduisent une volonté commune de travailler pour les peuples et la sous-région. Cette visite s’inscrit d’ailleurs dans la continuité du déplacement d’Ousmane Sonko à Nouakchott un an plus tôt.

En conclusion, le Premier ministre sénégalais a réaffirmé l’ouverture du Sénégal envers la Mauritanie. Les deux pays ont convenu de maintenir un dialogue permanent. Ils posent ainsi les bases d’une intégration régionale pragmatique, fondée sur la confiance et l’intérêt mutuel.

Sénégal – Mali : Pape Thiaw répond à Saintfiet, « ce n’est pas une guerre »

Tanger, à la veille du choc. Alors que Tom Saintfiet, le sélectionneur du Mali, avait jeté un pavé dans la mare en qualifiant le quart de finale de « guerre », son homologue sénégalais, Pape Thiaw, a choisi la voie de l’apaisement et de la fraternité. En conférence de presse, le technicien des Lions de la Teranga a fermement réagi au vocabulaire martial, préférant replacer l’affrontement dans le cadre strict du sport et des liens familiaux qui unissent les deux nations.

« Pour moi, c’est un match de football. Ce n’est pas une guerre. Le Mali, le Sénégal, ça ne peut pas être une guerre », a-t-il insisté, avant d’ajouter une touche personnelle et profonde : « C’est comme aujourd’hui, on me dit de choisir mon père et ma mère. C’est difficile parce que ma mère est du côté du Mali et mon père est sénégalais. Donc, on ne peut pas parler de guerre sur un match de football. »

Le défi physique reconnu, mais le jeu d’abord

Si les mots diffèrent, la conscience de la difficulté est partagée. Pape Gueye, le milieu de terrain sénégalais, a reconnu le défi physique imposé par les Aigles, réputés pour leur puissance au milieu. « On sait tous que l’équipe du Mali est très physique. Il faudra faire attention à cet aspect », a-t-il concédé.

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Cependant, la réponse sénégalaise ne sera pas dans la transformation, mais dans l’affirmation de son identité. « Ce n’est pas pour autant qu’on va changer notre football », a martelé Gueye. La philosophie reste inchangée : « Notre football fait mal quand on fait bien circuler le ballon, quand on joue rapidement et entre les lignes. Ce sont nos qualités et on va continuer dans ce sens. »

La bataille des duels et l’enjeu mental

Le sélectionneur Pape Thiaw a, lui aussi, prévenu ses troupes. Il s’attend à une « équipe engagée » qui imposera « un défi physique ». La préparation a donc été ciblée : renforcer l’équilibre défensif, peaufiner les automatismes et surtout, travailler l’efficacité offensive pour transformer les occasions.

Mais au-delà de la tactique, Thiaw compte sur le mental. Dans un match à élimination directe où « tout peut se passer », la clé résidera dans « le contrôle des émotions » et « la concentration ». Le but est clair : « aller chercher cette qualification » pour continuer à rêver du trophée.

Alors que les déclarations ont posé deux visions – celle du choc frontal et celle du derby fraternel –, le terrain, ce vendredi à Tanger, aura le dernier mot. Un duel qui promet d’être intense, engagé, mais que le camp sénégalais veut, avant tout, cantonner à l’enceinte du stade. Parce qu’après les 90 ou 120 minutes de jeu, le Mali et le Sénégal resteront des voisins, des frères, bien loin d’un champ de bataille.

Saintfiet et le Mali devant le géant sénégalais : « On n’a pas peur »

L’air est déjà lourd d’attente au grand stade de Tanger. Ce vendredi à 16h, le Mali affrontera le Sénégal dans l’un des quarts de finale les plus attendus de la CAN 2025. Face aux médias, Tom Saintfiet, sélectionneur des Aigles du Mali, n’a pas mâché ses mots. « Je pense que ça va être une guerre demain », a-t-il lancé.

Cet avertissement sec était précédé d’un hommage à l’adversaire. Pour le technicien belge, le Sénégal est « le plus grand d’Afrique pour le moment ». Il a analysé l’équipe adverse avec respect et précision : stable, mature, efficace (10 buts marqués, 2 encaissés en phase de groupes), solide défensivement et « très direct » dans le jeu. « Ils encaissent peu, jouent très direct quand il y a de l’espace, et sont très dangereux », a-t-il ajouté.

Le Mali, invaincu et sans complexe

Saintfiet n’a cependant pas confondu respect et résignation. Il a présenté son équipe comme sereine et bien préparée. Les Aigles restent invaincus depuis le début du tournoi, forgés par des matchs difficiles contre la Tunisie et le Maroc.

« On a affronté des équipes plus fortes que le Sénégal. On n’est pas impressionnés », a-t-il affirmé. Puis, avec une pointe de défi : « J’ai confiance qu’on peut peut-être créer la surprise demain. »

Cette confiance est partagée par ses joueurs. En conférence de presse, le milieu de terrain Lassana Coulibaly (Lecce) a reconnu le défi : « Le Sénégal est l’une des meilleures équipes d’Afrique ». Cependant, il a rappelé la force du collectif malien : « Nous aussi, on est confiants. Depuis qu’on est là, on a vécu de belles choses. On reste une équipe solide ». Son credo pour ce match ? « Sur un match de 90 minutes, tout est possible. »

Un quart de finale sous haute tension

Tout est prêt pour un duel titanesque. D’un côté, la stabilité et l’expérience sénégalaises. De l’autre, la solidité et l’audace maliennes. Le Sénégal, favori logique, devra affronter une équipe déterminée à ne pas jouer les spectateurs.

À quelques heures du coup d’envoi, les déclarations ont posé le décor. Le match s’annonce engagé, physique et tactique. Chaque centimètre de terrain sera disputé. La « guerre » annoncée par Saintfiet ne sera pas qu’une métaphore. Elle se jouera dans les duels, dans les têtes, et dans la capacité du Mali à créer l’exploit face au « plus grand d’Afrique ».

Rendez-vous à Tanger pour un quart de finale qui sent déjà la demi-finale.

Le PUMA offre 20 ambulances pour désenclaver la santé aux frontières

Mardi, dans la cour du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, vingt ambulances neuves étaient alignées. L’image se voulait forte. La livraison, à la fois symbolique et concrète, a été réalisée par le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA).

En présence des ministres Dethié Fall, en charge des Infrastructures, et Ibrahima Sy, ministre de la Santé, la remise des clés poursuivait un objectif clair. Il s’agissait de réduire le fossé sanitaire entre les zones frontalières et le reste du pays.

Des zones frontalières longtemps marginalisées

Selon les autorités, cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique globale. Elle vise à réduire les inégalités territoriales en matière de santé. Elle concerne en priorité des zones frontalières marquées par l’enclavement et le manque d’infrastructures sociales de base.

Pour les villages situés aux confins du pays, ces ambulances ne sont pas de simples véhicules. Elles constituent un lien vital. Elles relient des populations isolées à un système de soins longtemps perçu comme inaccessible.

Une action inscrite dans un dispositif élargi

Cette livraison de vingt ambulances ne constitue pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans un effort continu du PUMA. Le programme cherche à renforcer le maillon essentiel de l’évacuation sanitaire.

D’après un document remis à la presse, le PUMA avait déjà déployé quatre-vingt-treize ambulances médicalisées lors d’une première phase. Il en a ensuite acquis cinquante supplémentaires. Par ailleurs, il a intégré les zones fluviales et insulaires grâce à trois bateaux-ambulances.

Des vies sauvées grâce à l’évacuation rapide

Le ministre de la Santé, Ibrahima Sy, a exprimé sa satisfaction. Il a souligné que ces ambulances contribueront à sauver des vies. Elles permettront aussi de rapprocher les services sanitaires des populations les plus enclavées.

Chaque véhicule représente une chance supplémentaire. Il peut servir à un urgentiste, à une femme confrontée à un accouchement difficile ou à un enfant atteint de paludisme grave.

2026, l’année de la continuité et de l’expansion

Le PUMA entend poursuivre sur cette lancée. Pour l’année 2026, le programme affiche des ambitions claires. Il prévoit l’acquisition de vingt nouvelles pirogues en fibre de verre. Elles serviront à naviguer sur les fleuves et les estuaires.

En parallèle, une vingtaine de postes de santé devraient voir le jour. Le programme prévoit aussi de renforcer les plateaux médicaux des structures isolées grâce à des équipements adaptés.

À travers ces actions, le PUMA réaffirme sa mission centrale. Il veut faire de l’équité territoriale en matière de santé une réalité concrète. Il ne s’agit plus seulement de construire des routes. Il s’agit aussi de garantir à chaque citoyen, même éloigné, une prise en charge médicale rapide et digne.

Ces vingt ambulances dépassent donc leur fonction première. Elles deviennent les premiers maillons d’une chaîne de solidarité nationale appelée à se renforcer.

le procès Sonko pourrait être rejugé

Dakar, mercredi. Une information judiciaire, discrètement déposée le dernier jour de l’année 2025, pourrait réécrire un chapitre crucial de l’histoire politique sénégalaise récente. En effet, le procureur général près la Cour suprême a officiellement saisi la haute juridiction d’une demande de révision de l’arrêt ayant condamné Ousmane Sonko, le leader de Pastef. Cette condamnation, rappelons-le, avait été l’élément déclencheur de son exclusion de la course présidentielle de 2024.

La requête, révélée par le journal Libération, vise un objectif précis : que la Cour suprême annule l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 8 mai 2023. Elle demande aussi le renvoi de l’homme politique devant une autre formation d’appel pour être rejugé sur les chefs de diffamation et d’injures publiques. Désormais, la balle est dans le camp des magistrats de la plus haute instance, qui devront statuer après avoir examiné les observations de toutes les parties. Il s’agit d’une procédure rare, lourde de sens.

Du conflit ministériel à l’inéligibilité présidentielle

Cette démarche plonge ses racines dans un procès datant de mars 2023. Ousmane Sonko s’était alors opposé à Mame Mbaye Niang, alors ministre du Tourisme, pour des déclarations portant sur des détournements de fonds présumés liés au Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Le Tribunal de grande instance de Dakar l’avait reconnu coupable. Il avait prononcé une peine de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 200 millions de francs CFA au profit de M. Niang.

Ensuite, la machine judiciaire est allée à son terme. La Cour d’appel avait confirmé la décision en mai 2023. Puis, la Cour suprême l’avait définitivement validée en juillet 2025. Cette validation a scellé l’inéligibilité de Sonko à la présidentielle. Un parcours qui, pour ses soutiens, incarnait une instrumentalisation de la justice.

La défense dénonce une « conspiration » et contre-attaque

Le collectif d’avocats de Sonko, à l’origine du dépôt de ce recours en révision en décembre dernier, a immédiatement salué la saisine du procureur général. Pour eux, cette démarche représente « une espérance pour le peuple sénégalais et la diaspora ». Me Ciré Clédor Ly, l’un des avocats, a levé le ton. Il dénonce ce qu’il qualifie de « l’une des plus grandes conspirations de l’histoire du Sénégal ».

Il met notamment en avant des violations présumées du droit à un procès équitable. De plus, il critique « l’empressement » du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko sur la base d’une décision qu’il jugeait non définitive à l’époque. L’avocat affirme, catégorique, que Sonko reste électeur et éligible.

L’objectif ultime de la défense est clair : obtenir l’annulation pure et simple de la condamnation et ouvrir la voie à des réparations. Pour l’équipe juridique, ce procès dépassait le cadre d’une simple affaire de diffamation. Ils le décrivent comme « d’une nature politico-judiciaire exceptionnelle ».

Selon eux, l’enjeu n’est pas seulement de corriger une erreur judiciaire. Il s’agit aussi de défaire les mailles d’une « conspiration » qui aurait durablement terni l’image de la justice sénégalaise. L’acceptation de cette révision serait un acte inédit dans l’histoire judiciaire du pays. Désormais, l’attente est suspendue à la décision de la Cour suprême. Quelle que soit son issue, elle marquera un nouveau tournant dans une affaire qui continue de cristalliser tensions et espoirs dans le paysage politique sénégalais.

l’Assemblée Nationale sénégalaise veut passer à l’action

Sous les dorures de l’hémicycle, le message a été clair. Lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a tracé les contours d’une année décisive. Après douze mois consacrés aux réformes internes et à la gestion des urgences de l’exécutif, le Parlement sénégalais entend désormais jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre des réformes globales annoncées pour 2026.

Cette nouvelle phase, assure-t-il, sera placée sous le signe du suivi rigoureux et du contrôle renforcé des politiques publiques, piliers essentiels d’une gouvernance démocratique efficace.

Du cadre normatif à l’action opérationnelle

Pour accompagner cette ambition, l’Assemblée nationale veut changer de posture. « Passer du cadre normatif à l’action opérationnelle, puis à une vision stratégique clairement assumée », résume Malick Ndiaye. De nouveaux outils de travail seront ainsi déployés afin de renforcer l’évaluation des politiques publiques et d’améliorer l’impact réel de l’action parlementaire.

L’objectif est assumé : bâtir une Assemblée nationale moderne, influente et crédible, capable d’aller au-delà du vote des lois pour devenir un véritable acteur de transformation démocratique.

Une institution qui se veut proche des citoyens

Au cœur de cette dynamique, le président de l’institution insiste sur la nécessité de restaurer et de consolider la confiance des citoyens. Transparence, redevabilité démocratique et efficacité de l’action publique sont présentées comme les fondements du travail parlementaire à venir.

Malick Ndiaye s’est également félicité du climat observé au sein de l’hémicycle. Malgré les divergences politiques, il évoque une prise de responsabilité collective, marquée par le respect du débat démocratique, la recherche de l’intérêt général et l’attachement aux valeurs républicaines.

Selon lui, cette maturité institutionnelle envoie un signal fort au peuple sénégalais et témoigne de la capacité des députés à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes.

Une Assemblée en pleine modernisation

Cette ambition s’appuie sur des réformes déjà engagées. Au cours de l’année écoulée, l’Assemblée nationale a amorcé une transformation profonde de son fonctionnement. Parmi les innovations majeures figurent l’installation d’un système de vote électronique fiable, la mise en place d’une salle de serveurs répondant aux exigences de la modernisation numérique, ainsi que la gestion électronique des documents, permettant la numérisation des archives parlementaires.

L’acquisition d’un progiciel de gestion intégrée (ERP) vise également à améliorer la collaboration et la transparence entre les services des ressources humaines, de la paie et des finances.

À cela s’ajoutent le lancement annoncé d’un site Internet moderne et la prochaine mise en service d’un outil de travail collaboratif, dont les tests ont été jugés concluants, avec en ligne de mire une Assemblée nationale entièrement digitalisée.

Être à la hauteur des attentes du pays

Dans un contexte national marqué par une forte attente de renouveau institutionnel, de rigueur dans la gestion publique et de justice sociale, Malick Ndiaye rappelle que l’Assemblée nationale occupe une place centrale dans l’architecture démocratique du Sénégal.

Une responsabilité majeure, insiste-t-il, qui impose à l’institution parlementaire d’être à la hauteur de la confiance renouvelée des citoyens, à l’aube d’une année présentée comme celle des grandes réformes structurelles du pays.

Hajj 2026 au Sénégal : l’alerte des voyagistes face à la flambée des coûts

À mesure que le Hajj 2026 se profile, l’inquiétude gagne les voyagistes privés sénégalais. Lundi, à Dakar, Cheikh Bamba Dioum, premier vice-président du Regroupement national des opérateurs privés du Hajj et de la Umrah au Sénégal (Renophus), a lancé un appel pressant aux pouvoirs publics. En cause : le coût du transport aérien, jugé trop élevé et potentiellement insoutenable pour les organisateurs comme pour les futurs pèlerins.

« Nous exhortons l’État à intervenir pour assouplir le prix du transport pour le Hajj 2026 », a-t-il déclaré, soulignant que sans ajustement, plusieurs voyagistes pourraient se retrouver dans l’impossibilité de respecter les paiements exigés.

Une avance jugée excessive

Si le prix officiel du billet d’Air Sénégal pour le pèlerinage à La Mecque n’a pas encore été communiqué — un tarif fixé par l’État — les opérations d’enrôlement doivent pourtant débuter prochainement. Or, chaque voyagiste est déjà tenu de verser une avance de 750 000 francs CFA par pèlerin, un montant que le Renophus juge « très élevé ».

Selon Cheikh Bamba Dioum, cette avance laisse entrevoir un coût total avoisinant 1 500 000 francs CFA, soit presque le double des tarifs pratiqués les années précédentes, estimés entre 700 000 et 800 000 francs CFA. Une hausse qui pourrait fragiliser de nombreux opérateurs privés et restreindre l’accès au Hajj pour une partie des fidèles.

Appel à l’État et soutien à Air Sénégal

Le Renophus plaide ainsi pour une intervention de l’État, à l’image des efforts déjà consentis dans les secteurs de l’électricité, du carburant ou de l’essence. Le regroupement réaffirme par ailleurs son attachement à Air Sénégal, choisie pour assurer le transport des pèlerins sénégalais, tout en insistant sur un principe clair : les tarifs de la compagnie nationale ne doivent pas dépasser ceux des compagnies étrangères.

Pour les voyagistes, la publication rapide du prix définitif du billet reste une priorité absolue, ce paramètre étant central dans l’organisation logistique et financière du pèlerinage.

Mise en garde contre les agences non agréées

Au-delà des questions de coûts, Cheikh Bamba Dioum a également alerté les futurs pèlerins sur les dérives observées dans le secteur. Des agences de voyages non agréées continueraient de recruter illégalement des candidats au Hajj, exposant ces derniers à de lourds préjudices.

Il a rappelé l’existence d’une liste officielle de voyagistes habilités, disponible auprès de la Délégation générale au pèlerinage à La Mecque et au siège du Renophus. Toute publicité émanant d’agences non autorisées est désormais interdite, a-t-il souligné, appelant les fidèles à la vigilance avant tout engagement.

Sénégal – Soudan : Pape Thiaw prévient, « l’élimination directe est une autre compétition »

L’heure n’est plus à la phase de poules. À la veille du huitième de finale face au Soudan, le sélectionneur des Lions du Sénégal, Pape Thiaw, affiche une détermination claire. Toutefois, il refuse toute euphorie. Devant la presse, le technicien a insisté sur le sérieux exigé pour ce match à élimination directe. Il a aussi dressé le portrait d’un adversaire dangereux.

« Nous allons aborder ce match avec beaucoup de sérieux et de respect pour cette équipe du Soudan », a-t-il martelé. Pour lui, aucun relâchement n’est permis. Le message est limpide : il n’y aura pas de favori présomptueux.

Un adversaire soudanais pris très au sérieux

Pape Thiaw n’a pas caché son estime pour l’équipe dirigée par Burhan Tia. Il a mis en avant une formation disciplinée et bien organisée. Selon lui, le Soudan peut poser des problèmes à n’importe quelle sélection.

Le sélectionneur sénégalais rappelle aussi les références récentes de son adversaire. « Ils ont montré de très belles choses, notamment lors des éliminatoires du Mondial 2026 », souligne-t-il. Par conséquent, ce huitième de finale ne sera pas une formalité.

Efficacité offensive et gestion de l’absence de Koulibaly

Conscient que la marge d’erreur est désormais nulle, Thiaw a ciblé un point clé : l’efficacité. « Nous nous sommes bien préparés, surtout sur le plan offensif. Il faudra concrétiser les occasions », a-t-il expliqué. En phase finale, chaque opportunité compte.

Une information importante a également été confirmée. Kalidou Koulibaly, suspendu après son expulsion face au Bénin, manquera ce match. En revanche, son absence ne durera qu’une rencontre. Le capitaine pourra revenir en quarts de finale en cas de qualification, ce qui maintient les ambitions sénégalaises.

Interrogé sur le contexte difficile du football soudanais, marqué par la guerre et l’exil, Thiaw est resté ferme. « En tant qu’entraîneur, je préfère parler de football », a-t-il répondu.

Son message final sonne comme un avertissement. « C’est une autre compétition qui commence. Les matchs à élimination directe sont toujours compliqués. » Les Lions sont donc prévenus : la route vers le titre débute par un obstacle plus solide qu’il n’y paraît.