Le climat social s’apaise, au moins provisoirement, au sein de la Senelec. La Convergence syndicale des travailleurs de la Senelec (CSTS), qui regroupe les différentes organisations syndicales de l’entreprise, dont le SUTELEC, a annoncé la suspension de son mot d’ordre de grève lancé le 13 juillet. Une décision qui reste toutefois étroitement liée à l’issue des discussions avec les autorités sur le maintien de la prime sur les bénéfices.
Ce revirement intervient après une invitation du ministre de l’Énergie à prendre part à des concertations prévues ce mardi, ainsi qu’à la suite d’une rencontre programmée avec la Direction générale de la Senelec. Les syndicats disent vouloir privilégier le dialogue, tout en restant fermes sur leurs revendications.
Au cœur du différend figure la prime sur les bénéfices de l’entreprise, un acquis social instauré en 2020. Les représentants des travailleurs rappellent qu’un accord prévoit le versement d’une prime équivalant à 10 % des bénéfices réalisés par la Senelec. Selon eux, cette disposition a toujours été appliquée, y compris depuis l’arrivée de l’actuel régime.
Pour la CSTS, il n’est pas question de renoncer à cet avantage. Son coordonnateur, Habib Aidara, prévient que l’avenir du mouvement dépendra des engagements qui seront pris par les pouvoirs publics.
« Si le gouvernement s’engage à payer la prime, nous renoncerons au mot d’ordre de grève. En revanche, si l’État maintient son refus, nous poursuivrons notre plan d’action qui pourrait aboutir à une grève », a déclaré le responsable syndical.
Avant d’opter pour cette suspension, les travailleurs avaient déjà entamé une série d’actions destinées à faire entendre leurs revendications. Leur mobilisation s’était notamment traduite par une déclaration publique, une conférence de presse ainsi qu’une journée de port de brassards observée sur l’ensemble du territoire.
Les responsables syndicaux espèrent désormais que les échanges avec le ministère de l’Énergie et la Direction générale permettront de trouver un terrain d’entente, d’éviter une nouvelle montée des tensions sociales et de préserver un avantage salarial qu’ils considèrent comme un droit acquis.




