Sénégal–France : dans les pas de 2002, les Lions veulent écrire une nouvelle page d’histoire

Vingt-quatre ans après avoir fait tomber la France lors de l’ouverture du Mondial 2002, les Lions du Sénégal s’apprêtent à retrouver les Bleus avec, dans un coin de la tête, le souvenir de cet exploit devenu légendaire. Mardi, au MetLife Stadium du New Jersey, la sélection sénégalaise ouvrira sa campagne dans le groupe I avec l’ambition affichée de bousculer une nouvelle fois l’un des géants du football mondial.

Pour le défenseur Moussa Niakhaté, cette affiche représente avant tout un « top rendez-vous ». Face à une équipe de France qu’il qualifie de magnifique, le joueur de l’Olympique lyonnais estime que le défi est immense, mais il assure que le Sénégal fera tout pour s’imposer et revivre les émotions de 2002, lorsque les hommes de Bruno Metsu avaient créé la sensation en battant les champions du monde en titre.

Depuis leur arrivée jeudi dans leur camp de base du New Jersey, les Lions poursuivent leur préparation avec ce rendez-vous en ligne de mire. Pour Niakhaté, ce duel possède une dimension particulière qui dépasse le simple cadre sportif. Né en France, comme plusieurs de ses coéquipiers, il connaît bien les joueurs français pour les avoir côtoyés en club ou affrontés à différentes étapes de sa carrière.

Cette histoire commune est d’ailleurs l’une des particularités de l’effectif sénégalais. Six des vingt-six joueurs retenus pour la Coupe du monde ont porté le maillot des sélections de jeunes françaises avant de choisir le Sénégal. Yehvann Diouf, Kalidou Koulibaly, Mamadou Sarr, Pape Guèye, Habib Diarra et Ibrahima Mbaye retrouveront ainsi d’anciens partenaires de formation de l’autre côté du terrain.

Autour d’eux, d’autres internationaux comme Iliman Ndiaye, Antoine Mendy, Édouard Mendy ou encore Moussa Niakhaté, tous nés en France, ont également fait le choix de défendre les couleurs de leur pays d’origine. Même ceux qui ne sont pas issus de cette génération binationale entretiennent un lien fort avec le football français, à l’image du sélectionneur Pape Thiaw, passé lui aussi par l’Hexagone.

Dans un groupe I complété par la Norvège et l’Irak, le Sénégal sait qu’un résultat positif face à la France pourrait lancer idéalement sa compétition. Et dans les rangs des Lions, beaucoup espèrent que cette nouvelle confrontation avec les Bleus permettra d’écrire un chapitre aussi marquant que celui qui, en 2002, avait fait entrer le football sénégalais dans une autre dimension.

Mbappé avant Sénégal-France : un choc « pimenté » attendu au Mondial 2026

À quelques jours d’un choc très attendu du Mondial 2026, Kylian Mbappé a affiché toute sa détermination avant la confrontation entre la France et le Sénégal, programmée mardi dans le cadre de la phase de groupes. L’attaquant des Bleus n’a pas caché l’importance particulière de ce duel, soulignant que l’histoire entre les deux nations donne à cette affiche une dimension encore plus intense.

Dans un entretien accordé à la chaîne française M6, le capitaine de l’équipe de France a insisté sur le contexte unique de cette rencontre. « C’est une grande équipe (Sénégal), c’est super de commencer comme ça. On ne peut pas nier qu’il y a une histoire aussi entre la France et le Sénégal, donc il y a une histoire qui va faire de ce match quelque chose de plus pimenté, ça va être super », a-t-il déclaré.

La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, a débuté jeudi et se poursuivra jusqu’au 19 juillet. Dans ce calendrier déjà chargé, l’entrée en lice du Sénégal attire particulièrement l’attention. Les Lions de la Téranga débuteront leur tournoi face à la France le 16 juin, au stade MetLife du New Jersey, dans une affiche aux allures de remake chargé de symboles.

Mbappé a également évoqué l’enjeu sportif de cette première rencontre, rappelant l’importance de bien démarrer la compétition. « Le match est à 21h en France (19h), les enfants ne seront pas couchés, à nous de bien commencer, ça peut nous permettre de dissiper les premiers doutes parce qu’il y aura de l’anxiété chez pas mal de personnes, pas chez nous mais chez certaines personnes. Ça nous donnera aussi ces trois points », a-t-il ajouté, mettant en avant la nécessité de lancer idéalement le tournoi.

Le joueur français a aussi reconnu le caractère stimulant de cette affiche, face à une sélection sénégalaise qu’il considère comme l’une des références africaines. « On joue contre le champion d’Afrique… », a-t-il lancé avec humour, avant de faire allusion aux débats autour des compétitions continentales et des dernières grandes finales africaines, tout en gardant un ton détendu.

Le Sénégal et la France évoluent dans le groupe I, aux côtés de la Norvège et de l’Irak, un groupe relevé où chaque point comptera dans la course à la qualification pour la phase à élimination directe.