TikTok déclare la guerre aux fakes en Afrique de l’Ouest

DAKAR – Les chiffres, tombés lors du premier sommet sur la sécurité de TikTok en Afrique de l’Ouest, donnent le vertige. 34 millions de vidéos supprimées dans la région depuis janvier 2024. 8,3 millions rien qu’au deuxième trimestre 2025. Derrière ces statistiques se cache une bataille silencieuse que la plateforme chinoise livre contre les contenus dangereux et les manipulations politiques.

Réunis hier à Dakar, responsables de TikTok, activistes numériques et représentants gouvernementaux ont dressé un constat sans appel : l’Afrique de l’Ouest est devenue un champ de bataille numérique où désinformation et campagnes d’influence clandestines prospèrent. Preuve en est l’opération démantelée en mars 2025 au Togo : 129 comptes manipulant les discours politiques dans toute la sous-région, jusqu’en France.

Une modération qui s’africanise

« Bien qu’ayant une étendue globale, chacune de nos actions reste profondément ancrée dans le contexte local », assure Duduzile Mkhize, responsable du programme Outreach & Partnerships pour l’Afrique subsaharienne. Un aveu : les algorithmes conçus en Californie peinent parfois à comprendre les subtilités culturelles ouest-africaines.

D’où la présence d’Aisha Dabo, activiste sénégalaise et membre du Conseil consultatif de la sécurité de TikTok. « Ce sommet met en lumière des solutions africaines aux défis numériques », souligne-t-elle, défendant l’intégration d’expertise locale dans les politiques de modération.

Le Sénégal, laboratoire de la modération

Les chiffres spécifiques au Sénégal sont éloquents : 2,5 millions de vidéos supprimées en un an, plus de 16 000 sessions LIVE interrompues. Des données qui reflètent l’intense activité numérique dans un pays où TikTok est devenu une arène politique à part entière.

Habibou Dia, représentant du gouvernement sénégalais, salue l’initiative : « Ce forum collaboratif nous dote d’outils essentiels pour concilier innovation numérique et protection de nos citoyens. » Un enjeu crucial alors que les élections approchent dans plusieurs pays de la région.

L’arme de l’intelligence artificielle

La modération repose largement sur l’automatisation : 87 % des suppressions en Afrique de l’Ouest sont effectuées de manière proactive, avant même tout signalement. À l’échelle mondiale, les chiffres du deuxième trimestre 2025 montrent l’ampleur du dispositif : 189 millions de vidéos supprimées, 76,9 millions de comptes fake éradiqués.

Pour la première fois, TikTok dévoile également des données sur les LIVE : plus de 2,3 millions de sessions ont fait l’objet de mesures, touchant plus d’un million de créateurs. Une manière de encadrer la monétisation et d’éviter les dérives en direct.

Alors que l’Afrique devient un terrain crucial pour les géants du numérique, TikTok tente de prendre les devants. Reste à savoir si cette offensive sécuritaire suffira à contenir la vague de désinformation qui menace les démocraties ouest-africaines. La bataille ne fait que commencer.

Les événements sportifs les plus attendus de la semaine selon MelBet : sur qui parier pour récupérer 10 % extra ?

Dans un avenir proche, de nombreux matchs passionnants attendent les amateurs de sport : des rencontres intenses de clubs de football européens aux affrontements spectaculaires de la NBA et de la NHL. Spécialement pour toi, la société de paris internationale MelBet a préparé une panoplie des matchs les plus attendus de la troisième semaine de novembre.

 

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Football. Serie A

 

Le week-end prochain offrira aux férus de championnat italien deux matchs de haut niveau.

SSC Naples – Atalanta (22/11)

 

L’équipe d’Antonio Conte a connu une baisse de régime ces derniers temps : un match nul et une défaite ont fait chuter les Napolitains à la 4ᵉ place du classement. Pour mettre fin à leur séquence déplorable, les champions en titre ont besoin d’un succès, une affaire loin d’être mince face à l’Atalanta, qui vient de changer d’entraîneur. La cote pour une victoire de Naples est de 2,22, celle des visiteurs est estimée à 3,4.

 

Inter – AC Milan (23/11)

 

La bagarre entre les deux géants milanais est l’un des derbies les plus attirants au monde. Le stade San Siro, plein à craquer, s’illuminera de pétards, tandis que les joueurs se battront jusqu’à la dernière seconde. Les bookmakers donnent l’avantage à l’Inter : la cote est de 1,88. En revanche, la cote d’une victoire des Rossoneri est très alléchante, qui est de 4,18.

 

Football. Premier League anglaise

 

À Albion, tous les regards seront rivés vers le derby du nord de Londres.

 

Arsenal – Tottenham (23/11)

 

Arsenal mène la danse en championnat et ne compte pas se faire chiper des points. Tottenham, de son côté, se bat acharnement pour intégrer le top 4. L’enjeu dépasse largement les trois points : la réputation des deux clubs est en jeu. Les Gunners et les Spurs sont des rivaux historiques, et leurs confrontations revêtent toujours une importance particulière. Selon les experts de MelBet, Arsenal est favori, à une cote de 1,38. Pour ceux qui croient au succès de Tottenham et sont prêts à risquer le coup, le bookmaker propose une cote élevée de 8,3.

 

Football. Ligue des champions

 

La plus prestigieuse compétition européenne de clubs promet d’enchanter les fans avec une série de rencontres épatantes mettant en scène des légendes du football.

 

Chelsea – FC Barcelone (25/11)

 

Une nouvelle série de confrontations iconiques, qui nous a offert plusieurs matchs classiques. Il n’y a évidemment pas de favori dans ce match, mais compte tenu de l’avantage du terrain, les bookmakers donnent un léger avantage à Chelsea : la cote d’une victoire des locaux est de 2,3, tandis que celle du FC Barcelone est cotée à 2,73. Miser sur un match nul peut s’avérer judicieux (cote de 4).

 

Arsenal – Bayern (26/11)

 

L’affiche principale de cette journée mettra aux prises les leaders du classement, qui poursuivent leurs cartons pleins avec quatre matchs remportés. L’attaque fulgurante munichoise, avec 14 buts lors de cette journée de Ligue des champions, se mesurera à la défense impénétrable d’Arsenal, inarrêtable jusqu’à présent. Les experts de MelBet estiment la victoire des Londoniens plus probable et la cote d’un succès des locaux est de 2,11. La cote d’une victoire du Bayern est de 3,32.

 

Atlético – Inter (26/11)

 

Après quatre tours, les Nerazzurri totalisent 12 unités, sans pour autant se mesurer avec ses principaux rivaux. La rencontre à Madrid constituera le premier test sérieux pour les pépites de Christian Chivu dans cette campagne de Ligue des champions. La cote d’une victoire des Matelassiers est de 2,34, tandis qu’un triomphe de l’Inter est estimé à 2,97.

 

Paris Saint-Germain – Tottenham (26/11)

 

Le tenant du titre est prêt à accueillir chaleureusement le vainqueur de la dernière édition de la Ligue Europa. Les Parisiens sont les grands favoris de la rencontre : leur victoire est cotée à 1,44. Pour ceux qui doutent de la force des Rouge et Bleu, deux options intéressantes s’offrent à eux : le match nul (cote de 4,7) ou la victoire des visiteurs (cote de 6,7).

 

Basketball. NBA

 

La meilleure ligue de basket-ball au monde nous propose traditionnellement des confrontations au sommet entre les mastodontes de la discipline.

 

Utah Jazz – Oklahoma City Thunder (22/11)

 

Le champion NBA en titre, emmené par le MVP de la saison dernière, Shai Gilgeous-Alexander, se déplace chez le Jazz. La saison étant difficile pour Utah, le Thunder est largement favori pour ce match.

 

Toronto Raptors – Cleveland Cavaliers (25/11)

 

La rencontre entre les deux leaders de la Conférence Est promet d’être explosive. Scottie Barnes et ses consorts sont prêts à livrer une performance exceptionnelle, mais les protégés de Kenny Atkinson ont de quoi surprendre leur rival.

 

Los Angeles Lakers – Los Angeles Clippers (26/11)

 

Le prochain « Duel pour Los Angeles » promet des émotions fortes aux tifosi. Les stars Luka Dončić et LeBron James vont pousser les hôtes en avant, mais le fantastique James Harden saura leur donner une réponse à la hauteur.

 

Hockey. LNH

 

La ligue de hockey la plus relevée au monde ravira avec plusieurs matchs bouleversants simultanément.

 

Detroit Red Wings – New York Islanders (21/11)

 

Les Red Wings tenteront d’exalter leurs tribunes à domicile avec une nouvelle réussite et de s’installer plus fermement dans un fauteuil de leader. La cote de victoire de l’équipe locale étant de 2,13, celle des Islanders est de 2,77.

 

Washington Capitals – Tampa Bay Lightning (23/11)

 

Le niveau des deux formations est perçu comme égal. Les cotes de victoire sont similaires : 2,43 pour les Capitals et 2,43 pour le Lightning.

 

Pittsburgh Penguins – Seattle Kraken (23/11)

 

Aucun favori ne se dégage de cette rencontre. La victoire des Penguins est estimée à 2,22, tandis que celle de Seattle est cotée à 2,64.

 

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Purge chez les gbagboïstes : 22 cadres exclus pour « trahison » électorale

ABIDJAN – La sanction est tombée, froide et sans appel. Ce mercredi 19 novembre, le Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo a annoncé le renvoi de 22 de ses cadres. Leur crime ? Avoir osé défier la ligne officielle du parti en déposant leur candidature aux élections législatives du 27 décembre prochain – un scrutin que la formation a choisi de boycotter.

Dans un communiqué cinglant, la direction justifie cette purge par une logique implacable : « La discipline ne peut être sélective. Elle est l’épine dorsale de toute organisation politique sérieuse. » Les exclus, estime-t-on au sein du parti, ont « sciemment choisi la désobéissance et l’insubordination ».

La mémoire des morts comme étendard

Derrière cette affaire de discipline se cache un enjeu bien plus profond : la mémoire des violences post-électorales. Le PPA-CI rappelle que la décision de boycott, prise le 6 novembre par le Comité central après « un débat ouvert, libre et démocratique », fait suite à un avis personnel de Laurent Gbagbo lui-même.

L’ancien président avait estimé que participer à ce scrutin reviendrait à « couvrir la forfaiture » de la présidentielle du 25 octobre et à « couvrir les blessés et les morts d’un linceul dédaigneux ». Une position morale qui transforme le boycott en devoir de mémoire.

L’impossible dissidence

Le communiqué ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Il est de la responsabilité de chacun, et davantage encore de celles et ceux nommés par le Président, de respecter les décisions collectives. » Les statuts du parti s’imposent à tous, quelle que soit leur fonction.

Les 22 rebelles ont donc été remerciés « avec regret mais avec fermeté ». Laurent Gbagbo lui-même a décidé de leur retirer sa confiance, signe que cette affaire touche à la légitimité même de son leadership.

Les fractures d’un parti en crise

Cette purge révèle les tensions qui traversent le camp gbagboïste. D’un côté, une direction qui brandit l’étendard de la discipline et de la mémoire des victimes. De l’autre, des cadres tentés par le jeu électoral, convaincus que le boycott revient à s’exclure définitivement de la scène politique.

Alors que la Côte d’Ivoire se prépare à tourner une nouvelle page politique, le PPA-CI semble s’enfermer dans une logique d’affrontement. Les exclus paient cher leur pragmatisme ; la direction, elle, assume son intransigeance.

La fracture est consommée. Reste à savoir si ces 22 cadres sauront – ou pourront – rebâtir une carrière politique hors du giron de celui qui fut longtemps leur mentor.

Juventus et MelBet : le partenariat légendaire se poursuit

L’un des plus grands clubs de football au monde et une marque internationale de paris sportifs ont annoncé la prolongation de leur collaboration. La Juventus, qui fait référence dans le football européen depuis des décennies grâce au soutien de millions de fans à travers le monde, représente pour MelBet une formidable opportunité de conquérir de nouveaux marchés et de renforcer son image de marque à l’international.

Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties mèneront des actions promotionnelles conjointes et diffuseront du contenu attractif. La Juventus et MelBet organiseront également de nombreux événements passionnants, notamment des compétitions d’envergure et d’autres activités.

Cette collaboration avec la Juventus n’est pas le premier partenariat prestigieux de MelBet cette année. Auparavant, Kamaru Usman, l’un des meilleurs combattants de l’UFC, et le légendaire footballeur espagnol Andrés Iniesta étaient devenus les ambassadeurs de la marque.

En ce moment, la plateforme MelBet propose une grande promotion spéciale Iniesta : « Legend Mode: The Greatest 8 ». En collaboration avec Andrés, la société de paris réputée a concocté des défis captivants et de superbes prix pour les joueurs : maillots et ballons dédicacés par le footballeur, gadgets Apple et Samsung branchés, ainsi que de nombreux autres cadeaux.

Le partenariat entre MelBet et la Juventus offre non seulement une expérience unique aux passionnés de football, mais aussi des opportunités exclusives aux participants du programme Partners & Affiliates.

« Nous ne nous contentons pas de divertir le public, nous créons un lien fort entre la marque et les supporters. Aux côtés d’un club aussi prestigieux que la Juventus, la notoriété de notre entreprise grandit. Ensemble, nous pouvons accomplir des choses exceptionnelles », a déclaré un représentant de MelBet.


Pour célébrer la signature de ce nouvel accord, MelBet et la Juventus ont déjà lancé une nouvelle promotion : 18 billets pour les matchs de l’équipe turinoise seront tirés au sort. De plus, une interview de l’ancien défenseur turinois Andrea Barzagli sera publiée prochainement. Suis MelBet sur les réseaux sociaux pour ne rien manquer de ces événements et bien d’autres !

À propos de la Juventus

La Juventus est le club le plus titré d’Italie, avec 36 titres de champion d’Italie et deux sacres en Ligue des champions. L’équipe turinoise détient de nombreux records, dont 9 victoires consécutives en championnat et 102 points marqués en une saison. Les couleurs de la Juventus ont été portées par des joueurs légendaires tels qu’Omar Sívori, Michel Platini, Roberto Baggio, Gianluigi Buffon, Zlatan Ibrahimović et Zinédine Zidane.

À propos de MelBet

MelBet est une entreprise internationale forte de 13 ans d’expérience dans le secteur des jeux en ligne. Plus de 800 000 joueurs visitent chaque mois la plateforme officielle de la marque, qui propose un large choix de paris sur tous les sports populaires, ainsi que les machines à sous les plus modernes et d’autres jeux de hasard des meilleurs fournisseurs mondiaux. Le bookmaker jouit d’une excellente réputation et collabore avec des athlètes et des organisations sportives de renommée internationale.

 

Diomaye Faye: « Je ne ferai jamais de mal à Sonko »

DAKAR – La phrase, simple mais lourde de sens, a résonné dans la salle comme un serment ancien. « Je ne ferai jamais de mal à Ousmane Sonko, et je sais qu’il ne me fera jamais de mal. »

Mardi, face aux membres du Bureau politique de Pastef, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi cette formule choc pour sceller son alliance avec le Premier ministre. Dans ce face-à-face crucial, il a mêlé assurances et coups de griffe, dessinant ainsi les contours d’une paix fragile au sommet de l’État.

L’alliance sacrée

« Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye. » Ce slogan de campagne repris n’est pas un hasard. Il vise à étouffer les rumeurs de divorce entre les deux hommes, nourries par des semaines de tensions feutrées.

Le président a même insisté : « Je reste dans le parti. » Un message clair pour ceux qui imaginaient déjà un éloignement entre lui et Pastef, le parti qui l’a porté au pouvoir.

Les choix assumés

Sur la restructuration de la coalition “Diomaye Président”, Diomaye Faye ne laisse aucune place au doute. Oui, il a choisi Mimi Touré pour remplacer Aïda Mbodj.

Il assume ce choix, rappelant que l’ancienne Première ministre « a mouillé le maillot quand il le fallait ». Un hommage appuyé à celle qui l’a soutenu dans les moments chauds de la bataille politique et judiciaire.

Les dossiers sensibles

Le président a également abordé le rapport de l’Inspection générale d’État qui mettrait en cause Mimi Touré. Selon lui, ce document serait une manœuvre « commanditée » par l’ancien président Macky Sall. « Mais on verra », a-t-il ajouté, oscillant entre menace et temporisation.

Concernant Abdourahmane Diouf, visé par des soupçons, Diomaye Faye est resté évasif : « Les vérifications sont en cours. » Une phrase qui maintient la pression tout en évitant de précipiter les événements.

L’horizon 2029

Le président a surpris sur la question de l’avenir. Interrogé sur la présidentielle de 2029, pour laquelle Pastef a déjà désigné Ousmane Sonko, sa réponse a été courte et philosophique : « Je ne sais pas si je serai encore vivant en 2029. »

Cette déclaration n’est ni un renoncement ni une adhésion. Elle laisse en suspens ceux qui attendaient une clarification et rassure ceux qui craignaient un affrontement.

Enfin, Diomaye Faye a promis une communication plus régulière avec Sonko. Une preuve que le dialogue reste la seule issue pour le duo au pouvoir après cette crise ouverte.

790 kg de chanvre saisis en 48 heures, les trafiquants fuient dans la nuit

FATICK – La nuit était leur alliée, le silence leur complice. Mais dans l’ombre, les gendarmes veillaient. En moins de 48 heures, la Brigade territoriale de Fimela a porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans la région de Fatick, mettant la main sur 790 kilogrammes de chanvre indien. Deux opérations successives qui révèlent l’ampleur d’un trafic rural insoupçonné.

Premier acte : la filature discrète de Pethie Makha

Tout commence dans la nuit du 17 novembre, à minuit quarante-huit précises. Sur la foi d’un renseignement faisant état d’un « débarquement », les gendarmes se déploient dans le village de Pethie Makha, commune de Tataguine. La stratégie est patiente, presque silencieuse : un dispositif de filature permet de suivre « tranquillement » des charretiers jusqu’au lieu de rendez-vous avec le présumé propriétaire de la marchandise.

Le butin est considérable : 19 colis soigneusement dissimulés sous des arbustes, pesant au total 580,42 kilogrammes. Mais dans la confusion, les suspects – charretiers et commanditaire – prennent la fuite « vers une direction inconnue après une longue poursuite ». La terre rouge de Pethie Makha garde le secret de leur évasion.

Deuxième acte : l’interception express à Faoye

La même brigade enchaîne presque immédiatement. Dans la soirée, une nouvelle alerte les dirige vers le village de Faoye, dans la commune de Djilasse. Même scénario : des trafiquants tentent d’acheminer leur cargaison. Mais cette fois, l’interception est plus rapide.

Le bilan : sept colis supplémentaires, pour 210 kilogrammes, et une charrette abandonnée dans la précipitation de la fuite. Les mulets sont restés sur place, témoins silencieux d’un trafic qui préfère sacrifier son matériel plutôt que de faire face à la justice.

Le trafic rural, nouvel angle mort ?

Ces deux saisies éclairent d’un jour nouveau les routes de la drogue au Sénégal. Loin des grandes villes et des ports, ce sont désormais des villages comme Pethie Makha et Faoye qui deviennent des plaques tournantes. Le mode opératoire est rustique mais efficace : charrettes, chemins de brousse, complicité silencieuse.

Les 790 kg saisis en moins de deux jours dessinent les contours d’un trafic à grande échelle, capable de faire transiter des centaines de kilos à travers la campagne sénégalaise. Les gendarmes de Fimela ont coupé une artère majeure, mais la lutte continue. Dans l’ombre, d’autres charrettes attendent peut-être leur heure.

Turquie: Les Lions rugissent, le Kenya balayé

Alanya, Turquie. Le contraste est saisissant. Cinq jours après avoir plié face à la samba brésilienne, les Lions de la Teranga ont retrouvé leur rugissement. Face au Kenya, ce mardi, la meute dirigée par Pape Thiaw a été implacable, signant un succès fleuve (8-0) qui en dit long sur sa soif de revanche et son appétit vorace.

Dès les premières minutes, le ton était donné. Le Sénégal, expérimentant un nouveau système en 3-4-3, a transformé la pelouse d’Alanya en laboratoire de son attaque. Une démonstration de force et d’altruisme, portée par une génération avide de succès.

Jackson-Mané : le duo de l’effroi

La foudre est tombée trois fois en six minutes. À la 9e, Nicolas Jackson, l’attaquant du Bayern Munich, a ouvert le bal. D’un dribble ravageur, il a semé le chaos dans la défense kenyane avant d’ajuster sa frappe. Le premier but était lâché, le déluge allait suivre.

Trois minutes plus tard, El Hadj Malick Diouf, latéral gauche, surgissait pour crucifier une passe ciselée d’Ibrahima Mbaye. Puis Jackson, encore lui, revenait à la charge pour enfoncer un peu plus les Harambee Stars. Le Sénégal menait déjà 3-0, le match était plié avant même le quart d’heure de jeu.

La classe éternelle de Sadio Mané

Alors que Jackson faisait trembler les filets, Sadio Mané, lui, a signé sa partition. L’attaquant, toujours aussi décisif, a enchaîné un triplé dont un penalty provoqué par l’incisif Ibrahima Mbaye. Une démonstration de lucidité et d’efficacité qui rappelle, s’il le fallait, son statut de patron de cette attaque sénégalaise.

Les entrants ont confirmé la dynamique

La seconde période, souvent synonyme de baisse d’intensité, n’a rien enlevé à la voracité des Lions. À peine entré, Ibrahima Mbaye, auteur d’une soirée remarquable, a libéré son pied gauche à l’entrée de la surface. Une frappe précise, un but mérité, le premier en sélection pour le milieu, qui devrait booster sa confiance à l’approche des échéances décisives.

Puis, en fin de match, Chérif Ndiaye est venu mettre un point final à cette démonstration en convertissant un penalty. Le score final, 8-0, reflète une domination absolue, sans appel.

La route de la CAN se dessine

Cette large victoire s’inscrit dans la dernière ligne droite avant la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Le programme est déjà calé : cérémonie de remise du drapeau le 12 décembre, match amical au stade Abdoulaye Wade le 13, puis stage en Tunisie ponctué d’un dernier test le 18 décembre avant l’entrée en matière à Tanger.

Ce mardi en Turquie, les Lions n’ont pas seulement gagné un match. Ils ont envoyé un message à tout le continent : la meute a faim, et elle compte bien rugir très fort lors de la prochaine CAN.

Sénégal-Québec : l’alliance inédite pour une révolution bleue

Dakar, ce mardi. Dans le bureau feutré de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), une poignée de mains scelle plus qu’un simple partenariat. Elle dessine les contours d’une ambition : faire du Sénégal la future puissance aquacole de l’Afrique de l’Ouest. Samba Ka, le directeur général de l’ANA, et Yolaine Arseneau, directrice du CEGEP de la Gaspésie et des Îles, viennent de parapher un protocole qui pourrait bien changer le visage des côtes sénégalaises.

Sur la table, entre les stylos et les dossiers, repose l’espoir de toute une filière en devenir. « Pour faire de l’aquaculture, il faut construire un écosystème », explique Samba Ka, la voix posée mais le regard illuminé par la conviction. Son interlocutrice québécoise acquiesce. Elle incarne cette expertise technique et pédagogique venue du froid canadien, prête à se mettre au service des eaux chaudes sénégalaises.

Une réponse à l’urgence halieutique

Les motifs de ce rapprochement transatlantique ne relèvent pas du simple opportunisme. Ils s’ancrent dans une réalité économique implacable : la « baisse des captures de pêche ». Une hémorragie silencieuse qui menace la sécurité alimentaire et l’économie des communautés côtières.

Le partenariat s’articule autour de piliers concrets : formation professionnelle, recherche et innovation, diversification des espèces à haute valeur commerciale. Autant de maillons qui, reliés entre eux, pourraient former une chaîne de valeur solide. « L’expertise canadienne, combinée à celle locale, pourrait permettre d’avoir un meilleur produit et une nouvelle approche », martèle Samba Ka.

Quand la Gaspésie rencontre les côtes sénégalaises

Le CEGEP de la Gaspésie et des Îles n’est pas un partenaire comme les autres. Cet établissement public québécois possède une renommée internationale dans le domaine des pêches et de l’aquaculture. Sa directrice générale promet des programmes sur mesure, adaptés aux réalités des communautés sénégalaises, et s’engage à mobiliser des partenaires financiers et techniques.

L’ambition dépasse le simple transfert de compétences. Il s’agit de créer un modèle durable, capable de générer des emplois pour les jeunes et les femmes, tout en répondant aux objectifs de la Vision « Sénégal 2050 ». La Stratégie nationale de développement durable de l’aquaculture (SNDA 2023-2032) trouve ici un puissant levier de mise en œuvre.

Les germes d’un écosystème aquacole

Derrière les termes techniques – « certification professionnelle », « approche par compétences » – se cache une vision plus large. Celle de pôles spécialisés dédiés à la production et à la transformation, où la recherche appliquée nourrirait l’innovation, où la formation garantirait la professionnalisation des acteurs.

Le Sénégal, qui a longtemps tourné son regard vers l’océan pour en tirer ses ressources, apprend aujourd’hui à le cultiver. Ce partenariat pourrait marquer le début d’une nouvelle ère, où la mer n’est plus seulement une source à exploiter, mais un patrimoine à faire fructifier.

Alors que le soleil tape sur Dakar, la signature de cette convention résonne comme un pari sur l’avenir. Celui d’une révolution bleue, discrète mais déterminée, qui pourrait bien faire du Sénégal un laboratoire vivant de l’aquaculture durable.

L’Atlantique en alerte : le Golfe de Guinée face à la criminalité maritime

Dakar, ce mardi 17 novembre. La mer fut un temps barrière. Elle n’est plus que passage. Un passage convoité, fragile, où se croisent espoirs de prospérité et convoitises criminelles. C’est ici, face à l’immensité bleue, que 27 marines et garde-côtes ont posé leurs armes… diplomatiques. Pour trois jours, le Symposium du Golfe de Guinée transforme Dakar en quartier général de la sécurité maritime.

Le général Birame Diop, ministre des Forces armées, ouvre le bal stratégique d’une voix posée, mais sans équivoque. Son message, porteur des mots du président Bassirou Diomaye Faye, résonne comme un constat implacable : « Aucun État ne peut naviguer seul. » La métaphore vaut pour l’océan comme pour la géopolitique. Les menaces, autrefois localisées, ignorent désormais les frontières. Elles s’organisent en réseaux, à l’échelle d’un bassin atlantique devenu le théâtre d’une guerre silencieuse.

Piraterie, cocaïne et climat : la triple menace

Le temps n’est plus où la piraterie résumait à elle seule les périls maritimes. Le ministre dresse un tableau bien plus sombre, celui d’un espace sous pression. Aux trafics d’armes et aux migrations irrégulières s’ajoute désormais un fléau d’une autre ampleur : le trafic international de cocaïne, cette « industrie criminelle » qui relie les continents dans une danse macabre. Chaque cargaison interceptée n’est que la partie émergée d’un iceberg aux ramifications tentaculaires.

Dans l’ombre, d’autres dangers rôdent. La pêche illicite, véritable saignée pour les économies côtières, et les pollutions marine rappellent que les agressions contre l’océan sont multiples. Le changement climatique, lui, agit comme un multiplicateur de menaces, érodant les littoraux et déstabilisant un peu plus des communautés déjà vulnérables.

De la Déclaration de Yaoundé à l’ambition atlantique

Face à cette complexité, le général Diop puise dans le passé pour éclairer l’avenir. Il rappelle l’héritage de la Déclaration de Yaoundé de 2013, acte fondateur d’une ambition collective. On sent, dans ses mots, la fierté des progrès accomplis : centres régionaux de sécurité maritime opérationnels, patrouilles conjointes coordonnées. Autant de signes d’une « solidarité maritime africaine en marche ».

Mais le ministre porte un regard sans concession sur le chemin restant à parcourir. L’architecture de sécurité, dit-il, entre dans « une nouvelle phase de maturation ». Un euphémisme pour signifier que la réponse doit désormais se penser à hauteur d’Atlantique. Citant l’historien Fernand Braudel – « la mer est à la fois un lien et une frontière » –, il appelle à transformer l’océan en « pont sûr vers la prospérité ».

La souveraineté maritime, ultime rempart

Dans cette lutte inégale, les partenaires internationaux – Royaume-Uni, Union européenne, France – jouent un rôle crucial. Leur expertise technique, leurs moyens logistiques, sont des atouts précieux. Mais le général Diop lance un avertissement solennel : la sécurité du Golfe de Guinée ne saurait être déléguée.

« C’est à nous, nations atlantiques africaines, qu’il revient de façonner l’avenir de cette région. » La phrase, prononcée avec une gravité mesurée, scelle le pacte que Dakar propose à ses partenaires. Un partenariat d’égaux, où la responsabilité première incombe aux États riverains.

Alors que le symposium ouvre ses panels techniques, une certitude émerge des discours inauguraux. La bataille pour le Golfe de Guinée ne se gagnera ni par la seule force des armes, ni par la simple coopération technique. Elle se gagnera par la volonté politique. Celle de faire de l’Atlantique non plus une frontière, mais un bien commun. Le défi est immense. La réponse commence ici, à Dakar.

Dakar 2025 : et si la culture sauvait l’Afrique de l’Ouest ?

Dakar, future capitale de novembre 2025. L’air est chargé d’une promesse, lourde et douce à la fois. C’est ici, au cœur battant du Centre culturel Douta Seck, que l’annonce a trouvé son écrin. La voix du secrétaire d’État à la Culture, Bakary Sarr, n’élève pas le ton, mais chaque mot porte, comme une sentence. Le Sénégal, phare culturel de la sous-région, se voit confier une mission des plus ambitieuses : porter sur ses fonts baptismaux la première édition de l’ECOFEST, le Festival ouest-africain des arts et de la culture.

Du 30 novembre au 6 décembre 2025, Dakar n’accueillera pas un simple festival. Elle deviendra la chambre d’écho des pulsations créatives de toute une région. Une « responsabilité historique », selon les termes de Bakary Sarr. Un privilège, certes, mais surtout un défi lancé à la face du monde. Car derrière les festivités se cache une question fondamentale, une interrogation qui servira de colonne vertébrale à l’événement : « La mutation et la crise sociopolitique en Afrique de l’Ouest : que peut faire la culture ? »

Le choix du thème n’est pas anodin. Il est un coup de poing, une prise de conscience. Alors que les secousses politiques ébranlent le socle ouest-africain, la CEDEAO et l’UEMOA, architectes de ce projet, ont décidé de parier sur l’impensable. Et si la réponse ne se trouvait pas dans les arcanes du pouvoir, mais dans le geste de l’artiste, dans la parole du poète, dans le rythme du musicien ? Bakary Sarr y voit bien plus qu’une vitrine : « une opportunité pour renforcer notre diplomatie culturelle ». L’ECOFEST sera le test ultime, le signal fort d’un Sénégal qui engage son avenir sur le terrain de la soft power.

Ainsi, Dakar se prépare à rejouer son rôle de capitale intellectuelle et artistique du continent. Les rues, les places, les scènes vibreront au son de cette créativité renaissante. Artistes, intellectuels et créateurs convergeront pour une semaine de dialogues enflammés, de performances envoûtantes et de célébrations vibrantes. L’ECOFEST n’est pas qu’un festival ; c’est un manifeste. Le récit d’une Afrique de l’Ouest qui, face à la tourmente, choisit de puiser dans l’âme de ses cultures pour se réinventer. L’histoire s’écrira à Dakar. Il ne reste qu’à être, pour en être le témoin.