Coopération militaire : La Gendarmerie sénégalaise ouvre ses portes à la 33e promotion de l’EEML de Libreville

Le jeudi 24 avril 2025, la Gendarmerie nationale du Sénégal a accueilli la 33e promotion de l’École d’État-Major de Libreville (EEML). Cette visite, organisée dans le cadre d’un voyage d’études, renforce la coopération militaire entre le Sénégal et le Gabon.

La rencontre s’est déroulée dans l’amphithéâtre de l’État-Major, situé au quartier Samba Diery Diallo à Colobane. La délégation, composée d’officiers stagiaires venus de plusieurs pays africains, a été reçue par le Chef de la chaîne Ressources humaines.

Les visiteurs ont assisté à une présentation institutionnelle, en présence du Haut-commandant en second et du Sous-directeur de la Justice militaire. Cette séance leur a permis de mieux comprendre les missions, les structures et les défis opérationnels de la Gendarmerie sénégalaise.

La visite s’est poursuivie au Centre de Renseignement et des Opérations. Les stagiaires ont découvert les dispositifs de coordination des interventions, les mécanismes de gestion des crises et la veille stratégique.

Cette immersion s’est terminée par une remise de cadeaux, suivie d’un cocktail et d’une photo de famille. Ces moments ont symbolisé la fraternité militaire et les échanges fructueux entre les deux institutions.

Avec cette initiative, la Gendarmerie nationale confirme son engagement en faveur de la coopération régionale. Elle joue un rôle clé dans la formation des futurs cadres militaires du continent.

Diomaye Faye déclenche la révolution de l’emploi : vers un Sénégal souverain et sans chômage !

Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a ouvert ce jeudi 24 avril 2025, au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD), la 4e édition de la Conférence sociale sur l’emploi et l’employabilité.

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Cette rencontre de haut niveau, qui s’inscrit dans une dynamique nationale de refondation des politiques publiques, a réuni des membres du gouvernement, des représentants des travailleurs, du patronat, des jeunes, ainsi que les partenaires techniques et financiers du Sénégal.

Placée sous le thème « Emploi et Employabilité : Défis et perspectives pour un Sénégal souverain, juste et prospère », la conférence a été l’occasion pour le Chef de l’État de réaffirmer la centralité de l’emploi dans sa vision du développement.

Dans son discours, le Président Faye a mis en avant l’urgence d’agir collectivement pour répondre au défi du chômage, en particulier celui des jeunes. Il a souligné l’importance de la formation professionnelle, de la valorisation des compétences locales, et du soutien actif à l’entrepreneuriat comme leviers clés de transformation.

Il a également appelé à une mobilisation générale de tous les acteurs de l’écosystème de l’emploi – pouvoirs publics, secteur privé, collectivités territoriales et société civile – pour bâtir un modèle économique résolument inclusif, porteur de justice sociale, de stabilité et de dignité.

Enfin, le Président a insisté sur l’engagement de l’État à mettre en œuvre des réformes audacieuses, à assurer une gouvernance efficace et à produire des résultats tangibles, dans l’intérêt des citoyens et pour faire du Sénégal un exemple d’émergence fondée sur l’humain.

Emploi au Sénégal : une conférence nationale pour refonder l’avenir du travail

Le Sénégal franchit un cap décisif dans la lutte contre le chômage. Les 24 et 25 avril 2025, le ministère du Travail organise une conférence sociale de haut niveau sur l’emploi et l’employabilité. L’événement aura lieu au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.

Cette rencontre stratégique sera présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Un geste fort, qui confirme sa volonté de faire de l’emploi une priorité absolue de son mandat. Le président souhaite poser les bases d’un modèle économique souverain, équitable et inclusif, en cohérence avec son Plan Sénégal Souverain, Juste et Prospère.

Le thème de la conférence — « Emploi et Employabilité : Défis et perspectives pour un Sénégal souverain, juste et prospère » — traduit l’ambition de bâtir un nouvel écosystème du travail, en impliquant tous les acteurs.

Parmi les participants figurent :

  • partenaires sociaux

  • entreprises

  • institutions de formation

  • jeunes entrepreneurs

  • société civile

  • ministères sectoriels

  • partenaires techniques et financiers

L’objectif est clair :

  • Diagnostiquer les causes profondes du chômage des jeunes et des femmes

  • Réduire l’écart entre formation et besoins du marché

  • Proposer des réformes structurelles et audacieuses

Plusieurs axes seront étudiés :

  • Financement de la formation professionnelle

  • Développement de l’entrepreneuriat

  • Promotion de l’emploi en zone rurale

  • Renforcement du dialogue public-privé

  • Insertion professionnelle durable

Cette conférence veut faire date. Elle réunit syndicats, patronat, experts, ONG, et partenaires du développement, dans une même dynamique : co-construire une vision nouvelle du travail au Sénégal, fondée sur la justice sociale, la souveraineté économique et la compétitivité.

Sénégal-Maroc : Une alliance sécuritaire contre les violences faites aux femmes à l’ère numérique

Le 23 avril 2025, la Gendarmerie nationale du Sénégal a accueilli une délégation marocaine à Colobane. La visite s’est déroulée au Quartier Samba Diéry Diallo, dans le cadre du projet BASMA.

Ce programme est porté par ENABEL Maroc, avec le soutien du ministère marocain de l’Intérieur, de la Gendarmerie royale, de la Police fédérale belge et de la Sûreté nationale. Il vise à renforcer les forces de sécurité dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Des violences numériques en forte hausse

La délégation a été reçue par le Haut-commandant en second de la Gendarmerie sénégalaise. Elle a assisté à une présentation du Centre de Lutte contre les Criminalités Numériques (CLCN).

Ce centre s’attaque aux formes modernes de violence. Parmi elles : la cyberviolence et la cybercriminalité, qui visent de plus en plus les femmes. Ces menaces exigent des réponses efficaces et coordonnées.

Un partenariat solide et porteur d’espoir

La visite s’est terminée par un échange de cadeaux et une photo souvenir. Ce moment symbolique a illustré la qualité de la coopération entre les deux pays. Ensemble, ils défendent les droits humains et la sécurité des femmes.

Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique de coopération Sud-Sud. Il mise sur la formation, l’innovation et le partage d’expériences pour créer des solutions durables.

Fonds Covid-19 : Vers une mise en accusation d’anciens ministres au Sénégal

Ce mercredi, l’Assemblée nationale du Sénégal entame un processus décisif. Le Bureau, puis la Conférence des présidents, vont examiner une requête du parquet général près de la Cour d’appel de Dakar. Celle-ci demande la mise en accusation d’anciens ministres, cités dans les rapports accablants de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Force Covid-19.

Le procureur général a confirmé la transmission des dossiers au Parlement. Si la requête est approuvée, la Haute Cour de justice pourra être saisie. C’est elle seule qui peut juger d’anciens membres du gouvernement pour des actes commis durant leur mandat.

Les ministères concernés sont nombreux : Géologie et Mines, Culture, Sports, Santé, Femme et Famille, Développement industriel, PME, et Développement communautaire.

Enquêtes en cours et volonté de transparence

Pendant ce temps, la Division des enquêtes criminelles (DIC) continue son travail. Plusieurs anciens responsables ont été entendus. Certains sont inculpés, d’autres relâchés après avoir versé de fortes consignations.

Le procureur Ibrahima Ndoye a clarifié la démarche :

« Notre objectif n’est pas l’incarcération systématique, mais le recouvrement des deniers publics. »

Il assure que toutes les personnes impliquées seront identifiées, sans distinction de rang.

Cette affaire, très suivie par l’opinion publique, symbolise une nouvelle ère dans la lutte contre l’impunité. Si elle aboutit, elle pourrait redéfinir la culture de reddition des comptes au Sénégal.

« Je suis absolument déterminé  » Tidjane Thiam défie son éviction de la présidentielle ivoirienne

La tension monte à six mois de la présidentielle. Le 22 avril 2025, le tribunal de première instance d’Abidjan a ordonné la radiation de Tidjane Thiam de la liste électorale. Motif : il aurait perdu sa nationalité ivoirienne. Cette décision provoque un véritable séisme politique.

Tidjane Thiam, président du PDCI et ex-CEO de Crédit Suisse, ne décolère pas. Dans une vidéo diffusée le jour même, il dénonce une « élimination politique » habillée de droit, qu’il juge « inique et incompréhensible ». Il y voit une manœuvre pour écarter « le rival le plus sérieux » d’Alassane Ouattara à l’élection du 25 octobre 2025.

« Ce n’est pas l’image que je veux pour notre pays, affirme-t-il. Je n’accepterai pas cette agression. » À ses partisans, il lance : « Choisir librement son dirigeant est une question de dignité. Vous pouvez compter sur moi pour mener ce combat. »

Selon lui, un sondage indépendant commandé auprès d’une organisation internationale crédible le place largement en tête. Il devancerait Laurent Gbagbo, classé deuxième, et battrait le président sortant au second tour avec 57 % des voix contre 41 %.

Mais un obstacle juridique complique la donne. En 1987, Thiam avait obtenu la nationalité française. Il y a officiellement renoncé en mars 2025. Pourtant, ses opposants s’appuient sur l’article 48 du Code de la nationalité, qui prévoit la perte automatique de la nationalité ivoirienne en cas d’acquisition volontaire d’une autre.

Or, ce même article précise que cette perte est conditionnée par un décret gouvernemental, et ce, pendant 15 ans après la naturalisation étrangère. Thiam estime donc être toujours dans les règles.

La Constitution ivoirienne, en revanche, est stricte : un candidat à la présidence doit être uniquement Ivoirien. Pas de double nationalité. Et surtout, pas de passeport étranger.

La radiation du candidat du PDCI intervient alors que ce dernier avait été désigné pour représenter son parti à l’élection. Résultat : un climat politique sous haute tension et une campagne qui s’annonce aussi explosive qu’incertaine.

Scandale électoral en Côte d’Ivoire : La justice exclut Cheick Tidjane Thiam de la liste électorale à quelques mois de la présidentielle

Abidjan, 22 avril 2025– Un nouveau rebondissement dans la course à la présidentielle ivoirienne : la justice a prononcé ce mardi 22 avril 2025 la radiation de Cheick Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, de la liste électorale provisoire. La décision fait suite à des accusations selon lesquelles il aurait perdu sa nationalité ivoirienne.

L’annonce a été faite par Maître Rodrigue Dadjé, avocat du candidat, sur sa page Facebook, après que le tribunal de première instance d’Abidjan a examiné plusieurs recours visant à exclure Thiam de la liste. Parmi les plaignants, on retrouve N’Zi Bernard Kokora, secrétaire national adjoint du RHDP, qui a jugé nécessaire de contester la présence du leader du PDCI-RDA sur la liste électorale.

Cette affaire survient après que la Commission électorale indépendante (CEI) a rejeté, le 16 avril, dix recours similaires qui avaient été jugés recevables mais « mal fondés ». Les plaignants, insatisfaits de la décision de la CEI, ont donc choisi de porter l’affaire devant la justice, ce qui a abouti à la décision de ce mardi.

Maître Rodrigue Dadjé dénonce cette décision qu’il considère comme une tentative manifeste d’écarter Cheick Tidjane Thiam de la scène politique à l’approche de la présidentielle du 25 octobre 2025. De leur côté, les plaignants affirment que M. Thiam ne respecte pas les conditions légales pour être inscrit sur la liste électorale et donc pour se présenter à la présidentielle.

Cette décision judiciaire relance le débat sur l’éligibilité de l’ex-banquier international et présage de nouveaux rebondissements à mesure que la campagne électorale s’intensifie. La scène politique ivoirienne est désormais secouée par ce développement inattendu, qui pourrait bien affecter l’évolution du processus électoral dans les mois à venir.

le Sénégal prépare une loi révolutionnaire pour encadrer la télémédecine et la gouvernance des données

Du 22 au 24 avril 2025, des députés sénégalais participent à un atelier à l’Assemblée nationale. L’objectif : renforcer leurs compétences sur la transformation numérique du système de santé.

Organisé par ENDA Santé et l’Agence sénégalaise de la Couverture sanitaire universelle, l’atelier prépare l’élaboration d’une loi-cadre ambitieuse. Celle-ci portera sur la télémédecine, la gestion des données de santé et la gouvernance numérique.

Les députés des commissions de la Santé, des Lois et des Finances sont mobilisés. Ils se préparent à encadrer les nouveaux outils numériques qui transforment l’accès aux soins.

 Une révolution numérique guidée par une vision stratégique

« Aucun système de santé moderne ne peut fonctionner sans technologies numériques », souligne Mme Khady Sarr, présidente de la Commission de la Santé. Elle insiste sur l’importance d’utiliser ces technologies pour desservir les zones isolées.

La collecte et l’utilisation intelligente des données de santé permettent d’optimiser les politiques publiques. Elles sont essentielles pour une planification plus équitable.

Le Plan Stratégique Santé Digitale (PSSD) structure cette transformation. Il place la télémédecine au centre de l’action, pour pallier le manque de spécialistes dans les régions reculées.

Un projet national ancré dans une dynamique mondiale

Le Sénégal participe à « Transform Health », une initiative mondiale en faveur d’une loi-type sur la santé numérique. Une trentaine d’organisations sénégalaises y sont impliquées.

Dr Papa Djibril Ndoye, directeur adjoint d’ENDA Santé, rappelle que les solutions doivent rester ancrées dans le contexte local pour être durables.

La digitalisation soulève des enjeux sensibles : protection des données, équité d’accès, et éthique. La future loi devra les encadrer rigoureusement pour éviter les dérives.

Grâce à cet atelier, les députés seront mieux armés pour légiférer. Le Sénégal pourrait ainsi devenir un modèle en Afrique en matière de santé numérique inclusive et résiliente.

Dakar-Tambacounda : le train de l’espoir relancé pour transformer l’Est du Sénégal

C’est un vent d’espoir qui souffle sur l’Est du Sénégal. Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres, Yankhoba Diémé, a annoncé la relance du projet ferroviaire stratégique Dakar-Tambacounda, dans un entretien accordé à WalfTV ce dimanche 20 avril. Une relance qui s’inscrit dans la vision d’un Sénégal inclusif et équitable portée par le président Bassirou Diomaye Faye.

Ce projet ambitieux, lancé initialement en 2017, visait à construire plus de 460 kilomètres de voie ferrée à écartement standard, 32 rames modernes, des gares ultra-connectées, et un port sec à Tambacounda ou Kidira. Mais il avait été abandonné au profit du TER. Un choix que le ministre Diémé a ouvertement remis en question :

« Ce projet aurait pu être le plus grand du régime précédent. En termes de rentabilité économique et sociale, il surpasse largement le TER. »

Le gouvernement actuel entend corriger cette erreur historique. Le chantier, colossal, s’inscrit désormais parmi les projets catalytiques prioritaires. Toutefois, sa mise en œuvre s’étalera sur cinq à dix ans, en raison des défis techniques et financiers. Le ministre évoque un déploiement progressif, commençant par la réhabilitation des anciens rails métriques, avant l’installation des nouveaux rails à écartement standard.

Un souffle nouveau pour les régions de l’intérieur

Dans les régions enclavées de l’Est, cette annonce est porteuse d’espoir. Le train Dakar-Tambacounda pourrait révolutionner la mobilité, le commerce et l’accès aux services publics, tout en réduisant les inégalités territoriales.

Le gouvernement affirme sa détermination à transformer cette vision en réalité. Plus qu’un simple projet d’infrastructure, il s’agit d’un levier stratégique de développement économique et de justice territoriale, destiné à faire du Sénégal un pays où chaque région compte et contribue activement à la croissance nationale.

Cédéao face au défi sahélien : entre divorce annoncé et espoir de réconciliation

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) traverse une zone de turbulences politiques. Alors qu’elle s’apprête à célébrer son cinquantenaire à Accra, la capitale ghanéenne accueille, les 22 et 23 avril 2025, une session extraordinaire de son Conseil des ministres. L’enjeu : gérer les conséquences du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, désormais regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette rencontre stratégique coïncide avec le lancement officiel des festivités marquant les 50 ans de l’organisation, dans un climat tendu entre les deux blocs ouest-africains. Le président du Ghana, John Dramani Mahama, récemment en mission diplomatique dans les trois pays sahéliens, a invité leurs dirigeants à prendre part à la cérémonie. Une main tendue qui laisse entrevoir une possible détente, malgré les différends profonds.

En janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont notifié leur retrait de la Cédéao, accusant l’organisation d’être sous influence étrangère, notamment française. Conformément aux statuts communautaires, leur départ deviendra effectif en janvier 2025.

La session abordera également d’autres sujets clés touchant à la stabilité régionale, à l’heure où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à de graves défis sécuritaires et diplomatiques. Les discussions s’annoncent donc déterminantes pour l’avenir de la coopération régionale.