Sidiki Diabaté offre une Kora à Ousmane Sonko lors d’un dîner au Mali

Lundi 12 aout , au Mali, une rencontre symbolique s’est déroulée entre les dirigeants du Mali et du Sénégal lors d’un dîner offert par le Premier ministre malien, Son Excellence Monsieur Choguel Kokalla Maïga, en l’honneur de son homologue sénégalais, Son Excellence Monsieur Ousmane Sonko.

La soirée a été marquée par la présence du célèbre musicien malien Sidiki Diabaté, surnommé le prince de la Kora. Sur invitation spéciale du Premier ministre malien, Sidiki Diabaté a honoré la soirée de sa présence et a conclu l’événement par un geste fort de symbolisme : l’offrande d’une Kora à Ousmane Sonko.

Cet instrument emblématique de la culture mandingue, considéré comme la carte d’identité de la musique de cette région, symbolise non seulement l’amitié entre les deux nations, mais aussi leur riche héritage commun. Le geste de Sidiki Diabaté s’inscrit dans une tradition de fraternité et de respect mutuel entre le Mali et le Sénégal, deux pays liés par l’histoire et la géographie.

Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Sidiki Diabaté a exprimé son honneur de participer à cet événement, soulignant l’importance de la paix et de la fraternité entre les deux nations.

Visite du Premier ministre Ousmane Sonko : « Personne ne passera par le Sénégal pour déstabiliser le Mali »

Le lundi 12 août 2024, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle au Mali. Lors de cette visite, il a réaffirmé l’engagement du Sénégal en faveur de la stabilité régionale. Il a clairement déclaré que le Sénégal ne serait jamais une base arrière pour déstabiliser le Mali ou tout autre pays africain.

Condoléances et discussions avec les autorités maliennes

Le Chef du gouvernement sénégalais a débuté sa visite en présentant ses condoléances au peuple malien. Ces condoléances faisaient suite aux pertes subies par l’armée malienne lors des affrontements de Tinzaouatène, survenus du 25 au 27 juillet 2024. Il a qualifié les discussions avec les autorités maliennes de « très instructives ». Ces échanges ont permis d’aborder « toutes les questions actuelles dans un esprit fraternel ».

Clarification sur la position du Sénégal vis-à-vis de l’AES

Interrogé sur un éventuel changement de position du Sénégal concernant l’Alliance des États du Sahel (AES), Ousmane Sonko a nié toute modification. Il a défié quiconque de trouver une déclaration antérieure qui contredirait ses positions actuelles. Le Premier ministre a rappelé son opposition constante à l’embargo imposé au Mali par la CEDEAO. « Sous notre régime, ces pratiques ne pourront jamais prospérer », a-t-il affirmé. Il a insisté sur le fait que le Sénégal ne servira jamais de tremplin pour imposer des sanctions ou déstabiliser des pays voisins.

Critique des interventions au Niger et respect de la souveraineté

Ousmane Sonko a également renouvelé sa critique des projets d’intervention au Niger par la CEDEAO, suite au renversement du régime de Mohamed Bazoum en juillet 2023. Il a souligné l’importance du respect de la souveraineté des nations. Sonko a plaidé pour une approche unifiée au sein du continent africain.

Appel à l’unité africaine

Reconnaissant les erreurs passées de la CEDEAO, Ousmane Sonko a souligné l’importance de l’unité africaine. Il a déclaré que « tout panafricaniste doit avoir pour unique objectif de rassembler les Africains au-delà de nos différends ». Il a appelé les nations africaines à surmonter leurs divergences. Sonko a insisté sur la nécessité de travailler ensemble dans des cadres solides, propices à la paix et à la stabilité.

 

La CEDEAO renforce l’intégration régionale avec la liaison maritime Dakar-Praia

Dans le cadre de ses efforts pour renforcer l’intégration économique en Afrique de l’Ouest, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a récemment organisé une réunion de travail à Praia, au Cap-Vert. L’objectif principal de cette rencontre était de faire avancer le projet de liaison maritime entre Dakar et Praia, une initiative clé pour intégrer davantage le Cap-Vert dans le marché régional.

Cette consultation, qui a réuni des représentants des États membres et des acteurs du secteur maritime, a marqué une étape cruciale dans la finalisation des études techniques du projet. Le corridor de transport Praia-Dakar-Abidjan-Lagos, dans lequel s’inscrit cette initiative, est l’un des projets d’infrastructure les plus ambitieux de la région. Selon Eduardo Lima, président du conseil d’administration d’ENAPOR, la Société nationale d’administration portuaire du Cap-Vert, ce projet offrira une opportunité significative aux citoyens cap-verdiens d’accéder au vaste marché de la CEDEAO, qui compte plus de 400 millions d’habitants.

Les discussions ont porté sur les diverses options pour la mise en place des services maritimes, allant des porte-conteneurs classiques aux navires RoPax, capables de transporter à la fois des passagers et des marchandises. Après mûre réflexion, les experts ont recommandé une approche hybride combinant les deux types de services, une solution qui répond à l’objectif ambitieux d’améliorer la libre circulation des personnes tout en stimulant le commerce intrarégional.

Chris Appiah, directeur par intérim des transports de la CEDEAO, a souligné l’importance stratégique de la ligne maritime Praia-Dakar pour le réseau de transport communautaire. Il a insisté sur le fait que ce service offrira un moyen plus économique de faciliter les échanges commerciaux, élément essentiel pour la croissance économique et la connectivité régionale.

En plus des discussions théoriques, une visite technique du port de Praia a permis aux participants d’évaluer les infrastructures existantes et d’envisager les améliorations nécessaires pour la mise en place du service de transport maritime. La réunion s’est conclue par la validation des stratégies financières et l’élaboration d’un plan d’exécution logistique, avec l’objectif ambitieux de rendre cette ligne maritime opérationnelle d’ici la fin de l’année 2026.

Ce projet promet de marquer une nouvelle ère dans l’intégration régionale et le développement économique de l’Afrique de l’Ouest, en renforçant les liens économiques et culturels entre les États membres de la CEDEAO.

Guinée: Projet de Constitution-Un tournant décisif pour la transition

Le Conseil national de la transition en Guinée a rendu public dans la nuit du 11 au 12 août 2024 le projet de Constitution tant attendu. Ce document, publié en ligne à 00h20, marque une étape cruciale pour mettre fin à la transition dirigée par le général Mamadi Doumbouya depuis le coup d’État du 5 septembre 2021. La nouvelle Loi fondamentale, qui doit être votée avant la fin de l’année, avant d’organiser les élections, propose un système bicaméral et limite strictement les mandats présidentiels à deux.

Un système bicaméral et des limites présidentielles

L’un des éléments majeurs de ce projet est l’instauration d’une république bicamérale, avec une Assemblée nationale et un Sénat, introduit par l’article 41. Concernant la magistrature suprême, l’article 44 stipule que le mandat du président de la République est de cinq ans, renouvelable une seule fois. Il est clairement précisé que nul ne peut exercer plus de deux mandats au cours de sa vie.

Le flou autour de la candidature de Mamadi Doumbouya

Cependant, une incertitude subsiste concernant la candidature du général Mamadi Doumbouya. Bien que la charte de transition précise qu’il ne peut pas se présenter aux futures élections, cette disposition n’est pas reprise dans le projet de Constitution. Selon Dansa Kourouma, président du Conseil national de la transition, « la Constitution établit des règles générales intemporelles » et ne doit pas être personnalisée. Ce flou ouvre donc la possibilité d’une candidature de l’actuel chef de la transition, suscitant des débats sur l’avenir politique du pays.

Droits et libertés : Des avancées notables, mais des contradictions

Le projet de Constitution reprend des mesures progressistes, comme l’interdiction de la peine de mort et des mutilations génitales féminines. Il garantit également que toute personne arrêtée doit être informée des motifs de son arrestation. Cependant, des contradictions apparaissent face aux arrestations récentes de leaders du Front national de défense de la Constitution (FNDC) en dehors de tout cadre juridique, remettant en question la réalité des avancées en matière de droits et de libertés.

Une mobilisation faible pour la journée ville morte

En réponse aux arrestations, le comité d’organisation des Forces vives de Guinée a appelé à une journée ville morte à Conakry pour exiger la libération des activistes et un retour à l’ordre constitutionnel. Néanmoins, cette mobilisation a été peu suivie, avec des commerces, des banques et des stations-essence majoritairement ouverts. La faible participation est en partie attribuée à l’interdiction des manifestations et à la forte présence policière dans les zones stratégiques.

Un avant-projet « audacieux » selon les experts

Kabinet Fofana, directeur de l’Association guinéenne de sciences politiques, qualifie cet avant-projet de Constitution de « très audacieux », ouvrant de nouvelles perspectives pour la Guinée. Ce texte, s’il est adopté, marquera un tournant décisif pour le pays, en jetant les bases d’une nouvelle ère politique.

Les Aigles de la Médina en Ligue Africaine des Championnes : Une première historique pour le Football Féminin Sénégalais

Les Aigles de la Médina ont marqué un jalon historique dans le football féminin sénégalais en décrochant leur qualification pour les phases de groupes de la Ligue des Champions Féminine de la CAF. Cette qualification, obtenue grâce à une victoire 2-1 contre Determine Girls, est une première pour un club sénégalais dans cette compétition prestigieuse.

Lors du match décisif, c’est Bountou Sylla de Determine Girls FC qui a ouvert le score à la 19e minute, mais les Sénégalaises n’ont pas tardé à réagir. Marie Diokh a égalisé à la 43e minute, avant que Mbène Kane ne marque le but de la victoire à la 89e minute, scellant ainsi la qualification des Aigles de la Médina.

Avec cette victoire, l’ASC Aigles de la Médina termine en tête du groupe avec sept points, remportant ainsi le titre de championnes de la Ligue des Champions Féminine de la CAF pour la zone UFOA A. Elles deviennent ainsi la première équipe sénégalaise à se qualifier sur le terrain pour l’édition 2024 de cette compétition, rejoignant les Mamelodi Sundowns, championnes en titre, et le club représentant le pays hôte, qui sera dévoilé prochainement.

Le deuxième match de la journée, opposant Mogbewmo Queens (Sierra Leone) à Red Scorpion (Gambie), s’est soldé par un score nul de 0-0.

Réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature : Des chamboulements attendus ce vendredi

Le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) se réunit ce vendredi, et des changements majeurs sont attendus. Le CSM joue un rôle crucial en assistant le président de la République dans sa mission de garantir l’indépendance de l’autorité judiciaire.

Chargé de la gestion des carrières des magistrats, le CSM propose notamment les nominations des plus hauts magistrats du siège. Cependant, les réformes touchant le CSM restent floues, et les tensions entre le Président de la République et les magistrats persistent.

Récemment, la subvention accordée à l’Association des magistrats du Sénégal (AMS) a été suspendue, alimentant la controverse. Cette décision a été motivée par les plaintes des magistrats, opposés à la présence d’un non-magistrat au sein de leur instance supérieure.

Ce vendredi, le CSM se réunira, et des chamboulements sont à prévoir, ce qui suscite beaucoup d’attention au sein de l’opinion publique.

 

JO Paris 2024 :Le Maroc écrase l’Égypte 6-0 et remporte la médaille de bronze

Le Maroc a marqué l’histoire des Jeux Olympiques de Paris 2024 avec une victoire écrasante de 6-0 sur l’Égypte, remportant ainsi la médaille de bronze. Les Lions de l’Atlas ont livré une performance exceptionnelle, soutenue par une forte présence de la diaspora marocaine au stade de la Beaujoire.

Dès le coup d’envoi, le Maroc a pris le contrôle du match et multiplié les occasions de but. Soufiane Rahimi, héros du tournoi, a brillamment orchestré les attaques. À la 23e minute, Abdesamad Ezzalzouli a ouvert le score avec un tir puissant. Rahimi a doublé la mise deux minutes plus tard avec une frappe précise.

En seconde période, les Lions de l’Atlas ont continué à dominer. Bilal El Khannouss a marqué un superbe but solo à la 51e minute. Rahimi a ajouté un quatrième but, consolidant sa position de meilleur buteur du tournoi. Akram Nakach a inscrit le cinquième but, et Achraf Hakimi a conclu la victoire avec un coup franc spectaculaire à la 86e minute.

Cette victoire éclatante reflète le talent et l’unité de l’équipe marocaine, inspirant les futures générations de footballeurs marocains.

Patrouilles conjointes pour la sécurité maritime en Afrique de l’Ouest

Les forces armées du Togo, du Bénin et du Nigeria mènent des patrouilles conjointes pour la troisième édition de l’opération « Safe Domain ». Cette initiative, lancée le 8 août 2024 par la Cédéao et son Centre Maritime Multinational de Coordination (CMMC) de la zone E, vise à renforcer la sécurité en haute mer.

L’opération « Safe Domain III », qui se déroule du 5 au 9 août 2024, fait suite aux éditions de 2021 et 2023. Le Togo, le Bénin et le Nigeria sont à nouveau réunis pour assurer la surveillance maritime. Selon le Commodore Aniedi Aniedu Iboki, Directeur du CMMC zone E, cette opération s’inscrit dans la stratégie maritime intégrée de la Cédéao, adoptée en 2014 pour lutter contre les défis transnationaux menaçant la sécurité maritime et le développement économique de la région.

Face aux menaces de piraterie et d’activités maritimes illicites, la Cédéao mobilise ses ressources pour sécuriser son espace maritime. L’Ambassadeur Abdel-Fatau Musah, Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la Cédéao, a souligné l’importance stratégique des océans pour l’économie régionale, rappelant que 90 % du commerce international passe par voie maritime.

Le thème de l’exercice 2024, « Protéger l’économie bleue de la zone E de la Cédéao grâce à la collaboration en matière de sécurité maritime », reflète la vision de la Communauté. Le Général de Brigade Abdul-Baki Sanni Bachabi, représentant le ministre béninois de la Défense, a salué l’engagement des acteurs impliqués.

L’initiative reçoit le soutien de partenaires internationaux, notamment l’Union européenne via le projet GoGIN, pour renforcer les capacités de lutte contre l’insécurité maritime dans la région.

Bassirou Diomaye Faye : Une médiation fragilisée par ses visites à Paris ?

Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, prévoit une nouvelle visite en France le 15 août 2024, pour la commémoration du 80ème anniversaire du débarquement en Provence. Cette troisième visite en quelques mois suscite des inquiétudes. En effet, ces déplacements fréquents à Paris pourraient affaiblir ses efforts de médiation entre l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) et la CEDEAO.

Ces pays perçoivent la France comme un acteur clé des troubles régionaux. Le ministre malien des Affaires étrangères a récemment rappelé que les décisions concernant le Sahel doivent être prises à Bamako, Ouagadougou ou Niamey, et non à Paris. De plus, les dirigeants de l’Alliance des États du Sahel accusent la France de soutenir des groupes terroristes au Bénin et en Côte d’Ivoire.

Dans ce contexte tendu, la proximité croissante entre Paris et Dakar pourrait soulever des questions sur l’impartialité du Sénégal dans ses efforts de médiation.

 

Mali : Enquête sur l’Ukraine pour Terrorisme à Tinzawatene

Le Procureur de la République du Mali a ouvert une enquête suite à des accusations graves contre l’Ukraine. Le gouvernement malien accuse l’Ukraine d’être impliquée dans une attaque terroriste contre les Forces de Défense et de Sécurité (FAMa) à Tinzawatene.

Les accusations viennent des déclarations d’un porte-parole ukrainien et de l’ambassadeur d’Ukraine à Dakar, qui ont exprimé un soutien aux groupes terroristes au Mali. Cette enquête vise à identifier et interpeller les responsables, y compris auteurs et complices.

Après la rupture des relations diplomatiques avec l’Ukraine, le procureur Amadou Bocar Touré a lancé des poursuites pour « actes de terrorisme » et « financement du terrorisme ». Les propos de l’Ukraine ont été confirmés par l’ambassadeur Yurii Pyvovarov, ajoutant à la gravité de la situation.

Le 4 août, le Mali a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine. Des mesures préventives sont mises en place pour éviter toute déstabilisation. Le Mali prévoit également de saisir les instances internationales et les États soutenant l’Ukraine.

Le Sénégal et le Burkina Faso ont déjà condamné les propos ukrainiens, et le Niger a suivi l’exemple du Mali en rompant ses relations diplomatiques avec l’Ukraine. L’Ukraine a nié soutenir le terrorisme, qualifiant la décision malienne de « hâtive ».

La Russie soutient la rupture des liens, accusant Kiev de soutenir les « terroristes ». Des affrontements ont eu lieu du 25 au 27 juillet dans le nord du Mali, entre les FAMa, les rebelles et les jihadistes. Le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) et la société paramilitaire Wagner ont tous deux revendiqué des pertes importantes.