Affaire de trafic d’armes : Risque de procès devant la chambre criminelle

Trois individus, Ibrahima Fall, Fodé Karé et Amadou Abdoulaye Marcel Gningue, sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention et commerce illicite d’armes, ainsi que tentative d’escroquerie. Leur jugement est prévu le 7 mars prochain au tribunal des flagrants délits de Dakar. Si le parquet obtient gain de cause, l’affaire pourrait être renvoyée devant la chambre criminelle.

L’enquête a débuté à la suite à des renseignements faisant état d’une vente illégale d’armes à feu dans la capitale. Les gendarmes ont réussi à approcher Ibrahima Fall, qui leur a vendu un pistolet de calibre 9 mm avant de leur proposer d’autres armes. Lors d’un rendez-vous fixé dans un restaurant, Ibrahima et Fodé ont été interpellés en possession d’armes non-létales. Ils ont reconnu leur culpabilité, affirmant avoir été approvisionnés par Amadou Abdoulaye Marcel Gningue.

Ibrahima Fall, établi aux États-Unis, prétend que les armes étaient factices et nie les accusations portées contre lui. Fodé Karé admet avoir fourni les armes et les avoir obtenues auprès de Mohamed Ng, recevant une part du bénéfice. Les enquêteurs ont également découvert des échanges téléphoniques indiquant la disponibilité de 10 autres armes chez Fodé.

Face à la gravité des accusations, le parquet demande que l’affaire soit jugée devant la chambre criminelle. Les avocats de la défense contestent cette demande, arguant que l’association de malfaiteurs ne constitue pas un crime et que le trafic d’armes n’est pas un délit. La décision finale sera prise lors du procès à venir.

La Jeunesse Patriotique Sénégalaise Dénonce les Arrestations et Appelle au Respect du Calendrier Républicain

Alexandre Mapal Sambou, secrétaire général national du bureau exécutif de la Jeunesse Patriotique Sénégalaise (JPS), a débuté la réunion en demandant une minute de silence en mémoire des disparus lors des événements de février dernier, notamment les décès de Modou Guèye à Dakar, Prosper C. Senghor à l’Université Gaston de Saint-Louis et Landing Camara Diédhiou à Ziguinchor. Il a ensuite fermement condamné l’arrestation de Me Ngagne Demba Touré, le patron de la JPS.

Dans son intervention, M. Sambou a souligné les priorités actuelles de la JPS, axées sur trois points : la libération des camarades emprisonnés, le respect du calendrier républicain, et l’objectif ultime de conquérir le pouvoir, en alignement avec les aspirations du mouvement Pastef et des patriotes.

Évoquant le report de l’élection présidentielle, le secrétaire général a déclaré que le refus de fixer une date pour le scrutin est une tentative de confisquer la volonté du peuple, soulignant que ce combat est celui de tout le peuple et non d’un seul parti politique.

Béatrice Germaine Faye, coordonnatrice de la JPS nationale, a lu une déclaration préliminaire dénonçant la politique répressive du président Macky Sall envers la jeunesse, marquée par des arrestations, des tortures et des emprisonnements. Elle a insisté sur la nécessité de libérer tous les camarades détenus, de respecter le calendrier républicain, et finalement, de poursuivre la lutte pour accéder au pouvoir et bâtir un Sénégal meilleur.

Le CUD réagit contre les recommandations du dialogue national et demande une date pour l’élection présidentielle

Le Collectif des universitaires pour la démocratie (CUD) a émis une opposition claire contre les recommandations émanant du dialogue national tenu récemment à Diamniadio. Dans une déclaration, le CUD a pressé le Conseil constitutionnel à fixer une date pour l’élection présidentielle avant la fin du mandat présidentiel actuel, prévue pour le 2 avril.

Lors d’une conférence de presse, les membres du CUD ont insisté sur l’importance d’une action rapide du Conseil constitutionnel. Ils ont souligné que le dialogue national, qui s’est déroulé du 26 au 27 février dernier, n’a pas été en accord avec les décisions constitutionnelles. Selon le CUD, les conclusions du dialogue, notamment la proposition d’une date pour les élections présidentielles le 2 juin et la réintégration des candidats déjà éliminés, ne respectent pas les directives établies par le Conseil constitutionnel.

Pour le CUD, une telle initiative devrait impliquer une consultation plus étroite avec les services concernés du ministère de l’Intérieur, y compris la Direction générale des élections, la Commission électorale nationale autonome (CENA) et les 19 candidats déjà approuvés par le Conseil constitutionnel.

Le Président Macky Sall condamne fermement l’agression de la journaliste Maimouna Ndour Faye

Le président de la République, Macky Sall, a vivement réagi vendredi à l’agression de la journaliste et directrice de la télévision privée 7 TV, Maimouna Ndour Faye. Il a rappelé avec force que la liberté de la presse est un droit fondamental qui doit être préservé en toutes circonstances.

Dans une déclaration sur le réseau social X, le chef de l’État a dénoncé cet acte de violence lâche et inexcusable contre Maimouna Ndour Faye, soulignant qu’aucune forme de violence ne saurait être tolérée. Il a également affirmé que les responsables de cette agression devront répondre de leurs actes devant la justice.

Macky Sall a exprimé son soutien à la journaliste agressée et a réaffirmé son engagement à garantir un environnement sûr et serein pour tous les professionnels des médias dans le pays.

Maimouna Ndour Faye a été victime de cette agression jeudi soir devant son domicile. Elle a été poignardée par un individu alors qu’elle rentrait du travail. Heureusement, elle a été rapidement prise en charge et admise aux urgences de l’hôpital militaire de Ouakam.

Selon les informations fournies par son collègue Mamadou Awa Ndiaye à la TFM, bien que sa vie soit hors de danger, Maimouna Ndour Faye souffre cruellement des suites de cette attaque. Les circonstances de l’agression ont été décrites comme brutales, l’assaillant ayant poignardé la journaliste à trois reprises après l’avoir assommée et traînée alors qu’elle rentrait chez elle après son émission.

La société civile et les médias ont unanimement condamné cette attaque contre la journaliste Maimouna Ndour Faye, soulignant l’importance de protéger la liberté de la presse et la sécurité des professionnels des médias dans le pays.

Confirmation du décès de Yaya Dillo : Tensions politiques au Tchad

Le Procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de N’Djamena, Oumar Mahamat Kedelaye, a confirmé ce jeudi 29 février 2024 le décès de l’opposant Yaya Dillo Djerou, Président du Parti Socialiste Sans Frontières (PSF).

L’annonce intervient après que le siège du PSF, également résidence de Saleh Deby, ait été la cible de tirs lors d’opérations menées par les forces de l’ordre le 28 février.

Mercredi, Yaya Dillo avait déclaré à Alwihda : « Ma personne est visée. Souvenez-vous, c’est à cette même date d’anniversaire du 28 février 2021 qu’ils ont fait la même chose chez moi. Nous avons fait preuve de naïveté en parlant de pardon. »

L’opposant tchadien avait également nié toute implication dans l’attaque survenue le 19 février 2024 à la Cour Suprême, dénonçant une mise en scène et soulignant la présence de forces de sécurité à proximité.

La confirmation du décès de Yaya Dillo soulève des inquiétudes quant aux tensions politiques et sécuritaires au Tchad. Les circonstances entourant sa mort et les accusations réciproques entre autorités et opposition exigent une enquête approfondie pour établir la vérité et assurer justice pour toutes les parties concernées, selon Alwihda.

Le Premier ministre s’engage à élucider le tragique naufrage de migrants près de Saint-Louis

Le Premier ministre Amadou Bâ a affirmé jeudi que toutes les mesures sont prises en coordination avec le procureur de la République pour faire la lumière sur le naufrage d’une pirogue transportant des migrants au large de Saint-Louis (nord).

« J’ai eu des discussions avec le procureur de la République. Toutes les démarches sont entreprises pour que la vérité éclate et surtout pour remonter les réseaux, et je crois que l’État ne cessera pas de combattre ce fléau en mettant en œuvre, renforçant et accélérant les politiques en cours (…) contre l’émigration irrégulière », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre Amadou Bâ a tenu ces propos lors d’une rencontre avec des journalistes lors d’une visite à Saint-Louis pour apporter le soutien de l’État aux victimes du naufrage de la pirogue ainsi qu’à leurs familles.

Une embarcation transportant des migrants a chaviré mercredi au large de Saint-Louis, provoquant officiellement la mort de 26 personnes.

Selon le Premier ministre, des efforts supplémentaires de communication et de sensibilisation doivent être déployés concernant l’émigration irrégulière.

« Nous devons encore faire des efforts de communication et d’information pour montrer aux jeunes que leur avenir se trouve ici au Sénégal. (…) La destination européenne doit être envisagée dans d’autres conditions, notamment dans le cadre d’une immigration organisée », a-t-il recommandé.

Amadou Bâ a également souligné l’importance des politiques mises en œuvre dans ce domaine, saluant la réaction rapide du gouverneur de la région de Saint-Louis et de l’ensemble des Forces de défense et de sécurité.

Il a noté que l’immigration est un sujet complexe, soulignant que les candidats proviennent de toute la sous-région, bien que le Sénégal soit souvent le point de départ.

Le Premier ministre a indiqué que dans cette pirogue, il y avait de nombreux jeunes vivant au Sénégal et d’autres venant d’autres pays.

Selon lui, la motivation de ces jeunes à s’aventurer dans cet horizon incertain ne se résume pas seulement à des considérations économiques.

« Il est remarquable que toutes les personnes que j’ai interrogées à l’hôpital aujourd’hui avaient des revenus moyens de 3 000 à 5 000 francs CFA par jour, soit 90 000 à 150 000 francs par mois », a-t-il analysé. « Ce qui est un revenu raisonnable pour bien vivre. Donc, le problème n’est peut-être pas totalement économique ».

L’appel à la paix du Khalife de Thiénaba : Un message d’unité pour le Sénégal

Le Khalife du foyer religieux musulman de Thiénaba, Serigne Assane Seck, a récemment émis un appel poignant à la paix et à la cohésion nationale lors d’une visite à Thiès. Il a exhorté les Sénégalais à renoncer à la violence, soulignant qu’elle ne pouvait être une solution aux défis du pays.

« Unissons-nous et mettons nos cœurs et nos esprits au service de la construction nationale. Nous, les aînés, nous avons accompli notre part et laissons désormais le futur du Sénégal entre vos mains », a déclaré Serigne Assane Seck, soulignant l’importance pour la jeunesse de préserver l’avenir du pays.

Lors de son entretien avec le maire de Thiès, Serigne Assane Seck a insisté sur l’impératif de favoriser la paix et de rejeter la violence. Il a encouragé les Sénégalais à s’unir pour le bien commun, soulignant que la paix était le seul chemin vers le progrès.

Le maire de Thiès, Babacar Diop, a exprimé son soutien à l’appel à la paix du Khalife, le qualifiant de « message crucial » pour la nation. Il a souligné l’importance de travailler ensemble pour garantir la stabilité et le respect de l’État de droit, affirmant que la sécurité de tous dépendait du respect de la Constitution.

La visite du Khalife de Thiénaba à Thiès a été marquée par des prières pour la ville et ses habitants, ainsi que par des échanges de conseils et de recommandations. Babacar Diop s’est dit honoré de recevoir le Khalife et a exprimé sa gratitude pour ses prières et ses encouragements.

Dans un contexte de crise politique persistante, cet appel à la paix revêt une importance particulière, offrant un message d’unité et d’espoir pour l’avenir du Sénégal.

Lancement du comité national des points focaux genre au ministère des Finances et du Budget

Le chef de cabinet du ministre des Finances et du Budget, Mohamed Konaté, a officiellement lancé jeudi les activités du comité national des points focaux genre, dans le but de mieux intégrer l’approche genre dans les programmes et structures du ministère. Cette initiative vise à répondre aux directives du ministre de tutelle et à l’ambition exprimée par les autorités publiques en matière d’égalité homme-femme.

La première réunion du comité, présidée par M. Konaté, a réuni 19 membres représentant différentes directions, services nationaux et programmes du ministère. Il a rappelé les efforts déjà entrepris par le ministère des Finances, notamment la création de « chapitres genre » pour tous les ministères et l’allocation de budgets dédiés aux cellules genre.

La coordonnatrice de la cellule genre et équité, Katy Cissé Wone, a salué cette initiative, soulignant l’importance de cet organe stratégique pour promouvoir les droits des femmes. Elle a rappelé la distinction entre le genre, qui renvoie aux fonctions sociales, et le sexe, qui se réfère aux caractéristiques biologiques.

Seynabou Mbaye, responsable genre et équité au ministère du Travail, a mis en avant les efforts du Conseil sénégalais des femmes pour intégrer l’approche genre dans les politiques, soulignant l’importance du soutien politique pour garantir l’équité et l’égalité des genres.

Approvisionnement satisfaisant au marché de Bambey en vue du Ramadan

Le marché de Bambey (centre) est bien approvisionné en denrées de première nécessité en cette période de carême et à l’approche du Ramadan, assure Marième Fall, cheffe du service départemental du commerce. Malgré « quelques perturbations » concernant le riz ordinaire brisé et le sucre, la disponibilité des produits demeure satisfaisante, a-t-elle déclaré à l’APS.

Selon Mme Fall, le marché offre une quantité suffisante de riz brisé non parfumé, avec au moins 70 tonnes disponibles, vendues à 19 750 francs CFA le sac de cinquante kilogrammes chez les détaillants. L’huile, l’oignon et la pomme de terre importés sont également présents sur le marché, bien que les stocks locaux d’oignon et de pomme de terre soient faibles.

Soulignant les directives du président Macky Sall lors du dernier conseil des ministres, Mme Fall a rappelé l’importance de veiller à l’approvisionnement adéquat des marchés en denrées de première nécessité à des prix accessibles, en particulier pendant le Carême et en prévision du Ramadan. Elle a également souligné l’absence officielle d’augmentation de prix sur les denrées mentionnées, tout en appelant les commerçants à respecter les prix homologués.

Marième Fall a assuré que les stocks alimentaires augmenteront progressivement pour permettre aux consommateurs de passer le mois de Ramadan dans de bonnes conditions.

Lancement du ciné-club Aminata Fall à Saint-Louis : Un nouvel espace dédié aux passionnés du septième art

Le ciné-club Aminata Fall, inauguré mercredi à Saint-Louis (nord), se positionne comme un lieu d’échange et de formation pour les cinéphiles, a affirmé Amina Awa Niang, présidente du Collectif cinéma de Saint-Louis « Écran du fleuve ».

« Ce ciné-club sera un espace de diffusion, d’apprentissage, d’échange, mais également de collaboration pour tous ceux qui sont passionnés par le cinéma et l’audiovisuel à Saint-Louis, et qui aspirent à se former dans ces domaines », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie de lancement.

La création de ce ciné-club rend hommage à la défunte comédienne et chanteuse de jazz de renom, Aminata Fall, figure emblématique du cinéma et de la musique sénégalaise et africaine.

Une table ronde sur le thème « Comment redynamiser le secteur du cinéma et de l’audiovisuel à Saint-Louis » a été organisée lors de cet événement, mettant en avant l’importance de la formation pour revitaliser l’industrie cinématographique locale.

Amina Awa Niang a souligné la nécessité de créer des opportunités de formation pour les jeunes aspirant à une carrière dans le cinéma, et a appelé les autorités à soutenir cette initiative.

En marge du lancement, un film-documentaire retraçant le parcours d’Aminata Fall a été projeté, offrant un hommage à cette figure emblématique de la scène culturelle de Saint-Louis.

Après plus d’un siècle depuis la première projection cinématographique à Saint-Louis, le ciné-club Aminata Fall s’inscrit dans la volonté du collectif « Écran du fleuve » de raviver l’intérêt pour le cinéma et l’audiovisuel dans la ville, offrant ainsi un nouvel espace contemporain pour les passionnés du septième art.