Trafic aux Almadies : un faux étudiant arrêté avec drogue, arme et moto BMW

Dans la nuit du 9 avril 2025, aux alentours de 00h30, la Division Opérationnelle de l’OCRTIS a mené une arrestation spectaculaire dans le quartier huppé des Almadies, à Dakar. Un individu, se faisant passer pour un étudiant, a été appréhendé alors qu’il détenait 20 grammes de haschich et une arme à feu de 5e catégorie.

Selon les informations de la police nationale, cette interpellation fait suite à un signalement concernant un trafic de drogue présumé, opéré discrètement depuis des appartements meublés du quartier. La fouille du suspect a permis de mettre la main sur du matériel lié à ses activités : une balance électronique, plusieurs sachets plastiques destinés au conditionnement de stupéfiants, un pistolet automatique Smith & Wesson de calibre 9 mm, et un document administratif.

Mais ce n’est pas tout. Le suspect était également en possession de 32 000 FCFA en liquide, d’un téléphone portable de marque iPhone, et d’une moto BMW GS, un modèle prisé dans les milieux aisés.

L’enquête est toujours en cours. La police cherche désormais à identifier et localiser les éventuels complices de ce supposé étudiant, dont le profil intrigue les enquêteurs.

Réforme de la Fonction Publique : Le Sénégal et la France ouvrent la voie à une transformation digitale et écologique

Le 10 avril 2025, le ministère de la Fonction publique et de la Réforme du service public du Sénégal, en partenariat avec le ministère français de la Fonction publique et de la Simplification, a organisé un atelier sur le thème : « Quel modèle de fonction publique ? Regards croisés Sénégal/France ». Cette rencontre vise à renforcer la coopération entre les deux pays en matière de gouvernance publique et de modernisation de l’administration.

Échanges fructueux sur l’avenir de la fonction publique

Lors de cet atelier, des experts des deux pays ont échangé sur des enjeux cruciaux pour l’avenir de la fonction publique, notamment l’évaluation de la performance des agents, l’impact de l’intelligence artificielle (IA) et les stratégies pour une transition écologique réussie. Nathalie Collin, Directrice générale de l’administration et de la fonction publique en France, a souligné l’importance de ces échanges. Selon elle, cette rencontre permet de confronter les pratiques et d’identifier des solutions communes aux défis contemporains.

L’IA et la transition écologique : les deux défis majeurs

Mme Collin a évoqué les défis liés à l’intelligence artificielle, rappelant que les agents publics français l’utilisent déjà au quotidien. Elle a mis en garde contre les risques d’un décalage si l’IA n’est pas correctement intégrée dans la fonction publique. « Il est crucial de définir un cadre éthique adapté à son utilisation », a-t-elle précisé. Par ailleurs, la transition écologique occupe une place centrale dans les réformes, avec l’exemple de la formation de 25 000 cadres supérieurs français aux enjeux environnementaux.

Le Sénégal en pleine transformation de son administration

Pour le Sénégal, les échanges ont une grande valeur. Ndeye Awa Ndiaye, Directrice générale par intérim de la fonction publique, a insisté sur la pertinence de l’expérience française dans le cadre des réformes en cours. Le pays a déjà lancé plusieurs initiatives dans le cadre du « New Deal » impulsé par le Président de la République, où la digitalisation et l’IA jouent un rôle majeur. Le Sénégal est déterminé à moderniser ses administrations pour les rendre plus proches des citoyens, plus efficaces et plus transparentes.

Digitalisation et IA : Des outils clés pour la réforme sénégalaise

Le numérique, en particulier l’intelligence artificielle, bouleverse les modes de fonctionnement de l’administration sénégalaise. Ndeye Awa Ndiaye a expliqué que l’IA constitue un appui fondamental pour améliorer la qualité des services publics. Toutefois, l’intégration de ces outils soulève des questions éthiques et organisationnelles. Comment garantir une utilisation responsable et équitable de l’IA ? Comment former les agents publics à ces nouvelles technologies ?

Une réforme pour un avenir plus moderne et plus efficient

Le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a déjà mis en avant, lors de la première Conférence des Administrateurs et Managers Publics (CAMP), l’urgence de moderniser l’administration. Ce séminaire avec la France fait partie d’un effort plus large pour refondre la fonction publique sénégalaise. Les autorités sénégalaises espèrent que ces échanges permettront d’intégrer des approches méthodologiques innovantes dans la refonte du statut de la fonction publique. Pour la France, ces discussions nourrissent également une réflexion sur l’évolution de son propre modèle, désormais confronté à de nouveaux défis.

Une coopération prometteuse pour l’avenir de la fonction publique

À l’issue de cet atelier, les deux pays espèrent faire avancer leurs réformes respectives. Le Sénégal, inspiré par l’expérience française, vise à renforcer son système de gestion publique, tandis que la France bénéficie de la perspective de son partenaire pour réévaluer son modèle administratif. Ces échanges marquent le début d’une coopération plus forte en matière de modernisation de la fonction publique, essentielle pour l’avenir des deux nations.

Disparition d’un pilier de la justice sénégalaise : l’hommage fort de Bassirou Diomaye Faye

Le Sénégal perd l’un de ses plus grands magistrats. Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé une profonde tristesse après l’annonce du décès de Mamadou Badio Camara, Président du Conseil constitutionnel et ancien Premier Président de la Cour suprême.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le chef de l’État a salué la mémoire d’un homme qu’il qualifie de « grand serviteur de l’État ».

Mamadou Badio Camara a marqué l’histoire de la justice sénégalaise par son intégrité, sa rigueur et son attachement indéfectible à l’État de droit. Durant toute sa carrière, il a incarné les valeurs d’une magistrature indépendante, au service de la République et des citoyens.

Le Président Faye a adressé ses condoléances émues à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du corps judiciaire. Il a souligné la perte d’un homme dont l’héritage institutionnel, bâti avec droiture et loyauté, restera à jamais gravé dans l’histoire du pays.

Quand Dakar et Pretoria tracent une nouvelle route vers l’Afrique de demain

En visite officielle à Dakar, le ministre sud-africain des Relations internationales, Ronald Lamola, a exprimé jeudi sa volonté de renforcer les liens entre son pays et le Sénégal. Pour lui, cette relation bilatérale est une priorité stratégique.

L’Afrique du Sud et le Sénégal partagent un partenariat basé sur l’amitié, la confiance et les valeurs panafricaines. Selon M. Lamola, les deux pays ont tout à gagner en unissant leurs forces, notamment sur les plans diplomatique et économique.

« Les échanges bilatéraux et les investissements en cours offrent des perspectives prometteuses », a-t-il souligné.

Durant sa visite de deux jours, M. Lamola s’est entretenu avec la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Yassine Fall. Ensemble, ils coprésideront la première session de la Commission ministérielle mixte pour la coopération bilatérale.

Cette rencontre marque une étape importante. Elle vise à structurer un cadre de coopération autour de priorités communes : dialogue politique, croissance économique, intégration régionale et coordination multilatérale.

« Cette commission reflète notre volonté de renforcer notre partenariat et de porter plus haut la voix de l’Afrique sur la scène internationale », a déclaré Ronald Lamola.

En marge des discussions, il rencontrera plusieurs autorités sénégalaises, dont le Premier ministre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.

À travers cette visite, Dakar et Pretoria réaffirment leur ambition commune : bâtir une coopération exemplaire et inspirante pour le continent africain.

Mamadou Badio Camara, gardien de la Constitution, s’éteint

Le Sénégal perd l’un de ses plus hauts magistrats. Mamadou Badio Camara, président du Conseil constitutionnel, est décédé à Dakar, ce jeudi 10 avril 2025. Il avait 73 ans.
L’annonce de son décès a été faite par Me El Hadj Aya Boun Malick Diop, secrétaire général du Sytjust. Plusieurs médias locaux ont aussitôt relayé la nouvelle.

Un parcours exceptionnel au sommet de la justice

Mamadou Badio Camara a dirigé plusieurs grandes institutions judiciaires. Il a notamment présidé la Cour suprême et le Conseil supérieur de la magistrature. En 2021, il prend la tête du Conseil constitutionnel.
Son parcours témoigne d’une grande rigueur et d’un engagement fort pour l’État de droit.

Un rôle décisif pendant la crise électorale de 2024

En février 2024, le président Macky Sall tente de reporter la présidentielle de dix mois. Ce projet, soutenu par la majorité parlementaire, provoque une crise politique majeure.
Le Conseil constitutionnel, sous l’autorité de Mamadou Badio Camara, juge la décision contraire à la Constitution. Ce verdict contraint Macky Sall à organiser l’élection le 25 mars 2024.
Celle-ci sera remportée par Bassirou Diomaye Faye, candidat de l’opposition, soutenu par Ousmane Sonko.

Un homme attaché aux principes constitutionnels

Lors de la Nuit du droit, à Paris, en octobre 2024, Camara fait une révélation marquante. Le Conseil constitutionnel avait émis un avis défavorable à un troisième mandat présidentiel.
Bien que non rendu public, cet avis aurait dissuadé Macky Sall de se représenter. Ce geste renforce encore l’image d’un homme de principe.

Une réforme institutionnelle en cours

Le décès de Camara survient en pleine réforme de l’architecture institutionnelle du Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une Cour constitutionnelle pour remplacer le Conseil actuel.
Selon ses propos, les textes législatifs nécessaires ont été finalisés et transmis pour validation.

Un héritage ancré dans l’histoire démocratique

Mamadou Badio Camara laisse un vide profond. Il fut une figure clé dans la défense de la légalité constitutionnelle durant une période critique.
Son action aura permis de préserver l’ordre démocratique et de renforcer la légitimité des institutions.
Alors que le pays s’engage dans une refonte judiciaire historique, son héritage demeure essentiel.

Compte rendu du Conseil des Ministres du Mercredi 9 avril 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 09 avril 2025, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a présenté les condoléances de la Nation à la communauté Layène et à la Oummah islamique suite au rappel à Dieu de Serigne Mouhamadou Makhtar LAYE, Khalife général des Layènes. Un an, jour pour jour, le Chef de l’Etat présidait le premier Conseil des Ministres, après la mise en place du Gouvernement, le 05 avril 2024, sous la direction du Premier Ministre Ousmane SONKO. Au terme d’une année pleine de labeur, le Président de la République a rendu grâce à Dieu. Il a magnifié l’engagement résolu du Gouvernement à réaliser méthodiquement et sans tarder le projet patriotique pour un Sénégal souverain, juste et prospère, dans la paix, la stabilité et la solidarité.

Le Chef de l’Etat est revenu sur la célébration du 65ème anniversaire de la fête de l’indépendance qui a connu cette année un succès exceptionnel, dans la communion et la ferveur patriotique faisant la fierté de la Nation entière. Le Président de la République magnifie la présence des Chefs d’Etat de la Gambie, de la Mauritanie et de la Guinée Bissau et du Vice président de la République fédérale du Nigéria.

Il a adressé ses chaleureuses félicitations au Ministre des Forces armées, au Chef d’Etat-major Général des Armées et au Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire pour l’excellente préparation et le déroulement remarquable des cérémonies de prise d’armes et des défilés sur l’ensemble du territoire national. Il a félicité l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour leur engagement permanent au service de la Nation et a aussi remercié et félicité les élèves, les mouvements de jeunesse, les acteurs culturels et toutes les forces vives de la Nation qui ont brillamment contribué au succès des manifestations et des défilés.

Dans ce contexte de réappropriation de notre histoire et de nos valeurs fortes, il a salué l’exemplarité de nos forces de défense et de sécurité dans la préservation et le renforcement d’une citoyenneté active et constructive pour le Sénégal. La promotion de la culture du civisme et de la citoyenneté dans tous les secteurs de la vie nationale est au centre des préoccupations du Président de la République. Il a, à cet égard, rappelé au Gouvernement que la mobilisation et l’encadrement de la jeunesse dans des activités de développement, ainsi que la consolidation soutenue du lien Armée-Nation, s’érigent en priorité. Il a demandé au Premier Ministre d’intensifier, dans l’esprit d’un Sénégal souverain, juste et prospère, la mise en œuvre du Programme national de Promotion de la Citoyenneté, mais également le développement d’une nouvelle politique de jeunesse, innovante, ambitieuse et conforme, d’une part, à nos valeurs historiques et culturelles et, d’autre part, aux évolutions technologiques, économiques et sociales du monde contemporain.

Le Chef de l’Etat a souligné l’urgence de repositionner l’instruction civique dans les curricula de formation et d’investir dans les infrastructures sociales, sportives et culturelles destinées à l’encadrement et à la valorisation du potentiel multisectoriel des jeunes du Sénégal. Dès lors, il convient de renforcer la vie associative à l’école, dans les daara et les différents quartiers et villages du Sénégal. A ce titre, il a demandé au Ministre en charge de la Jeunesse de veiller à la réorganisation consensuelle, avant le 1er juillet 2025, du Conseil national de la Jeunesse qui doit évoluer vers un organe consultatif qui fédérera toutes les propositions et aspirations des jeunes du Sénégal dans le cadre du développement national. Il a salué l’organisation les 5 et 6 avril 2025 des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Pout Diack (dans la région de Thiès) et félicité l’ensemble des participants.

Le Président de la République a saisi l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la santé, le 07 avril 2025, pour rappeler au Gouvernement, au Ministre de la Santé et de l’Action sociale notamment, l’urgence d’accentuer la mise en œuvre de mesures hardies de modernisation du système de santé dans tous ses compartiments. Il a indiqué, à cet égard, l’impérieuse nécessité de consacrer la prévention des maladies comme principe directeur de la politique nationale de santé. Il convient de placer la gestion des patients au cœur des performances du système sanitaire.

Dans cette perspective, il a appelé au déploiement de la nouvelle carte sanitaire du Sénégal dans une logique de cohérence, de complémentarité et d’optimisation des infrastructures et établissements sanitaires, de même que des services et offres de soins. Il a souligné, en outre, l’importance de finaliser la réforme hospitalière, d’améliorer en permanence la qualité des équipements et du plateau médical ainsi que la fonctionnalité des services d’accueil et de prise en charge des urgences.

Le Chef de l’Etat a insisté sur la nécessité d’améliorer la prise en charge des pathologies chroniques (insuffisance rénale, cancer, etc.), de relancer le programme élargi de vaccination et de présenter un plan quinquennal prévisionnel de recrutement des personnels dans le système de santé publique en perspective de l’ouverture progressive et la mise à niveau d’établissements et de structures de santé dans toutes les régions du Sénégal.

Au demeurant, il a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, en relation avec le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, de prendre toutes les mesures et dispositions idoines, afin de lutter efficacement contre la vente illicite de médicaments et l’exercice illégal d’activités médicales et chirurgicales sur l’étendue du territoire national.

Dans le même ordre d’idées, il a demandé au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, de travailler à un meilleur contrôle des établissements d’enseignement et de formation en médecine, pharmacie et en développement sanitaire et social.

Le Président de la République a engagé le Gouvernement à accorder une attention particulière aux Facultés et Unités de Formation et de Recherche en médecine, aux établissements publics et privés de formation en médecine, pharmacie et génie sanitaire. Il a demandé au Gouvernement de veiller à l’amélioration du fonctionnement des Centres hospitalo-universitaires (cas des CHU Fann et Dantec), au renforcement des recrutements et au repositionnement de l’Ecole militaire de Santé et du Service de santé des Armées dans l’architecture sanitaire. Par ailleurs, il a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale de poursuivre les efforts de restructuration et de développement de l’industrie pharmaceutique afin de faire du Sénégal un pôle pharmaceutique de premier plan en Afrique.

A cet effet, il a rappelé au Gouvernement l’impératif d’assurer le suivi adéquat des activités de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), de la Pharmacie nationale d’Approvisionnement (PNA), ainsi que des projets pilotés par l’Institut Pasteur de Dakar, dans le cadre du renforcement de la souveraineté vaccinale et pharmaceutique du Sénégal. Pour clore ce chapitre, il a invité le Ministre de la Santé et de l’Action sociale à réfléchir avec les acteurs impliqués sur des stratégies consensuelles de maitrise des dépenses de santé et de financement durable du système sanitaire. Il s’agit, surtout, d’accélérer la digitalisation des services de santé, dans le cadre du New Deal technologique.

Le Chef de l’Etat a présidé le lancement de la 2ème édition de la caravane nationale de l’espace, dénommée « SPACEBUS 2025 », pilotée par l’Agence sénégalaise d’Etudes spatiales (ASES). Il a félicité la direction générale de l’ASES, et les parties prenantes pour le déploiement de cette initiative majeure de promotion du spatial au Sénégal.

Après le lancement historique réussi par le Sénégal de son premier satellite (microsatellite GaindeSat 1A), le 16 août 2024, aux Etats-Unis, il a demandé au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de réunir tous les acteurs institutionnels et privés nationaux ainsi que les partenaires, afin de finaliser le document de référence de la politique nationale et les plans d’action coordonnés de développement du spatial adossés à la Vision Sénégal 2050.

Dans sa communication, le Premier Ministre a porté l’attention du Conseil, au regard des évènements tragiques récents, sur l’acuité de la problématique de la prise en charge de la santé mentale, notamment le caractère obsolète de la loi n°75-80 du 9 juillet 1975 relative au traitement des maladies mentales et au régime d’internement de certaines catégories d’aliénés.

Le Premier Ministre a rappelé les défis majeurs autour de la santé mentale, en particulier l’absence d’un cadre de politique publique structurant de dialogue intersectoriel et interdisciplinaire ainsi que la non-effectivité du programme national de santé mentale décliné pour la période 2024-2028. Il a également cité, parmi les défis, la persistance de l’errance des malades mentaux, l’intégration insuffisante des soins psychiatriques dans les services de santé primaires et l’absence d’une politique structurée de mobilisation de financements au profit de la santé mentale. Concernant le cas préoccupant des malades mentaux errants qui relève d’un problème de santé publique, le Premier Ministre a souligné la dimension sociale de cette pathologie qui nécessite une meilleure prise en charge par les familles et les communautés, aux côtés de l’Etat.

Face à cette situation, le Premier Ministre a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, en collaboration avec les Ministres en charge de la Justice, de l’Intérieur et de la Famille de mettre en place un Comité ad hoc devant œuvrer, avec tous les acteurs concernés, au plus tard à fin août 2025, d’une part, à la finalisation du processus de révision de la loi relative au traitement des maladies mentales et au régime d’internement de certaines catégories d’aliénés datant d’un demi-siècle et, d’autre part, à la mise en œuvre effective du plan stratégique d’amélioration de la qualité des soins en santé mentale 2024-2028.

Dans ce cadre, les réformes attendues devront prendre en charge, entre autres, le renforcement des capacités des unités spécialisées de soins et d’internement, la résorption du déficit de médecins psychiatriques, la procédure de retrait des malades mentaux errants de l’espace public et l’effectivité des visites réglementaires des établissements d’internement par les autorités habilitées. Ces actions devront être complétées par un programme de sensibilisation à déployer par le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, en relation avec le Ministère de la Famille et des Solidarités.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

 le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur la performance économique du Sénégal sur la période 2014-2024 ;

 le Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a fait une communication sur les réseaux autoroutiers ;

 le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la préparation de l’hivernage 2025 en matière de prévention et de gestion des inondations ;

 le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait une communication sur le programme de préparation des athlètes nationaux en vue des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS, Le Conseil a examiné et adopté :

 le Projet de décret fixant les statuts-types applicables aux sociétés nationales ;

 le Projet de décret fixant les règles de fonctionnement de l’organe délibérant des entités du secteur parapublic.

Le Ministre de la Formation professionnelle et technique, Porte-Parole du Gouvernement Amadou Moustapha Njekk SARRE

Santé mentale au Sénégal : Sonko sonne l’alarme et lance une réforme historique

Lors du Conseil des ministres du mercredi 9 avril 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme sur la crise de la santé mentale au Sénégal. À la lumière de récents événements tragiques, il a attiré l’attention du Conseil sur l’urgence de réformer la loi n°75-80 du 9 juillet 1975, désormais jugée obsolète, concernant les maladies mentales et le régime d’internement.

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Le chef du gouvernement a pointé l’absence d’un cadre structuré de politique publique pour la santé mentale. Il a également déploré la non-application du programme national de santé mentale 2024-2028. Parmi les défis évoqués : l’errance persistante des malades mentaux, l’intégration encore limitée des soins psychiatriques dans les structures de santé de base, ainsi que l’absence de financements dédiés.

Concernant les malades mentaux errants, qui représentent un véritable problème de santé publique, Ousmane Sonko a souligné la dimension sociale de cette pathologie. Il appelle à une mobilisation collective des familles, communautés et autorités pour une prise en charge plus humaine et efficace.

En réponse à cette situation alarmante, le Premier ministre a ordonné la création d’un Comité ad hoc interministériel, chargé de finaliser la révision de la loi de 1975 et de déployer le plan stratégique 2024-2028. Ce comité devra regrouper le ministère de la Santé, de la Justice, de l’Intérieur et de la Famille, et devra livrer ses résultats au plus tard fin août 2025.

Les réformes attendues incluent :

  • Le renforcement des unités spécialisées en psychiatrie.

  • Le recrutement de médecins psychiatres.

  • L’organisation de retraits humanitaires des malades errants de l’espace public.

  • L’application stricte des visites réglementaires dans les centres d’internement.

Enfin, un vaste programme de sensibilisation sera lancé, en collaboration avec le ministère de la Famille et des Solidarités. L’objectif est de briser les tabous, informer les citoyens et favoriser une approche inclusive de la santé mentale.

Sénégal et Afrique du Sud : Un Partenariat Stratégique Renforcé à Travers la 4ᵉ Session de la Grande Commission Mixte

La 4ᵉ session de la Grande Commission Mixte de Coopération entre le Sénégal et l’Afrique du Sud a débuté ce mercredi à Dakar. La session s’est ouverte sous la co-présidence de S.E. Mme Yassine Fall, Ministre de l’Intégration africaine et des Sénégalais de l’Extérieur, et de S.E. M. Ronald Lamola, Ministre des Relations internationales et de la Coopération d’Afrique du Sud.

Cet événement marque une étape importante dans le renforcement des relations bilatérales. Les deux pays ont affirmé leur volonté de consolider un partenariat stratégique et mutuellement bénéfique.

Les discussions de cette session se concentreront sur plusieurs sujets cruciaux, notamment l’intensification des échanges commerciaux et l’élargissement des partenariats économiques. Les deux nations visent à stimuler la croissance et favoriser l’intégration régionale. Elles espèrent également renforcer la coopération technique et culturelle pour rapprocher davantage leurs peuples.

Les enjeux géopolitiques actuels ont également été abordés, et les deux pays ont exprimé leur engagement à travailler ensemble pour relever ces défis. Ils comptent promouvoir des projets dans des domaines variés : économie, éducation, sécurité et culture.

Cette session illustre l’ambition des deux nations de faire progresser l’Afrique vers l’autosuffisance et une prospérité partagée. Elle s’inscrit dans un contexte où l’Union africaine renforce l’intégration sur le continent et encourage les relations inter-africaines solides.

En somme, cette 4ᵉ session marque un moment clé dans l’histoire des relations diplomatiques entre le Sénégal et l’Afrique du Sud. Ces deux pays sont prêts à franchir de nouvelles étapes pour façonner l’avenir de l’Afrique.

Tensions Mali-Algérie : La CEDEAO appelle au dialogue et à la désescalade

La CEDEAO a exprimé ce mercredi 9 avril sa vive inquiétude. Elle réagit à la détérioration des relations entre le Mali et l’Algérie. L’organisation a publié un communiqué officiel sur ses réseaux sociaux.

Ces derniers jours, le Mali et l’Algérie ont échangé plusieurs messages hostiles. Chaque pays accuse l’autre de manœuvres nuisibles. Les tensions concernent notamment la sécurité au Sahel et les relations bilatérales.

La CEDEAO mise sur le dialogue et la coopération

La CEDEAO appelle les deux États à baisser la tension. Elle recommande de privilégier le dialogue direct. Elle les invite aussi à utiliser les mécanismes régionaux et continentaux pour régler leurs différends.

L’organisation ouest-africaine rappelle que la coopération entre voisins reste essentielle. Elle soutient que la paix et la stabilité en dépendent. Dans un contexte déjà fragile au Sahel, toute crise supplémentaire fragilise la région.

Un contexte régional marqué par l’instabilité

La rupture entre les deux pays survient dans une zone déjà instable. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont quitté la CEDEAO récemment. Plusieurs pays du Sahel revoient leurs alliances diplomatiques et militaires.

La CEDEAO craint que cette crise diplomatique complique encore plus la situation. Elle souligne l’importance de préserver la paix et la coopération transfrontalière. Ces éléments sont essentiels pour lutter contre le terrorisme et favoriser le développement.

Une position claire en faveur de la paix

La CEDEAO se dit prête à jouer un rôle de médiateur. Elle se tient à disposition des deux États pour faciliter un apaisement. Elle appelle à des actions concrètes pour éviter une escalade.

L’organisation insiste : la paix ne peut exister sans un minimum de confiance entre voisins. Elle encourage les dirigeants à faire preuve de responsabilité.

Fin des importations d’oignons et pommes de terre – Une révolution silencieuse dans l’agriculture

Dakar,8 avril 2025 – Le Sénégal franchit une étape décisive dans sa quête de souveraineté alimentaire. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Gueye Diop, a annoncé mardi que le pays met un terme définitif à l’importation d’oignons et de pommes de terre, dès cette année.

Une décision stratégique, motivée par une production nationale désormais jugée suffisante pour répondre aux besoins des consommateurs sénégalais. « Il y a une forte production d’oignons et de pommes de terre », a déclaré le ministre, saluant les efforts des producteurs locaux.

Mais l’ambition ne s’arrête pas à l’autosuffisance. Le surplus d’oignons sera transformé en poudre, une innovation qui vise à valoriser la chaîne de production et à prévenir les pertes post-récolte. Ce processus marque un pas important vers l’industrialisation du secteur agricole.

Cette mesure s’inscrit dans une stratégie globale du gouvernement, qui vise à stabiliser les prix, encourager la consommation locale, et réduire la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs.

En misant sur la production locale et la transformation industrielle, le Sénégal amorce un virage audacieux qui pourrait bien servir de modèle pour l’Afrique en matière d’autonomie alimentaire.