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Dépollution de la baie de Hann: Plus de 13 milliards de francs Cfa alloués à l’Etat

Dans le cadre du projet de dépollution de la baie de Hann, le gouvernement a bénéficié d’une enveloppe de plus de 13 milliards de francs Cfa des Pays-Bas. Les autorités des deux pays ont procédé, hier, à la signature de la convention de don.

Le projet de dépollution de la baie de Hann est en bonne voie. Il vient d’être doté d’une subvention d’un montant d’environ 13,119 milliards de francs Cfa, octroyée au Sénégal par le Royaume des Pays-Bas. Un concours auquel s’ajoute, selon le ministre de l’Economie, le financement de plus de 19,678 milliards de francs Cfa conclu avec l’Agence française de développement (Afd). Ce qui permet de prendre en charge, de ‘’manière durable’’, la question de la dépollution et de la valorisation de la baie de Hann. ‘’La réalisation de ce projet, pour lequel nos partenaires des Pays-Bas engagent d’importantes ressources financières, est devenue une nécessité, au regard du niveau de pollution de la baie de Hann et de ses impacts nocifs sur l’environnement’’, a soutenu Amadou Ba, en procédant, hier, à la signature de la convention de don Drive relative à ce programme.

En réalité, d’après le ministre en charge du Plan, le chef de l’Etat Macky Sall leur a demandé, dans les ‘’meilleurs délais’’, de boucler son financement. Mais aussi de mettre en œuvre toutes les activités devant permettre d’améliorer le cadre de vie et d’assurer le bien-être des populations riveraines. Et, en particulier, par la dépollution et la décontamination de la baie de Hann, à travers une ‘’meilleure gestion’’ des eaux usées déversées sur la baie par les industries établies dans cette zone. ‘’Cette volonté politique s’est déjà manifestée à travers, notamment, l’engagement de l’Etat du Sénégal à couvrir des dépenses d’un montant de 2,2 millions d’euros (soit 1,443 milliard de francs Cfa) pour des coûts imprévus lors de la mise en œuvre de la phase 1 du projet. Ces fonds seront réservés sur le budget national’’, a renchéri le ministre des Finances.

De même, il a indiqué que l’Office national de l’assainissement (Onas), en sa qualité de maitre d’ouvrage, veillera à la maintenance durable des installations et ‘’ne ménagera aucun effort’’ pour un ‘’suivi correct’’ du projet.

Le principe pollueur-payeur

Pour sa part, l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a estimé que la baie de Hann est un projet ‘’très important’’. Ceci pas uniquement pour le développement du tourisme, mais pour les activités économiques qui y sont développées. ‘’C’est aussi pour des raisons de santé des populations. Donc, c’est urgent de redonner à la baie de Hann son lustre d’antan. Nous ferons en sorte que les travaux puissent commencer beaucoup plus tôt et notamment en 2019’’, a-t-il promis.


Le principe pollueur-payeur va être appliqué, avec la mise en œuvre de ce projet ‘’innovant’’, selon l’ambassadeur français. ‘’C’est la première fois qu’on l’applique. Ceci signifie que ceux qui polluent doivent assumer les coûts, soit sur la forme de redevance ou d’un équipement qu’il faut payer’’, a-t-il souligné.

A ce propos, le directeur général de l’Onas, Lansana G. Sakho, a signalé que, dans le principe pollueur-payeur, il ne faut pas oublier que l’économie d’un pays est portée par le secteur privé. ‘’Nous ne devons être dans une logique de taxation abusive de ce secteur pour impacter négativement sur sa productivité. Nous ne sommes pas dans une logique policière. Mais plutôt celle inclusive, de discussion’’, a-t-il alerté. Sur ce, il a expliqué que 80 % des rejets de la baie de Hann sont industriels. Sur l’ensemble de ces industriels, 10 polluent pour plus de 70 %. Pour ce qui est du volet social de ce programme, il a rappelé que 500 000 personnes vont avoir accès à un système d’assainissement collectif.

Néanmoins, il convient de noter que ce projet a traversé presque tous les gouvernements du Sénégal. D’ailleurs, le maire de la commune de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a relevé qu’il y a un partenaire stratégique, à savoir la Banque européenne d’investissement, qui s’est retiré. ‘’Aujourd’hui, c’est les Pays-Bas qui viennent en appui financier important.

Nous ne pouvons que nous en réjouir et espérer que, dans les prochains jours, le projet va enfin démarrer. La volonté de tout un chacun, c’est d’avoir une plage assainie et qui répondrait aux normes internationales’’, a-t-il dit. Mais, pour lui, le principe pollueur-payeur ‘’n’est pas une taxe, mais une pénalité’’. C’est une sanction aux entreprises qui polluaient la baie. De ce fait, il trouve l’initiative intelligente. Car elle permet aux entreprises de respecter les normes environnementales. Avant d’être connectées à l’inter-secteur, d’avoir une unité de prétraitement.


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