Hommage à l’héritage journalistique : Présentation de livres révélateurs sur l’évolution de la presse sénégalaise

La cérémonie de dédicace des livres « Naissance de la presse quotidienne au Sénégal : l’épopée de Paris-Dakar et de Dakar-Matin (1937-1970) » et « Le Sénégalais entre humeurs et frasques », écrits respectivement par les journalistes Mamadou Koumé et Cheikh Tidiane Ndiaye, a rassemblé un public varié, incluant des amis, des parents, d’anciens collègues et des étudiants des deux auteurs à Dakar. Organisée par l’Agence de presse sénégalaise (APS), cette rencontre a été marquée par la présentation et la dédicace des ouvrages par leurs auteurs.

Mamadou Koumé, auteur de « Naissance de la presse quotidienne au Sénégal », a partagé son ambition de dévoiler l’histoire du journal Paris-Dakar, devenu Dakar-Matin, mettant en lumière son fonctionnement et sa manière de traiter l’actualité sénégalaise. Tiré de sa thèse de doctorat soutenue en 1991 à l’Institut français de presse de l’université Paris-II, cet ouvrage de 214 pages, publié chez L’Harmattan Sénégal, offre une perspective sur l’émergence du premier quotidien du pays.

Évoquant l’opportunisme et la prudence des journaux Paris-Dakar et Dakar-Matin, Mamadou Koumé souligne le rôle pionnier des Breteuil dans le panorama médiatique sénégalais, tout en abordant les événements sur lesquels ces journaux ont choisi de garder le silence, tels que le massacre de soldats à Thiaroye en 1944 ou la rivalité entre Léopold Sédar Senghor et Mamadou Dia.

De son côté, Cheikh Tidiane Ndiaye, salué pour sa maîtrise des genres journalistiques libres, a réuni 56 chroniques dans « Le Sénégalais entre humeurs et frasques ». Publiés principalement sur le fil de l’APS, ces textes reflètent divers aspects de la société sénégalaise, couvrant des sujets allant de la santé à l’éducation, en passant par la politique et l’environnement.

L’événement a été marqué par les éloges de Diégane Sène, qui a qualifié le travail de Mamadou Koumé de « remarquable », soulignant l’intérêt historique de son ouvrage et déplorant par ailleurs le manque de préservation de la mémoire de la profession de journaliste au Sénégal. En outre, Cheikh Tidiane Ndiaye a été décrit par Mamadou Koumé comme un « esthète de l’écriture », et les chroniques présentées dans son livre offrent un regard varié sur la réalité sociale sénégalaise.

 

Récapitulatif des sujets abordés lors du Conseil des Ministres présidé par le Chef de l’État »

Le Chef de l’État a abordé plusieurs sujets concernant le climat social et la gestion des affaires intérieures lors du dernier Conseil des ministres.

Il a souligné l’importance de la prévention et de la lutte contre les incendies et feux de brousse, en exhortant le gouvernement à prendre des mesures préventives pour contrôler ces incidents et à fournir une assistance systématique aux populations des villages touchés.

De plus, il a insisté sur la nécessité de réguler le secteur de la boulangerie. Il a demandé au Premier Ministre et au Ministre chargé du Commerce et de la Consommation de collaborer avec les professionnels de la boulangerie et les associations de consommateurs pour optimiser la régulation du secteur. Cela inclut l’étude de l’accompagnement des boulangers pour le renouvellement de leurs équipements, la supervision du système d’implantation et de distribution du pain, ainsi que le maintien des prix actuellement homologués.

Le Premier Ministre, au nom du Gouvernement, a exprimé ses vœux les plus chaleureux de santé, bonheur et réussite au Président de la République. Il a également fait le point sur plusieurs activités gouvernementales, notamment le lancement du programme d’activation du BRT et des autoponts, le vernissage d’une exposition sur le patrimoine de Cheikh Ahmadou Bamba, ainsi que la situation des importations de races bovines.

Par ailleurs, les ministres ont présenté diverses communications lors de cette session du Conseil. Le Ministre des Affaires étrangères a évoqué la situation internationale, le Ministre des Finances et du Budget a partagé des détails sur la clôture de la gestion 2023 et le processus d’exécution budgétaire pour le premier trimestre de 2024, et le Ministre de l’Agriculture a abordé le suivi de la campagne agricole 2023-2024, de la contre saison froide et des exportations horticoles.

Le Conseil a également examiné et adopté plusieurs textes législatifs et réglementaires, notamment des décrets portant sur l’organisation ministérielle, la création d’établissements de santé et d’instituts d’enseignement professionnel, ainsi que sur la sécurité alimentaire et le développement numérique.

le Président de la République a pris des décisions individuelles concernant des nominations:

Monsieur Cheikh Tacko DIOP, Administrateur des services de santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier national de Fann, est nommé Directeur de l’Hôpital général Idrissa POUYE de Grand Yoff, en remplacement de Monsieur Saliou TALL, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Madame Khadidiatou SARR KEBE, Administrateur des services de santé, précédemment Directeur du Centre hospitalier régional El Hadji Ibrahima NIASS de Kaolack, est nommée Directeur du Centre hospitalier national de FANN, en remplacement du Monsieur Cheikh Tacko DIOP, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Ousmane GUEYE, Administrateur des services de santé, précédemment Directeur de l’Etablissement public de Santé de niveau 2 de Ourossogui, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional El hadji Ibrahima NIASS de Kaolack, en remplacement de Madame Khadidiatou SARR KEBE, appelée à d’autres fonctions.

Monsieur Abdou CISSE, cadre de gestion, précédemment Chef du Service administratif et financier du Centre hospitalier national Matlaboul Fawzeïni de Touba, est nommé Directeur de l’Etablissement public de Santé de niveau 2 de Ourossogui, en remplacement de Docteur Ousmane GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Abdoulaye KANE, administrateur des services de santé, précédemment Chef du Service de la Pédiatrie de l’hôpital de Richard TOLL, est nommé Directeur de l’Institut d’Hygiène sociale (IHS), en remplacement de Monsieur Mamadou Lamine NDIAYE, appelé à d’autres fonctions.

conseil des ministre : Orientations stratégiques et soutien culturel pour l’essor du Sénégal »

Lors du Conseil des ministres du 3 janvier 2024, présidé par Macky Sall, le Chef de l’État a réitéré ses vœux de santé et de succès pour les Sénégalais tout en soulignant l’importance de l’élection présidentielle à venir.

Macky Sall a souligné la nécessité d’une organisation optimale des élections et a appelé à la continuation des services publics durant cette période cruciale, demandant au Ministre de l’Intérieur de garantir un processus électoral efficace sur tout le territoire national et à l’étranger.

Il a également mis l’accent sur la consolidation des progrès pour la vision d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035, appelant à la publication urgente du rapport détaillé des actions gouvernementales. Ce rapport doit être largement diffusé pour informer le public, les médias nationaux, internationaux et les réseaux sociaux.

Par ailleurs, le Président a insisté sur l’achèvement des grands projets pour l’aménagement durable du territoire, le renforcement des secteurs alimentaire, sécuritaire, budgétaire et pharmaceutique, ainsi que sur l’importance de l’éducation, de la formation et de l’insertion socio-économique des jeunes.

S’attardant sur le potentiel culturel du pays, Macky Sall a salué la prochaine édition du Festival national des Arts et de la Culture à Fatick, reconnaissant la contribution des artistes au développement du Sénégal. Il a également insisté sur l’augmentation des ressources allouées au secteur culturel pour soutenir les artistes et leurs projets impactants.

En guise de soutien à la culture, le Chef de l’État présidera la pose de la première pierre du projet du Mémorial de Gorée, symbole majeur pour la culture sénégalaise et africaine. De plus, il a annoncé l’inauguration prochaine du Mémorial-Musée dédié aux victimes du naufrage du bateau « le Joola », édifié à Ziguinchor par l’État.

Ces orientations stratégiques et ce soutien au secteur culturel marquent l’engagement du gouvernement envers le développement global du Sénégal.

Conflit politique au Mali : Les autorités de transition engagent des poursuites contre le parti Sadi de l’exilé Oumar Mariko

Le parti Sadi (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) fait face à des actions en justice initiées par les autorités de transition au Mali. Ces poursuites découlent des déclarations du président du parti, Oumar Mariko, faites sur les réseaux sociaux en novembre dernier. Mariko, une figure politique majeure actuellement en exil, a critiqué la guerre menée par les autorités contre les rebelles du CSP (cadre stratégique permanent) et a adressé une lettre au Président de la Turquie pour demander l’arrêt des ventes de drones au Mali.

Le gouvernement malien estime que ces déclarations portent atteinte à la crédibilité des institutions et poursuit donc une action en justice visant à dissoudre le parti Sadi. Oumar Mariko, contacté par David Baché, exprime son inquiétude quant à une tentative de le faire taire, affirmant qu’il a le droit de promouvoir la paix et la justice pour son pays.

En exil depuis 2022, Mariko insiste sur le fait que ses déclarations n’engagent que lui-même et ne représentent pas l’ensemble de son parti, qui est actuellement dirigé par d’autres responsables restés au Mali. Figure importante de la politique malienne, Mariko était déjà impliqué dans le mouvement ayant mis fin au régime militaire du général Moussa Traoré en 1991 et a fondé le Sadi en 1996.

Menacé de dissolution, le parti Sadi revendique plusieurs municipalités, des conseillers municipaux ainsi que des députés à l’Assemblée nationale malienne depuis 2002, hormis durant la période actuelle de transition où l’Assemblée a été remplacée par un Conseil national de transition.

Après la dissolution du PSDA en juin dernier (actuellement faisant l’objet d’un recours), le Sadi devient le second parti visé par des actions judiciaires de la part du gouvernement de transition. Le mois précédent, une organisation de la société civile, l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali, a également été dissoute en Conseil des ministres.

Révolution électorale au Sénégal : Ousmane Sonko défie les limites de la ‘Raison d’État

L’approche tumultueuse et contestable de l’administration électorale sénégalaise face à la candidature d’Ousmane Sonko pour la présidentielle 2024 reflète un combat acharné pour le pouvoir. Le terme « Raison d’État » brandi pour justifier des actions contraires à la démocratie suscite un débat crucial : peut-on sacrifier les principes démocratiques au nom de la stabilité ?

Dans cette bataille politique, l’État, le droit et la démocratie se heurtent, mais également les aspirations des forces sociales qui voient en Sonko une alternative à l’ordre établi. Son soutien croissant, s’étendant au-delà des régions urbaines, révèle une dynamique électrisante, défi pour les élites politiques traditionnelles et pour le statu quo.

L’horizon électoral se dessine comme une véritable épreuve pour l’État néocolonial, qui fait face à un tournant décisif. Sonko incarne non seulement une alternative politique, mais aussi un défi à l’hégémonie établie, remettant en question les liens d’assujettissement avec la France et les élites dominantes.

En cette période de mutation politique, le Sénégal se trouve à un carrefour où la « Raison d’État » est confrontée à la volonté populaire. La question demeure : peut-on concilier la stabilité de l’État avec les aspirations démocratiques du peuple sénégalais ?

La Cour Suprême rejette le recours sur la nomination de la Cena

Ce mercredi, la Cour suprême a examiné l’affaire du recours introduit par l’expert électoral Ndiaga Sylla concernant le décret de nomination des membres de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Après étude du dossier, la haute juridiction a rejeté la demande de Ndiaga Sylla et de son groupe.

Il est à noter que certains leaders de l’opposition, parmi lesquels l’ancienne Première ministre Aminata Touré, les anciens ministres Aïssatou Mbodji et Moustapha Guirassy, ainsi que d’autres personnalités, ont informé le président de la première chambre administrative de la Cour suprême de leur décision de retirer la demande d’annulation du décret, déposée par eux-mêmes.

Il convient de rappeler que la Commission électorale nationale autonome (Cena) a subi une refonte le 4 novembre dernier. Son président, Doudou Ndir, ainsi que l’ensemble des membres de cette institution, ont été démis de leurs fonctions et remplacés par décret présidentiel.

Dr. Babacar Diop écarté!!

Le Dr. Babacar Diop, maire et leader du parti FDS/les Guelewars, voit sa candidature à l’élection présidentielle compromise après la révélation du contrôle de son parrainage. Seuls 20 806 parrains sur le nombre total fourni sont valides, avec une perte de 13 410 doublons externes, invalidant définitivement sa candidature.

Ce mercredi 03 janvier, l’après-midi sera marquée par l’examen des dossiers de El Hadji Ibrahima Sall, Habib Sy, El Hadji Malick Gakou, Papa Momar Ngom, Thione Niang, Aly Ngouille Ndiaye, Dr. Serigne Gueye Diop, Assane Kâ, Mamadou Diop Decroix et Souleymane Ndéné Ndiaye. Des décisions importantes pour l’avenir de la course présidentielle seront prises suite à ces consultations.

Rapport 2023 de la Banque mondiale : L’année des inégalités et des défis économiques persistants »

La Banque mondiale a désigné l’année 2023 comme étant caractérisée par les inégalités croissantes, conséquence des séquelles économiques persistantes du Covid-19. Les économies mondiales peinent à se redresser face aux bouleversements climatiques et à l’insécurité alimentaire, accentuant ainsi les difficultés.

Le rapport de fin 2023 de la Banque mondiale met en lumière les défis majeurs rencontrés durant cette période. Les pays les plus démunis subissent davantage les effets néfastes des crises économiques, s’enfonçant dans des difficultés financières toujours plus profondes, précise l’institution financière.

Dans ce document, la Banque mondiale pointe du doigt les faits marquants de l’année écoulée, soulignant la pauvreté grandissante, l’endettement massif, et la chute de la croissance. Malgré une légère baisse de l’extrême pauvreté dans les pays à revenu intermédiaire, celle-ci s’est alourdie dans les nations les plus pauvres et les plus vulnérables, entravant ainsi la réalisation des objectifs de développement mondiaux.

En outre, le rapport de décembre 2023 révèle que les pays en développement ont dû consacrer un montant sans précédent de 443,5 milliards de dollars en 2022 pour rembourser leurs dettes publiques extérieures et garanties par l’État.

Dans l’ensemble, l’année 2023 a été sombre pour les économies mondiales, en particulier pour les pays les plus démunis. Les perspectives d’avenir demeurent peu encourageantes, avec des prévisions de croissance économique de seulement 1,7% pour l’année 2023 et de 2% pour 2024, annonçant un ralentissement généralisé et notable.

Réformes majeures pour les maires au Sénégal : Un ensemble d’avancées obtenues par l’Association des maires

L’Association des maires du Sénégal (AMS), sous la direction de son président, annonce avoir remporté une série de revendications portant notamment sur le statut de l’élu, les indemnités et les avantages tels que les véhicules de fonction.

Suite à leur rencontre avec le chef de l’État, l’AMS a tenu mardi une conférence de presse afin de partager ces acquis majeurs.

Oumar Ba, porte-parole de l’AMS, a déclaré : « Depuis l’installation de notre bureau, l’AMS a entrepris des négociations avec l’État concernant la situation et le statut des maires. Le statut du maire est maintenant reconnu et valorisé. »

Il a annoncé une amélioration substantielle des indemnités des maires, ajustées en fonction du niveau et de la catégorie de la commune. « Auparavant, le maire percevait moins que certains de ses agents, une injustice corrigée maintenant », a-t-il souligné.

De plus, cette augmentation concerne également les adjoints au maire et inclut une nouvelle indemnité pour les sessions des conseils municipaux, éliminant ainsi une disparité avec les conseillers départementaux.

Oumar Ba a mis en avant la reconnaissance de la couverture sociale et sanitaire pour les maires, jusqu’alors réservée à certains membres du personnel municipal, ainsi que l’introduction d’une indemnité territoriale, équivalente aux retraites parlementaires pour les députés.

Concernant la sécurité des maires, des procédures spécifiques ont été mises en place pour leur arrestation, impliquant une notification préalable aux ministères de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.

Il a également souligné l’attribution d’une place appropriée dans le protocole d’État pour les maires, leur permettant de bénéficier de certains avantages réservés à des hauts fonctionnaires.

Enfin, les modalités d’acquisition d’un véhicule de fonction ont été définies en collaboration avec l’État, et les maires peuvent désormais obtenir des documents de voyage, tels que des passeports diplomatiques, pour faciliter leurs déplacements.

Pour Oumar Ba, ces avancées marquent « un approfondissement naturel de l’Acte 3 de la décentralisation » et consolident le rôle des maires dans la gouvernance locale.

La Course aux Parrainages : Qui Passera le Test Crucial pour la Présidentielle au Sénégal

Le pays retient son souffle alors que les candidats à la présidentielle s’efforcent de valider leurs soutiens nécessaires pour concourir le 25 février. Une course pleine d’obstacles attend ceux qui aspirent à la magistrature suprême.

Parmi les postulants, des figures marquantes telles que le scientifique renommé Daouda Ndiaye ont franchi avec brio l’étape de contrôle des parrainages, cumulant 46 656 soutiens validés. M. Ndiaye, en tant que candidat indépendant, affiche une présence significative dans ce cours politique cruciale.

Cependant, plusieurs personnalités éminentes comme l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, le maire de Kaolack Serigne Mboup, et le journaliste Pape Djibril Fall doivent rectifier leur dossier, tout comme Aliou Mamadou Diallo du Parti de l’unité et du rassemblement.

Un tableau de désapprobation s’est dressé pour certains candidats, dont les parrains ont été invalidés pour non-conformité aux règles du code électoral. La commission de contrôle des parrainages a ainsi écarté plusieurs candidatures en raison de diverses irrégularités.

Ce processus minutieux intervient suite à de nouvelles régulations électorales exigeant un pourcentage précis du nombre d’électeurs inscrits pour valider une candidature.

La liste des candidats éligibles sera dévoilée le 12 janvier.