Sénégal: Le naufrage d’un bateau de migrants a fait « au moins 140 morts »

« Au moins 140 personnes » sont mortes dans le naufrage de la pirogue transportant les migrants survenu la semaine dernière au large du Sénégal.

Le bateau transportait environ 200 migrants du Sénégal vers l’Espagne. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM): « Il s’agit du naufrage le plus meurtrier en 2020 ».

Pour rappel, il y’a eu une explosion du moteur d’une des pirogues de l’embarcation. La Direction de l’information et des relations publiques des armée (Dirpa) déclarait alors que les occupants de la première pirogue étaient des hommes. (au nombre de 111) dont plusieurs mineurs. La seconde celle qui a explosé, est celle qui transportait les 200 disparus.

La Dirpa avait en outre déclaré « 51 personnes secourues »  et amenées à la Base navale Amiral Faye Gassama de Dakar. Tandis que d’autres rescapés ont été également récupérés et transportés par des pirogues présentes sur les lieux, mais « leur nombre n’est pas encore connu ».

Dimanche dernier, le président Macky Sall a exprimé son « émotion » suite à cette tragédie tout en présentant ses condoléances.

Plus de 70 migrants clandestins interceptés à Djiffer (Fatick)

Plus de 70 migrants clandestins sénégalais et gambiens dont 7 femmes en partance pour l’Europe, ont été interceptés à Djiffer, village de pêcheurs situé dans la commune de Palmarin (Fatick, centre), a appris l’APS jeudi de source sécuritaire.
« Au total, 73 migrants clandestins dont un gambien et des sénégalais et 4 membres d’équipage sont actuellement dans les locaux de la brigade de Fimela pour les besoins de l’enquête en vue d’identifier les cerveaux de l’opération », a confié à l’APS une source sécuritaire.
« Ces migrants clandestins dont 7 femmes dont la plus âgée avait un enfant de 2 ans, sont originaires de plusieurs localités du pays dont Cayar, Saint-Louis, Dakar pour l’essentiel », a précisé la même source.
Selon elle, la présence suspecte de ces étrangers à Djiffer, a attiré l’attention des populations locales qui ont alerté la brigade de gendarmerie de Fimela.
Informée de cette présence suspecte, la gendarmerie de Fimela a mis en place un dispositif qui a pu intercepter mercredi entre 19 heures et 20 heures ces migrants clandestins qui voulaient rallier l’Espagne à bord d’une grande embarcation artisanale, indique-t-on de même source.
Elle a expliqué que le modus operandi du capitaine de navire et de l’équipage a consisté à laisser la grande pirogue en haute mer non loin de Djogane, une île du Saloum située dans la commune de Bassoul pour venir récupérer les candidats à l’émigration sur la terre ferme, à Djiffer.
« Ils sont transportés par la suite à bord de petites pirogues vers la grande embarcation à Djogane, jusqu’à atteindre le nombre prévu pour le voyage », a-t-elle ajouté.
« Malheureusement, la gendarmerie a déjoué leur plan et a intercepté les migrants clandestins y compris leur équipage grâce au dispositif mis en place », a-t-elle déclaré.
Les migrants clandestins et les membres de l’équipage ont été auditionnés par les gendarmes de la brigade de Fimela pour identifier les cerveaux de ce trafic illicite.
Ils seront remis au parquet pour « délit de tentative d’émigration clandestine », une infraction qui est punie par la loi, selon la source sécuritaire.
En mars 2019, 89 migrants clandestins ont été interceptés à Dionewar, dans les îles du Saloum. Dans ce groupe, il y avait des ghanéens, des gambiens, des Sierra-léonais, des libériens, et des sénégalais.