Coup de filet à Ouakam : ecstasy, MDMA et haschisch saisis lors d’une opération ciblée

Ouakam, quartier résidentiel de la banlieue dakaroise, a été le théâtre d’une importante opération antidrogue menée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS). Trois individus ont été interpellés, a-t-on appris ce mardi de source policière.

L’action des forces de l’ordre découle d’un renseignement opérationnel signalant une forte activité de trafic dans les zones de Ouakam, Mamelles et Almadies. Grâce à une surveillance discrète et ciblée, les agents de l’OCTRIS sont intervenus rapidement.

Les perquisitions ont permis de saisir :

  • 100 grammes de haschisch

  • 14 doses d’un gramme de MDMA

  • 15 grammes de MDMA en vrac

  • 91 pilules d’ecstasy

Outre ces substances, les agents ont confisqué quatre téléphones portables, un véhicule, une moto de type Jakarta, ainsi qu’une somme de 536 000 FCFA en espèces.

Les suspects sont actuellement en garde à vue. Ils seront prochainement présentés devant les autorités judiciaires compétentes.

La Police nationale a saisi l’occasion pour réaffirmer son engagement contre le trafic de stupéfiants. Elle encourage les citoyens à rester vigilants et à signaler tout comportement suspect via les canaux officiels.

Affaire du bateau d’engrais : Aziz Ndiaye inculpé, deux suspects toujours en fuite

Après deux reports successifs, Aziz Ndiaye et son frère Massata ont finalement comparu ce lundi devant le juge d’instruction dans l’affaire du bateau d’engrais détourné puis revendu de manière frauduleuse. Les deux hommes, poursuivis pour recel, rejettent fermement les faits qui leur sont reprochés.

Malgré la contestation de leurs avocats, Aziz Ndiaye a été inculpé et placé en liberté provisoire. Son frère, Massata Ndiaye, a pour sa part été placé sous contrôle judiciaire. Avant leur audition, les deux prévenus ont présenté une caution solidaire composée de trois villas situées à Ngaparou, laquelle a été validée par le juge du deuxième cabinet. Cette disposition leur permet de rester en liberté en attendant l’examen au fond du dossier.

L’enquête judiciaire suit son cours. Deux figures clés du dossier, Lamine Ngom et Atoumane Sy, sont en fuite depuis 2021. Ils sont soupçonnés d’avoir organisé la revente d’une large partie de la cargaison à des acheteurs basés au Mali.

Face à leur disparition prolongée, le juge d’instruction a émis des mandats d’arrêt internationaux à leur encontre, comme l’indique le quotidien Libération dans son édition de ce mardi. Leur arrestation pourrait relancer un dossier sensible mêlant fraude commerciale, réseau de distribution illégal et opérations transfrontalières.

La suite de l’instruction sera déterminante pour clarifier le rôle de chacun dans ce vaste scandale qui secoue le secteur de l’importation d’engrais au Sénégal.

SPACEBUS2025 : Bassirou Diomaye Faye mise sur l’espace pour propulser le Sénégal vers l’avenir

Sous le ciel de Dakar, l’avenir du Sénégal a pris une nouvelle dimension. Le dimanche après-midi, à l’esplanade du Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose, le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement lancé la deuxième édition de la Caravane de l’Espace, SPACEBUS2025, placée sous le thème : « Le spatial, levier de développement durable ».

Devant des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, ainsi qu’un public composé d’élèves et d’étudiants, le Chef de l’État a livré un discours visionnaire, ancré dans l’ambition et l’innovation. Pour lui, le spatial est bien plus qu’un rêve de conquête : c’est un outil stratégique pour répondre aux défis contemporains du Sénégal et du continent africain.

« Les technologies spatiales ont le potentiel de transformer durablement nos territoires », a-t-il affirmé, en citant des applications concrètes dans des domaines comme l’aménagement du territoire, l’agriculture intelligente, la pêche durable, la santé, la sécurité ou encore l’économie bleue.

Le président Faye a aussi souligné le poids économique croissant de ce secteur, dont le marché mondial devrait dépasser 737 milliards de dollars d’ici la prochaine décennie. Il y voit une révolution aussi importante que celles de l’industrie, de l’électronique et du numérique.

Mais au cœur de son message, un appel vibrant à la jeunesse sénégalaise : « Sans sciences ni technologies, il est impossible de relever les défis de l’emploi, de la souveraineté alimentaire, de la santé ou du numérique », a-t-il martelé, encourageant les jeunes à s’approprier l’avenir à travers la science, la recherche et l’innovation.

SPACEBUS2025 ne se contente donc pas de sensibiliser : il dessine une trajectoire pour un Sénégal tourné vers l’espace… et vers son avenir.

Grève de 48 heures des travailleurs de la pêche – Le SYTRAPAS monte au créneau pour exiger le paiement des indemnités

Le Syndicat des travailleurs de la pêche et de l’aquaculture du Sénégal (SYTRAPAS) a annoncé une grève de 48 heures, prévue pour débuter le lundi 14 avril 2025, en raison du non-paiement de leurs indemnités. Cette action intervient dans un contexte de précarité sociale et économique, exacerbée par des retards administratifs importants entre le ministère des Pêches, le ministère des Finances et la Primature.

Oumar Dramé, le secrétaire général du SYTRAPAS, a exprimé son mécontentement face à la situation : « L’information que nous détenons est qu’il est lié à des lenteurs administratives. Cette situation inexplicable, inacceptable et inadmissible ne peut plus prospérer ». En plus de cette situation financière difficile, les travailleurs se trouvent confrontés à des difficultés quotidiennes, telles que le remboursement de dettes bancaires, le paiement des loyers et des frais de scolarité.

Les indemnités en question avaient été prévues dans un protocole d’accord signé en décembre 2022 dans le cadre des négociations entre les autorités et le secteur primaire. Pourtant, bien que les travailleurs de l’agriculture et de l’élevage perçoivent régulièrement leurs indemnités, ceux de la pêche et de l’aquaculture sont toujours privés de leurs droits.

Le SYTRAPAS insiste sur le fait que cette situation pourrait entraîner une paralysie totale du secteur si elle n’est pas rapidement résolue. « Nous espérons qu’avant d’en arriver à cette situation, les autorités vont réagir pour éviter toutes les conséquences qui pourraient surgir en cas de grève totale dans le secteur de la pêche », a déclaré Oumar Dramé.

Les travailleurs exigent également l’accélération de la signature du décret de sécurisation des indemnités, bloqué depuis juin 2024 dans le circuit administratif. Pour faire pression sur les autorités, le SYTRAPAS a annoncé que cette grève de 48 heures sera renouvelable jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Côte d’Ivoire: L’UFHB inaugure son Corner Campus France – un nouveau tremplin vers les études en Hexagone

L’Université Félix Houphouët-Boigny (UFHB) franchit une nouvelle étape dans son ouverture à l’international. Ce mercredi 9 avril 2025, elle inaugure à Cocody un Corner Campus France, en partenariat avec Campus France Côte d’Ivoire. L’événement se tiendra au Centre Universitaire d’Études Françaises (CUEF), à partir de 10h.

Le programme de la cérémonie est clair et structuré. Les invités seront accueillis dès 10h. À 10h30, plusieurs discours officiels marqueront le lancement de ce centre. Ensuite, une visite guidée permettra de découvrir les fonctionnalités du Corner. Pour clôturer la matinée, un cocktail sera servi à 11h30.

Ce nouvel espace apporte une réelle valeur ajoutée. Il propose un accompagnement personnalisé aux étudiants souhaitant poursuivre leurs études en France. En plus, il met à leur disposition une documentation détaillée sur les formations disponibles dans l’Hexagone.

Le Corner ne se limite pas à l’information. Il devient un lieu vivant d’échanges. Grâce à des ateliers, des rencontres et des conférences régulières, les étudiants bénéficieront d’un appui solide pour structurer leur parcours à l’international.

Selon le professeur Ballo Zié, président de l’UFHB, ce projet s’inscrit dans la politique d’internationalisation de l’université. Il renforce également les relations historiques entre la Côte d’Ivoire et la France dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Avec ce Corner, l’UFHB et Campus France facilitent l’accès à l’information et aux opportunités d’études en France. En parallèle, ils consolident un pont durable entre les deux nations, au service des ambitions des jeunes Ivoiriens.

Indépendance du Sénégal : Une Célébration grandiose pour réaffirmer la Souveraineté

Le Sénégal a commémoré son 65ᵉ anniversaire d’indépendance le vendredi 4 avril, lors d’une cérémonie empreinte de symboles forts, où le président Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son engagement envers la souveraineté nationale et l’unité du pays.

Le défilé s’est déroulé sur l’avenue renommée en l’honneur du Président Mamadou Dia, en présence des chefs d’État de la Gambie, de la Mauritanie et de la Guinée-Bissau. Cette célébration a mis en lumière la richesse culturelle et historique du Sénégal, notamment à travers la participation des différents royaumes traditionnels, rappelant ainsi l’héritage des grandes civilisations qui ont façonné le pays.

Une séquence particulièrement marquante a vu des jeunes défiler en rollers, arborant les drapeaux de plusieurs nations africaines, symbolisant l’intégration et la solidarité continentale. La diversité ethnique du Sénégal a également été célébrée, avec des représentations des communautés diola, sérère et pulaar, soulignant l’importance de la cohésion sociale.

Dans son discours, le président Faye a cité une déclaration de Mamadou Dia datant de 1961, réitérant le désir du Sénégal de coopérer pour bâtir un univers de paix et de développement harmonieux. Il a également salué le professionnalisme des forces de défense et de sécurité, affirmant que leur engagement honore la République.

Le défilé a mobilisé près de 1 500 participants issus de 29 formations civiles, 397 véhicules, 141 motos des forces de défense et de sécurité, ainsi que 66 chevaux de l’escadron monté de la gendarmerie, apportant une touche solennelle à l’événement.

Face aux défis sécuritaires régionaux, le président Faye a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités militaires du pays, en collaboration avec les nations voisines, pour assurer la stabilité et la sécurité. Il a également souligné l’importance de moderniser technologiquement les forces de défense, afin de leur permettre d’accomplir efficacement leurs missions.

En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son engagement envers l’unité nationale et la coopération africaine, plaçant ces valeurs au cœur des priorités du Sénégal pour les années à venir.

Le Sénégal célèbre ses 65 ans d’indépendance sous le signe de la modernisation et de l’unité nationale

Dakar, 4 avril 2025 – Le Sénégal célèbre aujourd’hui avec fierté le 65e anniversaire de son indépendance, marquant ainsi une nouvelle étape dans son histoire nationale. Dans un discours empreint de solennité et de vision stratégique, le président Bassirou Diomaye Faye a tracé les contours d’un Sénégal résolument tourné vers la souveraineté technologique et l’unité nationale.

Une modernisation ambitieuse des forces de défense

Placées au cœur des célébrations, les forces armées sénégalaises se voient attribuer une place centrale dans le projet présidentiel. « La modernisation technologique et industrielle de nos moyens logistiques est une priorité absolue », a déclaré le chef de l’État, annonçant ainsi une nouvelle ère pour la défense nationale. Le thème retenu pour cette année – « Vers la souveraineté technologique et industrielle des Forces de Défense et de Sécurité » – témoigne de cette ambition.

Unité nationale et diversité religieuse

Dans un moment de grâce interreligieux, le président a souligné l’importance de la coexistence pacifique : « La foi est notre plus belle richesse ». Cette célébration intervient en effet en plein Carême chrétien et au lendemain du Ramadan, symbolisant l’harmonie confessionnelle du pays. « Notre devise ‘Un Peuple – Un But – Une Foi’ guide plus que jamais notre action », a-t-il ajouté.

Bilan économique et réformes structurelles

Le chef de l’État a dressé un tableau sans concession mais porteur d’espoir :

  • 80 milliards de FCFA débloqués pour les arriérés agricoles
  • 66,7 milliards prévus pour le secteur du BTP
  • Lancement imminent de 3 000 fermes intégrées sur 15 000 hectares
  • Programme « Coopératives agricoles communautaires » pour les jeunes et femmes

« La discipline budgétaire n’est pas négociable », a martelé le président, tout en annonçant des baisses continues du coût de la vie.

Ressources naturelles et transparence

L’entrée du Sénégal dans l’ère pétrolière et gazière s’accompagne de garanties solennelles : « Nous veillerons à une exploitation transparente et respectueuse de l’environnement ». Les renégociations de contrats en cours ont déjà donné des résultats « plus que satisfaisants », promet le président.

Paix en Casamance et réformes institutionnelles

Le « Plan Diomaye pour la Casamance » marque une avancée significative vers une paix durable. Parallèlement, d’importantes réformes institutionnelles sont en cours :

  • Projets de loi sur la transparence en examen
  • Révision constitutionnelle en préparation
  • Réforme foncière engagée après un audit sans précédent

Appel à l’unité nationale

« La cohésion nationale demeure ma seule et unique boussole », a insisté le président, annonçant une grande concertation nationale sous l’égide du Premier ministre Ousmane Sonko. Cette démarche inclusive vise à associer toutes les forces vives du pays aux décisions majeures.

Alors que le pays entre dans sa 66e année d’indépendance, les défis restent immenses mais les perspectives sont porteuses d’espoir. Comme l’a conclu le président Faye : « Ensemble, forts de notre unité et de notre détermination, nous bâtirons le Sénégal juste et prospère auquel nous aspirons ».

Trump frappe l’Afrique avec des taxes douanières massives

Dans un coup de tonnerre commercial, l’administration Trump a déclenché une offensive tarifaire massive contre 180 pays, dont 50 nations africaines. Des taxes douanières variant entre 10% et 50% viennent frapper de plein fouet des économies africaines déjà vulnérables, selon les données exclusives obtenues par notre rédaction.

Une attaque frontale contre les exportations africaines

Le Lesotho subit le choc le plus violent avec des droits de douane américains de 50%, en représailles à ses propres barrières à 99% sur les produits américains. Madagascar (47%), Maurice (40%) et le Botswana (37%) figurent parmi les pays les plus lourdement taxés.

L’Afrique du Sud, premier exportateur continental vers les USA, voit son industrie automobile menacée par une surtaxe de 30% sur les véhicules et pièces détachées. « C’est un coup dur pour un secteur qui exporte pour 2 milliards de dollars », déplore un analyste économique sud-africain.

L’AGOA en péril, les alternatives incertaines

Ces mesures sonnent comme un enterrement de première classe pour l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), l’accord commercial phare entre les USA et l’Afrique. « C’est dramatique pour les exportateurs qui s’étaient spécialisés sur le marché américain », analyse Meissa Babou, économiste sénégalais.

Face à ce repli américain, les experts explorent des pistes alternatives :

  • L’Asie, avec la Chine comme débouché potentiel
  • L’Europe, malgré des normes d’accès contraignantes
  • Les marchés intra-africains, via la ZLECAf

Un risque inflationniste majeur

« Augmenter nos propres tarifs serait suicidaire », met en garde M. Babou. « Nous importons tout et créerions une inflation galopante ». Le tableau des mesures réciproques montre pourtant que certains pays comme Madagascar (93%) ou Maurice (80%) maintiennent des barrières élevées.

Pays Taxes USA Taxes africaines
Lesotho 50% 99%
Madagascar 47% 93%
Afrique du Sud 30% 60%
Nigeria 14% 27%
Egypte 10% 10%

Vers une reconfiguration des échanges

Cette offensive commerciale s’inscrit dans un contexte plus large de réduction de l’aide américaine et de démantèlement partiel de l’USAID. Elle pourrait accélérer le pivotement de l’Afrique vers d’autres partenaires, au risque de profondément modifier l’architecture des échanges commerciaux continentaux.

Alors que les économies africaines tentent de se remettre des chocs successifs de la pandémie et de la crise ukrainienne, cette nouvelle tempête tarifaire pourrait laisser des traces durables. Les prochains mois diront si le continent parvient à transformer cette contrainte en opportunité de diversification commerciale.

Classement FIFA Avril 2025 : Le Sénégal recule, le Maroc confirme sa domination africaine

La FIFA a dévoilé ce jeudi 3 avril 2025 son nouveau classement mondial, marqué par un recul du Sénégal, qui passe de la 17ᵉ à la 19ᵉ place. Cette baisse s’explique notamment par le match nul concédé face au Soudan (0-0) lors des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, malgré une victoire convaincante contre le Togo (2-0).

Cependant, les Lions de la Téranga conservent leur statut de deuxième nation africaine, derrière le Maroc (12ᵉ mondial), qui confirme sa suprématie sur le continent. L’Égypte (32ᵉ), l’Algérie (36ᵉ) et la Côte d’Ivoire (41ᵉ) se rapprochent, signe d’une concurrence accrue en Afrique.

Le Top 5 mondial : L’Argentine toujours leader, l’Espagne dépasse la France

Au niveau mondial, peu de surprises :

  1. ?? Argentine (1886,16 pts) → Toujours en tête
  2. ?? Espagne (1854,64 pts) → Dépasse la France
  3. ?? France (1852,71 pts) → Recule d’une place
  4. ? Angleterre (1819,20 pts) → Stable
  5. ?? Brésil (1776,03 pts) → Complète le Top 5

La domination des géants sud-américains et européens se confirme, avec l’Uruguay (11ᵉ) et l’Italie (10ᵉ) dans le Top 10.

Top 10 africain : Le Maroc solide, la Côte d’Ivoire en progression

  1. ?? Maroc (12ᵉ mondial) → Leader incontesté
  2. ?? Sénégal (19ᵉ) → Légère baisse
  3. ?? Égypte (32ᵉ)
  4. ?? Algérie (36ᵉ)
  5. ?? Côte d’Ivoire (41ᵉ) → +5 places
  6. ?? Nigeria (43ᵉ)
  7. ?? Tunisie (49ᵉ)
  8. ?? Cameroun (50ᵉ)
  9. ?? Mali (53ᵉ)
  10. ?? Afrique du Sud (56ᵉ)

Autres évolutions notables :

  • Le Gabon gagne 5 places (79ᵉ).
  • La Guinée-Bissau chute de 8 rangs.

Et la RDC dans tout ça ?

La République Démocratique du Congo reste 11ᵉ africaine, sans grand mouvement. Après ses défaites en éliminatoires de la CAN, les Léopards devront se reprendre lors des prochains matchs pour remonter au classement.

Quelles perspectives ?

Avec les éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 et la CAN 2025 au Maroc, les sélections africaines ont l’occasion de rectifier le tir. Le Sénégal devra confirmer pour éviter un nouveau recul, tandis que le Maroc vise désormais le Top 10 mondial.

La Hongrie claque la porte de la CPI en pleine visite de Netanyahu sous mandat d’arrêt

Budapest, 3 avril 2025 – Le gouvernement hongrois a officialisé ce jeudi son intention de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI). L’annonce intervient alors que le pays reçoit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt de cette même institution.

Une procédure engagée

Gergely Gulyás, directeur de cabinet du Premier ministre Viktor Orbán, a confirmé sur les réseaux sociaux le lancement de la procédure de retrait. Conformément au Statut de Rome, cette décision prendra effet un an après sa notification officielle aux Nations unies.

La Hongrie rejoint ainsi le Burundi et les Philippines, seuls pays à avoir quitté la CPI depuis sa création en 2002. Budapest justifie sa décision en qualifiant l’institution de « politiquement biaisée », reprenant une critique fréquemment émise par l’ancien président américain Donald Trump.

Contexte diplomatique sensible

L’annonce coïncide avec la visite officielle de Benjamin Netanyahu, sa première en Europe depuis que la CPI a émis contre lui un mandat d’arrêt en novembre 2024 pour crimes de guerre présumés à Gaza. Le dirigeant israélien a été accueilli avec les honneurs militaires à Budapest.

Plusieurs organisations de défense des droits humains avaient appelé la Hongrie à arrêter Netanyahu. Le ministre israélien des Affaires étrangères a au contraire salué « la position morale forte » de la Hongrie.

Réactions institutionnelles

Contactée par l’AFP, la CPI a rappelé que la Hongrie demeurait « tenue de coopérer » avec l’institution jusqu’à l’aboutissement complet de la procédure. Le porte-parole Fadi El Abdallah a souligné que « les États ne peuvent déterminer unilatéralement le bien-fondé des décisions judiciaires ».

La Hongrie avait signé le Statut de Rome en 1999 mais ne l’avait jamais ratifié, invoquant des questions de constitutionnalité. Cette position lui permet aujourd’hui de contester l’autorité de la CPI.

Perspectives

Ce retrait s’inscrit dans un contexte de défiance croissante envers les institutions judiciaires internationales, alors que plusieurs dirigeants, dont le président russe Vladimir Poutine, font également l’objet de mandats de la CPI.