Mpox en Sierra Leone : l’épidémie explose, l’État décrète l’urgence sanitaire

La Sierra Leone tire la sonnette d’alarme. En deux jours seulement, les services de santé ont recensé près de 200 nouveaux cas de mpox lors d’une campagne de dépistage ciblé. Face à cette progression fulgurante, le gouvernement a déclaré une urgence de santé publique.

Depuis janvier 2025, le pays totalise 763 cas et six décès liés à cette maladie virale. Freetown, la capitale, concentre l’essentiel des infections. Les autorités y ont ouvert quatre centres de traitement depuis février. Aujourd’hui, la majorité des districts sont également touchés.

L’OMS observe une forte accélération

L’Organisation mondiale de la santé confirme l’alerte : plus de 200 cas ont été confirmés en une semaine. L’agence évoque une hausse rapide de la transmission à l’échelle nationale.

Les données actuelles montrent que 95 % des patients sont des adultes et que 60 % sont des hommes. Mais l’absence d’analyses épidémiologiques précises empêche de comprendre pleinement la dynamique de l’épidémie.

Vaccination d’urgence et obstacles majeurs

Pour contenir l’épidémie, les autorités ont lancé une campagne de vaccination ciblée. Elles ont déjà vacciné plus de 1 000 personnes considérées à haut risque : soignants, travailleurs du sexe et contacts proches de cas confirmés. L’OMS a livré 60 000 doses de vaccin pour soutenir cette réponse.

Cependant, deux défis majeurs ralentissent la lutte : la désinformation massive et le retard des malades à consulter.

Une menace régionale et mondiale

La Sierra Leone n’est pas seule. En République démocratique du Congo, les autorités ont comptabilisé 5 200 cas et 22 décès depuis janvier. Même si le nombre de tests a baissé récemment, les clades Ia et Ib du virus continuent de circuler.

En Ouganda, les chiffres restent inquiétants. Le pays signale 200 à 300 nouveaux cas par semaine, pour un total de plus de 4 000 cas et 33 décès en 2025.

La variole simienne progresse dans le monde

Depuis janvier 2022, 132 pays ont notifié des cas de mpox. À l’échelle mondiale, le virus a causé près de 138 000 infections et 317 décès. En mars 2025, 3 300 nouveaux cas ont été enregistrés, dont 85 % en Afrique, 8 % en Europe et 5 % dans les Amériques.

1er Mai : retour sur la rencontre entre Diomaye et les syndicats, entre doléances et promesses

À l’occasion de la Fête internationale du Travail, célébrée ce jeudi 1er mai 2025, les principales centrales syndicales du Sénégal ont été reçues au Palais de la République. Le président Bassirou Diomaye Faye y a tenu sa première rencontre officielle avec les syndicats. Le contexte est marqué par de fortes attentes sociales et économiques.

Comme le veut la tradition, les syndicats ont présenté leur cahier de doléances. Ils ont évoqué des revendications urgentes : conditions de travail, salaires, sécurité sociale, libertés syndicales et dialogue social renforcé.

Cinq figures syndicales ont pris la parole. Il s’agit de Moustapha Cissé (SYNPICS), Élimane Diouf (CSA), Cheikh Diop (CNTS-FC), Yvette Keïta (UNSAS) et Mody Guiro (CNTS). Chacun a insisté sur la nécessité de réformes concrètes, rapides et durables. De plus, ils ont souligné leur volonté de coopérer avec le nouveau pouvoir, tout en gardant leur vigilance.

Dans sa réponse, le président Diomaye Faye a réaffirmé son attachement au dialogue social. Il a également mis en avant les valeurs de justice, d’équité et de dignité dans le monde du travail. Sur les réseaux sociaux, il a promis de tenir les engagements du gouvernement avec rigueur et responsabilité.

« Face aux défis économiques actuels, nous continuerons à promouvoir des réformes ambitieuses. Objectif : garantir un travail décent, consolider la stabilité sociale et bâtir un Sénégal souverain, juste et prospère », a-t-il déclaré.

Cette rencontre du 1er mai marque un moment fort pour les syndicats et les autorités. Elle pourrait bien ouvrir une nouvelle ère dans les relations entre l’État et les travailleurs.

Louga : dérives dans les gouvernements scolaires, l’Inspecteur sonne l’alerte

L’Inspecteur d’Académie de Louga, Siaka Goudiaby, a tiré la sonnette d’alarme le 30 avril 2025. Dans une note officielle, il dénonce des comportements inadmissibles lors des activités des gouvernements scolaires dans plusieurs établissements.

Ces activités, censées promouvoir la citoyenneté et l’apprentissage des droits humains, ont dérivé vers des pratiques contraires à l’éthique scolaire. Selon lui, certaines chorégraphies choquent la morale et sapent les fondements mêmes de l’école.

Une déviation préoccupante

« L’école est un lieu d’éducation et d’instruction. Ce que nous avons vu dans certains lycées est inacceptable », affirme l’inspecteur. Il regrette que l’aspect récréatif prenne désormais le dessus sur l’objectif pédagogique.

Il évoque également une perte de contrôle de la part des responsables, laissant place à des animations inappropriées, notamment des séances de « sabar » perçues comme perturbatrices.

Des mesures fermes

Face à ces dérives, l’Inspecteur rappelle aux chefs d’établissement leurs responsabilités. Il leur ordonne de :

  • Interdire les sabar et activités similaires ;

  • Contrôler les chorégraphies et défilés afin qu’ils respectent les valeurs éducatives ;

  • Favoriser les initiatives à visée pédagogique.

Waajal Nawet Bi » : Le Sénégal se lève contre les inondations, au-delà des infrastructures

Ce mardi 29 avril, Cheikh Tidiane Dieye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a lancé officiellement les opérations pré-hivernage 2025, sous le mot d’ordre national « Waajal Nawet Bi ». Mais cette année, le mot d’ordre est clair : changer de mentalité pour vaincre durablement les inondations.

Selon le ministre, le véritable défi n’est pas seulement technique, mais humain et civique. « La lutte contre les inondations ne se limite pas aux infrastructures. Elle nécessite un engagement citoyen profond et permanent », a-t-il affirmé. Trop souvent, les ouvrages sont négligés, obstrués ou même détournés de leur fonction première, compromettant leur efficacité.

Cette campagne s’inscrit dans le prolongement des Journées nationales « Setal Sunu Réew », qui ont permis des avancées concrètes : plus de 50 000 mètres de canalisations curées, 29 bassins de rétention réhabilités, 550 lieux publics nettoyés, et près de 7 000 tonnes de déchets évacués. Ces efforts ont porté leurs fruits dans plusieurs villes comme Dakar, Kaolack et Touba.

Mais pour le ministre, il faut aller plus loin. « Nous devons mobiliser toutes les forces locales : mairies, leaders communautaires, jeunes, femmes et services techniques. Chacun doit devenir acteur de la prévention. »

Plus qu’un simple slogan, « Waajal Nawet Bi » devient une stratégie nationale fondée sur la conscience écologique et la co-responsabilité, pour un hivernage maîtrisé, ensemble.

Quand l’Excellence Devient une Stratégie Nationale : Le Président Honore les Champions de la Qualité au Sénégal

Ce matin, le Président de la République a présidé la cérémonie de remise des trophées du Prix Oscar national de la Qualité, une distinction qui récompense l’engagement remarquable d’entreprises sénégalaises ayant fait le choix stratégique de l’excellence.

Face à un environnement mondial marqué par une compétition intense et des standards de qualité toujours plus rigoureux, le Chef de l’État a salué l’audace et la détermination des acteurs économiques nationaux à élever leurs performances.

Le Président a souligné que la qualité ne doit plus être perçue comme une option, mais comme un principe fondamental de gouvernance, autant dans le secteur privé que dans l’administration publique. Elle est, selon lui, un levier incontournable pour bâtir un Sénégal souverain, industrialisé, compétitif et prospère.

En inscrivant la culture des normes et de l’excellence au cœur des priorités nationales, le pays renforce sa volonté de s’intégrer durablement aux chaînes de valeur régionales et internationales, en phase avec la vision Sénégal 2050.

Dans son discours, le Chef de l’État a adressé ses félicitations aux lauréats du Prix Oscar national de la Qualité, tout en appelant l’ensemble des organisations sénégalaises à s’engager dans une dynamique d’amélioration continue, seule voie pour relever les défis de la transformation économique.

Fonds Covid : Deux députés face à la justice pour détournement présumé au Sénégal

L’étau judiciaire se resserre autour des députés Ndèye Saly Diop et Moustapha Diop, tous deux mis en accusation pour leur gestion présumée frauduleuse des fonds de riposte contre la Covid-19. Ces anciens ministres sous Macky Sall seront auditionnés demain, mercredi 30 avril 2025, par une commission ad hoc nouvellement installée à l’Assemblée nationale.

Cette commission, composée de 11 membres — dont 9 issus du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, un de Takku-Wallu et un non-inscrit — a été adoptée lundi en plénière. Elle est chargée d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire des deux élus, conformément à la procédure exigée pour permettre des poursuites judiciaires.

Ndèye Saly Diop, ancienne ministre de la Femme, passera la première à 15 h, suivie de Moustapha Diop à 17 h, selon le journal L’Observateur. Leur nom figure dans le rapport explosif de la Cour des comptes qui a mis en lumière de graves irrégularités dans l’usage des ressources publiques destinées à la crise sanitaire.

Une séance plénière déterminante est prévue le 2 mai pour décider officiellement du sort parlementaire de ces deux figures politiques. Ce dossier pourrait marquer un tournant dans la volonté de rendre des comptes sur la gestion publique au Sénégal.

Levée d’immunité parlementaire : Les députés Moustapha Diop et Salimata Diop sous examen à l’Assemblée nationale

Dakar, 28 avril 2025 – L’Assemblée nationale a franchi ce lundi une étape cruciale dans le dossier brûlant du Fonds Force-Covid 19. Une commission ad hoc de 11 membres a été officiellement installée pour examiner la levée d’immunité parlementaire des ex-ministres Moustapha Diop et Salimata Diop, mis en cause dans un présumé détournement de 1000 milliards FCFA.

Une commission sous haute tension

Conformément à l’article 34 du règlement intérieur, la commission réunit :

  • 9 membres du groupe Pastef-Les Patriotes

  • 1 représentant de Takku Wallu

  • 1 député non-inscrit

Parmi les figures clés : Mouhamed Ayib Salim Daffé, Youngar Dione (rapporteur) et Marie Angélique Mame Salbé Diouf. Leur mission ? Statuer avant le 2 mai prochain sur ce dossier explosif qui implique 8 anciens ministères.

Les ombres d’un scandale d’État

Le parquet général avait demandé dès le 17 avril la mise en accusation de 5 anciens ministres après les révélations accablantes de la Cour des comptes. Alors qu’il gérait le ministère du Développement industriel, Moustapha Diop est directement visé, tout comme Salimata Diop (ex-ministre de la Femme).

Prochaine étape : La séance plénière du 2 mai pourrait marquer un tournant dans cette affaire qui ébranle la classe politique sénégalaise depuis des mois.

Drame sur la route Joal-Mbour : trois morts et cinq blessés dans un terrible accident nocturne

Un violent accident a endeuillé la route Joal-Mbour dans la nuit du 27 avril, aux alentours de 1 heure du matin, à hauteur de la sortie de Warang. Trois personnes ont perdu la vie sur le coup, tandis que cinq autres ont été blessées, dont quatre grièvement.

D’après les premières constatations de la gendarmerie, le drame a été provoqué par un dépassement dangereux effectué par le conducteur d’une Peugeot 308. Perdant le contrôle de son véhicule, M. Diallo est venu percuter violemment quatre motos Jakarta stationnées sur le rebord gauche de la chaussée, sur lesquelles étaient assises les victimes.

Le choc a été fatal pour O. Sarr, menuisier métallique, ainsi que pour les mécaniciens C.N. Ndione et I. Ngom. Les blessés, gravement atteints pour la majorité, ont été rapidement évacués par les sapeurs-pompiers vers l’hôpital de Mbour.

Selon des informations recueillies par Seneweb, le chauffeur fautif a été arrêté par les gendarmes de la Brigade de proximité de Nianing. Il est poursuivi pour imprudence, perte de maîtrise du véhicule et non-respect des règles de conduite, et a été placé en garde à vue.

Un triste rappel de la dangerosité de certains comportements irresponsables sur les routes du Sénégal.

Levée d’immunité : le casse-tête des ex-ministres Diop

Dakar, 25 avril 2025 – L’Assemblée nationale sénégalaise tiendra une séance plénière cruciale ce lundi 28 avril à partir de 10h, pour examiner les demandes de levée d’immunité parlementaire visant deux anciens ministres du gouvernement Macky Sall : Moustapha Diop et Ndèye Saly Diop.

Une affaire qui secoue la classe politique

Les deux députés, mis en cause dans le scandale des fonds Force Covid-19, sont sous le coup d’une procédure devant la Haute Cour de Justice. La séance portera sur la constitution de commissions ad hoc chargées d’étudier les demandes de levée de leur immunité, une étape indispensable pour permettre leur éventuel jugement.

  • Contexte explosif : Cette affaire, qui remonte à la gestion des milliards alloués à la lutte contre la pandémie, a suscité une vive émotion dans l’opinion publique, exigeant transparence et reddition des comptes.

  • Enjeux politiques : Le vote des députés sera scruté, car il pourrait marquer un tournant dans la lutte contre l’impunité des responsables publics au Sénégal.

Vers un précédent judiciaire ?

Si les commissions donnent un avis favorable, Moustapha Diop et Ndèye Saly Diop pourraient devenir les premiers hauts responsables à répondre de leurs actes devant la justice pour des malversations liées à la crise sanitaire.

186 Sénégalais Rapatriés de Libye : Un Retour Tragique ou une Nouvelle Chance ?

Dakar, 25 avril 2025 – Un groupe de 186 Sénégalais, bloqués en Libye dans des conditions irrégulières et précaires, a finalement regagné leur pays dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 avril. Leur vol spécial a atterri vers minuit à l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Diass, marquant la fin d’un périple souvent marqué par la souffrance.

Une Prise en Charge Immédiate, mais Aucun Proche pour les Accueillir

Dès leur arrivée, les rapatriés ont été pris en charge par :

  • Le Bureau d’accueil, d’orientation et de suivi (Baos)

  • Des représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)

Aucune famille n’était présente sur le tarmac, soulignant l’isolement de ces migrants. Deux bus ont été affrétés par les autorités pour les conduire jusqu’à Dakar, d’où ils devront ensuite rejoindre leurs régions d’origine par leurs propres moyens.

Un Rapatriement Volontaire… Mais Quelle Réinsertion ?

Ce retour s’inscrit dans le programme de rapatriement volontaire humanitaire mené par l’OIM, en collaboration avec le gouvernement sénégalais. Si cette initiative permet de sauver des vies, la question de la réintégration socio-économique reste entière.

Que deviendront ces migrants ? Beaucoup ont tout perdu en tentant la traversée vers l’Europe. Sans accompagnement solide, le risque de repartir ou de sombrer dans la précarité est réel.