Le Maroc, vice-champion d’Afrique et demi-finaliste de la dernière Coupe du monde, lance sa campagne mondiale samedi au MetLife Stadium, dans le New Jersey, avec un affrontement d’entrée face au Brésil, considéré comme le sommet du groupe C.
Dès leur entrée en lice, les Lions de l’Atlas sont confrontés à l’un des plus grands défis du football international. Face à eux, la Seleção brésilienne, nation la plus titrée de l’histoire avec cinq sacres mondiaux, incarne un premier test de très haut niveau dans cette phase de groupes.
La préparation marocaine a cependant été perturbée par une série de blessures. Parmi les absences récentes figurent notamment l’ailier Abde Ezzalzouli et le défenseur Nayef Aguerd, tous deux touchés lors du dernier match de préparation face à la Norvège la semaine dernière. Malgré ces coups durs, les hommes du sélectionneur Mohamed Ouahbi comptent s’appuyer sur la profondeur et l’expérience de leur effectif pour tenir tête aux Brésiliens.
En face, le Brésil arrive avec une ambition clairement affichée : reconquérir un titre mondial qui lui échappe depuis 2002. Pour mener cette mission, la fédération brésilienne a confié son destin à un entraîneur d’expérience, le technicien italien Carlo Ancelotti, chargé de ramener la Seleção au sommet.
Ce duel face au Maroc constitue déjà un premier test majeur pour le sélectionneur italien, attendu pour imposer rapidement sa marque et lancer idéalement une campagne mondiale où le moindre faux pas pourrait peser lourd dans la course au titre.
Dans l’autre rencontre du groupe C, l’Écosse sera opposée à Haïti, présenté comme le petit poucet de cette poule, dans un match où chaque point comptera pour la suite de la compétition.
À quelques jours d’un choc très attendu du Mondial 2026, Kylian Mbappé a affiché toute sa détermination avant la confrontation entre la France et le Sénégal, programmée mardi dans le cadre de la phase de groupes. L’attaquant des Bleus n’a pas caché l’importance particulière de ce duel, soulignant que l’histoire entre les deux nations donne à cette affiche une dimension encore plus intense.
Dans un entretien accordé à la chaîne française M6, le capitaine de l’équipe de France a insisté sur le contexte unique de cette rencontre. « C’est une grande équipe (Sénégal), c’est super de commencer comme ça. On ne peut pas nier qu’il y a une histoire aussi entre la France et le Sénégal, donc il y a une histoire qui va faire de ce match quelque chose de plus pimenté, ça va être super », a-t-il déclaré.
La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, a débuté jeudi et se poursuivra jusqu’au 19 juillet. Dans ce calendrier déjà chargé, l’entrée en lice du Sénégal attire particulièrement l’attention. Les Lions de la Téranga débuteront leur tournoi face à la France le 16 juin, au stade MetLife du New Jersey, dans une affiche aux allures de remake chargé de symboles.
Mbappé a également évoqué l’enjeu sportif de cette première rencontre, rappelant l’importance de bien démarrer la compétition. « Le match est à 21h en France (19h), les enfants ne seront pas couchés, à nous de bien commencer, ça peut nous permettre de dissiper les premiers doutes parce qu’il y aura de l’anxiété chez pas mal de personnes, pas chez nous mais chez certaines personnes. Ça nous donnera aussi ces trois points », a-t-il ajouté, mettant en avant la nécessité de lancer idéalement le tournoi.
Le joueur français a aussi reconnu le caractère stimulant de cette affiche, face à une sélection sénégalaise qu’il considère comme l’une des références africaines. « On joue contre le champion d’Afrique… », a-t-il lancé avec humour, avant de faire allusion aux débats autour des compétitions continentales et des dernières grandes finales africaines, tout en gardant un ton détendu.
Le Sénégal et la France évoluent dans le groupe I, aux côtés de la Norvège et de l’Irak, un groupe relevé où chaque point comptera dans la course à la qualification pour la phase à élimination directe.
Le match d’ouverture de la Coupe du monde 2026 entre le Mexique et l’Afrique du Sud, marqué par trois cartons rouges, s’inscrit déjà parmi les rencontres les plus sanctionnées de l’histoire du tournoi, au regard du nombre de décisions arbitrales ayant rythmé la partie.
Ce type de scénario n’est pas sans rappeler certaines affiches du passé, à commencer par Croatie-Australie lors de la troisième journée du groupe F de la Coupe du monde 2006. Dans cette rencontre particulièrement tendue et disputée, l’arbitre avait distribué trois cartons rouges ainsi que douze avertissements, illustrant déjà une intensité disciplinaire hors norme.
Dirigée par l’arbitre brésilien Wilton Sampaio, la rencontre inaugurale du Mondial 2026, conclue sur un score de 2-2, a ainsi ravivé le souvenir de ces matchs où la tension dépasse parfois le simple cadre sportif pour s’exprimer dans les sanctions.
Elle renvoie également à la soirée du 25 juin 2006 à Nuremberg, lorsque le Russe Valentin Ivanov avait établi un record toujours inégalé de discipline dans une Coupe du monde, avec vingt cartons distribués au total, soit seize avertissements et quatre expulsions lors du match Portugal-Pays-Bas, resté dans les mémoires sous le nom de “la bataille de Nuremberg”.
Cette rencontre, remportée 1-0 par le Portugal grâce à un but de Maniche, est entrée dans l’histoire du football mondial pour son intensité et sa violence. Chaque camp avait terminé la partie à neuf, avec les expulsions de Costinha et Deco côté portugais, ainsi que de Khalid Boulahrouz et Giovanni van Bronckhorst côté néerlandais. Le record de quatre cartons rouges dans un seul match de Coupe du monde demeure, à ce jour, intact.
D’autres affiches ont également marqué l’histoire du tournoi par leur accumulation de sanctions disciplinaires. En 2022, le match de phase de groupes entre le Cameroun et l’Allemagne détient ainsi le record du plus grand nombre de cartons jaunes sur une rencontre, avec 18 avertissements et deux expulsions, Ramelow côté allemand et Suffo côté camerounais.
Toujours lors du Mondial 2022, le quart de finale entre l’Argentine et les Pays-Bas est resté célèbre pour ses 17 cartons jaunes et une expulsion, tandis que la finale de 2010 entre l’Espagne et les Pays-Bas avait déjà illustré cette tendance avec 14 avertissements et un carton rouge, confirmant que certaines grandes affiches du Mondial se jouent aussi dans la tension et les sanctions disciplinaires.
Le Sénégal s’est imposé, au fil de ses trois participations à la Coupe du monde (2002, 2018 et 2022), comme l’une des sélections africaines les plus efficaces offensivement de l’histoire du tournoi. Selon les statistiques officielles de la FIFA, les Lions de la Teranga occupent la cinquième place du classement continental des équipes les plus prolifiques, avec 16 buts inscrits par 13 buteurs différents.
En tête de ce classement, le Nigeria domine le football africain sur la scène mondiale avec 23 buts marqués par 17 joueurs, répartis sur six participations entre 1994 et 2018. Le Cameroun suit de très près avec 22 réalisations signées par 17 buteurs en huit éditions, de 1982 à 2022, confirmant sa régularité historique dans la compétition.
À égalité de buts mais avec moins de buteurs, le Ghana complète le podium africain avec 22 réalisations inscrites par 13 joueurs lors de quatre participations entre 2006 et 2022. Le Maroc, lui, occupe la quatrième place avec 20 buts marqués par 14 buteurs sur six phases finales disputées entre 1970 et 2022, juste devant le Sénégal qui referme le Top 5.
Derrière les Lions, la Tunisie totalise 14 buts inscrits par 11 joueurs en six participations, tandis que l’Algérie et la Côte d’Ivoire affichent chacune 13 buts, respectivement avec 11 et 8 buteurs. L’Afrique du Sud suit avec 11 réalisations, avant l’Égypte qui compte 5 buts en trois participations.
Plus bas dans le classement, l’Angola et le Togo affichent chacun un but marqué lors de leur unique apparition en Coupe du monde en 2006.
Au total, treize nations africaines ont déjà disputé une phase finale du Mondial, dont la République démocratique du Congo, engagée en 1974 sous le nom de Zaïre. Cette première participation reste la seule sans le moindre but inscrit, malgré quinze buts encaissés en phase de groupes, un record peu envié sur la scène continentale.
Qualifiée pour l’édition 2026, la RDC aura cette fois l’occasion de briser cette statistique et d’inscrire son premier but en Coupe du monde. Le Cap-Vert rejoint également ce cercle élargi en devenant le quatorzième pays africain à participer au tournoi mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Dans cette histoire offensive du football africain, quelques noms se détachent. Papa Bouba Diop reste le meilleur buteur du Sénégal en Coupe du monde avec trois réalisations, devant Henri Camara, Sadio Mané et Boulaye Dia, auteurs de deux buts chacun. Au total, 13 joueurs sénégalais différents ont contribué aux 16 buts inscrits par leur sélection.
À l’échelle du continent, l’Afrique a inscrit 161 buts en Coupe du monde grâce à 117 buteurs différents. Le sommet individuel est détenu par le Ghanéen Asamoah Gyan, auteur de six réalisations entre 2006 et 2014, devant la légende camerounaise Roger Milla et ses cinq buts, et le Nigérian Ahmed Musa avec quatre réalisations.
Le premier but africain de l’histoire du Mondial remonte à 1934, signé par l’Égyptien Abdel Rahman Fawzi. Le dernier en date a été inscrit par le Marocain Achraf Dari lors du match pour la troisième place au Qatar.
Ces statistiques pourraient évoluer dès la Coupe du monde 2026, où dix sélections africaines sont attendues : le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la RD Congo et le Cap-Vert.
Dans leur entrée en lice, les Bafana Bafana ont déjà connu un départ difficile, battus 2-0 par le Mexique au stade Azteca, rappelant que chaque but comptera dans une compétition plus ouverte que jamais.
Au lendemain du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les quotidiens sénégalais consacrent une large place à l’entrée en scène des Lions de la Téranga, tout en gardant un œil attentif sur les évolutions de la vie politique nationale.
La compétition a débuté sur une victoire du Mexique face à l’Afrique du Sud. Un succès que Sud Quotidien décrit comme un lancement réussi de « sa fête du football », avec un score de 2 buts à 0 obtenu contre des Bafana-Bafana rapidement dépassés, réduits à dix durant une grande partie de la seconde période avant une fin de rencontre marquée par plusieurs expulsions.
Mais au Sénégal, l’attention est déjà tournée vers le rendez-vous du 16 juin, lorsque les Lions affronteront la France pour leur premier match. Malgré une préparation ponctuée d’une défaite, d’un match nul, de deux buts inscrits et de trois encaissés, Record estime que le sélectionneur Pape Thiaw a profité de ces rencontres pour évaluer son effectif et préciser les contours de la défense qui débutera le tournoi.
Au cœur des attentes figure également Idrissa Gana Guèye. Le milieu de terrain, qui s’apprête à disputer sa troisième Coupe du monde après les éditions de 2018 et 2022, aborde la compétition avec une préparation perturbée. Éloigné des terrains depuis le mois de mai, il n’a retrouvé le rythme de la compétition qu’à l’occasion du match amical disputé contre l’Arabie saoudite. Pour autant, rapporte WalfQuotidien, sa détermination reste intacte. S’il prône une approche match après match, son ambition demeure de conquérir le trophée mondial.
En attendant cette entrée en lice, les Lions ont rejoint leur camp de base de Jersey City. Selon Le Soleil, leur arrivée à l’aéroport de Newark a suscité un important élan populaire, une foule nombreuse étant venue les accueillir. L’équipe doit effectuer sa première séance d’entraînement ce vendredi sur le campus de l’université Rutgers, à Piscataway, où elle poursuivra les derniers réglages avant son premier défi mondial.
Sur le terrain politique, les journaux relèvent également une accélération des préparatifs en vue des prochaines échéances électorales. WalfQuotidien souligne que le président Bassirou Diomaye Faye s’investit pleinement dans l’organisation des élections locales de 2027 et de la présidentielle de 2029, malgré les rumeurs persistantes d’un éventuel report du calendrier électoral.
Cette implication est aussi mise en avant par L’As, qui observe que le chef de l’État, pourtant engagé à se tenir au-dessus des affrontements partisans, a procédé à la nomination de cinq nouveaux superviseurs adjoints au sein de la coalition « Diomaye Président », dans le cadre de sa restructuration.
De son côté, Sud Quotidien rapporte que le Parti socialiste traverse une nouvelle période de tensions internes à l’approche de l’assemblée générale des secrétaires généraux de coordination. Le lancement du manifeste « Dundal PS – Faire revivre le Parti socialiste » ravive les débats autour de l’avenir et de l’héritage de cette formation historique fondée par Léopold Sédar Senghor.
Enfin, Le Soleil met en lumière les avancées du secteur agricole, en révélant que le Programme des industries chimiques du Sénégal pour le soutien à l’agriculture, conduit avec le ministère de l’Agriculture et Miname Export, a permis la production de semences certifiées de maïs de contre-saison, une initiative destinée à renforcer les capacités de production nationale.
Il y a exactement 67 ans, le 11 juin 1958, le Sénégal prenait une décision qui allait durablement redessiner son organisation territoriale et politique : le transfert de sa capitale de Saint-Louis à Dakar, quelques années seulement avant son accession à l’indépendance.
Derrière ce choix historique, dont les motivations restent encore peu connues du grand public, se mêlent considérations administratives, logiques économiques et enjeux politiques majeurs. Si Dakar s’imposait déjà comme un centre plus proche des principales activités du pays, c’est surtout une lecture stratégique de la situation qui aurait accéléré la décision.
Dans ses mémoires, l’ancien président du Conseil du gouvernement sénégalais, Mamadou Dia, apporte un éclairage plus sensible sur les coulisses de ce basculement. Il y évoque une menace pesant sur l’intégrité territoriale du pays au moment des faits. Selon son récit, des notables de la collectivité léboue de Dakar auraient formulé une revendication visant à détacher la presqu’île du Cap-Vert pour en faire un territoire directement rattaché à la France.
« C’est à ce prix que Dakar n’a pas été perdue pour le Sénégal », écrit-il dans Mémoires d’un militant du tiers-monde, résumant ainsi l’urgence et la gravité du contexte qui aurait entouré cette décision.
Au-delà des considérations techniques et administratives souvent avancées pour justifier ce transfert, cet épisode révèle donc une dimension plus politique et stratégique, où la préservation de l’unité territoriale aurait pesé lourd dans la balance.
Depuis ce 11 juin 1958, Dakar s’est imposée comme le centre névralgique du Sénégal, concentrant les fonctions politiques, économiques et diplomatiques du pays, et s’inscrivant durablement comme la capitale incontournable de son histoire contemporaine.
Le groupe parlementaire Pastef a vu son effectif passer de 130 à 119 députés actifs, après le retrait de onze de ses membres, désormais considérés comme moins impliqués dans la dynamique interne du groupe. L’information a été donnée par le député Mayabé Mbaye, qui a évoqué une situation suivie de près au sein de la formation parlementaire.
Selon lui, ces onze députés, qualifiés de « taupes » au sein du groupe, ont été identifiés en raison de leur faible participation aux activités collectives. « De 130 députés, Pastef compte désormais 119 parlementaires : les 11 taupes du groupe ont été identifiées », a-t-il déclaré, estimant que ces élus « ne s’impliquent pas dans la dynamique du groupe ».
Dans un ton direct, le parlementaire a résumé la situation par une formule lourde de sens politique : « Ils sont avec nous, mais ne sont pas avec nous ». Il a également évoqué des comportements jugés préoccupants, qui auraient conduit à renforcer la vigilance interne au sein du groupe parlementaire.
« Nous avons identifié certains comportements qui nous amènent à la vigilance », a-t-il précisé, tout en cherchant à calmer les inquiétudes sur une éventuelle fracture interne. Selon lui, il n’existe pas de risque majeur de fuite des informations stratégiques, les discussions internes restant centrées sur les activités et le fonctionnement du groupe.
Cependant, Mayabé Mbaye a reconnu que certaines informations issues de réunions internes avaient déjà été relayées dans la presse, un élément qui aurait, selon lui, donné du sens à la prudence affichée par Ousmane Sonko. « Beaucoup ne comprenaient pas cette prudence. Mais lorsque certaines discussions internes ont été divulguées dans la presse peu après notre réunion, chacun a compris les raisons de la réserve d’Ousmane Sonko », a-t-il expliqué.
Malgré ces tensions, le député a tenu à relativiser la situation, affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un conflit ouvert. « Ils sont là de droit et nous n’avons aucun problème particulier avec eux. Cependant, nous les avons identifiés et nous restons attentifs à leurs agissements », a-t-il conclu, laissant transparaître une vigilance persistante au sein du groupe parlementaire.
Les Lions du Sénégal rejoignent leur camp de base aux États Unis pour finaliser leur préparation avant leur entrée en Coupe du monde 2026.
L’équipe nationale du Sénégal s’apprête à rejoindre, dans l’après-midi, son camp de base installé dans l’État du New Jersey, au nord-est des États-Unis. Une étape décisive dans la préparation des Lions, qui entrent ainsi dans la troisième et dernière phase de leur mise au point avant le coup d’envoi de la Coupe du monde, prévu ce jeudi, selon des informations relayées par des sources médiatiques.
Les champions d’Afrique en titre sont attendus ce jeudi à 14h45 à l’aéroport de Newark, d’après les envoyés spéciaux de la RTS, la Radiotélévision publique sénégalaise. Leur déplacement s’effectue à bord d’un vol spécial en provenance de San Antonio, où ils ont disputé mardi leur ultime match de préparation face à l’Arabie Saoudite, conclu sur un score nul et vierge (0-0).
À leur arrivée, les joueurs du sélectionneur Pape Thiaw doivent être conduits à leur hôtel, où ils s’installeront en attendant la reprise des séances d’entraînement. Cette phase finale de préparation se déroulera au sein des installations de Rutgers University, choisies pour permettre d’affiner les derniers réglages tactiques et physiques.
Le Sénégal sort de deux rencontres amicales de préparation contrastées. Les Lions ont d’abord été battus par les États-Unis (3-2), avant de concéder un match nul face à l’Arabie Saoudite (0-0), témoignant d’une montée en régime progressive à l’approche de la compétition.
Logés dans un groupe relevé, les Sénégalais partageront leur poule avec la France, la Norvège et l’Irak. Un défi de taille pour les coéquipiers des Lions, qui débuteront leur parcours le 16 juin face à la France, au stade de New York. Ils enchaîneront ensuite le 23 juin contre la Norvège au MetLife Stadium du New Jersey, avant de conclure la phase de groupes le 26 juin face à l’Irak, à Toronto.
Organisée du 11 juin au 19 juillet, la Coupe du monde 2026 se tient conjointement aux États-Unis, au Mexique et au Canada, dans un format élargi qui promet une compétition particulièrement disputée.
L’heure est arrivée. Ce jeudi 11 juin 2026, la Coupe du monde de la FIFA ouvre ses portes en Amérique du Nord. Pendant plusieurs semaines, les meilleures nations de la planète vont se disputer le trophée le plus convoité du football.
Pour le Sénégal, cette nouvelle édition représente bien plus qu’un simple tournoi.
Les Lions de la Téranga débarquent avec un statut inédit. Depuis plusieurs années, ils se sont imposés comme l’une des sélections les plus régulières du continent africain. Champions d’Afrique en 2022, habitués des grandes compétitions et riches d’un effectif évoluant dans les plus grands championnats européens, ils nourrissent désormais des ambitions élevées.
Vingt-quatre ans après avoir fait trembler le monde lors de leur première participation, les Sénégalais veulent une nouvelle fois bousculer la hiérarchie et écrire une nouvelle page de leur histoire.
Un groupe relevé et un rendez-vous qui réveille les souvenirs
Le sort n’a pas épargné les hommes de Pape Thiaw. Placé dans le groupe I, le Sénégal devra se mesurer à trois adversaires aux profils très différents. Le premier rendez-vous sera forcément le plus attendu. Le 16 juin, les Lions retrouveront la France pour un duel qui rappelle immédiatement le plus grand exploit du football sénégalais. En 2002, les hommes de Bruno Metsu avaient surpris le champion du monde en titre grâce à un succès historique devenu une référence pour tout le continent africain.
Cette fois encore, les Bleus partiront avec les faveurs des pronostics. Mais le Sénégal possède les arguments nécessaires pour rivaliser et envoyer un premier message fort à ses concurrents. Quelques jours plus tard, les Lions croiseront la route de la Norvège. Emmenée par son impressionnante force offensive, la sélection scandinave représente sans doute le principal obstacle dans la lutte pour les premières places du groupe.
Enfin, le Sénégal achèvera sa phase de poules face à l’Irak. Une rencontre qui pourrait s’avérer décisive dans la course à la qualification pour les seizièmes de finale.
Le Sénégal aborde cette Coupe du monde avec un nouveau visage sur son banc de touche. Nommé sélectionneur en 2024, Pape Thiaw a succédé à Aliou Cissé, l’homme qui a profondément marqué l’histoire récente des Lions. Mais le technicien sénégalais connaît parfaitement les exigences du maillot national.
Ancien international, il faisait lui-même partie de l’épopée de 2002. Aujourd’hui, c’est à son tour de conduire une génération talentueuse vers les sommets. Tout en conservant la solidité et la discipline qui ont fait la réputation du Sénégal, il a apporté sa propre vision à un groupe expérimenté et habitué aux grands rendez-vous.
Une équipe bâtie pour les grandes compétitions
Si le Sénégal fait partie des outsiders crédibles de cette Coupe du monde, c’est aussi grâce à la qualité de son effectif.
En attaque, Sadio Mané reste le symbole du football sénégalais moderne. Leader technique et véritable guide du vestiaire, il disputera une nouvelle campagne mondiale avec l’ambition d’emmener son pays le plus loin possible. Derrière lui, Kalidou Koulibaly continue d’incarner la stabilité et le leadership. Capitaine respecté, le défenseur représente l’un des piliers de cette sélection capable de tenir tête aux meilleures attaques du tournoi.
Autour de ces cadres, une génération ambitieuse nourrit l’espoir de prolonger la dynamique qui accompagne les Lions depuis plusieurs années.
Une qualification qui confirme la domination sénégalaise
Le parcours éliminatoire des Lions a démontré toute leur régularité. Invaincus durant la campagne africaine, les Sénégalais ont terminé en tête de leur groupe avec 24 points récoltés en dix rencontres. Sept victoires, trois matches nuls et aucune défaite : une performance qui confirme leur statut parmi les grandes puissances du football africain.
Cette solidité nourrit aujourd’hui les ambitions d’un peuple tout entier.
Plus qu’un tournoi, une nouvelle mission pour tout un pays
Le Sénégal disputera en cette année 2026, la quatrième Coupe du monde de son histoire. En 2002, les Lions avaient atteint les quarts de finale et marqué les mémoires. En 2018, ils avaient quitté la compétition dès le premier tour. Quatre ans plus tard, ils avaient retrouvé les huitièmes de finale.
Aujourd’hui, l’objectif est clair : franchir un nouveau cap.
Le format élargi à 48 équipes ouvre de nouvelles perspectives et les Sénégalais ont les moyens de viser une qualification pour les phases à élimination directe. Mais au-delà des résultats, cette Coupe du monde représente aussi une formidable source de fierté pour des millions de supporters au Sénégal et dans la diaspora. Pendant quelques semaines, un même maillot, une même passion et un même rêve uniront tout un peuple.
Vingt-quatre ans après avoir stupéfié le monde face à la France, les Lions de la Téranga retrouvent leur plus célèbre adversaire. Cette fois encore, le Sénégal arrive avec l’ambition de rugir parmi les plus grandes nations du football mondial.
La Coupe du monde 2026, qui débute ce jeudi aux États-Unis, au Mexique et au Canada, domine largement les unes de la presse sénégalaise. Cette édition historique, élargie à 48 sélections, suscite de nombreux espoirs, notamment pour les représentants africains.
Le quotidien Le Soleil met en avant l’ampleur de la compétition avec le titre « 48 nations, un même rêve ». Le journal souligne que cette formule inédite réunira les meilleures équipes de la planète jusqu’au 19 juillet, date de la finale prévue à New York, où sera désigné le successeur de l’Argentine de Lionel Messi.
De son côté, Sud Quotidien évoque « le Mondial de la démesure » et insiste sur la place grandissante du continent africain dans le tournoi. Avec dix équipes qualifiées, l’Afrique nourrit plus que jamais l’ambition de décrocher un premier titre mondial.
Les performances attendues du Sénégal occupent également une place importante dans les analyses. L’Observateur relaie notamment la confiance exprimée par l’ancien sélectionneur Alain Giresse, qui estime que les Lions disposent du potentiel nécessaire pour atteindre le dernier carré de la compétition.
Malgré cet optimisme, plusieurs journaux restent prudents au regard de la préparation de l’équipe nationale. L’As rappelle que le sélectionneur Pape Thiaw refuse de chercher des excuses après les résultats mitigés enregistrés lors des matchs amicaux contre les États-Unis et l’Arabie saoudite. Le technicien sénégalais assure que son groupe poursuit sa montée en puissance avant l’entrée en lice face à la France.
Walfquotidien s’interroge toutefois sur les faiblesses observées lors de cette préparation, notamment dans le secteur défensif et sur le manque d’efficacité offensive. Le journal relève qu’un seul joueur offensif a trouvé le chemin des filets malgré les nombreuses rotations effectuées et se demande si ces difficultés ne constituent pas un motif d’inquiétude avant le début de la compétition.
Dans les colonnes de L’info, Pape Thiaw reconnaît que les rencontres de préparation ont révélé des aspects encourageants mais aussi plusieurs insuffisances. Le sélectionneur préfère néanmoins retenir les enseignements positifs et concentrer son équipe sur le premier rendez-vous mondial contre la France.
En dehors du football, la presse sénégalaise s’intéresse également aux questions de gouvernance. L’As revient sur les déclarations du président de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), Moustapha Ka, qui indique que la nouvelle législation sur les lanceurs d’alerte a déjà permis l’enregistrement de plusieurs centaines de signalements, dont plusieurs dizaines ont conduit à l’ouverture d’enquêtes.
Walfquotidien fait, pour sa part, écho aux préoccupations exprimées par des organisations de la société civile face aux tensions politiques actuelles. Réunies au sein d’un collectif, elles appellent les acteurs politiques à préserver les acquis démocratiques et souhaitent que le Conseil constitutionnel joue pleinement son rôle d’arbitre dans le différend opposant la présidence de la République et l’Assemblée nationale.
Enfin, L’info rapporte que le député Guy Marius Sagna a soumis à son groupe parlementaire plusieurs propositions de loi portant notamment sur le contrôle des fonds spéciaux, la limitation du cumul des fonctions, la gestion du patrimoine foncier et le statut de la police, avec l’objectif affiché de renforcer la transparence et la gouvernance publique.