Inauguration de l’Unité de Prétraitement Révolutionnaire des Déchets Plastiques »

Le 5 décembre 2023, une étape cruciale pour l’environnement a été franchie à Touba avec l’inauguration par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Seydou Sow, de l’unité de prétraitement de déchets plastiques du Centre de regroupement et de commercialisation (CRM) à Mboukhatoul Moubarak.

Construite par l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) avec le soutien financier du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, cette unité représente un investissement significatif de 200 millions de francs CFA. Dotée d’une capacité de traitement de trois tonnes par jour, elle promet de réduire le péril plastique, de dynamiser l’industrie du recyclage, de générer des revenus et des emplois verts, tout en contribuant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à la pollution plastique.

« À Touba, plus de 24 000 tonnes de déchets plastiques sont générées quotidiennement, et cette unité pilote jouera un rôle essentiel en transformant ces déchets plastiques en granulés réutilisables », a souligné le ministre Abdoulaye Saydou Sow. La cérémonie d’inauguration a réuni des personnalités clés telles que Tania Martins, la chargée de la coopération à l’Ambassade du Grand-Duché de Luxembourg au Sénégal, Assana Magazi Alio, la Représentante résidente de GGGI au Sénégal, et Abdou Lahat Ka, le maire de la Commune de Touba.

La représentante de l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI), Assana Magazi Alio, a salué la collaboration fructueuse ayant conduit à la mise en œuvre de ce projet, tandis que Tania Martins, la représentante de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg, a souligné l’importance de cette unité dans la gestion des déchets plastiques à Touba. Elle a affirmé que cette initiative représente « une solution partielle certes, mais essentielle aux problèmes actuels de la société en permettant la récupération, la transformation et le recyclage de tous ces déchets plastiques ».

 

Éduquer à la paix dès le berceau : Maimouna Cissokho Khouma prône une révolution éducative pour les tout-petits »

Dans un discours empreint de préoccupation, Maimouna Cissokho Khouma, directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (ANPECTP), a plaidé à Dakar pour une réflexion urgente sur des programmes intégrant l’éducation aux valeurs de la paix dès la petite enfance, dans un monde marqué par les violences et les conflits.

Au cœur du lancement de la 17e édition de la semaine nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits, Maimouna Cissokho Khouma a souligné la nécessité pressante d’ « inculquer très tôt aux tout-petits, les valeurs de la paix ». Cette année, la thématique porte sur « l’éducation à la paix dès la petite enfance ».

Défendant le choix de ce thème, elle a rappelé que depuis 2021, ANPECTP s’est engagée dans « l’éducation aux valeureux » selon les orientations des autorités sénégalaises, dans le but de « continuer la réflexion autour de l’éducation aux valeurs et promouvoir l’éducation à la paix ».

Cette semaine dédiée à la petite enfance vise à sensibiliser sur l’importance de l’éducation à la paix dès le plus jeune âge, à élaborer des stratégies dans le sous-secteur de la petite enfance et à ancrer les tout-petits dans les valeurs de la paix.

La ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Fatou Diané, a renforcé ces propos en soulignant que chaque nation doit aujourd’hui cultiver chez ses jeunes enfants des notions fondamentales telles que la justice, l’égalité, la liberté, la tolérance et la démocratie.

Elle a insisté sur le caractère collectif de la responsabilité éducative à la paix, soulignant que communautés et écoles doivent agir en complémentarité et en co-responsabilité. Fatou Diané a également souligné que le développement intégré de la petite enfance nécessite une synergie d’interventions dans les domaines de la santé, de la nutrition, de l’hygiène, de l’éducation et de la protection.

En conclusion, elle a mis en avant les progrès réalisés par l’État, notant que le taux de préscolarisation est passé de 15% en 2012 à 18,2% en 2022 grâce aux interventions combinées des différents projets et programmes.

Choc au casa sports : le renvoi d’Ansou Diadhiou secoue le club sudiste en plein vol

Dans une saison de football mouvementée , le casa sports , club du sud est secoué par une décision radicale 

Le limogeage de l’entraîneur Ansou Diadhiou , double vainqueur de la coupe du Sénégal en 2021-2022. Classé actuellement dernier après six journées ( 14e, 2pts,-6) 

Le club , habitué à des performances solides , est confronté à la nécessité de redéfinir sa stratégie après une série de résultats décevants .

Le Casa Sports recevra ce week-end le jaraaf, pour le compte de la 7ème journée .

Chaos à Ziguinchor : Le marché de Boucotte ravagé par un incendie dévastateur

Ziguinchor, 5 décembre c’est  une scène apocalyptique qui a pris d’assaut le marché Saint-Maur de Boucotte à Ziguinchor ce mardi matin, où sapeurs-pompiers et commerçants s’acharnent pour contenir les flammes d’un incendie violent, réduisant en cendres une part précieuse de la vie quotidienne.

Dans une danse infernale, les flammes dansent, dévorant chaque écho de l’effervescence commerciale qui animait autrefois ce marché. Les sapeurs-pompiers se tiennent en première ligne, bravant la furie dévorante pour tenter de préserver ce qui reste du marché Saint-Maur de Boucotte.

L’origine du sinistre, tel un mystère flottant dans les airs embrasés, reste encore inconnue, ajoutant une dimension troublante à cette tragédie qui frappe durement la communauté des commerçants et des habitants de Ziguinchor.

Au-delà des flammes, c’est le cœur de l’économie locale qui saigne. Les échoppes, naguère vibrantes de couleurs et de vie, se muent en cendres grises, laissant derrière elles des destins économiques brisés et des rêves réduits en fumée.

Les rues qui étaient jadis animées par le commerce vibrant se transforment en un tableau de désolation. Les cris des commerçants désemparés, le crépitement du feu vorace et les sirènes des camions des pompiers forment une cacophonie de désespoir et de lutte acharnée contre les flammes dévastatrices.

Ce sinistre appelle à la solidarité et à la mobilisation de la communauté, car derrière chaque échoppe brûlée se cache une histoire, une vie, et une contribution au tissu économique de la ville. L’ombre de l’incertitude plane sur la reconstruction de ce marché autrefois vibrant.

un cri silencieux : 4133 âmes cherchent refuge dans les boutiques de droit dont 826 survivants de violences .

Quatre mille cent trente-trois individus ont sollicité le réconfort des boutiques de droits de l’Association des juristes sénégalaises (AJS) établies dans la région de Sédhiou (sud) tout au long de l’année 2023. Parmi eux, 826 âmes brisées par des violences, une triste réalité révélée par la présidente de la commission droits des femmes de l’AJS, Seynabou Dieng.

« Au courant de l’année 2023, les neuf boutiques de droits de l’AJS ont eu à recevoir 4132 personnes sollicitant des services d’assistance et d’orientation juridique, parmi lesquelles 826 sont victimes de violences. La plupart d’entre elles sont passées par la ligne d’appel 116 mise en place par le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (PASNEEG) pour faciliter l’orientation des victimes de violences », selon Mme Dieng, la voix empreinte d’une préoccupation profonde.

Elle partageait ainsi ces chiffres alarmants à l’occasion d’une journée de consultations juridiques gratuites, un événement conjointement orchestré avec le groupe thématique genre de l’Agence italienne de développement, dans le cadre de la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG).

L’objectif, a-t-elle rappelé avec un souffle d’espoir dans sa voix, est de rapprocher les justiciables de la justice. « C’est pour nous une occasion de sortir le droit de la technicité prétoire et des amphithéâtres, pour le mettre à la portée des populations », a-t-elle expliqué, révélant une volonté ardente de rendre la justice accessible à tous.

Elle a souligné également que les victimes de violences à Sédhiou sont dirigées vers la boutique de droits régionale, offrant une prise en charge intégrée et holistique. « Les boutiques de droits ont pour objectif de contribuer à l’éradication de tous les blocages juridiques et les pesanteurs socioculturelles, qui empêchent les femmes de jouir d’une pleine citoyenneté et de libérer leurs potentialités », a-t-elle ajouté, exprimant un engagement ferme envers la justice et l’égalité.

Selon elle, les sollicitations des justiciables à l’occasion de cette journée de consultations juridiques tournent autour de la violence, notamment les violences économiques et sexuelles. « Pour cette dernière catégorie de violence, les filles de moins de quinze ans sont les plus touchées », a-t-elle révélé, un frisson d’indignation perceptible dans ses mots.

Elle pense que ce phénomène social mérite une réponse sociale, soulignant que tout le monde est interpellé pour « y mettre du sien », afin de faire face aux violences faites aux femmes et aux filles. C’est un appel à l’action, un appel vibrant à la solidarité dans la lutte contre ces atrocités qui touchent le tissu même de la société.