CAN 2025 : Ousmane Sonko et Aziz Akhannouch appellent au calme après les incidents de la finale

Après les incidents ayant émaillé la finale de la CAN 2025, Ousmane Sonko et Aziz Akhannouch appellent à l’apaisement et à la préservation des relations entre Dakar et Rabat.

 

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont conjointement appelé leurs ressortissants respectifs à la retenue et à l’apaisement, à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

« Nous avons convenu ensemble, sous les hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI et de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, de poursuivre nos efforts dans un esprit de sérénité, de détente et d’apaisement, afin de renforcer les liens historiques et profonds qui unissent nos deux pays », a indiqué Ousmane Sonko dans un message publié mercredi sur sa page Facebook.

À l’issue d’un long échange entre les deux chefs de gouvernement, Ousmane Sonko et Aziz Akhannouch ont invité leurs compatriotes respectifs, ainsi que l’ensemble des amis des deux nations, à relativiser cet épisode qui, selon eux, ne saurait dépasser le strict cadre sportif. Le Premier ministre sénégalais a insisté sur la nécessité de dépassionner les débats.

« Nos défis communs sont bien plus importants », a souligné Ousmane Sonko, annonçant par la même occasion la tenue, du 26 au 28 janvier à Rabat, de la 15e session de la Grande Commission mixte sénégalo-marocaine, sous la présidence effective des deux Premiers ministres.

Il a précisé que ce rendez-vous bilatéral majeur, qui ne s’était plus tenu depuis 2013 à Dakar, avait été programmé d’un commun accord à la fin du mois de décembre 2025. Le chef du gouvernement sénégalais a également réaffirmé l’attachement du Sénégal à la promotion de relations fondées sur l’amitié, la paix et le respect mutuel entre les peuples et les États.

Par ailleurs, Ousmane Sonko a assuré que les autorités sénégalaises suivent de près, en lien avec les représentations consulaires et diplomatiques ainsi qu’avec les autorités marocaines, la situation des supporters interpellés à Rabat et celle des ressortissants sénégalais vivant au Maroc.

Le gouvernement du Sénégal a, en outre, appelé à la vigilance face à la prolifération de contenus, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains médias, relevant pour l’essentiel de la désinformation. Pour rappel, les Lions de la Téranga ont remporté la CAN 2025, dimanche 18 janvier à Rabat, en s’imposant (1-0) face aux Lions de l’Atlas du Maroc, au terme d’une finale marquée par de fortes tensions sur le terrain et des incidents dans les tribunes entre supporters et stadiers.

Les joueurs sénégalais, dirigés par leur sélectionneur Pape Thiaw, avaient quitté momentanément la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc, quelques minutes après l’annulation d’un but sénégalais jugé litigieux. La rencontre a finalement repris. L’attaquant marocain Brahim Díaz a manqué sa tentative sur penalty, avant que Pape Guèye n’inscrive le but décisif offrant le sacre continental au Sénégal.

Entre frustration et déception, le dénouement de cette finale a alimenté des échanges tendus entre supporters sénégalais et marocains, notamment sur les plateformes numériques.

CAN 2025 : Krépin Diatta revient sur les malaises survenus le jour de la finale

Victime de plusieurs malaises le jour de la finale de la CAN 2025, Krépin Diatta livre un témoignage poignant sur cet épisode qui l’a profondément marqué.

 

Dans un entretien accordé au site Seneweb, l’international sénégalais Krépin Diatta est revenu, avec pudeur et émotion, sur le problème de santé qui l’a affecté le jour de la finale de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025.

D’après ses confidences, tout débute alors qu’il se rendait au stade pour disputer cette finale, match au cours duquel il devait débuter comme titulaire. Le joueur relate avoir été victime d’un premier malaise à bord du bus de l’équipe nationale, avant d’en subir un second une fois dans les vestiaires. Pris en charge par le staff médical, il explique avoir ensuite connu deux autres malaises à l’hôpital, où il a été admis en urgence.

Krépin Diatta précise que plusieurs examens médicaux ont été réalisés afin d’identifier l’origine de ces incidents. Il indique avoir quitté l’établissement hospitalier le lendemain, aux alentours de 10 heures, après avoir reçu l’aval du corps médical.

Encore éprouvé par cet épisode, le joueur confie ne pas avoir regardé la finale dans son intégralité, se limitant à quelques séquences vidéo. Un témoignage qui illustre l’impact aussi bien physique que mental de cet événement sur l’un des éléments clés des Lions de la Téranga.

Sans s’avancer sur les causes exactes de ces malaises, Krépin Diatta a tenu à rassurer sur son état de santé actuel. Il a également exprimé sa gratitude envers le personnel médical et ses coéquipiers pour le soutien et l’accompagnement dont il a bénéficié durant cette période délicate.

CAN 2025 : quatre Lions du Sénégal dans le onze type de la CAF

La CAF a dévoilé son onze type de la CAN 2025, dominé par le Sénégal et le Maroc, avec quatre joueurs chacun, après un tournoi marqué par le sacre des Lions.

Quatre internationaux sénégalais, dont Sadio Mané, figurent dans l’équipe type de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, dévoilée ce mercredi par la Confédération africaine de football (CAF). Aux côtés de l’attaquant vedette des Lions, Moussa Niakhaté, Idrissa Gana Guèye et Pape Guèye ont également été retenus dans cette sélection des meilleurs joueurs du tournoi continental.

Finaliste malheureux de la compétition, le Maroc place lui aussi quatre représentants dans ce onze idéal. Il s’agit du gardien Yassine Bounou, des défenseurs Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui, ainsi que de l’attaquant Brahim Díaz, selon les publications officielles de la CAF sur ses plateformes numériques.

Troisième de la CAN 2025, le Nigeria complète cette équipe type avec trois joueurs : le défenseur central Calvin, le milieu offensif Lookman et l’attaquant Victor Osimhen.

Le Sénégal a décroché son deuxième sacre continental, dimanche, en s’imposant sur la plus petite des marges (1-0) face au Maroc, pays hôte de la compétition. À l’issue du tournoi, la CAF a désigné Sadio Mané meilleur joueur de la CAN 2025. Le portier marocain Yassine Bounou a été élu meilleur gardien, tandis que Brahim Díaz a terminé meilleur buteur de la compétition.

Onze type de la CAN 2025 : Bounou, Calvin, Moussa Niakhaté, Mazraoui, Hakimi, Idrissa Gana Guèye, Pape Guèye, Lookman, Sadio Mané, Osimhen, Brahim Díaz.

CAN 2025 : l’État sénégalais sort le grand jeu pour les Lions

Le président sénégalais a annoncé une enveloppe de 3,5 milliards FCFA et des lots fonciers pour récompenser les Lions, vainqueurs de la CAN 2025.

 

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a annoncé mardi l’octroi d’une enveloppe globale de 3 milliards 500 millions de francs CFA, accompagnée de lots fonciers, en récompense aux Lions du football et aux membres de la délégation sénégalaise, vainqueurs de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025.

« Au nom de la République, une enveloppe globale de 3 milliards 500 millions de francs CFA a été attribuée aux Lions du football et aux membres de la délégation sénégalaise, sacrés champions d’Afrique au Maroc, ainsi qu’une superficie totale de 60 000 mètres carrés sur la Petite-Côte », a déclaré le président de la République lors de la cérémonie officielle de réception de l’équipe nationale au Palais de la République.

Dans le détail, chaque joueur de la sélection nationale percevra une prime individuelle de 75 millions de francs CFA, en plus d’un terrain de 1 500 mètres carrés, situé sur la Petite-Côte, notamment dans les zones de Somone et Pointe Sarène.

Les membres de la Fédération sénégalaise de football bénéficieront, quant à eux, d’une prime de 50 millions de francs CFA assortie d’un lot de 1 000 mètres carrés, tandis que les autres membres de la délégation recevront 20 millions de francs CFA et une parcelle de 500 mètres carrés, également sur la Petite-Côte.

Par ailleurs, une enveloppe complémentaire de 305 millions de francs CFA a été dégagée au profit des agents du ministère de la Jeunesse et des Sports ayant pris part à la délégation sénégalaise, pour le paiement de primes exceptionnelles, en plus de l’attribution de terrains.

À travers ces mesures prises au nom de la République, les autorités sénégalaises entendent saluer la performance historique des Lions et reconnaître l’engagement de l’ensemble des acteurs ayant contribué à ce sacre continental.

CAN 2025 : la FSF prête à répondre au Maroc

La Fédération sénégalaise de football (FSF) se dit prête à répondre à toute éventuelle plainte du Maroc concernant la sortie des Lions de la pelouse, lors de la finale de la 35e Coupe d’Afrique des Nations, a annoncé lundi soir Abdoulaye Sow à l’APS.

« Nous sommes prêts à répondre à toute action que pourrait engager le Maroc », a affirmé le secrétaire général de la FSF, à l’accueil des champions d’Afrique à l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

Les Lions de la Teranga, vainqueurs du Maroc, pays hôte du tournoi, ont été chaleureusement accueillis par le président de la République, le Premier ministre, les membres du gouvernement, ainsi que par des députés de la majorité et de l’opposition.

De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a indiqué dans un communiqué publié lundi qu’elle envisageait de saisir la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football (FIFA) afin de statuer sur le retrait des Sénégalais du terrain lors de la finale.

Selon l’instance marocaine, ce départ momentané des Lions a eu « un impact significatif sur le déroulement normal de la rencontre et sur la performance des joueurs », laissant entendre que cela aurait influé sur le penalty raté par son attaquant Brahim Diaz.

Finale Sénégal-Maroc : la FIFA interpelle la CAF pour d’éventuelles sanctions

La finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc continue de faire réagir. La FIFA interpelle la CAF après les incidents ayant perturbé la rencontre.

 

Le président de la Fédération internationale de football appelle la Confédération africaine à prendre des « mesures appropriées » après les incidents survenus lors de la finale entre le Sénégal et le Maroc. Des comportements jugés « regrettables » ont marqué la rencontre disputée dimanche 18 janvier à Rabat.

Dans un communiqué rendu public le lundi 19 janvier, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a fermement condamné l’attitude de certains joueurs et membres du staff sénégalais lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). En cause, leur réaction à une décision arbitrale accordant un penalty au Maroc dans les dernières secondes du temps réglementaire, peu après l’annulation d’un but sénégalais.

Mécontents, plusieurs Lions de la Teranga ont quitté la pelouse du stade Prince Moulay Abdellah durant de longues minutes, provoquant une interruption du jeu. La tension est également montée dans les tribunes, où des supporteurs sénégalais ont tenté de forcer l’accès au terrain. Les forces de sécurité ont dû intervenir pour contenir la situation, notamment au moment où Brahim Diaz s’apprêtait à tirer le penalty, finalement manqué. La rencontre reprendra avant de basculer en faveur du Sénégal en prolongation (1-0).

Dans son communiqué transmis à l’AFP, Gianni Infantino déplore une attitude incompatible avec les valeurs du football. « Quitter le terrain de cette manière est inacceptable », affirme-t-il, rappelant que le respect des décisions arbitrales constitue un pilier fondamental du jeu. Il souligne que toute forme de violence ou de contestation excessive porte atteinte à l’essence même du football.

Le patron du football mondial appelle ainsi les instances disciplinaires compétentes, en l’occurrence celles de la Confédération africaine de football (CAF), à se saisir du dossier et à prendre les mesures nécessaires afin que de tels incidents ne se reproduisent plus.

La CAF n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué, l’instance continentale a également condamné le « comportement inacceptable » observé lors de la finale. Elle indique que l’ensemble des images sera analysé et que le dossier sera transmis aux organes disciplinaires, en vue d’éventuelles sanctions contre les personnes reconnues responsables.

CAN 2025 : Dakar salue l’organisation « parfaite » du Maroc et appelle à la fraternité africaine

Au lendemain de sa victoire face au Maroc en finale de la CAN 2025, le Sénégal a rendu hommage à l’organisation marocaine, soulignant la fraternité, le fair-play et la fierté africaine partagée entre les deux nations.

 

Le gouvernement sénégalais a réaffirmé dimanche que la finale remportée face au Maroc demeurera « un symbole de fraternité, de respect mutuel et de fierté africaine partagée », tout en saluant l’organisation « exemplaire » de la compétition par Rabat.

Les autorités sénégalaises ont adressé, lundi, leurs félicitations au Maroc pour l’organisation « d’un très haut niveau » de la Coupe d’Afrique des Nations, au lendemain de la victoire des Lions de la Téranga en finale, à l’issue d’une rencontre intense disputée à Rabat.

Dans un communiqué rendu public après la finale du 18 janvier, le ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a présenté « ses vives félicitations au Gouvernement et au peuple marocains pour la réussite parfaite de cette compétition continentale de très haut standing ».

Le Sénégal a tenu à mettre en avant « la qualité remarquable des infrastructures, le professionnalisme de l’organisation, ainsi que l’accueil, la disponibilité et l’accompagnement constants » accordés à la délégation sénégalaise, aux équipes participantes et aux supporters durant toute la CAN.

Cette réussite confirme, selon le communiqué, « une fois de plus le savoir-faire reconnu du Royaume du Maroc dans plusieurs domaines et son engagement constant en faveur du rayonnement du sport africain ».

Le département dirigé par Cheikh Niang a également souligné que la finale ayant opposé les Lions de la Téranga aux Lions de l’Atlas a offert « un spectacle de football intense et de grande qualité, à la hauteur du talent et des ambitions des deux nations », rappelant qu’il s’agissait avant tout de « deux pays frères liés par des relations solides et historiques ».

Dans un esprit de fair-play, le communiqué précise que « le succès sportif du Sénégal ne saurait occulter le mérite, la combativité et la valeur de la sélection marocaine, qui a défendu avec dignité et panache les couleurs du Royaume du Maroc ».

Pour les autorités sénégalaises, cette rencontre restera « avant tout un symbole de fraternité, de respect mutuel et de fierté africaine partagée ».

Le gouvernement du Sénégal a renouvelé « ses sincères remerciements au Royaume du Maroc » et exprimé le souhait que cette CAN « demeure un repère fort d’une Afrique capable d’organiser, de produire et de célébrer le sport au plus haut niveau international ».

Le ministère a formulé « le vœu que cette dynamique positive renforce davantage les relations d’amitié et de coopération privilégiées entre le Sénégal et le Maroc », au service d’« une ambition africaine commune, confiante en ses capacités et tournée vers un avenir de progrès, de solidarité et de rayonnement mondial ».

Cette réaction intervient quelques heures après un communiqué publié par l’ambassade du Maroc à Dakar, appelant à la fraternité entre les deux peuples et soulignant que cette finale s’inscrit dans « une relation fraternelle, ancienne et exceptionnelle », qualifiée de « modèle en Afrique ».

Finale CAN : trois joueurs sénégalais auraient été victime d’empoisonnement et hospitalisés avant le coup d’envoi

La victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la CAN a été marquée par un épisode troublant, avec le forfait de dernière minute de trois joueurs victimes d’un malaise inexpliqué avant la rencontre.

 

Trois joueurs sénégalais ont été contraints de déclarer forfait à la dernière minute et d’être admis à l’hôpital après avoir été victimes d’un malaise. Un épisode troublant venu s’ajouter à une finale de Coupe d’Afrique des Nations déjà riche en rebondissements.

La finale de la CAN entre le Maroc et le Sénégal continue, en effet, de susciter de vives réactions. D’abord en raison de l’incroyable séquence survenue dans les dernières minutes du temps réglementaire. Alors que le Sénégal croyait avoir ouvert le score, l’arbitre a annulé le but avant de siffler, dans la foulée, un penalty en faveur des Marocains pour une faute jugée contestable.

S’en est suivie une trentaine de minutes de confusion. Les Lions de la Teranga ont quitté la pelouse pour manifester leur désaccord avant de finalement reprendre le jeu. Brahim Diaz manquera ensuite totalement sa tentative de Panenka. Le Maroc venait de laisser passer sa chance. En prolongations, Pape Gueye libérait le Sénégal d’une frappe somptueuse dans la lucarne de Yacine Bounou, offrant la victoire aux siens (1-0).

La soirée avait pourtant débuté sous de mauvais auspices pour les champions d’Afrique. À l’approche du coup d’envoi, trois joueurs sénégalais ont dû renoncer à disputer la rencontre : Krepin Diatta, pressenti pour débuter, Pape Matar Sarr et Ousseynou Diang. Les trois ont été victimes d’un malaise inexpliqué juste avant le match et ont été conduits à l’hôpital pour y passer la soirée.

Des soupçons qui alimentent la polémique

Pour de nombreux supporters, ces malaises soudains ne seraient pas anodins. Certains évoquent même un possible empoisonnement. Des insinuations renforcées par les propos d’Ismaïl Jakobs en zone mixte, après la rencontre.

« Il s’est passé beaucoup de choses avant le match. Je pense que beaucoup de choses vont sortir après le match. Vous allez les découvrir », a déclaré le joueur de Galatasaray, laissant planer le doute.

Les nouvelles concernant l’état de santé des trois joueurs se sont toutefois voulues rassurantes. Après avoir subi différents examens médicaux, ils ont pu regagner leur hôtel dans la nuit et retrouver le reste du groupe sénégalais.

 

 

CAN 2025 : le Sénégal remporte la finale face au Maroc et décroche son deuxième titre

Le Sénégal s’impose 1-0 face au Maroc en finale de la CAN 2025, grâce à un but de Pape Gueye en prolongations, et remporte son deuxième titre continental.

 

Le Sénégal a été sacré champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire, dimanche 18 janvier 2026, après sa victoire face au Maroc (1-0) en finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), disputée au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat.

Le seul but de la rencontre a été inscrit par Pape Gueye à la 94e minute, en prolongations, offrant aux Lions de la Teranga un succès historique. Il s’agit du deuxième titre continental pour le Sénégal, après celui remporté en 2022 face à l’Égypte. Les Sénégalais avaient accédé à cette finale après avoir battu les Pharaons d’Égypte 1-0 en demi-finale, confirmant leur statut de favoris dans cette édition.

La finale a été serrée et intense jusqu’aux ultimes minutes. La controverse est survenue à la 90e+8, lorsque l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo, après consultation de l’assistance vidéo (VAR), a accordé un penalty au Maroc pour une faute jugée de Malick Diouf sur Brahim Díaz. Le joueur marocain a malheureusement manqué sa tentative, privant les Lions de l’Atlas du titre.

En prolongations, Pape Gueye a inscrit le but décisif qui a scellé la victoire sénégalaise, au terme d’un match marqué par le suspense, l’intensité et quelques décisions arbitrales contestées.

Dette du Sénégal : le FMI précise sa position face aux autorités

Alors que la restructuration de la dette sénégalaise reste au centre des discussions, le Fonds monétaire international réaffirme ne rien imposer aux États, tout en conditionnant son appui financier à une gestion jugée soutenable.

 

La Directrice de la communication du Fonds monétaire international (FMI) a tenu à préciser que l’institution n’impose aucune orientation politique aux gouvernements. Le Fonds se limite à produire des analyses et à mettre son expertise à la disposition de ses pays membres, libres d’en faire l’usage qu’ils jugent approprié. Toutefois, l’octroi d’un appui financier repose sur des évaluations rigoureuses de la gestion économique et financière des États concernés.

La question de la restructuration de la dette sénégalaise demeure ainsi au cœur des échanges entre Dakar et le Fonds monétaire international. Les déclarations du Premier ministre, visant à expliquer que le refus de toute restructuration ne relève pas uniquement d’Ousmane Sonko mais également du président de la République, des ministres des Finances et de l’Économie, ainsi que de l’ensemble du gouvernement sénégalais, ne semblent pas avoir convaincu les services dirigés par Kristalina Georgieva.

Lors d’un point de presse tenu hier à Washington, la Directrice de la communication du FMI, Julie Kozack, a rappelé la ligne de conduite de l’institution. « Notre politique au FMI consiste à travailler en étroite collaboration avec les autorités, à leur fournir des analyses régulières, à mettre notre expertise à leur disposition et à suggérer des options de politiques publiques qu’elles peuvent examiner. Les décisions appartiennent exclusivement aux autorités sénégalaises », a-t-elle déclaré.

La responsable du Fonds a également rappelé qu’à la fin de l’année 2024, le taux d’endettement du Sénégal atteignait 132 % du produit intérieur brut. Un niveau jugé préoccupant, dans un contexte où le pays a suspendu l’ensemble de ses programmes avec le FMI. Les discussions engagées en vue d’une éventuelle reprise de la coopération restent, pour l’heure, au point mort, la restructuration de la dette constituant l’un des principaux blocages.

Julie Kozack a par ailleurs annoncé que la nouvelle cheffe de mission du FMI pour le Sénégal, Mercedes Vera Martin, est attendue à Dakar la semaine prochaine. Cette visite s’inscrit dans un cadre de prise de contact et ne vise pas, à ce stade, à relancer formellement les négociations. Selon une dépêche de l’agence Reuters, elle sera accompagnée de son prédécesseur, Edward Gemayel.

Le Quotidien avait déjà relevé que la désignation de l’ancienne cheffe de mission du FMI pour la Zambie pourrait s’expliquer par son expertise sur les dossiers de restructuration de la dette, un processus qu’elle avait piloté dans ce pays du « Copperbelt ».

Tout en affirmant comprendre les préoccupations exprimées par les autorités sénégalaises, Julie Kozack a insisté sur les risques liés au niveau actuel de la dette. « Avec un taux de 132 %, la dette crée des vulnérabilités qu’il est nécessaire de traiter », a-t-elle souligné.

Dans une réponse mesurée aux déclarations du Premier ministre, elle a conclu : « Tout appui financier que nous accordons repose sur une analyse de soutenabilité de la dette publique extérieure et doit s’appuyer sur des politiques et des garanties attestant d’une gestion saine des finances publiques, conformément à notre mandat ».