le ministre Diouf représente le pays au sommet environnemental de l’ONU

Le Sénégal renforce son engagement environnemental sur la scène internationale en participant activement à la 7ᵉ session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (ANUE-7), qui se déroule du 8 au 12 décembre 2025 à Nairobi, au Kenya. La délégation sénégalaise est conduite par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, qui représentera le pays lors des segments de haut niveau.

Un sommet crucial pour l’avenir environnemental mondial

Cette session, considérée comme le principal organe décisionnel mondial en matière d’environnement, réunit les États membres autour du thème : « Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente ». L’objectif est de définir les grandes orientations stratégiques permettant d’améliorer la gouvernance écologique internationale à un moment où les défis environnementaux s’intensifient.

Les travaux porteront notamment sur :

  • La consolidation des mécanismes de coopération internationale en matière environnementale
  • Le développement d’initiatives communes pour faire face aux crises écologiques
  • Le soutien aux politiques publiques destinées à atténuer les pressions exercées sur les écosystèmes

La position sénégalaise : multilatéralisme et transition équitable

La participation du Sénégal s’inscrit dans une dynamique de continuité de sa diplomatie environnementale. Dakar réaffirme ainsi son attachement à un multilatéralisme inclusif et son ambition de promouvoir une transition écologique équitable, en cohérence avec ses priorités nationales en matière de développement durable.

À travers cette présence active, le pays entend contribuer aux décisions majeures qui façonneront la trajectoire environnementale mondiale des prochaines années. Le ministre Diouf portera notamment la voix des préoccupations et des solutions africaines dans les négociations internationales.

Un contexte environnemental critique pour l’Afrique

La participation du Sénégal à ce sommet intervient à un moment où le continent africain fait face à des défis environnementaux multiples :

  • Les effets du changement climatique qui frappent particulièrement durement l’Afrique de l’Ouest
  • La dégradation accélérée des écosystèmes côtiers et marins
  • Les défis de la transition énergétique dans un contexte de besoins de développement urgents
  • La préservation de la biodiversité face à la pression démographique et économique

Les attentes concrètes du Sénégal

Le Sénégal, qui a fait de la transition écologique l’un des piliers de sa politique de développement sous l’administration Faye-Sonko, cherchera notamment à :

  • Mobiliser des financements internationaux pour ses programmes environnementaux
  • Partager ses expériences en matière de lutte contre l’érosion côtière et de gestion des aires protégées
  • Défendre une approche équilibrée entre développement économique et protection environnementale
  • Renforcer les partenariats Sud-Sud et Nord-Sud pour la protection de l’environnement

Un leadership africain en matière environnementale

La présence du ministre Diouf à Nairobi s’inscrit également dans la volonté du Sénégal d’affirmer un leadership africain sur les questions environnementales. Le pays, qui accueille d’importantes initiatives écologiques comme le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et participe activement à la Grande Muraille Verte, cherche à positionner Dakar comme un centre de réflexion et d’action pour l’environnement en Afrique de l’Ouest.

Les décisions qui seront prises à Nairobi influenceront directement les politiques environnementales nationales et les possibilités de financement international pour les années à venir. Pour le Sénégal, dont une partie importante du territoire et de l’économie dépend de la santé des écosystèmes (pêche, agriculture, tourisme), ces négociations revêtent une importance stratégique particulière.

La participation active du Sénégal à l’ANUE-7 témoigne de la priorité accordée par le gouvernement à la diplomatie environnementale comme outil de développement national et de rayonnement international. Les résultats de ce sommet seront scrutés tant pour leur impact sur les politiques globales que pour leurs retombées concrètes sur les programmes environnementaux en cours au Sénégal.

Ecologie : Le président Macky Sall classe neuf forêts.

Le président Macky Sall vient de prendre un décret , pour agrandir le nombre de forêts classées.

C’est du moins l’annonce faite par le ministre de l’Environnement et du développement durable Abdou Karim Sall lors d’un point de presse dans la journée du 1er mars 2021.

« Il s’agit au total de 84 726 ha », informe Abdou Karim Sall. Un espace réparti sur les régions de Kolda, Matam, Tambacounda et Sédhiou. La région de Kolda va compter quatre (04) forêts de 2 334, 7 073, 5 152 et 3 767 hectares.

De même, Matam pour sa part aura deux (02) forêts dans les localités de Fété Kodioly et Ndiot (département de Kanel) pour 13 000 et 12 000 hectares. Idem pour la région Tambacounda où on compte aussi (02) forêts à Dialacoto (Département Tambacounda) et Sanding Counda (Département Bakel) pour respectivement 27 000 et 2 000 hectares.

Enfin à Sedhiou, la forêt de Badimbour (Département Bounkiling) d’une superficie de 12 400 hectares passe de forêt communautaire à forêt classée. Ce qui fait un total de neuf (09) forêts et qui ramène le nombre de forêts classées « ainsi de 168 à 177, compte non tenu des réserves ».

C’est une première depuis 52 ans et qui rentre dans l’optique «de la conservation de la biodiversité ». En effet, malgré la présence en masse de forêts classées dans le pays, la superficie de ces dernières n’a cessé de décroître.

Cette situation a accentué la dégradation de l’environnement et donc des écosystèmes. C’est pourquoi, le ministre a salué la décision de président Macky, car ces efforts participent à « inverser la tendance ».