Bélarus et Guinée-Bissau : Accord historique sur l’exemption de visa pour dynamiser leur coopération

Le Bélarus et la Guinée-Bissau ont franchi une étape importante dans leurs relations diplomatiques avec la signature, mercredi 7 mai 2025, d’un accord historique sur l’exemption de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques, officiels et de service. Cette cérémonie, organisée par le ministère biélorusse des Affaires étrangères à Minsk, a réuni le ministre Maxime Ryjenkov et son homologue bissau-guinéenne, Fatoumata Jau.

Cet accord, qui entrera en vigueur une fois les formalités internes terminées, marque une avancée significative dans les relations bilatérales entre les deux nations, facilitant la mobilité des diplomates et renforçant les liens politiques et économiques.

En marge de cette signature, les deux ministres ont également discuté des perspectives de coopération entre leurs pays. Ils ont convenu de dresser une liste de projets communs à mettre en œuvre prochainement et ont planifié des consultations politiques interministérielles pour approfondir leur partenariat.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle du président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló, à Minsk, où il doit rencontrer le président bélarusse Alexandre Loukachenko pour des discussions portant sur l’agriculture, l’éducation, la technologie, la défense et la sécurité.

Avec cet accord, le Bélarus et la Guinée-Bissau réaffirment leur volonté de renforcer leur coopération, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour les échanges économiques et politiques entre les deux pays.

Scandale au sommet : cinq anciens ministres sénégalais face à la justice pour détournements présumés

Ce jeudi 8 mai 2025, l’Assemblée nationale sénégalaise s’apprête à franchir une étape décisive en matière de transparence avec l’examen en plénière d’une résolution explosive. Il s’agit de la mise en accusation de cinq anciens ministres du précédent régime, accusés de graves malversations. Parmi eux, Mansour Faye, Aïssatou Sophie Gladima, Ismaïla Madior Fall, Moustapha Diop et Salimata Diop. Ces ex-ministres sont cités dans une lettre du ministre de la Justice, Ousmane Diagne, adressée au Parlement, principalement pour leur gestion controversée du Fonds Force Covid-19, à l’exception d’Ismaïla Madior Fall, ancien Garde des Sceaux.

Si cette résolution est adoptée, elle sera immédiatement transmise au procureur général, qui aura 24 heures pour informer le président de la Haute Cour de justice et celui de la Commission d’instruction. C’est à partir de ce moment que les investigations pourront officiellement commencer, avec la possibilité de mandats et d’auditions, sous la stricte supervision des règles du Code de procédure pénale.

Chaque ministre mis en cause aura le droit de choisir un avocat pour sa défense. En cas de silence, un défenseur leur sera désigné d’office. Cependant, une fois la décision de renvoi prononcée par la Commission, aucun recours ne sera possible, rendant le processus aussi implacable que transparent.

Contrairement aux tribunaux civils, la Haute Cour de justice ne permet pas la constitution de partie civile, limitant ainsi les possibilités de réparation pour les victimes potentielles, qui devront se tourner vers les juridictions ordinaires pour réclamer justice.

Cette procédure, rare et hautement symbolique, marque un tournant dans l’histoire politique du Sénégal, avec un gouvernement déterminé à instaurer une culture de responsabilité et de reddition des comptes au plus haut niveau de l’État.

Côte d’Ivoire : le syndicaliste Ghislain Dugarry Assi libéré provisoirement après un mois de détention

En Côte d’Ivoire, la Cour d’appel d’Abidjan a ordonné, mercredi 7 mai, la mise en liberté provisoire de Ghislain Dugarry Assi. Ce syndicaliste enseignant, condamné début avril à deux ans de prison ferme pour « coalition d’agent public » et « entrave au fonctionnement du service public », avait été arrêté en plein mouvement de grève dans les écoles publiques.

Les avocats de Dugarry Assi avaient rapidement contesté cette détention, arguant que le mandat d’arrêt du procureur avait expiré le 9 avril. « Pour nous, c’est un soulagement, mais aussi une occasion de rappeler que notre demande de mise en liberté d’office était amplement justifiée, » a déclaré Me Leon-Paul Boto, l’un de ses avocats.

Selon lui, le tribunal correctionnel saisi n’avait pas délivré de mandat de dépôt, laissant son client en détention arbitraire depuis près d’un mois.

Le procès sur le fond reprendra le 11 juin, avec un enjeu central : la définition des limites des libertés syndicales en Côte d’Ivoire et la question de savoir si les activités syndicales peuvent se dérouler pendant les jours ouvrés.

Tabaski 2025 : Le Sénégal muscle son plan d’approvisionnement en moutons

À l’approche de la Tabaski 2025, le gouvernement sénégalais redouble d’efforts pour garantir un approvisionnement massif en moutons. Mardi, le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé un Conseil interministériel au Building administratif président Mamadou Dia. Il a annoncé plusieurs mesures pour soutenir les éleveurs et renforcer l’économie pastorale.

En 2024, le Sénégal a dépassé ses objectifs en recensant 955 175 moutons, soit 117,92 % du volume prévu. Pour 2025, l’objectif est plus ambitieux : renforcer la production locale, mieux encadrer les points de vente et faciliter l’accès au crédit pour les opérateurs. Le gouvernement veut aussi réduire le coût de l’alimentation animale, une demande récurrente des éleveurs.

La sécurité du cheptel reste une priorité. Les autorités déploieront des patrouilles mixtes, renforceront le renseignement communautaire et créeront un registre national du bétail. En juin, un atelier national rassemblera tous les acteurs pour définir une stratégie coordonnée contre le vol de bétail.

Avec ces initiatives, le Sénégal vise une Tabaski 2025 plus sereine et mieux organisée, tout en soutenant les éleveurs et en renforçant la résilience de l’économie pastorale.

SIEPA 2025 : Dakar au cœur des enjeux énergétiques du continent

Le ministre sénégalais de l’Énergie, des Mines et du Pétrole, Birame Soulèye Diop, a présidé ce mardi 6 mai l’ouverture de la 22ème édition du Salon International de l’Énergie et du Pétrole en Afrique (SIEPA), qui se tient à Dakar jusqu’au 8 mai.

Placé sous le thème « Perspectives de production des hydrocarbures et développement de l’électricité en Afrique », ce rendez-vous stratégique réunit plus de 250 experts, décideurs politiques et acteurs du secteur privé venant de tout le continent.

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Dans son allocution d’ouverture, le ministre Diop a rappelé les avancées significatives du Sénégal dans le secteur énergétique, avec un taux d’électrification nationale atteignant 84,3% et une capacité installée de 1.945 mégawatts. « L’Afrique ne doit plus se contenter d’être la réserve énergétique du monde. Le moment est venu de transformer nos ressources en leviers de développement », a-t-il déclaré.

Les travaux de ce salon s’articulent autour de plusieurs axes majeurs : la transition énergétique juste, l’intégration des énergies renouvelables, l’exploitation responsable des hydrocarbures et le renforcement des interconnexions régionales. Des panels techniques aborderont notamment les questions de financement des infrastructures, d’innovation technologique et de gouvernance des ressources naturelles.

Cette édition du SIEPA intervient à un moment charnière où plusieurs pays africains, dont le Sénégal avec son projet « Gas to Power », s’apprêtent à exploiter leurs ressources gazières offshore. Les débats porteront également sur le développement de solutions alternatives comme l’hydrogène vert et les systèmes de stockage d’énergie adaptés aux réalités africaines.

Le salon se positionne ainsi comme une plateforme incontournable pour dessiner les contours d’une souveraineté énergétique africaine, conciliant développement économique, équité sociale et impératifs environnementaux.

Le Sénégal mise sur la transparence dans ses ressources naturelles

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souley Diop, a réaffirmé ce mardi 6 mai 2025 la volonté du gouvernement de faire de la transparence le socle de la gouvernance du secteur extractif. Il s’exprimait à Somone, lors d’un atelier avec les membres de l’Association des Journalistes pour la Transparence dans les Ressources Extractives et la Préservation de l’Environnement (AJTREPE).

« Si les ressources sont un don, la bonne gouvernance est un choix. Et ce choix, nous l’avons fait », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance du dialogue citoyen et d’une gestion responsable et équitable des ressources naturelles.

Le Sénégal, membre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), a multiplié les actions concrètes : publication des contrats, rapports détaillés sur les revenus et création d’un fonds intergénérationnel pour garantir les bénéfices à long terme.

Des chiffres inédits sur le pétrole et le gaz

Le ministre a levé le voile sur les données de production :

  • Sangomar : 3,8 millions de barils vendus en avril 2025.

  • GTA : première cargaison de 163 259 m³ de gaz liquéfié expédiée le 15 avril.

  • Gadiaga : 548 078 Nm³ de gaz produits au premier trimestre.

Le rapport semestriel ITIE 2024, publié le jour même, fait état d’une contribution de 236,59 milliards FCFA, incluant les paiements sociaux et environnementaux.

Contre la désinformation, un journalisme de qualité

Le ministre a mis en garde contre les risques de désinformation, appelant les journalistes à plus de rigueur. Il a salué le journalisme de solution et le journalisme de données, essentiels pour traiter ce secteur complexe.

« Une information mal relayée peut compromettre nos partenariats et semer la défiance », a-t-il averti.

De son côté, le président de l’AJTREPE, Youssouph Bodian, a salué les efforts du ministère, notamment la publication régulière des données de production. Mais il a pointé les difficultés d’accès à l’information, freinant la réalisation d’enquêtes approfondies.

Renforcer l’accès, la formation et la collaboration

L’association propose :

  • La désignation de points focaux presse dans les agences du ministère.

  • La publication proactive des documents publics (études d’impact, contrats, etc.).

  • Le renforcement des capacités des journalistes régionaux.

  • La création d’un prix d’excellence pour récompenser les meilleures productions journalistiques sur les ressources extractives.

Enfin, l’AJTREPE s’engage à jouer un rôle critique, mais constructif, pour promouvoir la transparence et la redevabilité, dans l’intérêt du Sénégal.

Bassirou Diomaye Faye célèbre la fraternité et la paix à la 5e Assemblée de la CERAO à Dakar

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a participé ce mardi 6 mai 2025 à l’ouverture de la 5e Assemblée plénière des Conférences épiscopales d’Afrique de l’Ouest (CERAO). L’événement s’est tenu au Grand Théâtre de Dakar.

Sous le thème de la communion, du dialogue et de la fraternité, cette rencontre a rassemblé les hauts responsables religieux catholiques de la sous-région. Ensemble, ils réfléchissent à une Église synodale au service de la paix et de la justice.

Dans son discours, le Chef de l’État a salué l’engagement fort de l’Église pour la cohésion sociale, la paix et la solidarité. Il a rappelé combien les valeurs spirituelles peuvent unir les peuples et construire une Afrique forte, résiliente et fraternelle.

« Ce moment de communion montre la force du dialogue. Il souligne l’importance des valeurs de paix, de justice et de solidarité dans la construction de notre vivre-ensemble », a-t-il déclaré.

À travers cette présence, le président Faye affirme sa volonté de bâtir un destin commun fondé sur les valeurs humaines et spirituelles, dans une région confrontée à de nombreux défis.

Hydrocarbures : Le Sénégal franchit un cap historique dans la production de pétrole et de gaz

Le Sénégal franchit un tournant décisif dans sa stratégie énergétique. Le rapport mensuel d’avril 2025, publié ce lundi par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, révèle une nette progression de la production sur les sites clés que sont Sangomar, Grand Tortue Ahmeyim (GTA) et Gadiaga. Ces résultats marquent un pas stratégique vers la souveraineté énergétique et la consolidation des revenus publics.

Au large, le champ pétrolier de Sangomar confirme sa stabilité. Quatre cargaisons de pétrole brut – identifiées de SAN027 à SAN030 – ont été vendues en avril, représentant un total de 3,8 millions de barils. Malgré les fluctuations du marché, les prévisions annuelles restent inchangées, avec un objectif de 30,53 millions de barils en 2025. Ce rythme soutenu témoigne d’une exploitation maîtrisée et rentable.

Plus au nord, le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, fruit d’un partenariat avec la Mauritanie, a franchi une étape symbolique. Le 15 avril, la toute première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL), d’un volume de 163 259 m³ – soit 3,71 millions de MMBtu – a été chargée. Cet événement marque l’entrée officielle du Sénégal et de son voisin dans le cercle restreint des pays exportateurs de GNL. La montée en puissance du site se poursuit, avec des installations progressivement mises en service.

Dans la région de Thiès, le site terrestre de Gadiaga poursuit également ses efforts. Il a produit 548 078 Nm³ de gaz naturel sur le premier trimestre, dont 219 809 Nm³ rien qu’en avril. Bien que plus modeste, cette production contribue directement à l’alimentation locale en énergie, renforçant la résilience énergétique du pays.

Entre la régularité de Sangomar, l’innovation de GTA et la continuité de Gadiaga, le Sénégal affiche une ambition claire : diversifier ses sources de revenus, réduire sa dépendance énergétique et s’imposer comme un acteur régional majeur dans le secteur des hydrocarbures.

Sénégal – Ghana U20 : duel décisif pour deux géants en quête de rachat

La tension monte à Suez, où le Sénégal et le Ghana s’affrontent ce lundi soir dans un choc crucial de la deuxième journée du groupe C de la CAN U20.
Tenus en échec par la Centrafrique (1-1) lors de leur entrée en lice, les Lionceaux n’ont pas su concrétiser leur domination. Un faux départ qui oblige les champions en titre à réagir vite face à une sélection ghanéenne également sous pression.

Cette confrontation entre deux géants du football africain des moins de 20 ans s’annonce explosive. Le Sénégal, fort d’une série impressionnante — invaincu en jeu ouvert lors de ses 13 derniers matchs de phase finale et buteur lors de ses 15 dernières rencontres de groupes — affiche néanmoins une équipe encore en quête d’automatismes. Le Ghana, de son côté, peine à retrouver sa gloire passée avec seulement une victoire sur ses six derniers matchs de groupes.

Le dernier duel entre les deux nations en CAN U20 remonte à 2019 : victoire nette des Sénégalais (2-0), avec un but de Youssouph Badji. Depuis, les Lionceaux dominent la scène régionale avec 8 victoires sur leurs 12 derniers matchs contre des équipes de la WAFU.

À 18h, le coup d’envoi marquera plus qu’un simple match : un tournant pour deux équipes ambitieuses mais en manque de repères. L’enjeu est clair : ne pas se laisser distancer dans la course aux quarts de finale. La bataille promet d’être rude, engagée, et révélatrice de la véritable stature de ces jeunes talents.

Fin d’une ère au Gabon : la démission de Ndong Sima scelle l’avènement d’un pouvoir sans partage

Le Gabon entre dans une nouvelle ère politique.
Au lendemain de l’investiture de Brice Clotaire Oligui Nguema à la tête de la Ve République, Raymond Ndong Sima a présenté sa démission, actant la fin de son mandat en tant que Premier ministre de transition. Une décision hautement symbolique dans un contexte où la nouvelle Constitution supprime purement et simplement ce poste, consolidant tous les pouvoirs entre les mains du président.

Le dimanche 4 mai, celui qui fut le visage du gouvernement post-putsch a remis sa démission au chef de l’État. Par ce geste, Raymond Ndong Sima referme le chapitre d’une transition politique amorcée après le renversement d’Ali Bongo en août 2023.

Dans un communiqué officiel, la présidence a salué « un homme d’expérience et de devoir », soulignant son rôle déterminant dans le succès de la période transitoire. Le président Oligui Nguema a exprimé sa gratitude envers Ndong Sima, louant son engagement, sa loyauté et son sens de l’État.

Ce départ ouvre la voie à une transformation institutionnelle majeure. La suppression du poste de Premier ministre, validée par la nouvelle Constitution, officialise un régime hyperprésidentiel où l’ensemble de l’exécutif repose désormais sur le chef de l’État. Si l’objectif affiché est de renforcer l’efficacité de l’action publique, cette concentration du pouvoir soulève des inquiétudes quant à l’équilibre démocratique.

Pour compenser ce vide institutionnel, le président nommera prochainement un vice-président du gouvernement, figure appelée à jouer un rôle clé entre administration et politique, dans un environnement profondément remanié.

Le Gabon tourne une page. Mais quel visage prendra le nouveau chapitre de cette République réinventée ?