Ngor, l’île de tous les dangers : 19 candidats à l’exil interpellés

Dakar, le 16 septembre – L’île de Ngor, joyau touristique au large de Dakar, révèle une autre facette, plus sombre. Ce lundi, la gendarmerie nationale a interpellé 19 personnes, dont trois mineurs, alors qu’elles s’apprêtaient à tenter la traversée vers l’Europe. Une opération qui rappelle la persistance du drame migratoire sur les côtes sénégalaises.*

Une alerte citoyenne décisive

L’intervention des forces de l’ordre fait suite à la vigilance d’un propriétaire de résidence. De retour chez lui, cet homme découvre des inconnus dans sa propriété et alerte immédiatement la Brigade de proximité de Ngor. La perquisition qui suit confirme ses craintes : 19 candidats à l’émigration irrégulière, cachés dans l’attente du départ.

Parmi eux, une mosaïque de nationalités : 12 Guinéens, 5 Sénégalais, 1 Ivoirien et 1 Malien. La présence de trois enfants dans le groupe soulève des questions cruciales sur l’exposition des plus vulnérables aux risques migratoires.

Ngor, sentinelle involontaire de l’exil

Située à quelques kilomètres seulement de la corniche dakaroise, l’île de Ngor constitue un point de départ stratégique pour les passeurs. Sa proximité avec la capitale et son relatif isolement en font un lieu prisé pour l’organisation de départs clandestins.

Cette géographie particulière transforme ce paradis touristique en avant-poste des drames migratoires. Chaque interception rappelle le paradoxe de ces lieux de villégiature devenus malgré eux le théâtre de désespérances.

La gendarmerie en première ligne

« La Gendarmerie nationale réaffirme son engagement dans la lutte contre l’émigration irrégulière », indique le communiqué officiel. Les autorités appellent à « une collaboration renforcée » des populations pour endiguer ce fléau.

Les 19 interpellés ont été placés en garde à vue, tandis que l’enquête se poursuit pour identifier les réseaux de passeurs à l’origine de cette tentative. La présence de mineurs devrait conduire à un traitement particulier de ce dossier.

 l’interception de ces 19 candidats à l’exil rappelle une triste réalité : malgré les risques et les campagnes de sensibilisation, l’appel de l’Europe continue de faire rêver. Et des enfants restent les premières victimes de ces illusions périlleuses

UBA à l’ONU : le livre blanc qui veut réinventer l’avenir de l’Afrique

New York, septembre 2025 – Dans les couloirs feutrés du siège des Nations Unies, une institution bancaire africaine s’apprête à faire entendre sa voix. United Bank for Africa (UBA) Plc réunit dirigeants mondiaux et investisseurs lors de la 80e Assemblée Générale des Nations Unies pour présenter une vision audacieuse : faire du continent le moteur de la prospérité mondiale de demain.

Une feuille de route pour l’Afrique de demain

Le moment clé de cet événement sera le lancement d’un livre blanc novateur intitulé : « Miser sur l’avenir de l’Afrique : Mobiliser le capital et les partenariats pour une croissance durable ». Ce document, une première pour une institution financière africaine à l’UNGA, propose des stratégies concrètes pour libérer le potentiel économique du continent.

Le document met en avant cinq piliers essentiels :

  • Le développement du commerce intra-africain

  • Le financement des infrastructures critiques

  • L’innovation numérique et la fintech

  • Le financement climatique et la transition énergétique

  • La croissance inclusive et la création d’emplois

UBA, ambassadeur du privé africain

Sous l’impulsion de son président Tony Elumelu, UBA s’est imposé comme un acteur majeur des discussions sur l’investissement en Afrique. « Ces conversations déboucheront sur des décisions réalisables et concrètes », assure le businessman nigérian, dont la fondation promeut l’entrepreneuriat depuis des années.

Le directeur général du groupe, Oliver Alawuba, insiste sur l’urgence de l’action : « Davantage d’entreprises doivent démontrer leur engagement envers le développement du continent through des actions concrètes ». Un plaidoyer qui résonne particulièrement alors que l’Afrique cherche sa place dans la nouvelle architecture économique mondiale.

Au-delà du symbole, des engagements concrets

Présente dans 20 pays africains et employant 25 000 personnes, UBA incarne cette Afrique qui se prend en main. La banque entend profiter de sa plateforme new-yorkaise pour transformer le discours sur l’Afrique – passant d’un continent bénéficiaire d’aide à un partenaire incontournable.

Les activités prévues lors de l’UNGA incluent une table ronde du Business Council for International Understanding et la réception annuelle de UBA. Autant d’occasions de networking stratégique entre décideurs africains et investisseurs internationaux.

Alors que les projecteurs se braquent sur New York, UBA porte une ambition simple mais révolutionnaire : que l’Afrique cesse d’être perçue comme un problème à résoudre, mais comme la solution aux défis économiques de demain. Reste à voir si la communauté internationale sera à l’écoute de ce nouveau narratif.

Sénégal-Émirats : Diomaye Faye mise sur l’aéronautique avec Air Dynamics Solutions

Dakar, le 15 septembre – Dans le cadre feutré du Palais de la République, le président Bassirou Diomaye Faye a reçu le lundi un visiteur de marque : le PDG d’Air Dynamics Solutions. Cette rencontre stratégique avec le dirigeant de la société émiratie spécialisée dans les technologies aéronautiques s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement entre Dakar et Abou Dhabi.

Une vision partagée pour le Sénégal 2050

L’entreprise, dont le siège est à Abou Dhabi, a exprimé sa volonté d’investir au Sénégal et de soutenir la mise en œuvre de la vision stratégique Sénégal 2050. Spécialisée dans le soutien à la chaîne d’approvisionnement, les services de conseil et les solutions de modernisation, Air Dynamics Solutions pourrait jouer un rôle clé dans le développement des infrastructures aéronautiques sénégalaises.

« Cette audience s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales dans les secteurs de l’aéronautique, de la logistique et des infrastructures », confirme-t-on dans l’entourage présidentiel. Un alignement parfait avec les ambitions du plan national de redressement économique « Jubbanti Koom ».

La diplomatie économique comme leitmotiv

Cette rencontre n’est pas isolée. Elle intervient quelques jours après la visite officielle du Premier ministre Ousmane Sonko aux Émirats arabes unis, du 8 au 12 septembre 2025. Un troisième déplacement hors d’Afrique pour le chef du gouvernement, qui témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat.

Les Émirats arabes unis, avec leur économie diversifiée et leurs infrastructures de classe mondiale, représentent un partenaire de choix pour le Sénégal. La coopération bilatérale couvre déjà de nombreux domaines : commerce, infrastructures portuaires, énergie, éducation, sécurité et justice.

Vers une nouvelle ère de coopération technique

Les perspectives futures incluent le soutien au secteur privé, aux villes intelligentes, à la transition énergétique et au développement des compétences techniques. La rencontre avec Air Dynamics Solutions illustre cette volonté de monter en gamme dans la coopération bilatérale.

Alors que le Sénégal cherche à accélérer son industrialisation, ce partenariat avec un acteur spécialisé de l’aéronautique pourrait ouvrir de nouvelles perspectives. Reste à voir comment cette volonté affichée se traduira en investissements concrets sur le terrain.

Diplomatie post-CEDEAO : Julius Maada Bio en mission à Ouagadougou

Ouagadougou, le 16 septembre – À l’heure où l’Afrique de l’Ouest recompose ses alliances, le président sierra-léonais Julius Maada Bio pose ses valises à Ouagadougou. Ce mardi, le chef d’État entame une visite officielle « de travail et d’amitié » au Burkina Faso, un mois après son plaidoyer pour un dialogue renouvelé avec les pays de la Confédération des États du Sahel (AES).*

Une diplomatie de pont dans un paysage fragment

Dans la capitale burkinabè, les discussions s’annoncent substantielles. Au programme : une séance de travail élargie et un tête-à-tête avec le capitaine Ibrahim Traoré. Les deux dirigeants aborderont « plusieurs questions d’intérêt commun liées à la consolidation des relations de coopération entre les deux pays », selon la présidence burkinabè.

Cette deuxième visite en un an révèle une stratégie diplomatique subtile. Alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la CEDEAO en janvier 2025, Julius Maada Bio, président en exercice de l’institution communautaire, joue les médiateurs. Son objectif : maintenir des canaux de communication ouverts malgré la rupture institutionnelle.

Les enjeux concrets derrière le dialogue politique

Au-delà des discours, des intérêts bien concrets animent cette rencontre. Le Dr Bio avait insisté sur l’importance de « promouvoir le commerce, la libre circulation et renforcer la paix et la sécurité dans la région ». Des préoccupations vitales pour la Sierra Leone, dont l’économie dépend des échanges avec l’ensemble de la sous-région.

La présidence burkinabè souligne « l’excellence de la coopération entre Ouagadougou et Freetown », preuve que les relations bilatérales peuvent survivre aux tempêtes multilatérales. Un message important à l’heure où l’AES affirme vouloir construire de nouvelles synergies avec les pays côtiers.

La CEDEAO à l’épreuve de la realpolitik

Cette visite intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. L’AES, née de la transformation de l’Alliance des États du Sahel en Confédération en juillet 2024, représente un défi existentiel pour la CEDEAO. La mission de Bio témoigne de la prise de conscience que le dialogue doit remplacer la confrontation.

Alors que le soleil se lève sur Ouagadougou, Julius Maada Bio incarne l’espoir ténu d’une réconciliation régionale. Sa capacité à bâtir des ponts entre deux Afrique de l’Ouest – celle de la CEDEAO et celle de l’AES – pourrait déterminer l’avenir de toute la sous-région. Reste à savoir si la volonté de dialogue suffira à surmonter les méfiances accumulées.

Thiès-Ouest : Amadou Mbaye Dia, le nouveau visage de Pastef à l’Assemblée nationale

Dakar, le 15 septembre – L’hémicycle de l’Assemblée nationale sénégalais a accueilli un nouveau visage ce lundi. Amadou Mbaye Dia, coordonnateur du parti Pastef/Les Patriotes à Thiès-Ouest, a officiellement pris ses fonctions lors d’une session extraordinaire. Cette entrée discrète mais significative consolide l’emprise parlementaire du parti présidentiel.

Une succession logique dans la continuité gouvernementale

Le nouveau député succède à Amadou Bâ, nommé ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme le 6 septembre dernier. Cette transition illustre la fluidité des parcours au sein de la majorité présidentielle. Amadou Bâ, qui fut le mandataire de Bassirou Diomaye Faye lors de l’élection présidentielle de mars 2024, cède ainsi son siège à un cadre territorial expérimenté.

L’arrivée d’Amadou Mbaye Dia n’est pas anodine. Elle témoigne de la stratégie de Pastef qui favorise la promotion de ses responsables locaux vers des fonctions nationales. Une manière d’assurer la représentativité des territoires tout maintenant la cohésion du parti.

Renforcement de la majorité présidentielle

Cette installation intervient dans un contexte particulier : une session extraordinaire consacrée à l’examen de trois projets de loi. Le timing n’est pas fortuit. Il permet au nouveau député de plonger immédiatement dans le travail législatif, renforçant ainsi la capacité d’action de la majorité.

Pour Pastef, chaque siège compte. L’arrivée d’Amadou Mbaye Dia consolide la présence parlementaire du parti au moment où le gouvernement de Ousmane Sonko engage des réformes ambitieuses. C’est aussi un signal envoyé aux bases : la loyauté et le travail de terrain sont récompensés.

La logique des réseaux politiques

Cette nomination s’inscrit dans une dynamique plus large de renouvellement des élites politiques sénégalaises. Elle montre comment le parti au pouvoir construit progressivement son réseau parlementaire, alternant entre figures expérimentées et nouveaux visages.

L’entrée d’Amadou Mbaye Dia à l’Assemblée nationale dépasse le simple remplacement protocolaire. Elle symbolise la maturation politique d’un parti qui structure son ancrage territorial tout affirmant sa mainmise sur les institutions. Reste à voir comment ce nouveau député saura traduire dans l’hémicycle les aspirations de sa circonscription de Thiès-Ouest.

Le Premier ministre Ousmane Sonko lance un « Diaspora Bond » pour une révolution financière

Dans une salle comble où résonnaient les accents du wolof et du pulaar, le Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé une initiative financière inédite. Le 18 septembre, le Sénégal émettra son premier Diaspora Bond, une obligation spécialement conçue pour ses ressortissants à l’étranger. Cette annonce, faite en marge du Plan de redressement économique et social (PRES), marque un tournant dans les relations entre l’État et sa diaspora.

Le gouvernement mise sur la force économique de ses ressortissants, dont les transferts ont atteint 2 211 milliards de FCFA en 2024. « Le Sénégal fait face à des besoins budgétaires importants. Aujourd’hui, l’État veut innover », a déclaré M. Sonko, s’adressant directement à la communauté sénégalaise d’Europe. Il a ajouté : « Nous comptons sur vous, dotés d’un pouvoir d’achat plus élevé, pour prendre toute votre part dans cette nouvelle dynamique. »

Un instrument patriotique et rentable

Le ministre des Finances, Cheikh Diba, a expliqué les modalités de ce nouvel instrument. « La véritable innovation de ce troisième appel public à l’épargne est l’introduction des obligations citoyennes et patriotiques », a-t-il précisé. Le produit est sécurisé et rémunérateur. Ainsi, les investisseurs peuvent récupérer leur argent tout en participant directement au développement national.

Le contexte économique justifie cette mobilisation. Le déficit budgétaire atteint 12% et le taux d’endettement 118%. Face à ces chiffres, la diaspora représente un levier stratégique. Ses transferts dépassent déjà le déficit national. Toutefois, le gouvernement souhaite canaliser cette manne vers des investissements structurants.

« Votre implication peut donner l’élan décisif au redressement économique et social », a souligné le ministre Diba. Le Diaspora Bond transforme la relation traditionnelle de la diaspora avec son pays : au-delà des transferts familiaux, il s’agit d’une participation directe au financement public et aux projets stratégiques.

Prévu pour le 18 septembre 2025, ce bond promet un triple avantage : sécurité des investissements, rentabilité financière et impact patriotique. « Nous voulons que vous soyez des acteurs privilégiés de la transformation nationale », a insisté le ministre des Finances.

Cette initiative pourrait profondément reconfigurer les financements du développement sénégalais. Elle reconnaît enfin le rôle économique crucial de la diaspora, longtemps limité à des transferts familiaux informels.

Le 18 septembre, lorsque le premier Diaspora Bond sera émis, le Sénégal écrira une nouvelle page de son histoire économique. Reste à voir si la diaspora répondra à cet appel mêlant intérêt financier et patriotisme.

Éliminatoires Afrique – Mondial 2026 : le Maroc et la Tunisie qualifiés, qui suivra ?

Le continent africain connaît déjà ses deux premiers qualifiés pour la Coupe du Monde 2026. Le Maroc, demi-finaliste historique du dernier Mondial, et la Tunisie ont validé leur billet pour l’Amérique du Nord lors des récentes journées des éliminatoires.

Les Lions de l’Atlas ont signé un parcours parfait avec sept victoires en sept matchs dans le groupe C, devenant la première équipe africaine à se qualifier dès la 7e journée. De son côté, la Tunisie a dominé le groupe H avec 22 points en huit rencontres, s’offrant une septième participation à la Coupe du Monde.

D’autres sélections africaines se tiennent à un point du Mondial. L’Égypte et l’Algérie, absentes en 2022, n’ont besoin que de deux points pour valider leur qualification. Le Cap-Vert, à trois points du but, pourrait créer la surprise en décrochant une première historique.

Le suspense reste entier pour sept places supplémentaires. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana et l’Afrique du Sud, tous leaders de leurs groupes, ont leur destin entre leurs mains avant les deux dernières journées prévues en octobre.

Seuls les vainqueurs des neuf groupes africains se qualifieront directement. Les quatre meilleurs deuxièmes s’affronteront en barrage en novembre 2025 pour tenter de décrocher le dernier billet africain via un tournoi intercontinental.

Dakar en campagne pour le cœur postal du monde à Dubaï

C’est dans le décor futuriste de Dubaï que se joue une partie d’échecs géante pour l’avenir de la lettre et du colis dans le monde. Du 8 au 19 septembre, la cité-émiratie accueille le 28e Congrès de l’Union Postale Universelle (UPU), le grand parlement postal qui, tous les quatre ans, redessine les règles du jeu pour les 192 pays membres.

Au cœur des enceintes climatisées, parmi les délégués en costume, une délégation sénégalaise est en campagne. Menée par M. Dahirou Thiam, Directeur général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), et accompagnée de l’Ambassadeur du Sénégal aux Émirats, elle a un objectif clair : faire réélire le Sénégal au sein des organes de gouvernance de cette institution onusienne méconnue mais cruciale.

Le Sénégal en quête d’influence

Le pays de la Téranga ne vient pas en simple spectateur. Il est officiellement candidat à sa propre réélection au Conseil d’administration (CA) et au Conseil d’exploitation postale (CEP) de l’UPU. Une place stratégique qui lui permettrait de continuer à peser dans les décisions qui façonneront le secteur pour la période 2026-2029. Il s’agit ni plus ni moins de voter la future stratégie mondiale, de définir le coût de l’envoi d’une lettre à l’autre bout de la planète, et d’élire les nouveaux dirigeants du Bureau international.

Les enjeux : de la lettre manuscrite au colis connecté

Les discussions, durant ces deux semaines, vont bien au-delà du simple timbre-poste. Les plénipotentiaires devront plancher sur la transformation digitale du secteur, la construction d’une « Poste 2.0 » capable de rivaliser avec les géants de la livraison instantanée, et le renforcement des partenariats public-privé. Comment faire pour que le facteur reste un acteur pertinent à l’heure du tout-numérique ? Comment utiliser son maillage territorial unique pour favoriser le commerce électronique et la connectivité inclusive, surtout en Afrique ?

C’est sur ces questions que le Sénégal, par la voix de M. Thiam, entend apporter sa pierre. Le pays réaffirme ainsi sa volonté de contribuer activement à l’édification d’un secteur postal moderne, performant et équitable.

Une bataille discrète pour une influence majeure

Dans les couloirs du congrès, entre deux sessions de travail, la diplomatie s’active. Chaque poignée de main, chaque échange informel compte pour convaincre et rassembler les soutiens. La réélection du Sénégal n’est pas qu’une question de prestige ; c’est la garantie pour le continent d’avoir une voix à la table où se décide l’avenir d’un service universel essentiel.

Le résultat du vote, attendu dans les prochains jours, dira si la stratégie de Dakar a porté ses fruits. Une victoire serait le signe d’une influence africaine grandissante dans l’arène technique et régulatoire mondiale.

Sonko à Abu Dhabi : la diplomatie économique Sénégalaise à l’heure émiratie

 C’est une poignée de main qui en dit long sur les nouvelles ambitions du Sénégal. Ce mercredi, dans le faste des palais d’Abu Dhabi, le Premier ministre Ousmane Sonko a été reçu avec les honneurs par l’une des figures les plus influentes du Golfe : Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan. Vice-Président et vice-Premier ministre des Émirats Arabes Unis, président du Conseil d’Administration de la banque centrale et de la haute autorité d’investissement, son hôte n’est autre que l’architecte de la puissance financière émiratie.

La rencontre, bien au-delà des protocolaires échanges de politesses, s’annonce comme le coup d’envoi d’un partenariat économique d’un nouveau genre. Le Chef du gouvernement sénégalais, en visite officielle dans la capitale émiratie, a ensuite enchaîné les audiences avec les responsables des structures stratégiques du pays. Objectif affiché : booster la coopération bilatérale et attirer les investissements nécessaires au développement du Sénégal.

Une rencontre au sommet stratégique

Le choix du interlocuteur est loin d’être anodin. Rencontrer Cheikh Mansour, c’est s’adresser directement au cœur décisionnel des flux financiers et investissements souverains des Émirats. Le message est clair : Dakar cherche des partenaires de poids, capables de s’engager dans des projets structurants et de long terme.

Les discussions ont certainement porté sur les secteurs clés où les Émirats excellent et où le Sénégal a soif de croissance : les infrastructures, l’énergie – notamment renouvelable –, la logistique portuaire et aéroportuaire, et la transformation agroalimentaire. Autant de domaines où l’expertise et les capitaux émiratis peuvent rencontrer les potentialités sénégalaises.

Au-delà du symbole, la quête de concret

Si la photographie avec Cheikh Mansour constitue un symbole fort, Ousmane Sonko est venu chercher bien plus que cela. Sa tournée auprès des « hauts responsables de structures stratégiques » vise à débloquer des dossiers concrets, faciliter les investissements et signer peut-être dans l’ombre des accords qui façonneront l’économie sénégalaise de demain.

Cette visite s’inscrit dans la lignée de la nouvelle diplomatie économique prônée par Sonko, plus agressive, plus ciblée, tournée vers les partenaires capables d’apporter du concret et de la valeur ajoutée. Les Émirats, avec leurs réserves financières colossales et leur vision tournée vers l’Afrique, représentent un partenaire de choix.

Un partenariat gagnant-gagnant en perspective

Pour Abu Dhabi, le Sénégal représente une porte d’entrée stable et prometteuse en Afrique de l’Ouest. Sous l’ère Sonko, Dakar envoie un signal fort : le pays est ouvert aux affaires, mais dans le cadre de partenariats équilibrés et mutuellement bénéfiques.

Cette visite pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations entre les deux pays, les faisant passer d’une coopération traditionnelle à un alliance économique stratégique. Le séjour de Sonko à Abu Dhabi n’est pas une simple visite de courtoisie ; c’est la première pierre d’un édifice bien plus grand, bâti sur les fondations de la croissance et de l’ambition partagée.

Avant le choc face à la RDC, Diomaye Faye galvanise les Lions du Sénégal

Le ciel de Kinshasa s’assombrit, chargé d’électricité, comme pour annoncer le choc tant attendu. Ce mardi à 16h, au mythique Stade des Martyrs, les Lions du Sénégal affrontent les Léopards de la RDC dans un duel qui sent la poudre. Mais avant que le ballon ne roule, une voix a retenti depuis Dakar : celle du président Bassirou Diomaye Faye.

Installé dans son bureau au Palais de la République, le chef de l’État a décroché son téléphone. À l’autre bout de la ligne, le capitaine Kalidou Koulibaly. Quelques mots simples, mais lourds de sens, ont suffi pour transformer l’appel en cri de ralliement.
« Kalidou, vous êtes prêts à rugir ? Chaque clameur du stade, entendez-la comme celle du peuple sénégalais qui vous pousse vers la victoire », a lancé le président, dans une adresse teintée de ferveur patriotique.

Le message a trouvé un écho immédiat. Touché, le capitaine a répondu avec la voix d’un chef prêt pour la bataille. « Merci Excellence. Je vous assure que nous donnerons tout, jusqu’à la dernière goutte de sueur. Aujourd’hui, nous irons à la guerre pour honorer le Sénégal. »

Au-delà d’un simple échange, c’est tout un peuple qui s’est invité dans les vestiaires. Car ce match Sénégal vs RDC ne se limite pas à 90 minutes de football : il incarne une épreuve de caractère, un test grandeur nature pour les Lions, qui portent sur leurs épaules l’attente d’une nation entière.