Crise Iran-Israël : Le Sénégal prêt à évacuer ses ressortissants en cas de danger

Alors que le climat s’envenime au Moyen-Orient depuis vendredi avec la montée en flèche des tensions entre l’Iran et Israël, le Sénégal n’a pas tardé à réagir. Conscient des risques potentiels pour ses ressortissants, le gouvernement sénégalais a mis en place un dispositif de sécurité renforcé dans les deux pays concernés.

Ce mardi à Dakar, Amadou Chérif Diouf, secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’extérieur, a assuré que toutes les dispositions étaient prises pour permettre aux citoyens sénégalais de quitter ces zones en cas de nécessité. Il a cependant souligné la discrétion diplomatique requise quant aux modalités d’évacuation.

À ce stade, aucun Sénégalais n’a été blessé ni tué en Iran ou en Israël, précise le gouvernement, qui reste en alerte maximale grâce à ses ambassades actives sur place.

« Nous avons la chance d’avoir des représentations diplomatiques actives sur le terrain », a insisté Amadou Chérif Diouf, évoquant un suivi permanent de la situation.

Prévention face aux tensions migratoires aux États-Unis

Interpellé sur une éventuelle inclusion du Sénégal dans un “travel ban” américain ciblant plusieurs pays africains, le secrétaire d’État s’est voulu rassurant. Il affirme que le ministère des Affaires étrangères est mobilisé, en coordination avec ses partenaires diplomatiques, les associations de la diaspora et les personnes ressources, pour protéger les droits et la liberté de mouvement des Sénégalais à l’étranger.

Le gouvernement appelle par ailleurs ses ressortissants, notamment ceux vivant aux États-Unis, à respecter scrupuleusement les lois et règlements en vigueur, alors que le climat migratoire tend à se durcir.

Grève du SYTJUST : Les travailleurs de la justice entrent en lutte pour leurs droits dès ce 18 juin

Le bras de fer se durcit entre les travailleurs de la justice et les autorités. Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) a annoncé, ce mardi, une grève générale de 48 heures à partir du mercredi 18 juin 2025 à 8 heures, dénonçant le non-respect des engagements pris par le gouvernement et réclamant de meilleures conditions de travail.

Dans son communiqué, le Bureau Exécutif National (BEN) du SYTJUST pointe du doigt l’inaction persistante du ministère de tutelle face à des revendications pourtant jugées légitimes. Malgré de nombreuses démarches entamées depuis des mois, aucune avancée concrète n’a été enregistrée.

Parmi les exigences portées par le syndicat :

  • L’alignement de tous les greffiers à la hiérarchie A2,

  • Le reclassement des agents non-fonctionnaires des hiérarchies B et C disposant de plus de cinq ans d’ancienneté,

  • La satisfaction intégrale des points évoqués dans le préavis de grève du 7 février 2025.

Déterminé à obtenir gain de cause, le SYTJUST considère cette grève comme un prolongement d’un combat historique pour la dignité des acteurs judiciaires. Le BEN appelle à une mobilisation forte, disciplinée et solidaire afin de peser sur les décisions de l’État.

« La victoire est à ce prix. Ensemble, unis et debout, nous ferons triompher la justice dans la justice », conclut le communiqué avec fermeté.

Cette nouvelle mobilisation pourrait perturber considérablement le fonctionnement des juridictions à travers le pays, si les autorités ne répondent pas rapidement à l’appel des agents du secteur judiciaire.

Conflit Israël-Iran : le Sénégal brise le silence et appelle à une paix urgente

Face à l’escalade dramatique du conflit entre Israël et l’Iran, le Sénégal fait entendre une voix rare sur le continent : celle de la paix et du droit international.

Dans un communiqué publié dans la nuit de lundi à mardi, le ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a exprimé une « profonde préoccupation » face à la montée de la violence entre les deux puissances du Moyen-Orient. Dakar condamne sans équivoque « tout acte d’agression et de violation du droit international » et appelle à un cessez-le-feu immédiat, insistant sur la nécessité de résoudre la crise par le dialogue et le respect de la Charte des Nations unies.

Cette prise de position intervient alors que le conflit s’intensifie dangereusement. L’opération « Rising Lion » menée par Israël aurait causé, selon The Guardian et l’agence iranienne IRNA, la mort d’au moins 406 personnes en Iran, dont plusieurs scientifiques nucléaires et cadres militaires. En réponse, Téhéran a lancé l’offensive « True Promise III », mobilisant 150 missiles balistiques et près de 100 drones kamikazes. Malgré les systèmes d’interception israéliens, 24 civils ont été tués et des centaines blessés à Tel-Aviv, Haïfa et Bat Yam.

Mais au-delà du fracas des armes, Dakar alerte aussi sur les conséquences indirectes du conflit pour l’Afrique. L’ambassadeur Cheikh Niang, ancien représentant du Sénégal à l’ONU, avertit que ce choc géopolitique pourrait entraîner une nouvelle vague de stagflation sur le continent, rappelant les effets en cascade de la guerre du Kippour, de la pandémie de Covid-19 et de l’invasion de l’Ukraine. Il appelle à une reconfiguration stratégique des économies africaines : souveraineté alimentaire, diversification énergétique et relocalisation industrielle sont désormais des impératifs vitaux.

Alors que la Russie et la Chine appellent à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, et que le G7 exhorte à une désescalade, le Sénégal veut s’imposer comme un acteur diplomatique influent, porteur d’une voix africaine engagée pour la paix.

Sur le continent, d’autres pays comme le Ghana, le Nigeria et le Bénin se sont également exprimés, appelant à la retenue. Mais la prise de parole rapide et structurée de Dakar marque un tournant : l’Afrique ne veut plus rester spectatrice dans les grandes crises internationales.

Tourisme au Sénégal : vers une nouvelle ère d’aménagements durables et inclusifs

Le Sénégal pose les fondations d’un tourisme d’avenir. Les 16 et 17 juin 2025, un séminaire national de haut niveau s’est tenu à Dakar, rassemblant les principaux acteurs publics, privés et institutionnels du secteur touristique. Organisé par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, cet événement marque le lancement officiel de la Stratégie nationale de promotion des investissements et des aménagements touristiques (SNPIAT).

Ce grand chantier s’inscrit dans la vision portée par le président Bassirou Diomaye Faye à travers son programme « Sénégal 2050 », qui fait du tourisme un levier stratégique de transformation économique, sociale et territoriale.

Un cap structuré pour un développement durable. Dans son discours d’ouverture, le ministre Mountaga Diao a rappelé les performances du secteur en 2024 : 2,2 millions de visiteurs, près de 800 milliards de FCFA de recettes, et une contribution significative de 6 % au PIB. Il a toutefois pointé du doigt les nombreux défis : déséquilibres territoriaux, investissements privés insuffisants, dégradations environnementales, et faible inclusion des communautés locales.

Le ministre a également dénoncé les dérives observées dans certaines zones touristiques emblématiques comme Pointe Sarène, Mbodiène et Kafountine-Abéné, où des détournements de terres et des engagements non tenus par certains promoteurs ont été signalés. Face à cela, le président de la République a exigé la révision des programmes d’aménagement en cours, sous la coordination du Premier ministre.

Un cap vers un tourisme plus inclusif. Ce séminaire ambitieux vise à bâtir une vision claire, partagée et durable du développement touristique sénégalais. Il s’articule autour d’objectifs structurants : cartographie complète des zones touristiques, encadrement rigoureux des investissements, diversification de l’offre (écotourisme, culturel, religieux, communautaire…), et implication accrue des populations locales.

Mountaga Diao a salué la forte mobilisation des institutions partenaires telles que la SAPCO, l’ASPT, l’ANAT, ainsi que la présence d’investisseurs, d’experts et de représentants de la société civile. Il a plaidé pour une synergie nationale afin de repositionner le Sénégal comme destination touristique de référence en Afrique de l’Ouest.

« Ensemble, traçons la voie d’un tourisme sénégalais ambitieux, durable et tourné vers l’avenir », a-t-il conclu.

Dakar accueille un forum stratégique pour financer 26 projets prioritaires de l’omvg à l’horizon 2030

dakar – 16 juin 2025. le forum des investisseurs de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve gambie (omvg) s’est ouvert ce lundi dans la capitale sénégalaise. l’objectif est clair : mobiliser des financements durables pour concrétiser les 26 projets prioritaires de son plan directeur de développement intégré (pddi), couvrant la période 2025-2030.

réunissant des hauts responsables politiques, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations régionales et internationales, cette rencontre stratégique de deux jours vise à catalyser une dynamique régionale en faveur d’un avenir inclusif et résilient pour les quatre pays membres : la gambie, la guinée, la guinée-bissau et le sénégal.

« ce forum est une pierre angulaire dans notre trajectoire de coopération régionale », a affirmé le haut-commissaire de l’omvg, demba jallow. soulignant l’importance des partenariats pour la concrétisation des projets, il a rappelé que la vision seule ne suffit pas sans engagements solides.

le pddi comprend 179 projets couvrant les secteurs de l’énergie, l’agriculture, l’environnement, l’eau, les infrastructures et les services sociaux. sur ce total, 26 projets ont été identifiés comme prioritaires entre 2025 et 2030, représentant un besoin de financement de 7,9 millions de dollars. près de six millions de personnes vivant dans les bassins des fleuves gambie, kayanga-géba et koliba-corubal devraient en bénéficier.

aboubacar camara, ministre guinéen de l’énergie et président du conseil des ministres de l’omvg, a insisté sur la nécessité d’une gouvernance rigoureuse. « aucun montage financier ne sera viable sans transparence et responsabilité », a-t-il déclaré, saluant les progrès politiques réalisés sous l’impulsion des chefs d’état membres.

le représentant de la banque africaine de développement, mohamed chérif, a salué la capacité de l’omvg à fédérer les partenaires autour de projets structurants, citant notamment le projet énergétique régional de plus de 800 millions d’euros.

l’ambassadeur suisse andrea semadeni, représentant un partenaire de longue date, a mis en avant le potentiel «bancable » du pddi et s’est félicité du rôle du sénégal en tant que coorganisateur de la conférence des nations unies sur l’eau prévue en 2026.

le ministre sénégalais de l’hydraulique, cheikh tidiane dièye, a pour sa part rappelé les efforts de mobilisation de fonds déjà engagés à travers les tables rondes régionales. il a également évoqué les réformes en cours, dont l’opérationnalisation de la sogesart, pour garantir l’exploitation du barrage de sambangalou.

soutenu par le fonds d’équipement des nations unies (uncdf) et la direction du développement et de la coopération suisse (ddc), le pddi adopté en 2023 se veut une réponse intégrée aux défis majeurs : sécurité alimentaire, changement climatique, accès aux services essentiels et croissance inclusive.

le forum se poursuit ce lundi avec des panels de haut niveau destinés à transformer les ambitions en actions concrètes. un cap décisif vers une afrique de l’ouest « plus connectée, plus résiliente et plus autonome », selon les organisateurs.

Conflit Iran-Israël : le Ghana évacue ses ressortissants face à une escalade sans précédent

Accra, 16 juin 2025 – Face à l’escalade militaire entre Israël et l’Iran, le Ghana a décidé d’évacuer sans délai tous ses citoyens résidant en Iran. Cette mesure urgente vise à protéger la population ghanéenne exposée à une zone de conflit instable.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a ordonné la fermeture immédiate de l’ambassade du Ghana à Téhéran. Les diplomates, les étudiants et les professionnels seront exfiltrés par voie terrestre dès que possible. À Tel Aviv, les activités consulaires ont été réduites. Les ressortissants présents en Israël doivent rester en contact étroit avec les services de l’ambassade.

Frappes et représailles : l’embrasement du Moyen-Orient

Cette décision s’inscrit dans un contexte explosif. Le 13 juin, Israël a lancé une série de frappes ciblées sur des sites stratégiques en Iran. Ces attaques ont causé la mort de trois figures majeures des Gardiens de la Révolution, dont le chef du renseignement, Mohammad Kazemi. D’autres frappes ont touché les installations nucléaires de Natanz et des bases militaires à Ispahan.

En riposte, l’Iran a lancé l’opération True Promise 3, combinant missiles, cyberattaques et menaces ouvertes contre Israël. Malgré les appels internationaux à la retenue, Tel Aviv poursuit ses frappes « de précision », selon des sources israéliennes.

Une alerte mondiale : pétrole, diplomatie et sécurité

La crise inquiète l’ensemble de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence à la demande de la Chine et de la Russie. Les États-Unis, sans engager directement leurs forces, renforcent leur présence dans le golfe Persique tout en menant des négociations via Oman et le Qatar.

Le Ghana, à l’instar du Nigéria et du Bénin, appelle à la désescalade. Le gouvernement plaide pour un retour au dialogue et au respect du droit international.

Cette situation géopolitique bouleverse aussi les marchés. Le baril de pétrole a franchi les 95 dollars, alimenté par la crainte d’un blocage du détroit d’Hormuz. Les géants comme Aramco ou TotalEnergies ont activé leur niveau d’alerte maximale.

Chaque heure qui passe alimente l’instabilité. Le Ghana, en évacuant ses ressortissants, prend une position ferme : la vie de ses citoyens avant tout.

Bac technique 2025 au Sénégal : une filière en mutation face à de profondes inégalités

Ce lundi 16 juin 2025, les épreuves du Baccalauréat technique ont débuté dans tout le Sénégal. 3 446 candidats y prennent part, soit une légère hausse par rapport à 2024. Les filles représentent près de 58 % des inscrits. Pourtant, cette filière ne constitue que 2,07 % du total des 166 400 candidats au Bac cette année.

Une filière en transformation, mais inégalement accessible

Les séries industrielles T1 et T2 vivent leurs dernières heures : elles disparaîtront d’ici 2026. Elles laissent place à des options plus actuelles comme la série Stidd (Sciences et techniques industrielles du développement durable), pensée pour répondre aux enjeux environnementaux et technologiques.

Afin d’accompagner cette mutation, les candidats des séries en extinction sont dispensés de soutenance jusqu’en 2025. À l’opposé, ceux de la série Steg — qui regroupe près de 80 % des candidats — ont déjà passé leurs épreuves pratiques en mai.

Mais derrière ces progrès, de fortes inégalités subsistent. Kaffrine, Louga, Matam et Sédhiou n’enregistrent aucune inscription. Le secteur privé domine dans certaines filières : seuls 52,37 % des candidats de la série Steg proviennent du public, contre 100 % dans la série F6.

L’appel à l’action pour un Bac technique plus inclusif

Pour Cheikh Ahmadou Bamba Guèye, directeur de l’Office du Bac, ces chiffres révèlent une réalité préoccupante. Il appelle à une politique éducative plus volontariste pour renforcer la filière technique. Selon lui, l’intérêt des jeunes est bien là, mais l’offre actuelle reste insuffisante pour répondre aux défis de l’industrialisation et du développement durable.

Diomaye Faye inaugure la première usine de transformation d’oignon au Sénégal

C’est une première au Sénégal.
Le président Bassirou Diomaye Faye a inauguré, ce vendredi matin, une usine de transformation d’oignon à Ross-Béthio, dans le nord du pays. Un projet d’envergure, porté par le groupe Saf Ingrédients avec l’appui d’investisseurs étrangers et du secteur privé local.

« L’industrialisation est la clé pour développer notre agriculture », a déclaré le chef de l’État lors de la cérémonie.

Financée à hauteur de 22 milliards de francs CFA grâce au soutien de la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, cette unité agroalimentaire marque un tournant pour les producteurs sénégalais.

De l’oignon à l’industrie : un changement de cap pour l’agriculture

L’usine permettra aux agriculteurs d’écouler durablement leur production grâce à des contrats stables. Elle favorisera aussi l’accès au financement bancaire, souvent inaccessible aux petits exploitants.

Diomaye Faye s’est réjoui de la création d’emplois locaux et du lien renforcé entre le monde rural et le secteur industriel.

Un modèle écologique et local

Le co-promoteur du projet, Assane Seck, natif de Ross-Béthio, mise sur la biomasse comme source d’énergie pour l’usine.

« Nous valorisons les balles de riz que les agriculteurs jetaient auparavant », a-t-il expliqué.

Confiant mais lucide, il prévient :

« Cette usine sera ce que les producteurs en feront. Si le bilan est bon dans un an, nous étendrons aux cultures comme le piment, l’ail ou la mangue. »

Une étape stratégique de la tournée présidentielle

Cette inauguration s’inscrit dans la tournée économique du président dans le nord du pays. Plusieurs ministres étaient présents :

  • Mabouba Diagne (Agriculture)

  • Serigne Guèye Diop (Industrie)

  • Ibrahima Sy (Santé)

  • Balla Moussa Fofana (Urbanisme)

Prochaine et dernière étape : Diama, pour visiter le nouveau casier rizicole financé par la BADEA (Banque arabe pour le développement économique en Afrique).

Avec ce projet pilote à Ross-Béthio, le gouvernement parie sur l’agro-industrie locale pour créer de la richesse, stabiliser les revenus agricoles et transformer le potentiel du pays… en puissance économique durable.

Sénégal–Congo : Un nouveau souffle pour une alliance stratégique oubliée depuis 2018

Dakar, 13 juin 2025 — Le Sénégal et la République du Congo relancent leur partenariat bilatéral après sept ans de pause. Les Premiers ministres Ousmane Sonko et Anatole Collinet Makosso l’ont annoncé lors d’une conférence de presse à Dakar. Cette rencontre marque le troisième jour de la visite du chef du gouvernement congolais, arrivé le 10 juin avec une large délégation.

Les deux dirigeants ont décidé de réactiver la commission mixte paritaire, inactive depuis 2018. Ils ont également créé un comité ad hoc. Ce dernier explorera de nouvelles pistes de collaboration dans des secteurs clés : énergie, forêt, agriculture et assainissement.

« Nous sortons très satisfaits de cette réunion. Elle ouvre une nouvelle page dans nos relations », a affirmé Ousmane Sonko.

Anatole Collinet Makosso a rappelé que seulement 16 % du commerce africain est intra-continental, contre plus de 50 % avec d’autres régions du monde. Pour lui, le développement du continent passe par des échanges entre pays africains. Il a aussi insisté sur le rôle stratégique des PME dans la transformation économique.

Défense, enseignement et mémoire partagée

Les deux pays souhaitent renforcer leurs liens dans l’enseignement supérieur. De nombreux étudiants congolais poursuivent déjà leurs études dans les universités sénégalaises. Sur le plan sécuritaire, les Premiers ministres ont salué l’accord militaire signé en 2018, ratifié en 2020 par Brazzaville.

Makosso a aussi souligné les liens historiques entre le Congo et le Sénégal, tissés dès le XVe siècle. À cette époque, Loango et Dakar formaient des plaques tournantes du commerce transatlantique. Aujourd’hui, les deux gouvernements veulent raviver cette mémoire commune à travers une diplomatie centrée sur l’Afrique.

Cette visite reflète la vision panafricaine de Dakar : renforcer les liens entre États africains avant de se tourner vers des partenaires extérieurs.

Tesla s’installe au Maroc : cap sur l’énergie verte et la mobilité électrique

C’est désormais officiel : Tesla s’installe au Maroc. Le géant américain a lancé sa filiale Tesla Morocco le 27 mai 2025, selon les médias locaux. Constituée sous forme de société à responsabilité limitée (SARL), elle est le fruit d’un partenariat entre Tesla International B.V. et Tesla Motors Netherlands B.V., deux entités européennes du groupe d’Elon Musk.

Basée à la Marina de Casablanca et dotée d’un capital de 27,5 millions de dirhams, la nouvelle entité ambitionne de structurer un écosystème complet de mobilité électrique au Royaume. Importation, distribution, maintenance de véhicules, déploiement de bornes de recharge : rien n’est laissé au hasard.

 Énergie solaire et stockage : la vraie révolution Tesla

Mais le projet va bien au-delà de la voiture. Le vrai tournant stratégique se joue du côté de l’énergie renouvelable. L’objet social de Tesla Morocco inclut en effet :

  • L’installation de systèmes solaires photovoltaïques

  • Le stockage stationnaire de l’électricité (via batteries Tesla Powerwall ou Megapack)

  • La vente d’électricité, potentiellement aux entreprises et aux particuliers

Ces activités placent Tesla comme un futur acteur clé de la transition énergétique marocaine, à l’heure où le Royaume mise sur le solaire et l’éolien pour atteindre ses objectifs climatiques.

 Une stratégie panafricaine en gestation ?

Cette implantation ne serait qu’un premier pas vers l’Afrique, continent à fort potentiel pour la mobilité durable et les solutions énergétiques décentralisées. Avec le Maroc comme hub, Tesla pourrait déployer ses technologies dans d’autres marchés du Maghreb et au-delà.

À la tête de cette filiale prometteuse, deux dirigeants : Rafael Arqueza Martin (Espagne) et Shahin Oliver Khorshidpanah (États-Unis). Leur mission : faire du Maroc une vitrine de l’innovation verte à l’africaine.