Sénégal : Sonko passe le relais à Al Aminou Lô, dans l’attente du nouveau gouvernement

La transition à la Primature sénégalaise est désormais officielle. La cérémonie de passation de service entre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son successeur Ahmadou Al Aminou Lô s’est déroulée vendredi 29 mai 2026 à Dakar, marquant une nouvelle phase dans la recomposition de l’exécutif voulue par le président de la République.

 

Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, quelques jours après le départ d’Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô prend ses fonctions dans un contexte marqué par d’importants défis économiques, sociaux et institutionnels. À 60 ans, l’économiste est désormais chargé de conduire l’action gouvernementale alors que les attentes restent fortes au sein de l’opinion publique.

Malgré son installation officielle, la composition de la future équipe gouvernementale demeure inconnue. Le chef de l’État n’a pas encore dévoilé les ministres appelés à accompagner le nouveau Premier ministre, alimentant de nombreuses spéculations sur les choix à venir et les éventuels réaménagements au sein de l’exécutif.

Les observateurs scrutent désormais les arbitrages présidentiels qui détermineront l’architecture du prochain gouvernement ainsi que les personnalités qui y feront leur entrée ou leur retour. Dans l’intervalle, Ahmadou Al Aminou Lô s’attelle à la prise en main des principaux dossiers de l’État. Lors de la cérémonie de passation, il a confié son émotion en retrouvant une institution qu’il connaît bien.

« Je reviens dans un lieu qui ne m’est pas étranger. C’est un retour au pays natal », a-t-il déclaré devant les autorités et les collaborateurs de la Primature.

De son côté, Ousmane Sonko, récemment élu à la présidence de l’Assemblée nationale après avoir retrouvé son siège de député, a assuré le nouveau chef du gouvernement du soutien de l’institution parlementaire. Selon lui, l’Assemblée nationale accompagnera l’action du gouvernement chaque fois que celle-ci servira les intérêts du pays. Il a rappelé que les relations entre les deux institutions reposent sur la complémentarité plutôt que sur l’opposition.

« Le Premier ministre est un interlocuteur quotidien de l’Assemblée nationale. Nous serons à ses côtés chaque fois que cela sera nécessaire pour l’intérêt du Sénégal », a-t-il affirmé.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale a également insisté sur l’importance de cette transmission de responsabilités, qu’il considère comme une illustration du fonctionnement normal des institutions républicaines.

Revenant sur les deux années passées à la tête du gouvernement, Ousmane Sonko a reconnu la difficulté de la fonction. Il a décrit une mission particulièrement exigeante, marquée par de lourdes responsabilités, tout en saluant le travail accompli par ses collaborateurs durant son passage à la Primature.

Cette passation de service intervient alors que l’opinion attend désormais l’annonce du nouveau gouvernement, étape décisive pour la mise en œuvre des orientations politiques du président Bassirou Diomaye Faye et de son nouveau Premier ministre.

Cédéao : le Sénégal porte son choix sur le général Birame Diop pour diriger la Commission régionale

Le Sénégal a officiellement désigné le général Birame Diop comme candidat à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) pour le mandat 2026-2030. Cette nomination s’inscrit dans le cadre de la rotation institutionnelle qui attribue à Dakar la direction de l’organe exécutif de la CEDEAO pour les quatre prochaines années.

 

L’annonce a été faite dimanche par le ministère sénégalais de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. La candidature du général Diop devra désormais être validée par les chefs d’État et de gouvernement lors du prochain sommet de la Cédéao prévu en juillet 2026.

Cette désignation intervient après la décision prise en décembre 2025 à Abuja lors de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, qui avait confié au Sénégal la présidence de la Commission pour le cycle 2026-2030.

À travers ce choix, les autorités sénégalaises entendent placer à la tête de l’institution un responsable disposant d’une solide expérience dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et de la coopération internationale.

Le général Birame Diop affiche un parcours marqué par plusieurs fonctions stratégiques au sein des Forces armées sénégalaises. Il a notamment occupé les postes de chef d’état-major général des Armées, de chef d’état-major particulier du président de la République ainsi que de chef d’état-major de l’Armée de l’air.

Au-delà de son expérience militaire nationale, il s’est également illustré sur la scène internationale. Il a notamment exercé les fonctions de conseiller militaire du secrétaire général des Nations Unies pour les opérations de paix, participant à la réflexion et à la gestion de plusieurs dossiers liés à la sécurité internationale.

Le gouvernement sénégalais met également en avant son expertise dans les réformes du secteur de la sécurité ainsi que sa contribution à la formation de cadres africains dans différents centres et institutions spécialisés.

Sa candidature intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la Cédéao. L’organisation est confrontée à de nombreux défis liés à l’instabilité sécuritaire dans le Sahel, aux transitions politiques dans plusieurs États membres et à l’évolution de ses relations avec les pays regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Par ailleurs, Dakar pourrait prochainement renforcer davantage son influence au sein de l’organisation régionale. Le Sénégal est en effet pressenti pour assurer également la présidence tournante de la Conférence des chefs d’État de la Cédéao à l’issue du mandat du président sierra-léonais Julius Maada Bio.

Pour les autorités sénégalaises, le profil du général Birame Diop répond aux exigences du moment. Elles estiment que son expérience diplomatique, sa connaissance des enjeux sécuritaires africains et sa vision stratégique constituent des atouts importants pour accompagner les efforts de paix, de stabilité et d’intégration dans l’espace ouest-africain.

Si sa candidature est validée lors du prochain sommet, il prendra les rênes d’une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la gestion des défis politiques, économiques et sécuritaires qui façonnent l’avenir de l’Afrique de l’Ouest.

Sénégal : l’attente du gouvernement Al Aminou Lo alimente les interrogations de la presse Sénégalaise

La formation du nouveau gouvernement sénégalais continue de faire couler beaucoup d’encre. Dix jours après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et plus d’une semaine après la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lo à la tête du gouvernement, la composition de la nouvelle équipe ministérielle n’a toujours pas été dévoilée. Une situation qui domine largement les commentaires de la presse nationale ce lundi.

 

Plusieurs quotidiens s’interrogent sur les raisons de ce délai inhabituel. Pour de nombreux observateurs, cette attente prolongée traduirait l’existence de négociations complexes au sein de la majorité présidentielle.

Le Quotidien évoque notamment des discussions intenses entre le nouveau Premier ministre et les responsables du PASTEF, formation politique qui dispose aujourd’hui d’une confortable majorité à l’Assemblée nationale. Selon le journal, le parti chercherait à peser sur les choix gouvernementaux afin de préserver ses équilibres internes et ses orientations politiques.

Cette période de flottement suscite également des critiques. Dans ses colonnes, L’As estime que le pays traverse une phase d’incertitude alors que plusieurs dossiers économiques et sociaux exigent des décisions rapides. Le journal souligne que la nomination du chef du gouvernement n’a pas encore permis de relancer pleinement l’action de l’exécutif. Cette situation nourrit les spéculations sur d’éventuelles divergences stratégiques au sommet de l’État et sur les arbitrages nécessaires pour constituer une équipe consensuelle.

Au-delà des considérations politiques, plusieurs observateurs rappellent que les attentes de la population restent fortes dans un contexte marqué par de nombreux défis liés à l’emploi, au coût de la vie et aux réformes économiques annoncées.

Sur le terrain diplomatique, un autre sujet retient l’attention de la presse sénégalaise. Le Sénégal a officiellement décidé de présenter la candidature du général d’armée aérienne Birame Diop à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette candidature, soutenue par le président Bassirou Diomaye Faye, sera portée lors du prochain sommet des chefs d’État de l’organisation régionale prévu en juillet 2026.

Plusieurs médias mettent en avant l’expérience du général Birame Diop dans les domaines de la sécurité, de la prévention des conflits et de la gouvernance. Son parcours est présenté comme un atout majeur pour diriger l’institution sous-régionale dans un contexte marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques en Afrique de l’Ouest.

La visite officielle effectuée ce week-end par le président sénégalais en Gambie occupe également une place importante dans l’actualité. À Banjul, Bassirou Diomaye Faye et son homologue Adama Barrow ont échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale, la stabilité régionale ainsi que plusieurs dossiers d’intérêt commun.

Enfin, la presse revient largement sur le centenaire de l’ancien président Abdoulaye Wade. Figure majeure de la vie politique sénégalaise, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) est célébré pour son rôle dans la démocratisation du pays et son long combat dans l’opposition avant son accession au pouvoir en 2000.

De nombreux éditorialistes rappellent le parcours singulier de celui qui aura marqué plusieurs générations de Sénégalais, aussi bien par sa longévité politique que par son influence sur l’évolution démocratique du pays.

António Guterres rend hommage aux Casques bleus tombés pour la paix

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué vendredi l’engagement des Casques bleus déployés à travers le monde, tout en rendant hommage aux milliers de soldats de la paix morts en mission depuis la création des opérations onusiennes de maintien de la paix.

 

À l’occasion de la Journée internationale dédiée aux Casques bleus, le chef de l’ONU a indiqué que plus de 4 500 membres des forces de maintien de la paix ont perdu la vie depuis le lancement des missions onusiennes en 1948, dont 59 au cours de la seule année 2025.

Selon António Guterres, les opérations de maintien de la paix ont joué un rôle déterminant dans plusieurs pays marqués par les conflits, notamment au Libéria, en Namibie, au Cambodge, en Sierra Leone ou encore au Timor-Leste. Le secrétaire général estime que la présence des Casques bleus a permis, dans de nombreux contextes fragiles, d’accompagner les populations vers un retour progressif à la stabilité et à la paix durable.

« Pas à pas, ils ont accompagné des nations meurtries par les conflits sur le chemin d’une paix durable », a déclaré António Guterres dans son message officiel.

Cette journée constitue également, selon lui, un moment de reconnaissance envers les communautés soutenues par les missions onusiennes ainsi qu’envers les personnels civils, militaires et policiers engagés sur le terrain. Placée sous le thème « Investir dans la paix », l’édition 2026 met l’accent sur la nécessité de renforcer les moyens matériels, financiers et logistiques accordés aux opérations de maintien de la paix. Le secrétaire général a insisté sur l’importance de garantir aux Casques bleus les ressources nécessaires afin qu’ils puissent accomplir efficacement leurs missions dans un contexte international devenu plus complexe.

Actuellement, plus de 53 000 personnels civils, policiers et militaires sont déployés au sein de 11 opérations de maintien de la paix des Nations Unies à travers le monde. Pour António Guterres, les missions de paix demeurent aujourd’hui un outil essentiel et relativement peu coûteux pour favoriser la stabilité, prévenir l’aggravation des conflits et redonner espoir aux populations touchées par les crises.

Abdoulaye Wade célèbre ses 100 ans, un siècle au cœur de la vie politique sénégalaise

L’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade célèbre ce vendredi son centième anniversaire, franchissant le cap symbolique d’un siècle marqué par une longue carrière politique, des combats pour le pluralisme démocratique et plus d’une décennie à la tête du Sénégal.

 

Figure majeure de la vie politique sénégalaise, le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS) reste associé à l’histoire des grandes alternances politiques du pays. Né officiellement le 29 mai 1926 à Saint-Louis, Me Abdoulaye Wade effectue ses études entre le Sénégal et la France. Ancien pensionnaire de l’école William Ponty, il poursuit ensuite un cursus universitaire à Paris, Besançon et Grenoble, où il obtient plusieurs diplômes en droit, en économie, en philosophie ainsi qu’en sociologie.

À son retour au Sénégal après l’indépendance, il devient enseignant à l’université de Dakar, devenue aujourd’hui l’Université Cheikh Anta Diop, tout en exerçant comme avocat. Son engagement politique prend une dimension nationale en 1962 lorsqu’il participe à la défense de Mamadou Dia lors du procès consécutif à la crise institutionnelle opposant ce dernier au président Léopold Sédar Senghor.

Le 31 juillet 1974, Abdoulaye Wade fonde le Parti démocratique sénégalais dans un contexte encore largement dominé par le monopole du parti au pouvoir. Rapidement, il s’impose comme la principale figure de l’opposition sénégalaise.

Surnommé « Ndiombor », signifiant « lièvre rusé », par Léopold Sédar Senghor, il mène plusieurs batailles électorales avant de parvenir au pouvoir. Après des échecs lors des élections présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993, il remporte finalement le scrutin de mars 2000 face au président sortant Abdou Diouf, réalisant ainsi la première alternance démocratique de l’histoire politique du Sénégal.

À la tête du pays entre 2000 et 2012, Abdoulaye Wade engage plusieurs projets d’infrastructures majeurs et impulse une nouvelle dynamique économique. Son mandat reste toutefois marqué par des débats et tensions politiques, notamment autour de sa candidature à un troisième mandat et des accusations de préparation de la succession de son fils Karim Wade.

En 2012, il est battu à l’élection présidentielle par Macky Sall, ancien Premier ministre de son gouvernement. Depuis son départ du pouvoir, l’ancien chef de l’État mène une vie plus discrète, partageant son temps entre Dakar et Versailles, en France. Pour marquer ce centenaire, plusieurs cérémonies et manifestations d’hommage sont prévues par les autorités sénégalaises à partir du 4 juin prochain.

CAN U17 et Tabaski à la une de la presse sénégalaise

La qualification de l’équipe nationale du Sénégal des moins de 17 ans pour la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de la catégorie ainsi que la célébration de la Tabaski dominent les sujets abordés par les quotidiens sénégalais parvenus ce vendredi.

Le quotidien Rewmi met en avant la performance des Lionceaux, victorieux du Maroc en demi-finale au terme d’une séance de tirs au but particulièrement disputée. « Le Sénégal élimine le Maroc et se qualifie pour la finale », affiche le journal en une.

Jeudi à Rabat, les jeunes Sénégalais ont décroché leur billet pour la finale après leur succès 7 tirs au but à 6 face au pays hôte. Les deux équipes s’étaient quittées sur un score de parité (1-1) à l’issue du temps réglementaire. Le Sénégal affrontera la Tanzanie en finale prévue mardi prochain.

De son côté, Walfquotidien revient largement sur les célébrations de l’Aïd el-Kébir, plus connue sous le nom de Tabaski au Sénégal. Le journal souligne que plusieurs imams ont consacré leurs sermons aux questions liées à la crise politique, à la corruption et à la dégradation des valeurs sociales.

« Le rappel à l’ordre des imams », titre le quotidien, mettant en avant les appels des autorités religieuses à davantage de responsabilité et de cohésion sociale.

Rewmi Quotidien évoque également plusieurs faits dramatiques enregistrés durant la fête. Le journal parle d’une Tabaski marquée par des violences et des accidents mortels.

À Dakar, dans le quartier de Fadia, un homme aurait mortellement poignardé son frère. Par ailleurs, un accident de la circulation sur l’axe Kébémer–Ngaye Mékhé a causé la mort de trois personnes.

Le quotidien qualifie ainsi cette célébration d’« Aïd el-Kébir sanglant ».

Départ retardé des Lions : la FSF éclaire sur les faits, mentionne des contraintes administratives et dément les rumeurs autour du sélectionneur

La Fédération sénégalaise de football (FSF) a expliqué que le retard enregistré dans le départ de l’équipe nationale vers les États-Unis est lié exclusivement à des contraintes administratives et logistiques.

Dans un communiqué publié mercredi, l’instance dirigeante du football sénégalais précise que le décalage concerne principalement la délivrance tardive des licences d’exploitation du vol spécial autorisé à desservir le territoire américain, ainsi que l’attente de la finalisation des visas de certains membres de l’encadrement technique.

La FSF a également retracé les différents ajustements effectués sur l’horaire du voyage des Lions. Prévu dans un premier temps à 15h30, le départ a ensuite été repoussé à 19h00 avant d’être finalement reprogrammé à 23h00.

La fédération a profité de cette communication pour remercier la FIFA pour son accompagnement dans les démarches administratives ayant permis l’immatriculation du vol spécial transportant la délégation sénégalaise. Elle a aussi exprimé sa reconnaissance envers les autorités sénégalaises ainsi qu’aux supporters pour leur patience et leur soutien durant cette phase d’organisation.

Par ailleurs, la FSF a fermement rejeté les informations circulant au sujet du sélectionneur national. Certaines rumeurs faisaient état d’un prétendu refus d’embarquement de la part du technicien sénégalais en raison de discussions portant sur la renégociation de son contrat.

La fédération qualifie ces informations d’« infondées » et assure que les échanges contractuels en cours n’ont eu aucun impact sur le déplacement ni sur le programme de préparation de l’équipe nationale.

Mondial 2026 : les Lions du Sénégal sont arrivés aux États-Unis

Les Lions ont quitté Dakar dans la nuit du mercredi au jeudi à destination de Charlotte, dans le sud des États-Unis, première étape de leur préparation avant le début du tournoi mondial. 

Dans un communiqué publié tard mercredi soir, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a expliqué le retard enregistré dans le départ de la délégation par des contraintes administratives et logistiques. La fédération évoque notamment le délai de délivrance des licences d’exploitation du vol spécial à destination du territoire américain ainsi que l’attente de certains visas concernant des membres de l’encadrement technique.

La FSF a également remercié la FIFA pour son accompagnement dans les différentes démarches ayant permis la finalisation du voyage de la sélection sénégalaise. Par ailleurs, l’instance dirigeante du football sénégalais a tenu à démentir les informations circulant sur les réseaux sociaux concernant un supposé refus du sélectionneur Pape Thiaw d’embarquer avec l’équipe en raison de discussions liées à son contrat.

« Des discussions contractuelles peuvent exister, mais elles n’ont eu aucun impact sur le déplacement de l’équipe », a précisé la fédération.

Une préparation qui monte en intensité

Avant leur départ, les joueurs ont effectué mercredi matin une ultime séance de préparation physique à Diamniadio, sous la supervision du staff technique. La veille, le président de la République Bassirou Diomaye Faye avait officiellement remis le drapeau national aux Lions lors d’une cérémonie organisée au Palais de la République à Dakar.

Les internationaux sénégalais avaient également participé mardi soir à un dîner de cohésion au stade Maître Abdoulaye-Wade afin de renforcer l’esprit de groupe avant le Mondial. Après un début de rassemblement marqué par la présence de seulement huit joueurs, la Tanière affiche désormais un effectif presque complet.

Certains internationaux manquent toutefois encore à l’appel. Il s’agit notamment d’Ibrahima Mbaye, d’Ismaïla Sarr, de Yehvann Diouf et d’Antoine Mendy, retenus avec leurs clubs respectifs pour des finales ou des barrages. Le gardien Ousmane Ba a quant à lui rejoint le groupe après avoir obtenu son visa américain mercredi. Le milieu de terrain d’Everton, Idrissa Gana Guèye, n’avait pas encore intégré le rassemblement au moment du départ.

Deux matchs amicaux avant le début du tournoi

Les hommes de Pape Thiaw disputeront leur premier match de préparation face aux États-Unis à Charlotte. Le Sénégal restera dans cette ville jusqu’au 7 juin avant de rejoindre San Antonio, au Texas, pour y affronter l’Arabie Saoudite dans un second match amical. Les champions d’Afrique en titre installeront ensuite leur camp de base dans l’État du New Jersey à partir du 11 juin.

Le Sénégal dans un groupe relevé

Pour cette Coupe du monde 2026, le Sénégal évoluera dans le groupe I aux côtés de la France, de la Norvège et de l’Irak. Les Lions débuteront leur compétition le 16 juin face à la France au stade de New York. Ils affronteront ensuite la Norvège le 23 juin au MetLife Stadium du New Jersey avant de terminer la phase de groupes contre l’Irak le 26 juin à Toronto, au Canada.

Sénégal : la Brigade de recherches de Dakar démantèle un réseau présumé de faux monnayage

La Brigade de recherches de Dakar a annoncé avoir procédé, mardi 26 mai 2026, au démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans des activités de faux monnayage et d’escroquerie, dans le cadre des opérations de lutte contre la criminalité économique.

 

Selon la Gendarmerie nationale sénégalaise, cette intervention fait suite à des renseignements faisant état de l’existence d’un groupe spécialisé dans le lavage de billets noirs, une technique frauduleuse souvent utilisée dans des opérations d’escroquerie financière.

Pour confirmer les informations recueillies et identifier les différents membres du réseau, les enquêteurs ont mis en place un dispositif d’infiltration et de surveillance durant plusieurs jours. Les investigations ont abouti à l’interpellation de deux suspects à Dalifort, alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule particulier.

Lors de la fouille du véhicule, les gendarmes ont découvert une importante quantité de papiers noirs découpés au format de billets de 100 dollars américains. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces coupures auraient été destinées à des opérations de contrefaçon et d’escroquerie.

D’après l’inventaire réalisé par les enquêteurs, la valeur estimée des faux billets saisis s’élève à 46 648 000 FCFA. Les deux individus arrêtés ont été conduits dans les locaux de la Brigade de recherches de Dakar pour les besoins de l’enquête.

Poursuivant leurs investigations, les éléments de la gendarmerie ont ensuite procédé à l’arrestation d’un troisième suspect présenté comme le fournisseur des billets noirs retrouvés lors de l’opération. Localisé dans la zone de Kayar, l’homme aurait reconnu avoir remis les coupures à l’un des suspects afin qu’il lui trouve un technicien capable de procéder à leur nettoyage.

L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles ramifications du réseau ainsi que d’autres personnes susceptibles d’être impliquées dans cette affaire.

Tabaski à Dakar : Diomaye Faye appelle à renforcer la solidarité nationale

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce jeudi à la prière de l’Aïd el-Kébir, également appelée Tabaski, à la Grande Mosquée de Dakar. La cérémonie religieuse s’est tenue en présence de l’Imam Ratib, de plusieurs guides religieux ainsi que d’une importante foule de fidèles venus accomplir ce moment fort de la communauté musulmane.

À l’issue de la prière, le chef de l’État a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la solidarité nationale, dans un contexte marqué par des difficultés économiques qui affectent de nombreuses familles à l’occasion de cette fête. Il a exprimé sa gratitude envers ceux qui ont pu célébrer la Tabaski dans de bonnes conditions, tout en adressant un message de soutien aux citoyens n’ayant pas eu les moyens de la vivre pleinement.

Le président a rappelé que la Tabaski est avant tout une fête de partage, d’entraide et de cohésion sociale. « Aucun Sénégalais n’est seul tant que nous saurons partager », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance des valeurs de solidarité au sein de la société.

Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a également exhorté les autorités religieuses et coutumières à poursuivre leurs prières en faveur du pays, soulignant leur rôle essentiel dans la préservation de la stabilité et de l’unité nationale.

Il a confié aux guides religieux les principales préoccupations du moment, notamment la paix, la santé des populations, la cohésion sociale et la prospérité du Sénégal. Le chef de l’État a par ailleurs eu une pensée pour les forces déployées en dehors du territoire national dans le cadre de leurs missions.

Enfin, le président a formulé des prières pour la nation et appelé à une mobilisation collective autour de la paix, de la solidarité et du développement du pays.