Sénégal-Matam : programme « Xeyu Ndawyi », les activés ont démarré

En vue de garantir des emplois aux jeunes de Matam, les autorités ont lancé les activités du programme « Xeyu Ndawyi ». C’était à Sinthiou Bamambé en présence des membres du gouvernement.

Le gouvernement du Sénégal poursuit la mise en œuvre des actions en faveur des jeunes. Les autorités ont mis sur pied « Xewu Ndaw », un programme d’emploi pour les jeunes sénégalais.  Dans la mise en œuvre de cette initiative, 1040 jeunes vont bénéficier du recrutement dans la région de Matam au nord du Sénégal. Ces emplois sont repartis entre les départements de Kanel, Matam et Ranérou Ferlo. En 2022, le gouvernement procédera au recrutement de 600 autres agents du service des Eaux et Forêts et Parcs nationaux.      

838 jeunes sur les 1040 retenus viennent de démarrer de façon officielle leurs activités. La cérémonie de lancement vient de se tenir à Sinthiou Bamambé, une localité du département de Kanel. C’était sous la présidence du ministre de l’Environnement eu du Développement durable Abdou Karim Sall. Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla a pris  part à la cérémonie.

Au cours de l’événement, Abdou Karim Sall a précisé le bien-fondé de l’initiative. Pour le ministre, ces moyens humains permettront de « renforcer l’opérationnalisation de l’initiative Plan Sénégal vert (PSE vert) ». Ils aideront à accélérer la reforestation du territoire et à lutter contre les coupes et autres trafics illicites de bois.

Le Sénégal perd près de 4 milliards FCFA d’écotaxes par an ( Abdou Karim Sall)

Le Sénégal perd chaque année entre 3,5 et 4 milliards de FCFA en écotaxes à travers l’importation des équipements électroniques, a relevé, lundi à Tivaouane, le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall, soulignant l’urgence de rapatrier ces fonds.
Abdou Karim Sall procédait au lancement d’une campagne de communication pour le changement de comportement dans le cadre du Projet de gestion des déchets plastiques, des eaux usées et des déchets d’équipements électriques et électroniques dans les villes secondaires du Sénégal.
Le projet a trois composantes que sont la valorisation des boues de vidange à Tivaouane, celle des déchets d’équipement électriques et électroniques à Dakar et enfin la valorisation des déchets plastiques, pour 1000 tonnes par an, à Touba.
Le ministre de l’Environnement a expliqué que chaque équipement fabriqué et commercialisé fait l’objet de paiement d’une écotaxe, dont le rôle est de ’’participer au vieillissement ou au recyclage de ce produit’’.
’’Malheureusement, nous achetons nos appareils électriques et électroniques à l’étranger et ces écotaxes sont collectées dans les pays d’origine et ne sont jamais rapatriés dans nos pays’’, a-t-il déploré, précisant que entre 3,5 et 4 milliards de FCFA sont ainsi perdus chaque année.
’’Nous pays en développement, n’avons pas les moyens suffisants de prendre en charge le vieillissement de ces appareils dangereux’’, a-t-il relevé, ajoutant que le projet financé à hauteur de 3 millions d’euros par le Grand Duché de Luxembourg, ’’permettra de rapatrier tous les montants collectés en terme d’écotaxes dans tous les pays de provenance de ces équipements’’.
Le projet va aussi aider, selon lui, au financement de centres de traitement de ces déchets électriques et électroniques dangereux pour l’environnement, et assurer des formations.
Abdou Karim Sall a indiqué que son département est en train d’ouvrir ’’un chantier important’’ pour ’’rendre efficace et effectif’’, le traitement des déchets des équipements électriques et électroniques.
La campagne de communication pour un changement de comportement lancée à Tivaouane vient renforcer celle démarrée il y a quelques semaines par son ministère, en vue de l’application de la loi du 8 janvier 2020, relative à la prévention et à la réduction de l’incidence des produits plastiques sur l’environnement.
’’Cette loi est un puissant levier pour promouvoir l’économie circulaire dont le développement peut aider à lutter contre le péril plastique, tout en créant des activités économiques autour du recyclage et la valorisation des déchets plastiques’’, a soutenu le ministre.
Selon lui, depuis avril 2020, 60 tonnes de plastiques ont été saisies compte non tenu des saisies de la douane.
’’Nous allons passer à la vitesse supérieure les jours à venir, en appliquant désormais l’amende et en mettant les contrevenants entre les mains de la justice’’, a-t-il averti, tablant sur une disparition du plastique au Sénégal ’’d’ici 7 mois’’.

Mort de gazelles oryx: Le Ministre de l’environnement du Sénégal soupçonné de trafic

Le ministre sénégalais de l’Environnement est au cœur d’une polémique sur la mort de gazelles oryx lors d’un transfert vers sa réserve privée. Les zones d’ombre qui planent sur la logistique de l’opération alimentent en effet des soupçons de trafic d’animaux.

Abdou Karim Sall, Ministre de l’environnement du Sénégal, a fait transférer des gazelles Oryx de la réserve naturelle de Ranérou vers sa ferme. Et certaines d’entre elles sont mortes.

Les environnementalistes fustigent donc cette action parce que le Ministre a pour devoir de protéger la faune et la flore du Sénégal. Ainsi que les espèces menacées d’extinction.

Dans un communiqué, le ministre admet le transfert de six gazelles oryx et la mort de deux d’entre elles.

« Deux espèces sont mortes durant leur convoyage nocturne. Elles ont quelques blessures et une fracture du fémur qui leur ont été fatales« , indique le communiqué.

Selon le ministre, ce transfert entrait « dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de conservation de la biodiversité ».

Mais selon la plateforme Avenir Sénégal, le Ministre de l’Environnement a été pris en flagrant délit de braconnage et de prédation. Elle soutient que ce transfert n’est en rien différente de celles des braconniers qui déciment la faune, si ce n’est par l’acte administratif par lequel il s’est auto-octroyé cette faveur et en a probablement accordé à d’autres privilégiés.

D’autres activistes et des défenseurs de l’environnement appellent à la démission du ministre.