Les Emirats Arabes Unis font un don de 10 millions de dollars à l’OMC

Les Émirats arabes unis ont annoncé lors de la 13e conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce à Abu Dhabi qu’ils accordaient un don de 10 millions de dollars, soit 6 milliards de francs CFA, à trois fonds de financement, dont le Fonds spécial pour la pêche. Une partie de cette somme ira également au Fonds pour l’économie numérique, créé cette année, et au Cadre intégré renforcé (CIR), un partenariat multilatéral visant à aider les pays les moins avancés à intégrer le commerce dans leurs plans de développement.

Le ministre d’État pour le Commerce extérieur des Émirats arabes unis, Thani Bin Ahmed Al Zeyoudi, a souligné le rôle de l’OMC dans la sécurité mondiale, la création d’emplois et la lutte contre le protectionnisme, affirmant que son pays en est un exemple.

La directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a mis en avant le rôle du multilatéralisme dans la résolution des problèmes causés par les guerres et le changement climatique, soulignant l’importance de l’Accord sur les subventions à la pêche pour assurer la durabilité des océans et des écosystèmes marins. Elle a également encouragé les pays à éviter les pratiques de surpêche et les subventions nuisibles à la concurrence.

Plusieurs pays ont ratifié l’Accord sur les subventions à la pêche lors de la conférence, et un fonds de financement a été créé avec une contribution de la Corée du Sud. Le Sénégal est représenté à cette conférence par le ministre du Commerce, de la Consommation et des Petites et moyennes entreprises, Abdou Karim Fofana.

Diourbel ne suit pas la journée ville-morte décrétée par ‘Aar Sunu Élection’

La journée ville-morte décrétée par ‘Aar Sunu Élection, une plateforme de la société civile réclamant le respect du calendrier électoral, n’a pas été suivie à Diourbel, où l’activité économique se déroule normalement, rapporte l’APS.

Au marché Ndoumbé Diop de Diourbel, l’activité commerciale bat son plein, avec commerçants et clients vaquant à leurs occupations. Il semble que nombreux n’étaient même pas au courant de l’appel à la journée ville-morte et à la grève générale lancée par la plateforme.

Interrogé sur la situation, un commerçant du nom d’Aliou Faye affirme ne pas avoir eu connaissance de cet appel. Il exprime que dans une période économiquement difficile, ne pas travailler pour des raisons politiques ne semble pas être une solution viable.

Dans le secteur de la menuiserie, les travailleurs sont également actifs, déclarant qu’ils n’ont pas été informés de la grève générale et de la journée ville-morte.

Cependant, le système scolaire est paralysé, avec l’arrêt des enseignements dans la quasi-totalité des établissements scolaires du moyen secondaire. Au lycée Cheikh Mouhamadou Moustapha Mbacké, plusieurs professeurs ont décidé de ne pas donner cours, conformément au plan d’action des syndicats membres de ‘Aar Sunu Élection’, selon un professeur souhaitant rester anonyme.

Le secrétaire général du Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems) de Diourbel, Modou Thiam, confirme que le mot d’ordre a été bien suivi à Diourbel, se basant sur les informations provenant de différents responsables syndicaux.

Appel à libérer Amy Dia : Lettre ouverte au président Macky Sall et à la ministre de la Justice

Depuis juillet 2022, Amy Dia de l’ex-Pastef est détenue dans l’affaire de la « Force spéciale ». Récemment, elle a été victime d’un malaise en prison. Pour qu’elle bénéficie d’une libération similaire à celle d’autres détenus récemment élargis, Dabakh Zoumarou, président de la commission communication de l’ex-Pastef à Guédiawaye, a adressé une lettre au président Macky Sall et à la ministre de la Justice Aissata Tall Sall.

Voici le contenu de la correspondance 

Monsieur le Président de la République Macky Sall,

Madame la Ministre de la Justice, Mme Aminata Tall Sall,

Je vous adresse cet appel avec une profonde préoccupation concernant la situation d’Amy Dia, une citoyenne de Guédiawaye qui endure injustement plus d’un an de détention. Son récent malaise et son admission à l’hôpital Abbas soulignent l’urgence de cette demande de libération immédiate.

Amy Dia est bien plus qu’une simple habitante de Guédiawaye ; elle est un pilier de notre communauté, reconnue pour son dévouement envers ses concitoyens et sa générosité sans faille. Son arrestation, basée sur des accusations infondées, est une grave injustice qui doit être corrigée sans délai.

Il est inadmissible qu’une femme aussi intègre et aimée que Amy Dia soit privée de sa liberté pendant une période aussi longue. Chaque jour passé derrière les barreaux est une atteinte à ses droits fondamentaux et une douleur pour ceux qui la connaissent et l’apprécient.

Nous vous exhortons à agir avec célérité pour mettre fin à cette injustice. Amy Dia mérite d’être rendue à sa famille et à sa communauté, où elle peut continuer à apporter sa contribution positive. Sa libération immédiate enverrait un message fort de justice et d’humanité, affirmant notre engagement envers les droits de tous les citoyens.

Monsieur le Président, Madame la Ministre, nous vous demandons instamment de prendre les mesures nécessaires pour rétablir l’intégrité et la dignité d’Amy Dia. Nous ne cesserons pas de réclamer justice tant que cette affaire ne sera pas résolue.

Dans l’at​​tente d’une action immédiate de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre plus profonde indignation.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre profonde indignation.

L’ISRA dispose d’un catalogue de vaccins pour la santé animale

L’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) possède un catalogue comprenant une vingtaine de vaccins, dont une dizaine est homologuée pour la santé animale, a annoncé mardi son directeur général, Momar Talla Seck.

Lors d’une visite de travail à l’Agence de presse sénégalaise (APS), M. Seck a déclaré : ‘’L’ISRA a dans son catalogue une vingtaine de vaccins, dont une dizaine homologués.’’

Il a expliqué que pour la vente de vaccins, une homologation est nécessaire, obtenue par le biais d’une autorisation de mise sur le marché, et que toute la procédure est supervisée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

L’unité de production de vaccins de l’ISRA est située à la Direction générale de l’ISRA, à Hann-Maristes (Dakar). De plus, l’institut dispose d’une division à Dahra, dans le département de Linguère (Louga).

Les vaccins pour la santé animale sont destinés tant au Sénégal qu’à l’exportation, a souligné M. Seck, précisant qu’il s’agit de vaccins viraux et bactériens.

Au niveau national, les stocks de vaccins sont utilisés entièrement par l’État lors des campagnes nationales de vaccination du cheptel, ainsi que par des vétérinaires privés. À l’international, la clientèle est basée notamment en Gambie, en Mauritanie, au Mali et au Burkina Faso.

 

Arrestations liées au décès de Baïdy Amar fils de feu Ameth Amar

Le commissariat de la commune d’arrondissement de Dakar Plateau a annoncé l’arrestation de quatre personnes liées au décès de Baïdy Amar survenu lundi 26 février 2024 . Parmi les personnes appréhendées figurent M.H.H, de nationalité algérienne, qui avait rendu visite à Baïdy Amar au Sénégal, ainsi que Z.F, un ami de ce dernier, accompagné de sa copine également de nationalité étrangère, et leur chauffeur A.M.

Selon les informations de nos sources, Baïdy Amar et son ami Z.F avaient loué un véhicule pour se rendre à Sendou dans le département de Rufisque, accompagnés chacun de leur copine, pour une escapade. À leur retour à Dakar, Baïdy Amar s’est effondré dans l’appartement, mais malgré les tentatives de réanimation de son ami, il est décédé. Les copines étrangères de Baïdy Amar et de son ami ont été placées en garde à vue pour usage de drogue, ainsi que leur chauffeur.

Les résultats de l’autopsie, transmis aux enquêteurs, indiquent que le décès de Baïdy Amar est lié à une overdose. Le médecin légiste conclut qu’il s’agissait d’un arrêt cardiorespiratoire probablement dû à une intoxication par excès de dose inhalée. De plus, les tests urinaires ont révélé une consommation de drogue.

Baïdy Amar était connu comme un consommateur régulier de drogue, notamment de cocaïne, de chanvre indien et d’oxyde d’azote. Des prélèvements ont été effectués pour réaliser un test toxicologique, et il avait été interné dans une structure sanitaire à Mbao en raison de sa dépendance à la drogue.

Ouverture du Dialogue National au Sénégal : Vers une Solution à la Crise Politique

Le chef de l’État et les membres du gouvernement se sont réunis hier lundi 26 février 2024 ,à la salle de conférence du Centre International de Conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CCIAD) pour entamer les travaux du dialogue national. Cette réunion, initiée par Macky Sall, vise à résoudre la crise politique survenue suite au report de l’élection présidentielle prévue pour le 25 février 2024.

L’objectif de cette concertation est de trouver des solutions permettant de dépasser les divergences et de déterminer une nouvelle date pour l’élection présidentielle. Des représentants religieux, des syndicats, des organisations de la société civile et des candidats recalés ont répondu à l’appel du président.

Le dialogue intervient après que des accusations aient été portées par le Parti démocratique sénégalais (PDS) contre certains membres du Conseil constitutionnel, notamment suite au rejet du dossier de candidature de Karim Wade pour cause de double nationalité.

Macky Sall a annoncé son intention d’adopter un projet de loi d’amnistie des faits politiques survenus entre 2021 et 2024, dans un esprit de réconciliation nationale. Il a également exprimé son souhait de voir l’élection présidentielle se dérouler avant l’hivernage prochain.

Malgré la participation de divers acteurs politiques et sociaux, seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel ont décidé de boycotter le dialogue. Des réserves ont également été exprimées quant à la proposition d’une loi d’amnistie générale par certains leaders politiques et membres de la société civile.

Dans un contexte où le pays traverse une crise politique sans précédent, Macky Sall exhorte à la sérénité, au dialogue et à l’unité nationale pour surmonter les défis et préserver la démocratie sénégalaise.

Affaire de meurtre à Barkedji : Un père et son fils arrêtés

Une tragique affaire de meurtre secoue la commune de Barkedji, située dans le département de Linguère. Un père de famille et son fils ont été appréhendés par la brigade de gendarmerie de Linguère. Selon les informations rapportées par le journal « L’Observateur », ils sont accusés d’avoir battu un jeune homme du nom de Moussa Sow.

Les faits remontent au vendredi 23 février dans la brousse de la commune de Barkedji. A. Sow et son fils M. Sow ont quitté leur domicile pour rechercher leur troupeau. Sur place, ils ont rencontré le jeune Moussa Sow, qui faisait paître ses bêtes. Une altercation verbale a rapidement éclaté entre eux, aboutissant à une bagarre armée de coupe-coupe.

Moussa Sow a été violemment agressé, recevant plusieurs coups à différents endroits de son corps. Grièvement blessé, il a été transporté à l’hôpital départemental de Linguère où il a malheureusement succombé à ses blessures.

Les autorités ont rapidement réagi, dépêchant des enquêteurs sur les lieux du drame. Le père et le fils ont été arrêtés et placés en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie.

Les circonstances exactes du décès de Moussa Sow restent encore à déterminer. Cependant, des tensions préexistantes entre la victime et le père de famille ont été évoquées. Moussa Sow avait récemment été appréhendé par la brigade des eaux et forêts de Barkedji pour avoir coupé clandestinement des arbres. De plus, il aurait soupçonné le père de son ex-petite amie de l’avoir dénoncé aux autorités.

Une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur cette affaire tragique.

Ouverture du dialogue National au Sénégal : Présence de nombreux acteurs politiques

De nombreux acteurs politiques, élus territoriaux et officiels de l’administration sénégalaise ont convergé lundi après-midi vers le Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio (CCIAD) pour assister aux travaux du dialogue national. Ces travaux, appelés par le chef de l’État pour résoudre la crise politique découlant du report de l’élection présidentielle du 25 février, débuteront à 16 heures, selon nos sources .

Sur place, des représentants du Parti démocratique sénégalais (PDS) sont présents, ce parti étant à l’origine des accusations contre certains membres du Conseil constitutionnel suite au rejet de la candidature de Karim Wade en raison de sa double nationalité sénégalaise et française.

Le Premier ministre Amadou Bâ, candidat de la coalition Benno Bokk Yaakaar, des candidats recalés et plusieurs autres acteurs politiques ont également fait le déplacement.

L’objectif de cette réunion est de fixer la date de l’élection présidentielle et de discuter de la continuité du pouvoir après l’expiration du mandat présidentiel le 2 avril, comme l’a expliqué le président Macky Sall lors d’un entretien avec des médias sénégalais.

Cependant, seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel ont choisi de ne pas participer à cette rencontre, de même que plusieurs représentants de la société civile.

Les candidats à la présidentielle saisissent le Conseil constitutionnel sur le report du scrutin

Des candidats à l’élection présidentielle prévue au Sénégal ont prévu de déposer des requêtes auprès du Conseil constitutionnel pour dénoncer le non-respect par le président Macky Sall de la décision de fixer une date pour le vote, a annoncé Thierno Alassane Sall, candidat lui-même.

Thierno Alassane Sall a déclaré lors d’une tournée politique à Thiès que les requêtes seraient déposées lundi pour constater le défaut de Macky Sall à respecter les délais fixés pour la tenue du scrutin.

Il a qualifié la journée du 25 février, jour initialement prévu pour les élections, de « triste journée » pour la démocratie sénégalaise, soulignant que le report de l’élection était sans précédent dans l’histoire du pays.

Le Conseil constitutionnel avait ordonné au président de fixer une nouvelle date pour l’élection « dans les meilleurs délais » après avoir annulé la loi reportant le scrutin au 15 décembre.

Macky Sall a déclaré qu’il fixerait une nouvelle date après un dialogue avec les acteurs politiques, mais seize des dix-neuf candidats ont décidé de boycotter ce dialogue, qualifiant la situation de « honteuse ».

Thierno Alassane Sall a accusé Macky Sall d’avoir compromis l’intégrité des institutions du pays et remis en question la démocratie sénégalaise.

La CEDEAO salue les réalisations de Macky Sall et appelle au dialogue au Sénégal

Les dirigeants de la CEDEAO, réunis en session extraordinaire à Abuja, au Nigeria, ont exprimé leur reconnaissance envers le président sénégalais Macky Sall pour ses réalisations en matière d’infrastructures et de développement économique. Ils ont également pris acte de son départ prévu le 2 avril prochain.

Lors de cette réunion, la CEDEAO a appelé les acteurs politiques du Sénégal à favoriser le dialogue pour préserver les acquis démocratiques du pays et garantir la tenue d’une élection présidentielle libre, inclusive et transparente.

Cette déclaration intervient dans un contexte de crise politique au Sénégal, marquée par le report de l’élection présidentielle initialement prévue pour le 25 février. Malgré l’appel au dialogue lancé par le président Macky Sall, seize des dix-neuf candidats retenus par le Conseil constitutionnel ont décliné l’invitation.

Le Conseil constitutionnel avait jugé impossible d’organiser le scrutin à la date initialement prévue et avait rejeté une loi votée par l’Assemblée nationale fixant une nouvelle date au 15 décembre. Cette décision avait été motivée par des accusations de corruption concernant certains magistrats chargés de valider les candidatures.

Ces événements ont été suivis de manifestations ayant entraîné la mort de quatre personnes. En réponse, des activistes et militants arrêtés dans le cadre de ces manifestations ont été libérés.