Dakar : six étrangers arrêtés dans une vaste affaire de fraude aux télécommunications

La Brigade de recherches de la gendarmerie de Dakar a procédé à l’interpellation de six ressortissants étrangers, soupçonnés d’être impliqués dans une opération de fraude aux télécommunications. L’affaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la criminalité économique et les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication.

Cette intervention fait suite à une plainte déposée par la SONATEL, qui a signalé l’existence d’un dispositif frauduleux visant à détourner du trafic international de messages SMS vers le réseau local. Un procédé illégal qui aurait engendré des pertes financières significatives pour l’opérateur national.

À la suite de cette alerte, des investigations techniques ont été menées conjointement par les enquêteurs de la gendarmerie et les équipes spécialisées de la SONATEL. L’exploitation des données recueillies a permis de remonter jusqu’à un site suspect situé dans la zone de Ngor, à Dakar.

Une opération ciblée a ensuite été déclenchée, conduisant à l’arrestation des six individus sur place. Les forces de sécurité ont également mis la main sur un important arsenal de matériels utilisés pour ces activités frauduleuses.

Parmi les équipements saisis figurent des ordinateurs portables, des passerelles GSM de type SIMBOX, des modems et routeurs internet, des boîtiers de communication VOIP, plusieurs téléphones portables, ainsi qu’un stock de cartes SIM appartenant à différents opérateurs. Du matériel de stockage numérique et divers accessoires informatiques ont également été confisqués.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur réelle du réseau démantelé et d’identifier d’éventuelles complicités dans cette affaire de fraude organisée aux télécommunications.

Sénégal : dernière séance des Lions avant leur départ pour San Antonio

La sélection nationale du Sénégal a bouclé ce dimanche matin sa dernière séance d’entraînement sur les terrains de la NC State University, à Raleigh. Cette ultime répétition intervient à la veille du déplacement de l’équipe vers San Antonio, où elle doit disputer un second match amical face à l’Arabie saoudite le 9 juin.

Dirigés par le sélectionneur Pape Thiaw, les Lions ont travaillé pendant plus de deux heures. La séance était principalement consacrée aux ajustements tactiques de dernière minute ainsi qu’au renforcement de la cohésion collective au sein du groupe. Tout au long de l’entraînement, les joueurs ont fait preuve d’une forte intensité et d’un engagement notable, traduisant la volonté du groupe de monter en puissance à l’approche des prochaines échéances.

La séance s’est conclue par une opposition interne entre deux équipes formées par le staff technique. Cet exercice a permis au sélectionneur d’évaluer une dernière fois l’état de forme de ses joueurs avant le départ pour le Texas. À l’issue de ce stage de préparation à Raleigh, la délégation sénégalaise a pris la direction de San Antonio. L’objectif est clair : poursuivre la dynamique de progression observée depuis le début du regroupement.

Ce deuxième match amical contre l’Arabie saoudite, prévu mardi au Toyota Field, constituera un nouveau test important pour les Lions. Il s’inscrit dans la préparation globale de la Coupe du monde, avec en ligne de mire leur entrée en compétition face à la France, le 16 juin dans le New Jersey.

Sénégal : le congrès de Pastef et les enjeux de la dette au cœur de l’actualité

Le premier congrès national du Pastef, organisé ce week-end à Dakar, domine l’actualité de la presse sénégalaise ce lundi. Cet événement politique majeur partage la une des quotidiens avec les questions économiques liées à la gestion de la dette publique.

 

Réunissant près de 1 200 délégués venus de différentes régions, le congrès a confirmé Ousmane Sonko à la présidence de la formation politique qu’il dirige. Selon plusieurs médias, cette reconduction marque une nouvelle étape dans la stratégie du parti après les récents bouleversements intervenus au sommet de l’État. Dans son discours d’investiture, l’ancien Premier ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre le projet souverainiste porté par Pastef. Il a notamment évoqué la réorganisation des politiques publiques afin d’accélérer les transformations économiques, sociales et institutionnelles du Sénégal.

Pour plusieurs observateurs, cette intervention allait au-delà d’un simple discours partisan. Certains journaux y voient une véritable feuille de route politique, mêlant réaffirmation idéologique et préparation des prochaines échéances électorales. Ousmane Sonko y a également affiché sa volonté de maintenir l’influence de son parti dans le nouveau contexte institutionnel.

Le congrès intervient quelques semaines après la rupture politique entre Bassirou Diomaye Faye et son ancien chef du gouvernement. Le président de la République avait mis fin aux fonctions de M. Sonko le 22 mai 2026, avant la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lô à la Primature et la formation d’un nouveau gouvernement.

Les quotidiens soulignent également que le leader de Pastef est revenu sur les divergences qui l’opposent désormais au chef de l’État, tout en mettant en garde contre les tentatives de déstabilisation politique. Il a aussi réaffirmé l’attachement de son parti à la légitimité populaire acquise lors des dernières échéances électorales.

La question des élections locales a également occupé une place importante dans son intervention. Ousmane Sonko a clairement indiqué que Pastef s’opposerait à toute initiative visant à repousser le calendrier électoral, estimant que son mouvement est déjà prêt pour cette consultation.

Parallèlement à cette actualité politique, plusieurs journaux s’intéressent à la situation financière du pays. À quelques jours d’une mission du Fonds monétaire international (FMI), le Sénégal a procédé au remboursement anticipé de deux échéances obligataires libellées en devises étrangères, pour un montant supérieur à 58 milliards de francs CFA.

Selon les informations relayées par la presse, le premier paiement concerne un coupon de 53,75 millions d’euros rattaché à une obligation arrivant à échéance en 2037. Un second règlement, d’un montant de 38,8 millions de dollars, a également été effectué pour une émission obligataire dont le terme est prévu en 2031.

Pour de nombreux analystes, cette opération s’inscrit dans une stratégie destinée à anticiper les importantes échéances financières attendues entre 2026 et 2028. Au-delà du respect des engagements de l’État, ce remboursement anticipé est interprété comme un signal adressé aux investisseurs internationaux, aux agences de notation et aux partenaires financiers du Sénégal.

Entre recomposition du paysage politique et gestion des défis économiques, ces deux dossiers illustrent les enjeux majeurs auxquels le pays est confronté dans les mois à venir.

Le chef de l’État réunit le Conseil des ministres autour du nouveau gouvernement Lo

Le chef de l’État préside ce vendredi un Conseil des ministres marqué par la présentation officielle du nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Lo.

 

Cette nouvelle équipe gouvernementale, composée de 30 membres dont 18 nouveaux visages, a été constituée lundi sans la participation de ministres issus du parti Pastef. Depuis leur nomination, les différentes passations de services se sont déroulées progressivement, notamment jeudi.

Plusieurs changements majeurs ont été opérés dans la composition du gouvernement. Mouhamadou Makhtar Cissé fait notamment son retour au ministère de l’Intérieur, un portefeuille qu’il avait déjà occupé brièvement en 2024 lors de la préparation de l’élection présidentielle. Dans le même temps, Me Moussa Sarr, avocat de profession, prend désormais la tête du ministère de la Justice.

Au sein du gouvernement, Marie Angélique Sélbé Diouf, ancienne députée de Pastef, hérite du ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, en remplacement de Maïmouna Dièye. Boubacar Camara, jusque-là ministre secrétaire général du gouvernement, est désormais chargé de l’Enseignement supérieur.

Cheikh Oumar Ba prend la direction du ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage. Il est connu pour avoir dirigé l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), un centre de recherche basé à Dakar. Samba Diouf est quant à lui nommé aux Télécommunications, tandis que Mamadou Lamine Dianté quitte la tête du Haut Conseil du Dialogue Social pour rejoindre le ministère de la Fonction publique.

Dans le secteur de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly succède à Khady Diène Gaye. Alpha Thiam prend la tête du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, accompagné d’Amy Mara Dièye, nommée au département de la Pêche et de l’Économie maritime.

D’autres nominations concernent également Idrissa Samb à l’Emploi et à la Formation professionnelle, Cheikh Oumar Seck aux Mines et à la Géologie, ainsi que Aliou Gory Diouf à l’Environnement et à la Transition écologique. Abdou Lahat Ndiaye, député Pastef, est désormais chargé des Transports terrestres et aériens.

Bassirou Sarr a été nommé auprès du ministre de l’Économie et des Finances en charge du Budget, tandis qu’Allé Nar Diop devient ministre auprès du même département, en charge de l’Économie, de la Coopération et du Plan. Ousmane Diagne est désigné ministre de l’Élevage, et Mame Coumba Diop est chargée du portefeuille de la Culture et du Patrimoine.

Nommé le 25 mai 2026 en remplacement d’Ousmane Sonko, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, économiste de formation, était auparavant ministre, secrétaire général du gouvernement puis ministre d’État chargé du suivi de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Il a également occupé des fonctions à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Dans ses premières déclarations, le chef du gouvernement a défendu une équipe qu’il qualifie de « gouvernement de mission et de résultats », combinant profils politiques et technocratiques. Selon lui, cette nouvelle configuration vise à renforcer la cohérence de l’action publique et à mieux mobiliser les compétences nationales, y compris celles de la diaspora.

Il a également expliqué plusieurs réaménagements institutionnels, notamment la fusion de certains ministères liés à l’économie et aux finances afin d’améliorer la coordination des politiques publiques. D’autres ajustements ont concerné la réorganisation des attributions dans les secteurs du numérique, des télécommunications et des mines. Le Premier ministre a insisté sur une nouvelle méthode de gouvernance axée sur la performance, la cohérence et l’efficacité, affirmant que cette approche sera maintenue tout au long de l’action gouvernementale.

Sénégal : le discours de Diomaye Faye pour le centenaire de Wade au cœur des commentaires de la presse

La célébration du centième anniversaire de l’ancien président Abdoulaye Wade continue d’alimenter les débats au Sénégal. La presse nationale s’est largement intéressée au discours prononcé jeudi par le président Bassirou Diomaye Faye lors de la cérémonie d’hommage organisée au Grand Théâtre national de Dakar.

 

Devant de nombreuses personnalités du monde politique, institutionnel et culturel, le chef de l’État a rendu hommage à celui qui dirigea le Sénégal entre 2000 et 2012. Il a salué le parcours de Me Abdoulaye Wade, mettant en avant son rôle majeur dans l’histoire politique du pays ainsi que sa contribution à l’enracinement de la démocratie sénégalaise.

Pour plusieurs quotidiens, le président Faye a présenté l’ancien dirigeant comme une figure dont l’héritage dépasse désormais les clivages politiques. Selon lui, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) occupe une place particulière dans le patrimoine national en raison de son engagement de longue date et de son rôle dans la première alternance démocratique de l’histoire du Sénégal.

Dans son analyse, Sud Quotidien estime que l’intervention présidentielle ne s’est pas limitée à un simple hommage. Le journal y voit une réflexion plus large sur l’histoire politique du pays et sur les valeurs incarnées par Abdoulaye Wade, notamment la patience, la tolérance et la persévérance. Ces qualités, selon le quotidien, font aujourd’hui de l’ancien président une référence pour les générations futures.

De son côté, L’Observateur considère que Bassirou Diomaye Faye a profité de cette cérémonie pour exposer indirectement sa vision de l’exercice du pouvoir. Derrière les hommages adressés à Me Wade, le chef de l’État aurait livré un message sur la responsabilité politique, la place des institutions et la conduite des affaires publiques.

Le journal relève notamment plusieurs appels à la modération et à l’unité nationale. Le président aurait insisté sur la nécessité de préserver le débat démocratique sans tomber dans les divisions, de servir son parti sans oublier l’intérêt supérieur de la nation et de faire preuve de patience face aux épreuves politiques.

Pour L’As, le discours présidentiel a été marqué par une forte valorisation de l’héritage démocratique laissé par Abdoulaye Wade. Le quotidien souligne également que certains passages ont été interprétés comme des allusions à la situation politique actuelle et aux relations entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Dans la même veine, plusieurs observateurs estiment que le chef de l’État affirme progressivement son propre style de gouvernance. Longtemps perçu comme proche de son mentor politique, il apparaît désormais davantage comme un dirigeant cherchant à imprimer sa propre marque à la tête du pays.

Le Quotidien retient quant à lui le caractère solennel du discours. Selon le journal, le président sénégalais a élevé Abdoulaye Wade au rang de symbole national tout en plaidant pour un climat politique plus apaisé. À travers son intervention, Bassirou Diomaye Faye a notamment insisté sur le respect de l’adversaire politique, la culture du dialogue et la primauté de l’intérêt national sur les ambitions partisanes.

Au-delà de l’hommage rendu à l’ancien chef de l’État, cette prise de parole est ainsi apparue pour de nombreux observateurs comme un message adressé à l’ensemble de la classe politique sénégalaise, dans un contexte marqué par d’importantes recompositions au sommet de l’État.

Mondial 2026 : les Lions intensifient leur préparation avant le test face à l’Arabie saoudite

La sélection nationale du Sénégal poursuit sa préparation en vue de la Coupe du monde 2026. Les Lions de la Téranga ont effectué, mercredi, une séance d’entraînement soutenue au complexe sportif de NC State University à Raleigh, aux États-Unis, à quelques jours de leur match amical contre l’Arabie saoudite.

Sous la direction du sélectionneur Pape Thiaw et de son staff technique, les coéquipiers du capitaine Kalidou Koulibaly ont travaillé pendant près de deux heures dans un rythme particulièrement intense. Au programme : exercices physiques, séquences d’impact, duels et travail collectif visant à renforcer la condition athlétique du groupe et à améliorer les automatismes avant les prochaines échéances.

Dans une ambiance studieuse et sereine, les joueurs ont affiché une forte implication tout au long de la séance, de quoi satisfaire l’encadrement technique qui continue de peaufiner les derniers réglages avant le début de la compétition. Cette montée en puissance se poursuivra dès ce jeudi avec une nouvelle séance de travail destinée à préparer dans les meilleures conditions le rendez-vous du 9 juin contre l’Arabie saoudite à San Antonio, ultime répétition générale avant l’entrée en lice des Lions au Mondial.

Logé dans le groupe de la France, de la Norvège et de l’Irak, le Sénégal débutera sa campagne mondiale le 16 juin avec une affiche très attendue face aux Bleus.

Mondial 2026 : trois Lions rejoignent la Tanière aux États-Unis, l’effectif est presqu’au complet

La sélection nationale du Sénégal poursuit sa montée en puissance en vue de la Coupe du monde 2026. Trois nouveaux joueurs ont rejoint le regroupement des Lions mercredi soir à Charlotte, aux États-Unis, a annoncé la Fédération sénégalaise de football (FSF).

 

Il s’agit d’Ibrahim Mbaye, Antoine Mendy et Yehvann Diouf, qui viennent renforcer l’effectif dirigé par le sélectionneur Pape Thiaw à quelques jours du début de la compétition. Le jeune Ibrahim Mbaye arrive en confiance après avoir remporté, samedi dernier, sa deuxième Ligue des champions européenne avec le Paris Saint-Germain. De leur côté, Antoine Mendy et Yehvann Diouf ont récemment contribué au maintien de leur club, l’OGC Nice, dans l’élite du football français à l’issue des barrages disputés contre Saint-Étienne.

Selon la FSF, deux autres internationaux, Pathé Ciss et Ismaïla Sarr, doivent rejoindre le groupe ce jeudi afin de compléter l’effectif sénégalais. Les deux joueurs sortent d’une campagne européenne marquante. Pathé Ciss a disputé la finale de la Ligue Europa Conférence avec le Rayo Vallecano, tandis qu’Ismaïla Sarr a soulevé le trophée avec Crystal Palace après la victoire de son équipe le 20 mai dernier.

Après leur défaite lors du premier match de préparation disputé face aux États-Unis, les Lions poursuivent leur stage de préparation sur le sol américain. La prochaine étape de leur programme les conduira à San Antonio, dans l’État du Texas, où ils affronteront l’Arabie saoudite le 9 juin à 23 heures GMT dans le cadre de leur ultime rencontre amicale avant le début du tournoi.

La délégation sénégalaise rejoindra ensuite son camp de base situé dans l’État du New Jersey le 11 juin afin d’entrer dans la dernière phase de préparation. Logé dans un groupe relevé, le Sénégal partagera la poule avec la France, la Norvège et l’Irak. Les champions d’Afrique débuteront leur campagne mondiale le 16 juin face à la France au stade de New York. Ils affronteront ensuite la Norvège le 23 juin au MetLife Stadium dans le New Jersey avant de conclure la phase de groupes contre l’Irak le 26 juin au stade de Toronto, au Canada.

Organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, la Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet et réunira pour la première fois 48 sélections nationales.

Sénégal : Abdoulaye Wade célébré à 100 ans, gouvernement Diomaye et délestages au cœur de l’actualité

La célébration du centenaire de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, la recomposition politique consécutive à la formation du nouveau gouvernement ainsi que le retour des coupures d’électricité dominent l’actualité commentée par la presse sénégalaise ce jeudi.

Consacrant sa une à l’ancien chef de l’État, Le Soleil souligne que la célébration d’Abdoulaye Wade constitue avant tout une reconnaissance de son rôle majeur dans l’histoire politique du Sénégal. Le quotidien rappelle que celui qui fut pendant plusieurs décennies la principale figure de l’opposition a marqué durablement la vie démocratique du pays avant de conduire, en 2000, la première alternance politique depuis l’indépendance. Le journal indique que le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye est attendu aux cérémonies organisées en l’honneur de son prédécesseur.

Le Quotidien évoque pour sa part un hommage national d’une ampleur exceptionnelle. Les festivités prévues les 4 et 5 juin au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose combineront cérémonie officielle, concert populaire et rencontres académiques internationales destinées à retracer l’héritage politique de celui que de nombreux Sénégalais surnomment « le Bâtisseur ». Parallèlement, la formation du gouvernement dirigé par Ahmadou Al Amine Mohamed Lo continue d’alimenter les analyses politiques.

Selon WalfQuotidien, la principale interrogation porte désormais sur la capacité du président Bassirou Diomaye Faye à gouverner durablement avec une équipe dont est absente la majorité parlementaire issue du Pastef. Le journal s’interroge sur les conséquences politiques de cette configuration inédite et sur les rapports de force qui pourraient en découler.

De son côté, Sud Quotidien relève l’apparition de tensions au sein de la plateforme politique « Avenir Sénégal Bii Ñu Bëgg ». Le journal rapporte que certaines voix proches de la coalition APTE réaffirment leur fidélité au projet politique porté par Ousmane Sonko, mettant en lumière les premiers signes de divergences apparus après la formation du nouvel exécutif.

La question de la représentativité féminine au sein du gouvernement est également mise en avant par Le Témoin Quotidien. Le journal observe que seules quatre femmes figurent parmi les trente membres du gouvernement, un niveau de représentation jugé faible au regard des engagements régulièrement affichés en faveur du leadership féminin et de l’égalité des genres.

Au-delà des questions politiques, la presse s’inquiète également du retour des délestages électriques dans plusieurs régions du pays.

L’Observateur parle d’un « retour inquiétant d’un cauchemar national », soulignant que les coupures de courant enregistrées ces derniers jours ravivent le souvenir d’une crise énergétique que beaucoup considéraient comme définitivement résolue.

Le quotidien rapporte que ces interruptions affectent aussi bien Dakar que plusieurs régions de l’intérieur du pays, suscitant de nombreuses interrogations chez les usagers. Dans un communiqué relayé par le journal, Senelec explique que le réseau électrique national fait face à des contraintes exceptionnelles d’exploitation liées à l’indisponibilité temporaire de certaines capacités de production.

L’entreprise publique précise que plusieurs opérations de maintenance sont actuellement menées sur des installations stratégiques, notamment la centrale flottante Kar-powership, considérée comme un élément clé du dispositif énergétique sénégalais.

Entre hommage national à Abdoulaye Wade, recomposition du paysage politique et préoccupations énergétiques, l’actualité sénégalaise demeure marquée par des enjeux à la fois institutionnels, économiques et sociaux.

CAN U17 2026 : le Sénégal sacré champion d’Afrique après un succès aux tirs au but face à la Tanzanie

La sélection nationale U17 du Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des nations U17 2026 en dominant la Tanzanie à l’issue de la séance des tirs au but (4-2), mardi soir au stade Moulay El Hassan de Rabat, après un match nul d’un but partout au terme du temps réglementaire.

 

Menés très tôt dans la rencontre, les Lionceaux ont une nouvelle fois démontré leur capacité de réaction pour s’adjuger le trophée continental. La Tanzanie a ouvert le score dès la 7e minute grâce à Hamis Mihambo, mettant les Sénégalais sous pression dès l’entame de la finale.

Malgré ce début compliqué, les protégés du staff sénégalais ont progressivement repris le contrôle de la rencontre. Leur persévérance a finalement été récompensée à la 64e minute lorsque Ibrahima Dione a remis les deux équipes à égalité.

Aucun autre but n’ayant été inscrit jusqu’au coup de sifflet final, le titre s’est joué lors de l’épreuve des tirs au but. Plus efficaces et plus sereins dans cet exercice, les jeunes Sénégalais se sont imposés 4 tirs à 2 pour décrocher la couronne continentale. Cette victoire permet au Sénégal de conquérir son deuxième titre africain dans la catégorie U17, après celui remporté lors de l’édition 2023, confirmant ainsi la montée en puissance du football de jeunes dans le pays.

L’un des artisans majeurs de ce sacre a été le gardien Assane Sarr, dont les performances tout au long de la compétition lui ont valu le trophée de meilleur gardien du tournoi. Dans le match pour la troisième place, l’Égypte s’est imposée face au Maroc sur le score de 2 buts à 0.

Les demi-finalistes de la compétition, à savoir le Sénégal, la Tanzanie, le Maroc et l’Égypte, ont tous obtenu leur qualification pour la prochaine Coupe du monde U17. Ils seront accompagnés par la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Mali, l’Algérie, ainsi que le Mozambique et l’Ouganda, qualifiés à l’issue des barrages.

Ce nouveau sacre confirme la place du Sénégal parmi les références du football africain chez les jeunes et renforce les ambitions du pays en vue de la prochaine Coupe du monde U17.

Sénégal : Ousmane Sonko sort du silence et expose les raisons de sa rupture avec le pouvoir exécutif

Pour la première fois depuis son départ de la Primature, Ousmane Sonko a livré publiquement sa lecture des événements ayant conduit à sa séparation politique avec le président Bassirou Diomaye Faye.

 

Lors d’une conférence de presse tenue mardi, l’ancien Premier ministre a évoqué des divergences profondes apparues au sommet de l’État au cours des derniers mois. Selon lui, la rupture s’est matérialisée après une rencontre au palais présidentiel, au cours de laquelle le chef de l’État lui aurait signifié la fin de leur collaboration politique.

Ousmane Sonko affirme avoir été écarté sans qu’une concertation préalable ne soit menée avec les instances du Pastef-Les Patriotes concernant son remplacement à la tête du gouvernement. Il soutient avoir attendu un dialogue politique avant de constater que la décision était déjà arrêtée.

Le leader du Pastef estime que les désaccords portaient sur plusieurs dossiers majeurs, notamment la gestion de la dette publique, les relations avec le Fonds monétaire international, les réformes de la justice, la politique des prix ainsi que l’architecture du nouveau gouvernement. À ses yeux, la volonté de réduire l’influence de son parti au sein de l’exécutif traduirait une stratégie visant à affaiblir la majorité politique qui a porté l’alternance de 2024.

L’ancien chef du gouvernement a également adressé des critiques à son successeur, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo. Sans entrer dans les détails, il a laissé entendre que certaines personnalités auraient joué un rôle dans les tensions ayant émergé entre le Pastef et la présidence de la République.

Dans le même temps, Ousmane Sonko a réaffirmé que son parti ne participait pas au nouvel exécutif. Il a considéré que les responsables issus du Pastef ayant accepté de conserver leurs fonctions ministérielles ne représentaient pas la ligne officielle du mouvement et a évoqué d’éventuelles mesures disciplinaires à leur encontre.

Parmi les révélations marquantes de son intervention figure l’existence d’un accord politique conclu avant l’élection présidentielle de 2024, qu’il a présenté comme un cadre de compréhension entre lui-même et Bassirou Diomaye Faye concernant l’exercice du pouvoir et les perspectives politiques à l’horizon 2029.

Malgré la fermeté de ses propos, Ousmane Sonko a opéré une distinction entre les membres du gouvernement et les responsables d’administrations ou d’entreprises publiques. Selon lui, les directeurs généraux et autres responsables techniques peuvent demeurer à leurs postes dès lors que leurs fonctions relèvent de la gestion administrative et ne compromettent pas leur engagement politique.

Cette sortie médiatique confirme l’existence de tensions désormais ouvertes entre les deux figures majeures de l’alternance sénégalaise et ouvre une nouvelle séquence politique dont les conséquences pourraient se faire sentir aussi bien au sein de l’exécutif qu’à l’Assemblée nationale.