Thiaroye 1944 : après 80 ans de silence, la vérité dans un Livre blanc

Ce jeudi 16 octobre 2025, le président Bassirou Diomaye Faye recevra le Livre blanc du massacre de Thiaroye, mettant fin à huit décennies de silence sur l’une des tragédies les plus occultées de l’histoire coloniale.

DAKAR – Quatre-vingts ans de silence, de non-dits, de vérité étouffée. Ce jeudi, une page douloureuse de l’histoire africaine s’apprête enfin à être tournée. Le président Bassirou Diomaye Faye recevra officiellement le Livre blanc du massacre de Thiaroye, un document historique qui lève définitivement le voile sur cette tragédie longtemps restée dans l’ombre de l’histoire officielle.

Le jour où l’armée française tira sur ses soldats

Le 1er décembre 1944, dans la poussière du camp militaire de Thiaroye, à la périphérie de Dakar, l’impensable se produit. L’armée française ouvre le feu sur des tirailleurs sénégalais qui réclament simplement le paiement de leurs soldes. Ces hommes, venus de toute l’Afrique occidentale française, venaient de sacrifier leur jeunesse pour la libération de l’Europe. Leur retour au pays s’achève dans un bain de sang, suivi d’un long silence complice.

Pendant des décennies, l’affaire est reléguée au rang des épisodes honteux que la France métropolitaine préfère oublier. Entre historiens et autorités publiques, les controverses font rage, les « manipulations » de la vérité historique se multiplient, entretenant les zones d’ombre autour de ce qui constitue une véritable tache sur l’honneur de la IVe République.

La vérité rétablie par la science

Le Comité de commémoration du 80e anniversaire s’est donné une mission : briser ce silence. Des fouilles approfondies ont été menées sur le site, permettant une documentation exhaustive des événements. Le Livre blanc qui en résulte promet de clarifier une fois pour toutes les circonstances exactes du drame et de rendre justice à la mémoire de ces soldats oubliés.

Cette reconnaissance officielle, bien que tardive, revêt une importance capitale. Si l’État français a timidement reconnu le massacre, des lacunes persistantes demeuraient. Le Sénégal, porté par la détermination de son nouveau président, entend corriger cette omission historique et restaurer la dignité de ces tirailles dans le récit collectif mondial.

Le début d’une nouvelle mémoire

La remise de ce document ne marque pas une fin, mais un commencement. Pour les autorités sénégalaises, il s’agit d’accomplir un « devoir de mémoire et de vérité », essentiel pour les générations futures. Ce Livre blanc se veut aussi un pont entre les nations, une base solide pour une reconnaissance historique partagée.

En cette cérémonie solennelle, c’est tout un peuple qui retrouve ses héros. Des tirailleurs dont les noms avaient presque sombré dans l’oubli, dont le sacrifice méritait bien plus qu’une page noircie dans les manuels d’histoire. Quatre-vingts ans après Thiaroye, l’Afrique récupère enfin sa mémoire. Et cette mémoire, désormais consignée dans le Livre blanc, deviendra l’héritage précieux des générations à venir.

MELBET : Bats-les tous ! Sur quoi parier pour la deuxième quinzaine d’octobre ?

Matchs de football de première classe, début de la saison NBA, tournoi de tennis prestigieux, UFC Fight Night et la LNH qui prend de l’ampleur : MELBET te présente un guide des plus grands événements sportifs de la troisième semaine d’octobre.

 

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Football : que des grosses affiches 

 

Après la trêve internationale, les plus grands tournois et championnats de clubs reprennent.

 

18/10 : Bayern Munich – Borussia Dortmund

 

Der Klassiker, ou El Clásico en allemand, est l’événement le plus attendu de la Bundesliga. Le Bayern est toujours favori, même s’il n’a pas battu son rival de toujours lors de ses trois derniers face-à-face. Parieras-tu sur le leader de la saison à une cote de 8,25 ?

 

18/10 : Roma – Inter

 

L’arrivée de Gian Piero Gasperini a été une aubaine pour la Roma : elle complète les deux premières places avec Naples à égalité de points et prétend au Scudetto dès le premier tour. Les Loups, en pleine forme, ont peu de chances de perdre contre l’Inter à domicile. Parions-nous sur une victoire de la Roma à une cote de 3,25 ?

 

19/10 : Liverpool – Manchester United

 

C’est le match crucial de la journée, quel que soit le rang des équipes. Liverpool reste sur une série de trois défaites consécutives en deux compétitions. Les Reds retrouveront-ils le chemin de la victoire ou se laisseront-ils chiper des points dans leur quatrième match d’affilée ? Tu connais la réponse ? Fais ton pari !

 

21 octobre : Arsenal – Atlético Madrid

 

Arsenal est le grand favori du choc de la Ligue des champions à Londres. Mais est-ce vraiment si évident ? Souviens-tu de la victoire de l’Atlético face au Real Madrid et à l’Eintracht Francfort fin septembre ! Tu hésites sur qui miser ? Choisis le marché « Les deux équipes marquent » à une excellente cote de 2,0 et mise sur une performance riche en buts.

 

22 octobre : Real Madrid – Juventus

Les clubs les plus titrés d’Espagne et d’Italie s’affronteront au Santiago Bernabéu. La Juventus n’est plus un rival du Real Madrid depuis longtemps et ne devrait pas faire de miracles à l’extérieur. Une victoire du Real à une cote de 1,57 est simple et directe.

 

NBA : le marathon du basket commence

La 80ᵉ saison de la NBA débutera dans la nuit du 21 au 22 octobre. Nous avons sélectionné pour toi trois des confrontations les plus fascinantes.

 

22 octobre : Oklahoma City Thunder – Houston Rockets

 

On ne pouvait rêver meilleure dispute pour ce coup d’envoi : la formation la plus forte de la saison régulière affronte une équipe renforcée par Kevin Durant pendant l’intersaison. Il semblerait que les hôtes aient été surestimés. Tu peux parier sur les visiteurs, emmenés par leur vétéran star, en sélectionnant qu’ils ne perdent pas avec une différence de plus de 8 points à une cote de 1,91.

 

22 octobre : Los Angeles Lakers – Golden State Warriors

 

Les fans de basket du monde entier sont impatients de voir trois des plus grands joueurs de notre époque sur le parquet : Stephen Curry, LeBron James et Luka Dončić. Nous nous attendons à de nombreux tirs précis et parions sur un score total de plus de 223,5 points à une cote de 1,93.

 

23 octobre : Milwaukee Bucks – Washington Wizards

 

Les Bucks ont une excellente occasion d’entamer la saison par un triomphe : les Wizards ont perdu neuf de leurs dix derniers matchs à Milwaukee.

 

L’Asie – le cœur automnal du tennis mondial

Du 20 au 26 octobre, Tokyo accueillera le prochain tournoi WTA 500.

 

WTA 500 Open du Japon

 

L’Américaine Jessica Pegula et l’Italienne Jasmine Paolini sont les têtes d’affiche de la prochaine compétition. Mais le tennis féminin moderne est incroyablement compétitif, ce qui garantit des matchs palpitants.

 

UFC Fight Night au Canada

 

Vancouver reprend le flambeau de l’UFC Fight Night le 18 octobre. Au programme de la soirée : 13 combats, dont voici le clou de la soirée :

 

Reiner de Ridder (Pays-Bas) Brendan Allen (États-Unis) en poids moyen

 

La victoire de Brendan Allen est proposée à une cote de 1,45, tandis que celle de Reiner de Ridder est estimée à 2,77. Les favoris perdent rarement à l’UFC, le choix de pari est donc évident, n’est-ce pas ? 

 

LNH : on n’a jamais assez de hockey

 

La journée du 19 octobre débutera à Winnipeg et se terminera à Détroit. Douze matchs sont au rendez-vous pour tous les goûts, dont un mettant en vedette les Original Six.

 

19/10 : Canadiens de Montréal – Rangers de New York

Les passionnés de rondelle auront de quoi se régaler lors des matchs des Canadiens et des Rangers. Lors de leurs sept derniers matchs, ces rivaux ont planté au moins six buts. Parie sur Total Plus de 6,5 buts dans ce duel d’équipes de hockey légendaires.

 

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Souveraineté alimentaire : le Sénégal dévoile son ambitieux plan agricole

Au forum AgriConnect 2025, le ministre Mabouba Diagne a présenté une stratégie nationale qui place l’agriculture au cœur du développement du pays.

Le Sénégal a dévoilé sa feuille de route pour une révolution agricole. Lors du forum international AgriConnect 2025 consacré à la transformation de l’agriculture africaine, la délégation sénégalaise, conduite par le ministre de l’Agriculture, le Dr Mabouba Diagne, a présenté une stratégie ambitieuse fondée sur trois piliers : la souveraineté alimentaire, la modernisation des outils de production et la création d’emplois durables.

Un investissement historique

Sous l’impulsion du Président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, l’État fait de l’agriculture un pilier central de son projet de société. Cette orientation se concrétise par un investissement public record de 130 milliards de FCFA pour l’année en cours, confirmant la priorité absolue accordée au secteur agro-sylvo-pastoral.

Inscrite dans l’Agenda « Sénégal 2050 », cette vision gouvernementale repose sur une approche intégrée et inclusive. Elle mise sur l’organisation des producteurs en coopératives communautaires, le développement de grands périmètres agricoles utilisant les technologies modernes d’irrigation, et la plateforme AgriConnect, qui sert d’interface entre les acteurs publics, privés et les partenaires techniques.

Partenariat stratégique avec la Banque mondiale

Le Sénégal a également consolidé son partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale. Les deux parties ont convenu d’un plan d’engagement conjoint aligné sur les priorités nationales, visant à améliorer la productivité, la résilience et la durabilité du secteur. Ce partenariat cible notamment la mécanisation intelligente, l’agroécologie, le soutien aux PME agricoles et aux femmes rurales.

2 000 milliards sur dix ans

Selon le ministre Mabouba Diagne, la concrétisation de cette ambition nécessite un investissement estimé à 2 000 milliards de FCFA sur dix ans. Le Sénégal invite ainsi ses partenaires à mutualiser leurs efforts au sein de la plateforme AgriConnect pour maximiser l’impact des actions. En contrepartie, le gouvernement s’engage à assurer une gouvernance rigoureuse et une participation active du secteur privé.

Produire au Sénégal ce que le pays consomme est désormais un impératif de souveraineté et de dignité. Fort de sa volonté politique et de ses alliances stratégiques, le Sénégal entend transformer son potentiel agricole en moteur de croissance durable, contribuant ainsi à l’émergence d’une Afrique souveraine et prospère.

Transition Madagascar : les promesses du colonel Randrianirina

ANTANANARIVO – Le colonel Mikaël Randrianirina se prépare à prêter serment ce vendredi devant la Haute Cour constitutionnelle. À la veille de cette étape décisive, il s’efforce de justifier son ascension au sommet de l’État. Selon lui, le changement de régime « s’inscrit dans un cadre légal et constitutionnel », loin de toute idée de coup d’État.

« Aucune violence n’a été commise, aucun palais n’a été attaqué », répète-t-il, comme pour dissiper les doutes. Cette communication maîtrisée contraste avec la vitesse des événements qui l’ont propulsé sur le devant de la scène politique malgache.

Le futur président de la transition annonce déjà la composition de son gouvernement. Il promet une équipe « à majorité civile », tout en assurant une représentation équilibrée entre civils et militaires. Une manière de répondre aux accusations de prise de contrôle de l’armée. « Nous voulons restaurer la confiance entre les institutions et le peuple. C’est une refondation, pas une confiscation du pouvoir », insiste-t-il.

Une transition sous surveillance internationale

Aucune élection n’est prévue pour l’instant. Le colonel justifie ce report par la nécessité de réformer la CENI et de nettoyer les listes électorales. Cette période de transition lui permettra de consolider son autorité, tout en préparant de nouvelles règles du jeu politique.

Sur la scène internationale, il tente de calmer les inquiétudes. La suspension de Madagascar par l’Union africaine ? « Une réaction normale », tranche-t-il, tout en évoquant des discussions en cours avec la SADC. Une mission de cette organisation est attendue autour du 20 octobre pour évaluer la situation sur le terrain.

Ancien élève de l’Académie militaire d’Antsirabe, originaire d’Androy, Randrianirina s’est longtemps présenté comme un simple officier exécutant. Mais depuis la chute du président Andry Rajoelina, il s’impose comme l’homme fort du pays. Sa déclaration du 15 octobre – « La crise a assez duré » – a marqué le tournant. Le lendemain, la Haute Cour a confirmé la vacance du pouvoir, légitimant ainsi son contrôle.

Ce vendredi, en prêtant serment, le colonel Randrianirina deviendra officiellement le chef de la transition. Reste à savoir si ses promesses de refondation tiendront face aux réalités du pouvoi

JOJ Dakar 2026 : Le Gabon se mobilise pour l’événement olympique africain

LIBREVILLE – Dans le bureau présidentiel, le général Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, mardi, une délégation olympique conduite par Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité National Olympique et Sportif du Sénégal. L’objectif : préparer la première édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le sol africain, prévue à Dakar en 2026.

Aux côtés de Créssant Pambo, président du Comité Olympique gabonais, ils ont tracé les bases d’une collaboration sportive inédite. Le président gabonais a affirmé : « Le Gabon soutiendra l’organisation de cet événement historique, symbole de l’unité et du dynamisme africain ».

Le Gabon au cœur de la dynamique panafricaine

Les Jeux de Dakar 2026, programmés du 31 octobre au 13 novembre, accueilleront 2 700 jeunes athlètes âgés de 14 à 18 ans, venus des cinq continents. Trois sites – Dakar, Diamniadio et Saly – recevront les 35 disciplines au programme.

Cette rencontre dépasse le cadre sportif. Elle vise à montrer la capacité de l’Afrique à organiser des événements mondiaux et à créer une dynamique panafricaine autour des valeurs olympiques. Trois jeunes boxeurs gabonais se préparent déjà pour les Jeux Africains de la Jeunesse à Luanda en décembre 2025, une étape vers Dakar 2026.

Le président Oligui Nguema a souligné l’importance d’une mobilisation africaine : « Les Jeux de Dakar ne seront pas seulement sénégalais, mais africains. » Ainsi, le Gabon confirme son engagement concret aux côtés du Sénégal. Au-delà de la performance sportive, il s’agit de marquer l’histoire du sport africain et de renforcer la coopération continentale.

L’Assemblée nationale lance sa session 2025-2026 avec un Bureau renouvelé

Dakar – L’Assemblée nationale sénégalaise a ouvert ce mercredi 15 octobre 2025 sa session ordinaire unique pour l’année parlementaire 2025-2026. La séance, présidée par El Malick Ndiaye, a été marquée par le renouvellement du Bureau et la présentation des grandes priorités législatives des prochains mois.

Un Bureau renouvelé et pluraliste

Le nouveau Bureau se compose désormais de huit vice-présidents, reflétant une représentation pluraliste avec l’arrivée de la coalition Takku Wallu. La configuration complète comprend : Ismaëla Diallo (1er vice-président), Rocky Ndiaye (2e), Cheikh Thioro Mbacké (3e), Mbéne Faye (4e), Samba Dang (5e), Oulimata Sidibé (6e), Mouhamed Sall (7e) et Racky Diallo (8e, Takku Wallu).

En matière de finances, Aïcha Touré est reconduite comme premier questeur, tandis qu’Alphonse Sambou est nommé deuxième questeur, chargés de superviser la gestion budgétaire et administrative de l’institution.

Bilan et réformes : un parlement actif et modernisé

Profitant de l’ouverture de la session, El Malick Ndiaye a présenté le bilan de la 15ᵉ législature : 21 lois adoptées, 468 questions écrites adressées au Gouvernement et deux sessions extraordinaires organisées. « Ces chiffres traduisent la vitalité du contrôle parlementaire et l’engagement constant des députés à accompagner les politiques publiques », a-t-il souligné.

Le président de l’Assemblée a également mis en avant plusieurs réformes structurelles :

  • Nouveau règlement intérieur

  • Digitalisation des procédures parlementaires

  • Création d’un organe interne de contrôle des marchés publics

Ces initiatives visent à renforcer la transparence, améliorer l’efficacité législative et consolider la gouvernance interne de l’institution.

Cap sur la rigueur et la diplomatie parlementaire

Alors que débute le marathon budgétaire pour l’examen du projet de loi de finances 2026, El Malick Ndiaye a appelé les députés à « maintenir le cap de la rigueur et de l’assiduité », rappelant que « l’Assemblée nationale reste un pilier essentiel de la démocratie sénégalaise ».

Il a également salué la diplomatie parlementaire menée ces dernières années, qui contribue selon lui « au rayonnement du Sénégal et à la promotion du dialogue entre les peuples ». Enfin, le président a réaffirmé l’engagement de la 15ᵉ législature à inscrire ses travaux dans la vision Sénégal 2050, portée par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, pour un Sénégal « juste, équitable et souverain ».

FMI-Sénégal : vers un nouveau programme après l’épisode du « misreporting »

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WASHINGTON – Page se tourne et dossier avance. En marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, la délégation sénégalaise conduite par le ministre des Finances Cheikh Diba a rencontré la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva. L’objectif principal était de finaliser un nouveau programme de coopération et de résoudre le contentieux du misreporting, qui avait gelé les relations entre Dakar et l’institution.

Les échanges ont été décrits comme ouverts et constructifs par la partie sénégalaise. Ils ont permis de constater une convergence de vues sur les prochaines étapes. Ainsi, le Conseil d’administration du FMI examinera prochainement le dossier du misreporting – ces irrégularités statistiques qui avaient conduit à la suspension du programme précédent en 2024.

De plus, les deux parties ont pris des engagements réciproques pour finaliser les discussions techniques. Une mission du FMI est attendue à Dakar dès la semaine prochaine pour terminer les travaux amorcés à Washington. Ce dernier round préparera la soumission finale du dossier au Conseil d’administration.

Une nouvelle page de coopération et des enjeux majeurs

Le ton est désormais à l’apaisement après plusieurs mois de tensions. La délégation sénégalaise a salué la posture ouverte et constructive de Mme Georgieva. Les deux parties affichent la volonté de tourner la page et d’ouvrir un partenariat marqué par la confiance et la transparence.

Bien que les détails du futur accord restent à préciser, son adoption sera cruciale pour le Sénégal. Elle permettra non seulement de débloquer des financements, mais aussi de rassurer les investisseurs et les partenaires techniques sur la gestion économique du pays.

La résolution du dossier du misreporting constitue le dernier obstacle formel avant la signature du nouveau programme. Sa gestion transparente servira de test de la confiance retrouvée entre Dakar et Washington.

Alors que la mission du FMI s’apprête à se rendre à Dakar, une certitude s’impose : après la tempête, le Sénégal et le FMI reconstruisent patiemment les bases d’une coopération renouvelée. Reste à voir si les actes suivront les déclarations de principe.

Dakar bannit pousse-pousse et chariots de son centre-ville

DAKAR – Le cœur de la capitale sénégalaise va connaître une métamorphose. Dans un arrêté rendu public ce lundi, le préfet de Dakar interdit à compter du jeudi 16 octobre la circulation des « véhicules à bras » – pousse-pousse et chariots de transport – sur les principales artères du centre-ville. Une décision qui vise à désengorger le trafic et à sécuriser ces axes stratégiques, au risque de bouleverser les habitudes de mobilité de nombreux Dakarois.

Le périmètre d’exclusion couvre un secteur crucial de la ville. Sont concernées la Place de l’Indépendance, épicentre politique et administratif, ainsi que la Corniche Ouest et les grandes avenues Léopold Sédar Senghor, de la République, Nelson Mandela, Pasteur et Cheikh Anta Diop. Autant de voies saturées aux heures de pointe, où se mêlent voitures, bus, motos et ces véhicules non motorisés désormais bannis.

Sécurité et fluidité

Pour les autorités, la mesure répond à un double impératif. D’une part, « faciliter la circulation » dans une ville régulièrement paralysée par les embouteillages. D’autre part, « assurer la sécurité des usagers » dans des zones où la cohabitation entre les différents modes de transport devient périlleuse.

La police et la gendarmerie sont chargées de l’application de l’arrêté. Les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la loi, même si le texte ne précise pas la nature exacte de ces pénalités.

Un bouleversement sociétal

Cette décision administrative, si elle peut sembler technique, touche en réalité à l’organisation intime de la ville. Les pousse-pousse et chariots représentent en effet pour de nombreux Dakarois un moyen de transport essentiel, tant pour les déplacements personnels que pour l’activité économique informelle.

Reste à voir comment se fera, dans la pratique, l’acceptation de cette mesure. Va-t-on assister à une reconversion forcée des conducteurs de pousse-pousse ? À un report du trafic vers d’autres zones ? À une adaptation des habitudes de transport ?

Jeudi approche à grands pas. Et avec lui, une nouvelle page de la mobilité dakaroise qui s’écrira, entre modernité urbaine et préservation d’un patrimoine culturel et social.

Madagascar : le coup de force de Rajoelina

ANTANANARIVO – La scène a quelque chose de surréaliste. Un président qui gouverne son pays depuis l’étranger, une Assemblée nationale dissoute par décret, une armée qui se divise entre loyalistes et putschistes. Ce lundi 14 octobre, Madagascar a basculé dans une crise politique d’une ampleur historique, tandis qu’Andry Rajoelina, exfiltré vers La Réunion par les soins de l’armée française, tentait depuis l’étranger de reprendre la main sur un pouvoir qui lui échappe.

Dans la nuit, le président a signé un décret de dissolution de l’Assemblée nationale, invoquant l’article 60 de la Constitution. Une décision radicale, prise à des milliers de kilomètres de la capitale, alors que la Grande Île connaît sa plus grave secousse politique depuis la chute de Marc Ravalomanana.

L’étrange exfiltration

Le récit officiel – une « mission à l’étranger pour assurer sa sécurité » – cache une réalité plus trouble. Selon RFI, l’exfiltration de Rajoelina aurait été orchestrée par la France dans le cadre d’un accord direct avec Emmanuel Macron. Le président malgache aurait transité par La Réunion avant de gagner une destination inconnue.

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Pendant ce temps, à Antananarivo, la situation échappait à tout contrôle. Un groupe de militaires a tenté de prendre le contrôle des médias publics, dans ce que la présidence a qualifié d’« acte grave portant atteinte à l’ordre constitutionnel ». Le chef d’état-major des armées, le général Démosthène Pikulas, a dû intervenir personnellement pour « rétablir la situation ».

Le peuple et l’armée en mouvement

La veille, sur la place du 13 Mai, des milliers de Malgaches s’étaient rassemblés pour réclamer le départ de Rajoelina. Une mobilisation historique, portée par la Génération Z Madagascar et rejointe par d’anciens présidents et des figures de l’opposition. Plus significatif encore : des membres des forces armées avaient fait cause commune avec les manifestants.

Le colonel Mikaël Randrianirina, l’un des officiers impliqués dans la tentative de prise des médias, a nié toute intention putschiste. « L’armée a simplement répondu à l’appel du peuple malgache », a-t-il déclaré à la presse, se présentant comme un simple « officier exécutant ».

Un pouvoir en exil

Depuis son refuge extérieur, Rajoelina a tenté de reprendre l’initiative. Dans une allocution retardée de plus de deux heures, il a catégoriquement rejeté toute idée de démission, tout en reconnaissant avoir quitté le territoire national. « Je n’abandonnerai jamais Madagascar », a-t-il assuré, dénonçant un « complot préparé depuis plusieurs semaines pour attenter à sa vie ».

Sa décision de dissoudre l’Assemblée s’accompagne d’un message adressé à la jeunesse : « Place aux jeunes ». Un slogan qui sonne comme une tentative de récupération, alors que ce sont précisément les jeunes de la Génération Z qui réclament son départ dans la rue.

L’ombre de la France

L’implication française dans cette crise complique encore la donne. L’exfiltration de Rajoelina par Paris place l’ancienne puissance coloniale au cœur d’un conflit politique dont elle se défend pourtant de vouloir être actrice. La France devra maintenant naviguer entre son soutien historique à Rajoelina et la réalité d’un pays où la légitimité du pouvoir en place est ouvertement contestée.

Alors que Madagascar s’enfonce dans l’incertitude, une question demeure : comment un président peut-il gouverner un pays qu’il a fui, face à un peuple descendu dans la rue et une armée qui semble hésiter entre obéissance et rébellion ? La crise malgache vient peut-être de trouver sa réponse : le pouvoir n’est plus à Antananarivo, mais quelque part entre Paris, La Réunion et l’inconnu.

la Banque Islamique s’allie à la SICAP pour faciliter l’accès au logement

DAKAR – Le rêve de devenir propriétaire vient de se rapprocher pour de nombreux Sénégalais. Dans un contexte de crise du logement persistante, la Banque Islamique du Sénégal (BIS) et la Société Immobilière du Cap-Vert (SICAP SA) viennent de sceller un partenariat stratégique. Objectif déclaré : faciliter l’acquisition de logements grâce à des solutions de financement conformes aux principes de la finance islamique.

La convention signée entre les deux institutions marque une avancée significative dans le paysage immobilier sénégalais. Elle permet aux futurs acquéreurs de bénéficier de conditions d’acquisition optimisées, levant ainsi l’un des principaux freins à l’accession à la propriété : la question du financement.

Une réponse éthique à un besoin crucial

Pour la Banque Islamique du Sénégal, ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien au développement socio-économique. « Notre objectif est d’offrir des produits financiers éthiques et inclusifs, répondant aux besoins réels des populations sénégalaises », explique un responsable de la BIS. La banque mise sur les principes de la finance islamique – interdiction de l’intérêt, partage des risques, adossement à l’économie réelle – pour séduire une clientèle toujours plus nombreuse à la recherche d’alternatives bancaires conformes à ses valeurs.

Du côté de la SICAP SA, acteur historique du secteur immobilier, cet accord élargit significativement l’éventail des options disponibles pour ses clients. La société renforce ainsi sa position dans le crédu logement social et accessible, un segment porteur dans un pays où la demande dépasse largement l’offre.

Un impact potentiel sur le marché immobilier

Ce rapprochement entre un géant immobilier et une banque éthique pourrait bien créer un précédent. En ouvrant de nouvelles possibilités de financement, il pourrait dynamiser un marché immobilier souvent perçu comme inaccessible pour les classes moyennes.

Alors que les villes sénégalaises connaissent une croissance démographique soutenue, ce type d’initiative pourrait contribuer à résorber le déficit chronique de logements. Le partenariat BIS-SICAP illustre une tendance de fond : la montée en puissance de la finance islamique comme levier de développement économique et social au Sénégal.

Dans un secteur où les obstacles financiers restent souvent insurmontables, cette alliance inédite offre une lueur d’espoir à tous ceux qui aspirent à devenir propriétaires. La finance éthique pourrait bien être la clé qui ouvrira les portes de milliers de foyers sénégalais.