Inclusion financière : le Sénégal mobilise 2 milliards FCFA pour renforcer le financement des IMF

Au Sénégal, une nouvelle initiative entend rapprocher davantage les financements des entrepreneurs et des acteurs économiques qui peinent encore à accéder au crédit classique. Le Fonds national de la Microfinance (FONAMIF) et la Caisse des Marchés publics (CDMP SA), filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations du Sénégal, ont signé vendredi 7 août 2026 une convention-cadre portant sur une ligne de refinancement de 2 milliards de francs CFA destinée aux institutions de microfinance.

Derrière cet accord, l’objectif est de donner davantage de moyens aux institutions de microfinance afin qu’elles puissent, à leur tour, élargir leur capacité de financement. Les entrepreneurs, les petites et moyennes entreprises, les femmes, les jeunes, les coopératives et les acteurs de l’Économie sociale et solidaire figurent parmi les bénéficiaires ciblés par ce mécanisme.

Cette initiative intervient dans le cadre du Pacte pour l’Inclusion Financière Universelle (PACTIFU), porté par le ministère de la Microfinance, de l’Économie sociale et solidaire avec l’Association professionnelle des Institutions de Microfinance et plusieurs structures publiques partenaires.

Le pacte affiche une ambition beaucoup plus large. Sur la période 2025-2029, il prévoit de mobiliser plus de 683 milliards de francs CFA afin d’accélérer l’inclusion financière et de renforcer le financement des activités productives. La ligne de 2 milliards mise en place entre le FONAMIF et la CDMP SA constitue ainsi l’un des instruments appelés à concrétiser cette orientation sur le terrain.

L’enjeu ne se limite toutefois pas au montant annoncé. Pour les promoteurs du dispositif, il s’agit surtout de permettre aux institutions de microfinance de répondre plus efficacement aux besoins de ceux qui restent éloignés des circuits traditionnels de financement. Le mécanisme doit notamment renforcer leur capacité à soutenir les secteurs prioritaires et les activités susceptibles de générer des revenus.

À travers ce partenariat, le FONAMIF et la CDMP SA entendent également consolider un environnement financier davantage tourné vers les réalités des populations et des entreprises. L’objectif est de favoriser l’émergence de solutions capables d’accompagner l’activité économique jusque dans les territoires situés au-delà des grands centres urbains.

Cette démarche s’inscrit enfin dans les orientations de la Vision Sénégal 2050, qui accordent une place importante à l’inclusion financière, au développement économique et à la promotion de l’Économie sociale et solidaire. Avec cette convention, les deux structures franchissent ainsi une nouvelle étape dans la construction d’un financement plus accessible et mieux adapté aux besoins des acteurs économiques à travers le Sénégal.

Hôpital de Tivaouane : le nouvel établissement de 300 lits entre progressivement en service

Une nouvelle infrastructure vient renforcer le dispositif sanitaire sénégalais. À Tivaouane, le Centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy a officiellement commencé ses activités ce lundi 10 août 2026. Sa mise en service marque une étape importante pour l’offre de soins dans la région de Thiès, mais également pour les populations des zones du Nord et des principales cités religieuses.

La cérémonie s’est tenue sous la présidence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy. Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, ainsi qu’une délégation représentant le Khalife général des Tidianes ont également pris part à l’événement.

Avec 300 lits, cet établissement hospitalier de niveau 3 s’étend sur une superficie de six hectares. Ses infrastructures occupent environ 24 000 m² et abritent 25 services médico-chirurgicaux. À cela s’ajoutent cinq services médico-techniques comprenant notamment la pharmacie, le laboratoire, l’imagerie médicale, la banque de sang et la stérilisation centrale. La réalisation et l’équipement de l’hôpital représentent un investissement de 46 milliards de francs CFA. Mais avant d’atteindre son plein régime, l’établissement va connaître une montée en puissance progressive.

Une ouverture qui se fera par étapes

Le ministre de la Santé a tenu à apporter une précision importante lors de la cérémonie. La journée du 10 août ne correspond pas à l’inauguration officielle de l’hôpital, mais à sa mise en service.

« Aujourd’hui, ce n’est pas une inauguration, c’est une mise en service », a expliqué Dr Ibrahima Sy. L’inauguration officielle devrait être présidée ultérieurement par le chef de l’État, en concertation avec la famille du Khalife général des Tidianes.

Dans l’immédiat, les équipes médicales et techniques vont consacrer la première semaine à la formation et à la prise en main des différents équipements. Les premières consultations sont, elles, annoncées pour la semaine du 17 août.

Pour le ministère de la Santé, cette phase préparatoire doit permettre aux professionnels de mieux maîtriser les installations avant l’augmentation progressive de l’activité. L’objectif est de garantir un fonctionnement sécurisé et d’assurer une prise en charge répondant aux exigences de qualité.

Un établissement appelé à devenir une référence

Le Centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy devient le premier établissement hospitalier de niveau 3 de la région de Thiès. Sa vocation est notamment de rapprocher les soins spécialisés des habitants de Tivaouane et des localités environnantes.

Pour Dr Ibrahima Sy, cette réalisation répond à l’évolution des besoins sanitaires et s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation du système de santé. Le ministre a d’ailleurs annoncé la construction prochaine d’une centaine de centres de santé ainsi que d’autres établissements hospitaliers de niveau 3.

L’ambition affichée est de développer des « centres hospitaliers d’excellence » capables d’intégrer des spécialités médicales de haut niveau, notamment la radiothérapie et la transplantation.

Cette perspective est également soutenue par la délégation représentant le Khalife général des Tidianes. Serigne Habib Sy Mansour a notamment plaidé pour l’installation d’une unité de radiothérapie au sein du nouvel établissement.

Les dernières finitions encore attendues

Si l’hôpital est désormais opérationnel, certains travaux doivent encore être achevés. Le ministre des Infrastructures, Déthié Fall, a ainsi demandé une accélération des interventions restantes afin de permettre au centre de fonctionner pleinement dans les meilleurs délais.

Il a notamment appelé l’entreprise chargée de l’exécution des travaux et le FONSIS à trouver rapidement des solutions aux contraintes encore présentes. Cette accélération est particulièrement attendue à l’approche du Gamou.

Avec ses 300 lits, ses 25 services médico-chirurgicaux et ses cinq services médico-techniques, le Centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy s’installe donc comme un nouvel élément majeur du système sanitaire de la région de Thiès. Sa mise en service progressive doit permettre aux équipes de prendre pleinement possession de l’outil avant son fonctionnement à pleine capacité.

Fouille à nu : le Sénégal entend mettre fin à une pratique décriée dans les établissements pénitentiaires

Au Sénégal, une décision vient de modifier les pratiques à l’entrée des établissements pénitentiaires. Alors que l’Assemblée nationale ouvre sa première session extraordinaire de l’année, une autre mesure retient l’attention de la presse nationale : la fin de la fouille à nu des détenus lors de leur admission en prison.

La décision figure dans une note de service datée du lundi 10 août 2026 et signée par Aliou Ciss, directeur général de l’Administration pénitentiaire. Elle répond, selon les autorités, à une volonté de renforcer la protection des droits humains et de replacer la dignité des personnes détenues au cœur des pratiques pénitentiaires.

Cette mesure constitue l’un des principaux sujets relevés par les quotidiens sénégalais. Sud Quotidien salue notamment une décision qui rapproche davantage l’action publique des exigences liées au respect de la dignité humaine. Le journal la présente comme une évolution importante dans la prise en charge des personnes incarcérées.

WalfQuotidien revient pour sa part sur une pratique désormais bannie par l’Administration pénitentiaire. Le quotidien souligne la volonté des autorités de mieux protéger la dignité des détenus fraîchement admis dans les établissements pénitentiaires. Le Soleil relève également la portée de cette décision, rappelant que la pratique faisait depuis longtemps l’objet de critiques en raison de son caractère jugé humiliant et dégradant.

Mais cette actualité intervient dans un contexte parlementaire particulièrement chargé. Les députés de la 15e législature entament en effet leur première session extraordinaire de l’année 2026, avec un programme qui s’annonce dense. Libération évoque pas moins de six commissions d’enquête parlementaire, auxquelles devraient s’ajouter trois projets de loi, laissant présager une période de travail intense pour les élus.

La procédure ayant conduit à la convocation de cette session extraordinaire fait toutefois débat. L’As rapporte que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a voulu mettre un terme aux interrogations en renvoyant les contestataires au règlement intérieur actualisé de l’institution. Selon lui, le Bureau de l’Assemblée dispose bien de la base juridique nécessaire pour convoquer une telle session.

Sud Quotidien relève également cette controverse autour de la légalité de la convocation. Le journal indique qu’Ousmane Sonko a choisi d’expliquer le fondement juridique de la démarche engagée par le Bureau de l’institution parlementaire.

Ainsi, entre une session extraordinaire qui s’annonce chargée et une réforme touchant directement aux conditions de détention, l’actualité sénégalaise place au même moment les questions institutionnelles et les droits humains au centre des débats. La suppression de la fouille à nu marque surtout, selon les journaux, une volonté affichée de faire évoluer les pratiques pénitentiaires vers davantage de respect de la dignité humaine.

Total Return Swap : Takku Wallu Sénégal veut enquêter sur une opération financière de 650 millions d’euros

Une nouvelle controverse financière arrive sur la table de l’Assemblée nationale sénégalaise. Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal propose la mise en place d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur une opération de financement de 650 millions d’euros réalisée par l’État à travers un mécanisme de type Total Return Swap (TRS).

Selon l’exposé des motifs de la proposition, cette opération aurait été conclue depuis juin 2025 avec First Abu Dhabi Bank (FAB) et Africa Finance Corporation (AFC). Les députés à l’origine de l’initiative s’appuient notamment sur une publication du Financial Times datée du 23 mars 2026, qui avait révélé l’existence du montage financier.

D’après les éléments avancés dans la proposition, le mécanisme aurait permis à l’État de mobiliser des ressources en cédant les revenus associés à certains de ses actifs. Mais pour les parlementaires, plusieurs aspects de l’opération demeurent encore insuffisamment documentés. Ils regrettent notamment que ce financement n’ait pas fait l’objet d’une présentation explicite lors des interventions du ministre chargé des Finances devant l’Assemblée nationale.

Les interrogations dépassent désormais le seul cadre national. Les députés mettent également en avant les possibles conséquences de cette opération sur les relations du Sénégal avec ses partenaires techniques et financiers, alors que le pays serait engagé dans des discussions avec le Fonds monétaire international pour la conclusion d’un nouveau programme.

Une autre question occupe une place centrale dans leur démarche : celle d’une éventuelle utilisation des revenus issus des hydrocarbures comme garantie. Les auteurs de la proposition estiment que les explications apportées par le ministère des Finances et du Budget, notamment à travers un communiqué et un point de presse, n’ont pas permis de dissiper l’ensemble des interrogations.

Une enquête pour déterminer les risques du montage financier

Si elle est créée, la commission d’enquête devra d’abord reconstituer les conditions exactes dans lesquelles le Total Return Swap a été conclu avec First Abu Dhabi Bank et Africa Finance Corporation. Les députés souhaitent notamment connaître les taux d’intérêt appliqués ainsi que les éventuelles décotes liées à l’opération.

Les investigations devront également porter sur les risques et les conséquences du mécanisme pour les finances publiques. Les parlementaires veulent notamment déterminer si des actifs appartenant à l’État ou des revenus provenant des ressources naturelles ont été utilisés comme gage ou comme garantie.

La commission devra aussi chercher à comprendre les raisons pour lesquelles cette opération n’aurait pas été explicitement présentée à la représentation nationale. Son impact potentiel sur la viabilité de la dette publique et sur les relations du Sénégal avec ses partenaires techniques et financiers devra également être évalué.

Pour obtenir ces réponses, les députés prévoient d’entendre plusieurs responsables directement impliqués dans la gestion financière de l’État. Parmi eux figurent le ministre chargé de l’Économie et des Finances, le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, le Trésorier général, le Directeur général des Financements et de la Dette ainsi que le Coordonnateur du Comité national de la Dette publique.

Les cabinets et autres intervenants ayant participé à l’opération comme conseillers, intermédiaires ou arrangeurs pourraient également être auditionnés. Toute autre personne dont le rôle aurait été déterminant dans la conclusion du montage pourrait être entendue par les parlementaires.

Une commission composée de onze députés

La proposition de résolution prévoit officiellement la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée de recueillir les informations nécessaires sur les faits évoqués. Sa composition serait encadrée par l’article 36 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Elle compterait onze députés, désignés au prorata des groupes parlementaires administrativement constitués, avec la prise en compte des députés non-inscrits.

Portée au nom du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal par sa présidente, Aïssata Tall Sall, cette initiative ouvre désormais une nouvelle séquence de débat autour de la gestion des financements publics et des conditions dans lesquelles l’État sénégalais mobilise des ressources sur les marchés financiers.

Session extraordinaire : Ousmane Sonko met fin à la plénière plus tôt que prévu à l’Assemblée nationale

La séance n’aura finalement pas duré aussi longtemps que certains l’avaient imaginé. Réunis ce lundi 10 août pour une session extraordinaire particulièrement attendue, les députés sénégalais ont vu leurs travaux en plénière prendre fin plus rapidement que prévu, après l’examen des différents points inscrits à l’ordre du jour.

À l’issue des débats, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, a annoncé la levée de la séance. « Mes chers collègues, l’ordre du jour étant épuisé, je propose à l’Assemblée nationale de lever la séance », a-t-il déclaré avant de convoquer la Conférence des présidents à 12h30 dans la salle de conférence de la Présidence de l’Assemblée nationale.

Cette décision a surpris plusieurs observateurs. Depuis l’annonce de la session extraordinaire, les attentes étaient fortes autour des différents textes soumis aux députés. Le contexte politique et institutionnel avait également nourri les spéculations sur la durée et l’intensité des débats. Beaucoup s’attendaient ainsi à une journée parlementaire particulièrement chargée.

Mais une fois les points prévus examinés, la plénière a été clôturée sans prolongation des discussions. L’annonce d’Ousmane Sonko a donc mis un terme à cette séquence publique des travaux, sans pour autant signifier que l’activité parlementaire s’arrêtait pour la journée.

Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale a convoqué la Conférence des présidents. Cette instance joue un rôle central dans l’organisation du travail parlementaire. Elle réunit notamment le président de l’institution, les présidents des groupes parlementaires, les présidents des commissions ainsi que d’autres responsables de l’Assemblée nationale.

Son rôle consiste notamment à organiser les travaux, à arrêter le calendrier des prochaines séances et à coordonner l’examen des différents textes soumis au Parlement. La réunion annoncée à 12h30 doit donc permettre de préparer la suite du processus parlementaire.

Ainsi, si la séance publique de ce lundi a été plus courte qu’attendu, les consultations internes se poursuivent. Derrière la levée de la plénière, l’Assemblée nationale reste donc mobilisée pour organiser les prochaines étapes de ses travaux et déterminer la suite à donner aux textes inscrits dans le cadre de cette session extraordinaire.

Journée nationale de l’Arbre : le Sénégal mise sur les communautés pour faire grandir les plantations

À Darou Salam, dans le département de Nioro du Rip, l’heure n’était pas seulement à la plantation dimanche. Pour la 43e édition de la Journée nationale de l’Arbre, le Sénégal a surtout voulu rappeler que le véritable défi commence après la mise en terre. Présidant la cérémonie au nom du président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a officiellement lancé la campagne nationale de reboisement 2026, placée sous le thème « Des plants aux arbres : la responsabilité aux communautés », avec un slogan qui résume l’ambition de cette édition : « Reboiser, c’est bien. Faire pousser, c’est nous ».

Pour le chef du gouvernement, planter un arbre ne constitue que la première étape. « Planter est le commencement, faire vivre l’arbre est notre véritable responsabilité », a-t-il déclaré, estimant que les politiques de reboisement doivent désormais être évaluées moins par le nombre de plants mis en terre que par leur taux de survie et leur contribution réelle à la restauration des terres. À travers cette orientation, les autorités veulent placer les communautés au cœur de la gestion du patrimoine forestier et faire du suivi des plantations une responsabilité collective.

Le Premier ministre a ainsi appelé les collectivités territoriales, les organisations communautaires, les écoles et universités, les entreprises ainsi que les acteurs de la société civile à renforcer leur implication. Dans cette dynamique, l’initiative « Une commune, une pépinière » sera mise en œuvre afin d’accroître la production locale de plants et de rapprocher les ressources forestières des populations. Un Challenge national des collectivités territoriales pour le reboisement et le verdissement sera également lancé pour mettre en avant les collectivités les plus engagées, notamment dans l’entretien et la survie des arbres plantés.

Une proposition visant à créer un Prix du président de la République consacré au reboisement et au verdissement des collectivités territoriales sera par ailleurs soumise au chef de l’État. Pour Ahmadou Al Aminou Lô, cette mobilisation doit permettre de faire du reboisement un véritable outil de lutte contre la désertification, de restauration des terres et de préservation de la biodiversité. Elle doit aussi contribuer à renforcer la capacité des territoires à faire face aux effets du changement climatique.

Au-delà de l’enjeu environnemental, le gouvernement met également en avant les perspectives économiques liées au secteur forestier. Le développement des espèces forestières et fruitières pourrait notamment favoriser la création d’emplois verts pour les jeunes et les femmes, tout en contribuant à la souveraineté alimentaire. Le choix de Darou Salam pour accueillir la cérémonie officielle n’est d’ailleurs pas anodin. Située dans le bassin arachidier, la commune est confrontée à la dégradation des terres et à la diminution du couvert végétal, mais dispose aussi d’un potentiel important de mobilisation communautaire en faveur de la protection de l’environnement.

Cette édition de la Journée nationale de l’Arbre met particulièrement à l’honneur le néré, Parkia biglobosa, et le nébéday, Moringa oleifera. Ces deux espèces présentent des intérêts multiples sur les plans écologique, alimentaire, nutritionnel et économique. Leur valorisation s’inscrit ainsi dans une approche qui associe restauration des écosystèmes et développement local.

Mais au moment de lancer la campagne, le Premier ministre a surtout insisté sur le temps long. « La réussite de cette campagne ne sera pas l’affaire d’une journée », a-t-il averti, appelant à assurer un suivi régulier des plantations après les cérémonies. « Planter. Protéger. Entretenir. Faire grandir », a-t-il résumé, invitant les communautés à transformer la préservation des arbres en un engagement quotidien.

La cérémonie a réuni plusieurs membres du gouvernement, des autorités administratives et territoriales, des responsables des services techniques ainsi que des représentants des communautés locales. Une mobilisation qui marque le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2026, mais dont la réussite se mesurera désormais à la capacité des acteurs à faire passer les plants du sol aux arbres.

Hôpital de Tivaouane : le nouvel établissement ouvre ses portes avant le Gamou 2026

À Tivaouane, le dispositif sanitaire se renforce à l’approche du Gamou. Ce lundi 10 août 2026, le ministre sénégalais de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy, procède à la mise en service officielle du Centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy. L’ouverture intervient un peu plus de deux semaines avant le Gamou annuel, prévu le 26 août, sous réserve de l’observation du croissant lunaire.

La cérémonie est programmée à partir de 11 heures, selon une note d’information du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Cette mise en service intervient alors que la cité religieuse accélère ses préparatifs pour accueillir des centaines de milliers de fidèles venus participer à la commémoration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL).

L’ouverture de l’hôpital de Tivaouane répond également à une instruction du président Bassirou Diomaye Faye. Lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026, le chef de l’État avait demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour rendre opérationnel le nouvel établissement, notamment en prévision des célébrations religieuses du mois d’août.

Le Centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy vient ainsi renforcer l’offre de soins dans la région. L’établissement dispose notamment de services d’urgences, de pédiatrie, de gynécologie, de maternité, de cardiologie, de pneumologie et d’urgences chirurgicales. Il comprend également un laboratoire, un service d’imagerie médicale et une pharmacie centrale.

À ces unités s’ajoutent des espaces dédiés à la maintenance, à la stérilisation et à la buanderie. L’ensemble doit permettre d’améliorer la prise en charge des patients nécessitant des soins spécialisés et de réduire les évacuations sanitaires vers Dakar et les autres grands centres hospitaliers.

Le projet s’inscrit dans la politique de renforcement du plateau technique médical engagée par l’État sénégalais. En avril 2026, les travaux avaient atteint 95 % d’exécution, selon les informations communiquées en Conseil des ministres. Le coût de l’infrastructure était alors évalué à 46 milliards de francs CFA.

À quelques jours du Gamou, l’ouverture de l’hôpital de Tivaouane prend une dimension particulière. La ville s’apprête à connaître une forte affluence de pèlerins, tandis que les services de l’État, les autorités territoriales et les responsables religieux coordonnent les préparatifs liés notamment à la santé, à l’eau, à l’assainissement, à la sécurité et à l’accueil.

Le nouvel établissement devrait ainsi constituer un point d’appui supplémentaire pour la couverture sanitaire de l’événement. Il pourra notamment contribuer à une prise en charge plus rapide des éventuelles urgences médicales liées à l’affluence exceptionnelle attendue dans la cité religieuse.

Mais sa vocation dépasse largement le seul cadre du Gamou. Le Centre hospitalier national Seydi El Hadji Malick Sy est appelé à répondre durablement aux besoins sanitaires des populations de Tivaouane et des localités environnantes. Son implantation doit également contribuer à rapprocher les soins spécialisés des habitants et à améliorer la répartition territoriale de l’offre de santé.

Avec cette mise en service, Tivaouane dispose donc d’un nouvel établissement sanitaire majeur. Opérationnel à l’approche du Gamou, il doit désormais accompagner les populations locales comme les nombreux fidèles qui convergent chaque année vers la cité religieuse.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye veut accélérer l’implantation de Kiiraay dans le pays et la diaspora

Après l’élan provoqué par la création de Kiiraay – Les Patriotes Républicains, Bassirou Diomaye Faye veut désormais passer à une nouvelle étape. Le président du parti appelle ses militants à transformer la mobilisation enregistrée ces dernières semaines en une organisation politique solidement enracinée dans les quartiers, les villages, les communes et jusque dans la diaspora.

Dans un communiqué adressé aux militantes et militants, il présente une feuille de route centrée sur trois priorités : structurer la base, poursuivre la massification et installer progressivement les différents mouvements prévus par les statuts du parti. L’objectif est désormais de donner une organisation durable à la dynamique née autour de Kiiraay.

La première phase repose sur la création de cellules dans les quartiers et les villages. Les responsables sont également invités à poursuivre l’enrôlement de nouveaux adhérents. En parallèle, des comités d’initiative devront être constitués afin de préparer la mise en place des différents mouvements statutaires.

Le dispositif doit réunir plusieurs composantes de la société sénégalaise. Le parti prévoit ainsi Ndawi Kiiraay pour les jeunes, Jigéeni Kiiraay pour les femmes, Kanggami Kiiraay pour les cadres et Maggi Kiiraay pour les sages. D’autres structures sont également annoncées pour les personnes handicapées, les enseignants, les « doomu daara », les artisans et les transporteurs.

Les cartes de membres doivent accompagner la structuration du parti

Une deuxième étape doit permettre de formaliser davantage l’adhésion des militants. Il s’agit du placement des cartes de membres, dont la disponibilité est annoncée dans les meilleurs délais. Cette opération doit contribuer à mieux organiser et identifier la base du parti.

La troisième phase sera consacrée à l’installation officielle des sections, des coordinations et des mouvements prévus par les statuts de Kiiraay – Les Patriotes Républicains.

Bassirou Diomaye Faye veut surtout que cette organisation ne reste pas concentrée dans quelques territoires. Il demande une implantation « dans tous les quartiers, tous les villages, toutes les communes et dans la diaspora ». Pour le président du parti, les structures locales doivent constituer le véritable socle de Kiiraay et permettre de maintenir un lien étroit avec les populations.

Kiiraay veut installer une présence politique au plus près des citoyens

La mission confiée aux structures de base dépasse toutefois la seule organisation administrative. Elles devront également rassembler les citoyens autour du projet et des valeurs du parti, faire remonter leurs préoccupations, encourager des initiatives de développement et maintenir une présence permanente sur le terrain.

Dans cette perspective, le président de Kiiraay demande aux responsables et aux militants de privilégier « un esprit d’ouverture, de rassemblement et de responsabilité ». Il souhaite que les structures mises en place traduisent la diversité des forces vives présentes dans chaque localité.

Cette montée en puissance sera enfin encadrée par un mécanisme de validation. Les cellules, les sections communales, les coordinations et les différents mouvements devront être approuvés par un ou plusieurs commissaires politiques. Les modalités précises de cette procédure seront définies dans une prochaine circulaire.

Sénégal : l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale ravive les tensions politiques

L’Assemblée nationale sénégalaise ouvre ce lundi 10 août 2026 une session extraordinaire dans un contexte marqué par de fortes tensions entre l’Exécutif et le Législatif. Selon la presse sénégalaise, plusieurs textes importants sont inscrits à l’ordre du jour, dont les projets de loi portant Code du travail, Code de la sécurité sociale et sécurité numérique.

Les députés doivent également examiner deux propositions de loi à forte portée politique. La première concerne la modification de l’article 37 de la Constitution et prévoit notamment de renforcer les obligations du président de la République en matière de déclaration de patrimoine.

La seconde porte sur le régime juridique des crédits spéciaux, communément associés aux « fonds politiques ». Un texte susceptible de raviver les tensions au sein du pouvoir. Pour Sud Quotidien, cette session constitue un nouveau test pour la majorité parlementaire, appelée à faire adopter des textes conformes aux exigences constitutionnelles.

Les Echos y voit, de son côté, une nouvelle manifestation du bras de fer entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Même lecture du côté du Quotidien, qui évoque une confrontation politique désormais ouverte entre les deux camps, alors que la majorité présidentielle et l’opposition cherchent chacune à renforcer leur influence.

À Dahra, Ousmane Sonko a d’ailleurs accentué la pression sur le pouvoir. Selon L’AS, le leader de Pastef a dénoncé une réorganisation de « l’ancien système » au sein de l’appareil d’État et appelé ses militants à rester unis et vigilants.

La session extraordinaire s’annonce donc particulièrement sensible, avec des enjeux à la fois institutionnels, juridiques et politiques, sur fond de recomposition du paysage politique sénégalais.

Sénégal : la Banque mondiale annonce un financement de 340 milliards FCFA pour soutenir les priorités de la Vision Sénégal 2050

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu, mercredi à Dakar, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana. Cette rencontre a débouché sur l’annonce d’un nouveau financement de 340 milliards de FCFA destiné à accompagner les priorités de développement du Sénégal.

Selon la présidence sénégalaise, cette enveloppe financera des projets dans les secteurs de l’agriculture, des transports ainsi que des programmes de résilience économique et sociale en faveur des jeunes et des femmes.

La Banque mondiale a également confirmé un appui budgétaire direct à l’État sénégalais ainsi que l’élargissement des mécanismes de financement fondés sur les résultats, témoignant de sa confiance dans les réformes engagées par les autorités.

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes prioritaires de coopération, notamment la réduction des coûts de l’énergie et l’accélération de la transition vers le solaire, le renforcement de la résilience du secteur agricole afin de soutenir la souveraineté alimentaire, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la modernisation des finances publiques et de la gouvernance.

Les deux parties ont également abordé la préparation d’un nouveau cadre de partenariat appelé à structurer la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale au cours des dix prochaines années, en cohérence avec les objectifs de la Vision Sénégal 2050, qui constitue la feuille de route du gouvernement en matière de transformation économique et sociale.