« L’opposition sénégalaise retire sa demande d’annulation de la nomination des membres de la CENA »

Plusieurs membres éminents de l’opposition sénégalaise ont fait parvenir une lettre à la première chambre administrative de la Cour suprême, exprimant leur décision de retirer leur demande d’annulation du décret de nomination des nouveaux membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Dans cette correspondance rendue publique ce mardi et partagée avec l’APS, ils notifient obligatoirement leur retrait. Parmi ces personnalités figurent l’ancienne Première ministre Aminata Touré, les anciens ministres Aïssatou Mbodji et Moustapha Guirassy, ​​ainsi que d’autres dirigeants de l’opposition.

Me Mouhamadou Bamba Cissé, l’avocat représentant les opposants ayant pris cette décision, a écrit au procureur général près la Cour suprême, déclaré : « J’ai l’honneur de vous envoyer la lettre de désistement que nous adressons aujourd’hui au premier président de la chambre administrative de la Cour suprême. »

Par ailleurs, Aminata Touré a partagé sur son compte X : « Les candidats du FITE (Front pour l’inclusivité et la transparence des élections) ont retiré la demande d’annulation du décret portant nomination des nouveaux membres de la CENA. » Elle a également dénoncé une présumée violation de la loi lors de la nomination des 12 nouveaux dirigeants de la CENA par le président de la République, Macky Sall, au cours des dernières semaines.

Laye Samba Kaba, l’apiculteur de Hamady Hounaré, préconise une modernisation du secteur apicole à Matam

Laye Samba Kaba, résidant à Hamady Hounaré, commune du département de Kanel dans la région de Matam, se fixe pour objectif de moderniser le secteur apicole en mettant l’accent sur une organisation optimale et l’introduction d’équipements modernes et semi-modernes.

Dans une interview accordée à l’APS, Laye Samba Kaba met en avant l’importance de moderniser le secteur apicole à Matam, en débutant par une structuration adéquate avec la création d’une association régionale affiliée à l’Association des apiculteurs du Sénégal, fondée en 2023.

Il souligne également l’importance du renouvellement des équipements en apportant un soutien en ruches modernes, et en améliorant le matériel de récolte, tel que les extracteurs, les lève-cadres et les brosses à abeilles, considérés comme des éléments essentiels pour moderniser l’ensemble du secteur.

En tant que responsable de la commercialisation chez Sankaran Agro Api Vision, Laye Samba Kaba et ses collègues fournissent un accompagnement personnalisé aux acteurs du secteur, leur offrant des conseils avisés et un suivi sur une période allant de six mois à un an, jusqu’à ce qu’ils atteignent le niveau minimum requis par l’industrie apicole.

En revenant sur la méthode traditionnelle de récolte du miel à Matam, Laye Samba Kaba met en évidence les lacunes de cette approche, notant que les apiculteurs traditionnels, avec leurs pratiques, peuvent nuire aux colonies d’abeilles en utilisant le feu de manière inappropriée.

Il évoque également le problème de l’altération du miel, souvent affecté par une utilisation inefficace de la fumée, altérant ainsi l’arôme naturel du miel.

En focalisant ses efforts sur la production et la commercialisation des produits de la ruche, notamment le miel et le pollen, élément essentiel dans le processus de fécondation des fleurs, Laye Samba Kaba cherche à promouvoir une approche moderne et durable pour le secteur apicole de la région de Matam.

 

Forte participation aux élections présidentielles : 93 candidatures reçues au Conseil constitutionnel

Le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Badio Camara, a annoncé que le greffe de ladite institution a reçu un total de 93 dossiers de déclaration de candidature pour l’élection présidentielle du 25 février prochain. Cette forte participation constitue une hausse significative par rapport aux 27 dossiers enregistrés lors de la précédente élection en 2019, un record à l’époque.

Mamadou Badio Camara a noté que malgré l’expiration du délai initial fixé pour le dépôt des dossiers, 36 mandataires étaient toujours présents au siège du Conseil constitutionnel pour soumettre leurs documents. Cela a conduit l’institution à accorder une prorogation du délai de dépôt.

Au stade actuel, le greffe du Conseil constitutionnel réalise uniquement un inventaire des pièces censées constituer chaque dossier de candidature. Seuls les dossiers comportant les neuf pièces requises ainsi que le nombre de parrains nécessaire feront l’objet d’un contrôle approfondi.

Mamadou Badio Camara a précisé que l’obtention du nombre de parrains requis est une condition nécessaire mais pas suffisante pour juger les dossiers comme recevables. Parmi les 93 dossiers, quatre ont obtenu des parrainages de députés, deux se sont appuyés sur le parrainage par les élus territoriaux (maires et présidents des conseils départementaux) tandis que 88 autres ont obtenu un parrainage citoyen.

La cérémonie de tirage au sort pour l’ordre de contrôle des dossiers de parrainage s’est déroulée en présence des mandataires des candidats et d’un huissier de justice, débutant peu après 10 heures.

« Dakar-Niger : Retour sur la Grève Historique » – Une pièce de théâtre captivante sur l’épopée des cheminots

La compagnie du Théâtre national Daniel Sorano a présenté un spectacle émouvant jeudi dernier, retracant la grève historique des cheminots de la ligne Dakar-Niger (10 octobre 1947 – 19 mars 1948). La mise en scène a brillamment capturé l’essence dramatique et comique de cette bataille syndicale, annonciatrice des luttes futures pour la libération des peuples africains du joug colonial.

Intitulée « Dakar-Niger (10 octobre 1947-19 mars 1948) : chronique d’une lutte contre l’iniquité », cette pièce met en lumière le rôle crucial des femmes dans ce combat. Adaptée du roman de Sembène Ousmane, « Les bouts de bois de Dieu », cette représentation met en scène la vision de Mamadou Seyba Traoré.

Un public nombreux, comprenant le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy, et Moussa Sembène, fils du regretté cinéaste, a assisté à cette pièce.

Durant près de deux heures, la pièce a revécu la lutte acharnée de vingt mille cheminots de la ligne Dakar-Bamako, surnommés « Les Bouts de bois de Dieu », durant leur grève commencée le 10 octobre 1947.

Elle a mis en lumière divers personnages de ce mouvement, du sage leader Ibrahima Bakayoko, interprété par Ibrahima Mbaye « Thié », à Ramatoulaye, la non-voyante, et les femmes de Thiès, Dakar et Bamako.

Ces individus ont fait preuve d’une résilience exceptionnelle face à la répression coloniale, la corruption, la faim, et les divisions internes qui ont marqué cette période difficile.

Le metteur en scène a souligné le triomphe et la solidarité de cette épreuve, où malgré l’incarcération du leader syndical Ibrahima Sarr et le licenciement de grévistes, les manifestants ont finalement obtenu une augmentation salariale de 20%.

Cette grève a marqué un tournant dans la relation entre la population et l’administration coloniale, a-t-il ajouté, soulignant également le rôle central des femmes dans cette lutte.

Mamadou Seyba Traoré a expliqué que l’adaptation du roman de Sembène a été difficile mais fascinante, cherchant à rendre hommage à la fois à Sembène et aux femmes ayant participé à la grève. Malgré les contraintes de durée, le metteur en scène a réussi à capturer l’essentiel de cette épopée dans une performance théâtrale mémorable.

Bien que le public ait regretté l’absence des images prévues et relevé des problèmes techniques de sonorisation, le ministre a souligné l’importance des arts scéniques pour donner vie aux œuvres littéraires, en particulier pour leur capacité à transmettre émotions et messages d’une manière unique.

CAN 2023 : Aliou Cissé dévoile une liste de 27 joueurs pour la compétition

Le sélectionneur de l’équipe nationale de football du Sénégal, Aliou Cissé, a annoncé une liste de 27 joueurs pour représenter le pays lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2023 qui se déroulera en Côte d’Ivoire. Cette sélection comprend treize champions d’Afrique en titre.

Parmi les 27 joueurs choisis, treize d’entre eux étaient déjà présents lors de la dernière CAN au Cameroun et sont des champions en titre. En outre, dix nouveaux joueurs, dont Lamine Camara, Nicolas Jackson, Ismail Jakobs, et Abdoulaye Niakhaté Ndiaye, auront l’opportunité de disputer leur première CAN.

Cette compétition verra le retour de Youssouf Sabaly et Krépin Diatta, absents de la dernière édition en raison de blessures. Ils ont participé à la CAN 2019 en Égypte et rejoignent ainsi l’équipe pour cette nouvelle édition, marquant ainsi leur deuxième participation.

D’autre part, Sadio Mané, Idrissa Gana Gueye et Cheikhou Kouyaté, présents dans l’équipe nationale depuis la CAN 2013 en Afrique du Sud, prendront part à leur sixième CAN consécutive en Côte d’Ivoire.

Voici la liste des joueurs convoqués :

Gardiens : Edouard Mendy, Seny Dieng, Mory Diaw

Défenseurs : Krépin Diatta, Abdoulaye Niakhaté Ndiaye, Formose Mendy, Abdoulaye Seck, Kalidou Koulibaly, Moussa Niakhate, Ismail Jakobs, Fodé Ballo-Touré, Abdou Diallo

Milieux de terrain : Pape Matar Sarr, Pathé Ciss, Nampalys Mendy, Idrissa Gana Gueye, Cheikhou Kouyaté, Lamine Camara, Pape Gueye

Attaquants : Iliman Ndiaye, Sadio Mané, Habib Diallo, Ismaïla Sarr, Nicolas Jackson, Boulaye Dia

Élections en RDC : Tony Cassius Bolamba félicite la réélection de Félix Antoine Tshisekedi

Dans une déclaration datée du 28 décembre, le candidat présidentiel Tony Cassius Bolamba a fait preuve de sportivité démocratique en reconnaissant la réélection de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sans attendre les résultats officiels de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et de la Cour constitutionnelle.

Tony Cassius Bolamba, candidat numéro 7 à l’élection présidentielle, a salué la victoire du candidat numéro 20, exprimant sa volonté de contribuer au bien-être de la République. Il a encouragé le président réélu à engager des discussions inclusives avec tous les citoyens, soulignant les défis auxquels le pays fait face et les menaces qui pèsent sur sa stabilité et son unité nationale.

« En toute humilité, je félicite le Président Félix Antoine Tshisekedi pour sa réélection, en attendant la confirmation finale des résultats par la Cour constitutionnelle. J’avais déjà annoncé avant les élections que je n’allais pas contester les résultats, et je tiens ma parole », a déclaré Tony Cassius Bolamba.

Il a également exprimé sa reconnaissance envers les Congolaises et Congolais, tant ceux de la diaspora que ceux du territoire national, pour avoir soutenu son projet axé sur l’austérité. Il a exhorté chacun à rester vigilant contre toute manipulation visant à diviser le pays, appelant à protéger l’unité nationale contre les forces hostiles à la République.L

Avancée des Travaux du Programme de modernisation des villes à Bambey : Une Visite Confirme le Progrès

La coordonnatrice de Promovilles, Mme Sow (née Astou Diokhané), accompagnée du préfet du département, Mme Aïssatou Touré Ba, et du maire, Assane Dia, a récemment inspecté l’avancement des travaux du Programme de modernisation des villes (Promovilles) dans la commune de Bambey.

Mme Sow, dans ses remarques, a souligné l’importance de cette visite pour constater le début effectif des travaux du Promovilles à Bambey, une ville considérée comme un carrefour majeur. Elle a exprimé la nécessité pour le programme de s’étendre dans cette commune afin de saisir les opportunités pour son développement.

En mettant l’accent sur l’importance des infrastructures routières dans le développement local, elle a mentionné qu’une voierie de 11 km avait été proposée par la mairie de Bambey pour un coût global de 5,85 milliards de francs CFA. Actuellement, des travaux pour 1,6 km sont en cours, financés entièrement par l’État sénégalais pour un montant de 734 millions de francs CFA, tandis que d’autres financements sont recherchés pour achever le projet.

Elle a également souligné l’impact positif de cette initiative sur la mobilité urbaine, en espérant que ce maillage de la commune améliorera la circulation.

Concernant l’avancement des travaux, elle a précisé que le projet est à 40% d’exécution, avec une finalisation prévue pour permettre l’ouverture à la circulation des voies d’ici le 31 mars 2024, offrant ainsi un réseau de voies de 7 mètres avec des trottoirs de chaque côté.

Le maire de Bambey, Assane Dia, a exprimé sa gratitude envers le président Macky Sall pour ces nouvelles infrastructures routières qui transformeront la mobilité urbaine, particulièrement sur deux tronçons intégrés au programme, allant du croisement CNRA au Centre de santé et du Centre de santé au centre-ville.

La préfète de Bambey, Mme Aïssatou Touré Ba, a décrit cette réalisation comme le fruit d’efforts soutenus, de plaidoyers et de demandes incessantes pour doter Bambey d’infrastructures routières et urbaines, essentielles au développement des transports publics. Elle a mis en lumière la croissance rapide de la ville, attribuable à son statut de ville universitaire et de carrefour.

Cette visite confirme ainsi les avancées significatives des travaux du Programme de modernisation des villes à Bambey, promettant un avenir plus fluide pour la mobilité urbaine et le développement de la commune.

Scandale des Pouponnières : Fermeture des établissements de Ndella Madior Diouf

Dans un retentissant scandale, deux pouponnières appartenant à Ndella Madior Diouf ont été fermées consécutivement par les autorités. Initialement, la pouponnière « Keur Yeurmandé » à Sacré-Coeur à Dakar a été fermée, puis l’attention s’est tournée vers une seconde pouponnière à Simal, dans le département de Fatick.

Les révélations des riverains et du chef de village de Simal, relayées par L’OBS, sont troublantes. Ils décrivent une maison transformée en un lieu de débauche accueillant des femmes enceintes et servant de pouponnière clandestine, où des bébés ont été découverts dans des conditions inhumaines par les gendarmes.

La construction inachevée de l’orphelinat, le manque total de commodités et d’hygiène ont été mis en évidence. Les femmes enceintes résidant dans cet établissement ne bénéficiaient pas de suivi médical adéquat et accouchaient dans des conditions précaires. Certaines accouchaient dans d’autres structures de santé locales avant de disparaître du village.

Des chiffres alarmants ont été avancés, révélant que plus de 10 femmes enceintes ont accouché sans aucun suivi prénatal au poste de santé de Simal rien qu’en 2023. Les témoignages mettent également en lumière que Ndella Madior Diouf n’est pas originaire de Simal, ni ses parents.

Le chef de poste de santé de Simal a souligné qu’entre 2020 et 2021, plus d’une vingtaine de femmes enceintes ont séjourné dans la maison de Ndella Madior Diouf, parmi lesquelles plusieurs ont connu des complications mettant leur vie en danger.

La réaction des habitants de Simal a été forte : une marche pour exiger le départ de Ndella Madior Diouf du village et la fermeture de sa pouponnière. Les demandes ont été entendues, et les établissements ont été fermés, plaçant Ndella Madior Diouf sur le seuil de la prison.

aisie Historique de Cocaïne : La Marine Sénégalaise Frappe Fort contre le Trafic

Vendredi 22 décembre, la marine sénégalaise a réalisé une saisie colossale de 690 kilogrammes de cocaïne à bord d’une embarcation avec un équipage espagnol, selon la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA).

L’opération s’est déroulée à 220 kilomètres des côtes sénégalaises, où le patrouilleur de haute mer Walo a intercepté cette embarcation ultrarapide, destinée à acheminer la drogue vers l’Europe. La DIRPA a confirmé la récupération de la cargaison de cocaïne, précisant que le patrouilleur a dû utiliser des avertissements verbaux et des tirs de semonce pour immobiliser l’embarcation qui avait jeté sa cargaison à la mer avant d’être appréhendée.

Cette interception s’inscrit dans le cadre des opérations de lutte contre les activités illicites dans la zone économique exclusive sénégalaise et les eaux de la sous-région, souligne la DIRPA.

Les cinq membres d’équipage, tous de nationalité espagnole, en plus de l’embarcation et de la drogue, ont été remis aux autorités compétentes de l’État le 23 décembre 2023, pour les procédures judiciaires appropriées.

Révolution médicale au Sénégal : Première Transplantation Rénale et Défis Financiers

Une avancée médicale historique a marqué l’année 2023 au Sénégal avec la toute première transplantation rénale effectuée, suscitant une lueur d’espoir dans les yeux des patients et la satisfaction de l’équipe soignante, selon le Professeur Elhadji Fary Kâ, néphrologue et président du Conseil national du don d’organes et de la transplantation (CNDT).

Ce jalon médical a été réalisé grâce au consortium Hôpital Militaire de Ouakam-Aristide Le Dantec, qui a mené à bien trois transplantations rénales les 26 et 27 novembre, initialement en collaboration avec des partenaires turcs avant d’opérer de manière autonome.

Le Professeur Kâ a partagé l’émotion ressentie au sein de l’équipe soignante, soulignant le renouveau de l’espoir chez les patients transplantés et le caractère émotionnellement chargé de cet accomplissement médical.

Cependant, malgré cette avancée significative, le financement reste un défi majeur pour la pérennisation de ces opérations. Le président du CNDT a exprimé sa conviction quant à la disponibilité future de fonds pour ces interventions cruciales, insistant sur l’importance de la qualité de vie retrouvée par les patients, indépendamment des coûts.

La question du financement a été abordée, notamment pour souligner la viabilité économique de la transplantation rénale par rapport à la dialyse à long terme, soulignant la nécessité de trouver des moyens de soutenir ces interventions.

Les premières transplantations ont été prises en charge gratuitement par l’hôpital militaire de Ouakam, mais la continuité de cette prise en charge est impossible sans un financement adéquat. Le Professeur Kâ a évoqué la nécessité de discussions et de plans concrets avec le ministère de la Santé pour intégrer ces financements dans le budget de 2024, en mettant en place un système graduel basé sur des objectifs et des performances pour les hôpitaux réalisant ces transplantations.

En dépit des défis financiers, l’optimisme règne quant à la possibilité de concrétiser davantage de transplantations, tout en garantissant l’égalité d’accès à cette avancée médicale révolutionnaire pour les patients souffrant d’insuffisance rénale.

La directrice de l’hôpital militaire de Ouakam, le colonel Youhanidou Wone Dia, a émergé de l’ombre après cette première transplantation rénale, soulignant ainsi la portée et l’importance de cet événement médical sans précédent au Sénégal