La controverse autour d’un projet d’électrification rurale refait surface au Sénégal. La plupart des quotidiens revenus jeudi sur cette affaire mettent en avant les 37 milliards de francs CFA déjà décaissés, au lendemain d’une prise de parole du directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER).
D’après plusieurs journaux, cette affaire suscite de vives réactions. Le directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, est monté au créneau lors d’une conférence de presse, adoptant un ton ferme face aux critiques. Il a évoqué un dossier sensible marqué par des accusations et des soupçons d’irrégularités portant sur un contrat estimé à 91 milliards de francs CFA.
Au cours de cette sortie médiatique, le responsable a apporté des précisions sur ce projet devenu au fil des semaines un sujet central dans le débat public. Il a notamment insisté sur l’existence d’irrégularités, tout en affirmant disposer d’éléments concrets pour étayer ses propos.
Dans sa défense, Jean-Michel Sène a tenu à rappeler que les 37 milliards de francs CFA mentionnés avaient été engagés avant l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Une précision visant à situer les responsabilités dans le temps et à répondre aux critiques.
Par ailleurs, cette affaire met en cause plusieurs acteurs. Selon certaines sources, des chefs d’entreprises ainsi que des responsables politiques sont cités dans les échanges. Le directeur général de l’ASER a accusé certains d’entre eux de tenter d’influencer l’opinion publique et de discréditer l’institution.
Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de système de détournement impliquant plusieurs intervenants, tout en rejetant les accusations dirigées contre lui. Cette confrontation entre les différentes parties contribue à alimenter la polémique autour du projet.
En parallèle, d’autres sujets retiennent l’attention de la presse, notamment les deux années de gouvernance du président Bassirou Diomaye Faye. Les journaux évoquent un bilan marqué par des réformes, des tensions sociales et des enjeux économiques persistants.
À cette occasion, le chef de l’État a salué l’action de son Premier ministre Ousmane Sonko. Un geste interprété comme un signal politique dans un contexte où des interrogations subsistent sur les équilibres au sommet de l’exécutif.




