Sénégal–Arabie saoudite : un nul frustrant et des doutes à une semaine du choc face à la France

Le Sénégal n’a toujours pas décroché de victoire dans sa préparation pour la Coupe du monde. Après une défaite serrée contre les États-Unis (2-3), les Lions ont été tenus en échec par l’Arabie Saoudite (0-0), lors de leur ultime match de préparation avant l’entrée en lice face à la France, prévue dans une semaine.

 

Pour cette rencontre, le sélectionneur Pape Thiaw a opté pour une large rotation de son effectif. Édouard Mendy occupait les cages, protégé par une ligne défensive composée de Krépin Diatta, Mamadou Sarr, Moussa Niakhaté et El Hadj Malick Diouf. Au milieu, le trio Pathé Ciss, Lamine Camara et Habib Diarra était aligné, tandis que l’attaque était confiée à Iliman Ndiaye, Sadio Mané et Chérif Ndiaye.

Les Lions ont affiché de bonnes intentions dès le début du match, se procurant une première occasion à la 14e minute sur un centre de Diatta repris de la tête par Lamine Camara. Toutefois, la pelouse difficile a freiné la fluidité du jeu sénégalais, entraînant plusieurs imprécisions techniques et défensives.

Le gardien sénégalais Édouard Mendy s’est illustré à la 32e minute en repoussant une tentative dangereuse, avant de sauver une nouvelle situation confuse quelques instants plus tard. Malgré quelques séquences intéressantes, notamment une combinaison entre Sadio Mané et El Hadj Malick Diouf, le Sénégal n’a pas réussi à concrétiser ses opportunités. À la pause, le score restait nul et vierge.

En seconde période, le rythme est resté poussif jusqu’aux changements opérés par Pape Thiaw à l’heure de jeu. L’entrée d’Ismaïla Sarr, Pape Matar Sarr et Nicolas Jackson a apporté davantage de dynamisme offensif. Peu après son entrée, Jackson s’est illustré sur une action dangereuse, mais sa frappe a frôlé la barre transversale.

Le Sénégal a ensuite multiplié les offensives sans parvenir à trouver la faille. Ismaïla Sarr a notamment vu une tête repoussée par le gardien saoudien, avant de toucher à son tour la barre sur une nouvelle tentative. Malgré ces occasions, la réussite a fui les Lions.

La fin de match a été marquée par plusieurs changements, permettant à Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye de retrouver du temps de jeu après blessure. Toutefois, l’ultime fait marquant de la rencontre est venu de l’expulsion de Nicolas Jackson, sanctionné d’un second carton jaune en l’espace de deux minutes.

Au terme du match, le Sénégal termine sa préparation sans victoire et sans but inscrit lors de cette dernière sortie. À quelques jours du choc face à la France, les Lions devront rapidement corriger leur manque d’efficacité offensive s’ils veulent aborder leur entrée en compétition avec davantage de certitudes.

Cédéao : le Sénégal intensifie sa campagne diplomatique pour la candidature du général Birame Diop

Le Sénégal intensifie ses démarches diplomatiques en Afrique de l’Ouest afin de rallier un maximum de soutiens autour de la candidature du général Birame Diop à la présidence de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Après des étapes en Sierra Leone et en Côte d’Ivoire, la mission s’est poursuivie au Togo, où le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Niang, a été reçu à Lomé par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé.Mandaté par le président Bassirou Diomaye Faye, le chef de la diplomatie sénégalaise était porteur d’un message personnel destiné au dirigeant togolais. Cette rencontre a également été l’occasion de présenter officiellement le général Birame Diop comme le candidat choisi par Dakar pour prendre la tête de l’organe exécutif de l’organisation sous-régionale.

Cheikh Niang a indiqué être venu transmettre un message du chef de l’État sénégalais à son homologue togolais et lui exposer les motivations qui sous-tendent cette candidature, considérée par Dakar comme un enjeu stratégique pour l’avenir de la Cédéao.

Cette étape s’inscrit dans une campagne diplomatique plus large engagée par le Sénégal en prévision des prochaines échéances institutionnelles de l’organisation ouest-africaine.

Avant son déplacement à Lomé, le ministre sénégalais avait effectué une visite à Abidjan où il s’était entretenu avec le vice-président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné, en présence du général Birame Diop. Les autorités sénégalaises y avaient officiellement présenté leur candidat et sollicité l’appui de la Côte d’Ivoire pour son élection lors de la prochaine Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Cédéao.

À cette occasion, Dakar avait également exprimé sa reconnaissance envers les autorités ivoiriennes pour leur soutien dans le processus ayant conduit à l’attribution au Sénégal de la présidence de la Commission pour le mandat 2026-2030. Le gouvernement sénégalais estime que le profil du général Birame Diop constitue un atout pour accompagner les réformes et relever les défis sécuritaires et politiques auxquels la région est confrontée.

La tournée diplomatique avait débuté le 6 juin à Freetown. Le président sierra-léonais Julius Maada Bio, qui assure actuellement la présidence en exercice de la Cédéao, avait reçu une délégation sénégalaise conduite par Cheikh Niang et comprenant également le général Birame Diop.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties avaient réaffirmé leur volonté de consolider les relations entre le Sénégal et la Sierra Leone, alors que cette dernière s’apprête à passer le relais de la présidence tournante de l’organisation.

Ces différentes consultations interviennent dans un contexte particulier pour le Sénégal. Lors du sommet d’Abuja organisé en décembre 2025, les chefs d’État de la Cédéao avaient retenu la candidature de Dakar pour diriger la Commission durant la période 2026-2030, une première dans l’histoire de l’organisation.

Pour de nombreux observateurs, cette série de déplacements vise à renforcer le consensus régional autour du général Birame Diop avant les prochaines rencontres des dirigeants ouest-africains. Cette dynamique pourrait également accroître l’influence du Sénégal au sein de la Cédéao si le président Bassirou Diomaye Faye venait à exercer la présidence en exercice de la Conférence des chefs d’État, en parallèle de la direction de la Commission par un candidat sénégalais.

À Lomé, Cheikh Niang a salué la qualité des échanges avec les autorités togolaises et a mis en avant les liens historiques qui unissent les deux pays.

Selon lui, les discussions témoignent de l’excellence des relations entre le Sénégal et le Togo, deux États qui entretiennent une coopération étroite depuis leurs indépendances.

Le Togo rejoint ainsi la Côte d’Ivoire et la Sierra Leone parmi les partenaires régionaux consultés par Dakar dans le cadre de cette offensive diplomatique destinée à consolider les appuis nécessaires à la réussite de ses ambitions au sein de l’organisation ouest-africaine.

Sénégal : Romuald Wadagni en visite à Dakar, les Lions encore en quête de certitudes avant le Mondial

La visite officielle du président béninois Romuald Wadagni à Dakar ainsi que le dernier match de préparation des Lions du Sénégal avant la Coupe du monde 2026 dominent l’actualité des quotidiens sénégalais parus ce mercredi.

 

En déplacement au Sénégal dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail, le chef de l’État béninois Romuald Wadagni s’est entretenu mardi avec son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye. D’après Le Soleil, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer le dialogue politique, la coopération bilatérale et les efforts en faveur de l’intégration régionale. La presse s’est également largement intéressée à la prestation de l’équipe nationale du Sénégal face à l’Arabie saoudite. Opposés aux Faucons Verts lors de leur ultime rencontre amicale avant le Mondial 2026, les hommes de Pape Thiaw ont été accrochés sur un score nul et vierge (0-0) au Toyota Field de San Antonio, au Texas.

Pour le quotidien L’Info, cette rencontre a montré des progrès dans le jeu des Lions, mais elle laisse encore subsister de nombreuses interrogations avant le rendez-vous face à la France. Le journal estime que l’équipe n’a pas totalement rassuré à quelques jours de son entrée en lice dans la compétition mondiale.

Même analyse du côté de L’Observateur, qui juge la préparation insuffisante au regard des attentes. Le quotidien souligne que le Sénégal boucle ses deux matchs amicaux sans victoire, après la défaite concédée contre les États-Unis (3-2), et estime que les certitudes restent limitées avant le début du tournoi.

L’As partage également ce constat. Le journal considère que le nul face à l’Arabie saoudite, ajouté au revers contre les Américains, offre un bilan sportif peu convaincant pour une sélection qui ambitionne de réaliser un grand parcours au Mondial.

L’actualité internationale est également marquée par les auditions des candidats au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. L’ancien président sénégalais Macky Sall a été entendu mardi à Genève aux côtés des autres prétendants à cette fonction.

Selon L’Observateur, il a présenté les grandes orientations de son projet pour l’ONU, défendant une organisation plus ouverte, davantage attentive aux préoccupations des États membres et faisant du développement un instrument essentiel de paix et de stabilité.

Sur le plan politique intérieur, WalfQuotidien évoque les interrogations grandissantes autour du calendrier des élections locales prévues en 2027. Le journal estime que la rencontre annoncée entre le président Bassirou Diomaye Faye et les élus locaux, prévue le 16 juin à Diamniadio, pourrait alimenter les spéculations sur un éventuel report du scrutin.

Enfin, Les Échos revient sur le débat juridique lié au retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale après avoir quitté ses fonctions de Premier ministre. Interrogé par le journal, l’ancien député Alioune Souaré estime que le Conseil constitutionnel pourrait être amené à se prononcer sur cette question. Selon lui, si le recours de l’opposition s’appuie sur les dispositions de l’article 54 de la Constitution, la haute juridiction, chargée de proclamer les résultats des élections législatives, dispose également des fondements juridiques nécessaires pour déterminer la qualité de député, notamment à travers plusieurs articles du Code électoral.

Sénégal–Gambie : Dakar accueille la 4ᵉ session du Conseil présidentiel de coopération

La capitale sénégalaise abritera du 9 au 12 juin 2026 la 4ᵉ session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien (RCS), a annoncé le ministère gambien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de l’étranger.

Cette rencontre de haut niveau constitue l’instance suprême de coopération entre la République de Gambie et la République du Sénégal. Elle vise à renforcer les liens historiques d’amitié, de solidarité et de bon voisinage entre les deux pays.

Au fil des années, ce cadre institutionnel s’est imposé comme une plateforme stratégique de dialogue permettant d’aborder les grandes questions d’intérêt commun, notamment la paix, la sécurité, l’intégration régionale ainsi que le développement économique et social.

Les travaux de cette 4ᵉ session s’ouvriront par une réunion des hauts fonctionnaires, avant de se poursuivre avec une session ministérielle. Le point culminant interviendra le 12 juin 2026, avec la rencontre du Conseil présidentiel réunissant les chefs d’État des deux pays.

Cette ultime phase permettra d’évaluer l’état d’avancement de la coopération bilatérale et de définir de nouvelles orientations stratégiques dans les secteurs clés tels que le commerce, les transports, l’énergie, l’éducation, la culture et les échanges humains.

Les autorités gambiennes ont réaffirmé leur attachement à ce mécanisme de concertation, devenu un instrument central dans la consolidation des relations entre Dakar et Banjul. Elles ont rappelé que la précédente session, la 3ᵉ du genre, s’était tenue avec succès à Banjul du 30 juillet au 1ᵉʳ août 2023, et avait permis de renouveler les engagements en faveur d’une coopération renforcée.

À l’approche de cette nouvelle édition, les deux parties affichent leur volonté de poursuivre la dynamique de rapprochement et de promouvoir une collaboration durable au service des populations des deux pays.

Dakar accueillera le FORA’ESS 2026, un grand rendez-vous africain dédié à l’économie sociale et solidaire

La capitale sénégalaise abritera du 7 au 9 juillet 2026 la deuxième édition du Forum Africain de l’Économie Sociale et Solidaire (FORA’ESS). Près de 2 500 participants issus d’une trentaine de pays africains et d’autres régions du monde sont attendus pour cette rencontre consacrée aux enjeux du développement inclusif.

L’annonce a été faite lundi à Diamniadio par le ministre sénégalais de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, lors de l’installation officielle du Comité local d’organisation. À cette occasion, le ministre a souligné que cet événement constitue une étape importante pour le développement de l’économie sociale et solidaire sur le continent et témoigne du dynamisme des initiatives africaines dans ce domaine.

Prévue initialement dans un autre pays, cette édition du forum a finalement été confiée au Sénégal à la suite de circonstances ayant empêché sa tenue dans les conditions envisagées. Les autorités sénégalaises ont alors accepté d’assurer l’organisation afin de garantir la continuité de cette plateforme panafricaine. Pour Dr Alioune Dione, ce choix traduit la volonté du Sénégal de promouvoir un modèle économique fondé sur la solidarité, l’inclusion sociale et la coopération entre les peuples.

Un engagement affirmé en faveur de l’économie sociale et solidaire

Ces dernières années, le Sénégal a renforcé sa place parmi les pays africains les plus engagés dans la promotion de l’économie sociale et solidaire, aussi bien au niveau régional qu’international.

Le pays a notamment participé aux initiatives ayant abouti à la reconnaissance de ce modèle économique par les Nations Unies comme un outil au service du développement durable. Il dispose également d’un cadre juridique spécifique, d’une loi d’orientation et d’une stratégie nationale consacrée à ce secteur.

Cette orientation s’inscrit dans les priorités définies par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a fait de 2026 « l’Année de l’Économie Sociale et Solidaire et de l’Emploi ».

Une rencontre centrée sur les défis du continent

Le forum sera organisé autour du thème : « L’Économie Sociale et Solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence en Afrique ».

À travers cette réflexion, les organisateurs entendent apporter des réponses aux grands défis auxquels le continent est confronté, notamment le chômage des jeunes, la pauvreté, les inégalités sociales et les enjeux liés à l’environnement.

Les autorités sénégalaises considèrent que l’économie sociale et solidaire constitue un levier capable de soutenir les initiatives locales, de renforcer les communautés et de favoriser une croissance plus équitable.

Trois jours d’échanges pour bâtir des partenariats durables

Pendant la durée du forum, Dakar réunira des représentants des pouvoirs publics, des chercheurs, des organisations de la société civile, des coopératives, des mutuelles, des entreprises sociales, des institutions financières ainsi que des partenaires techniques et au développement.

L’ambition est de créer un espace de concertation permettant de partager des expériences, de formuler des recommandations et de développer des partenariats en faveur de l’économie sociale et solidaire en Afrique.

Le ministre a d’ailleurs invité les organisations internationales, les institutions régionales, les fondations, les structures publiques, les acteurs du développement et les médias à contribuer activement au succès de cette rencontre.

Avec cette édition 2026, le FORA’ESS ambitionne de s’imposer comme l’un des principaux rendez-vous africains consacrés à une économie plus inclusive, plus solidaire et davantage tournée vers le développement durable.

La cérémonie de lancement s’est achevée par l’installation officielle du Comité local d’organisation, donnant ainsi le coup d’envoi des préparatifs de l’événement.

Diomaye Faye appelle les jeunes champions sénégalais à concilier football et études

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli lundi 8 juin au Palais de la République les sélections nationales des moins de 15 ans et des moins de 17 ans, récemment couronnées sur la scène africaine. À cette occasion, il a encouragé les jeunes sportifs à concilier carrière sportive et réussite scolaire.

Les deux équipes ont été honorées après leurs performances remarquées : les U17 ont remporté la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie au Maroc, tandis que les U15 se sont imposés lors du Championnat d’Afrique de football scolaire organisé au Zimbabwe. Au cours de la cérémonie, le chef de l’État a félicité les joueurs et leurs encadreurs pour avoir porté haut les couleurs du Sénégal, saluant leur détermination et leur esprit de compétition.

S’adressant aux jeunes champions, il a insisté sur les qualités humaines qui doivent accompagner le talent sportif, les invitant à cultiver le respect, la modestie et le fair-play. Selon lui, les grandes victoires reposent autant sur le caractère que sur les aptitudes techniques. Bassirou Diomaye Faye a également rappelé l’importance de l’éducation, estimant que les études constituent un pilier essentiel pour préparer l’avenir. Il a souligné que la pratique du football ne devait en aucun cas éloigner les jeunes des salles de classe.

Évoquant le parcours des U15, vainqueurs de la compétition continentale disputée à Harare, il a présenté leur réussite comme la preuve qu’il est possible d’allier excellence académique et performances sportives. À propos des U17, sacrés à Rabat après une finale conclue par une séance de tirs au but, le président a mis en avant leur sang-froid et leur capacité à surmonter les moments de forte pression.  La cérémonie a été marquée par la remise de la médaille Gaïndé de la performance aux joueurs ainsi qu’aux membres des différents staffs techniques. Le chef de l’État a en outre annoncé un soutien financier global de 311,42 millions de francs CFA destiné aux jeunes champions, aux encadreurs et aux structures de formation qui les accompagnent.

D’après la présidence sénégalaise, cet accompagnement comprend notamment des bourses d’études ou de formation, une couverture sanitaire ainsi que des équipements pédagogiques destinés à favoriser leur parcours scolaire et sportif.

Le Sénégal poursuivra bientôt cette dynamique sur la scène internationale, puisque la sélection U17 fait partie des dix équipes africaines qualifiées pour la Coupe du monde de la catégorie, prévue du 19 novembre au 13 décembre 2026 au Qatar.

Sénégal : les jeunes champions célébrés par le chef de l’État, tandis que les débats politiques se poursuivent dans la presse nationale

La réception des équipes nationales sénégalaises des moins de 15 ans et des moins de 17 ans par le président Bassirou Diomaye Faye domine l’actualité des quotidiens parvenus mardi. Les journaux reviennent également sur plusieurs sujets politiques et institutionnels.

 

Après leurs sacres continentaux, les sélections U15 et U17 ont été honorées au palais de la République lors d’une cérémonie officielle présidée par le chef de l’État. Selon plusieurs médias, cette réception a été l’occasion de saluer les performances des jeunes footballeurs et de réaffirmer le soutien des autorités au développement du sport.

À cette occasion, une enveloppe globale de 311,42 millions de FCFA a été annoncée au profit des joueurs, des staffs techniques et des ligues sportives. Chaque champion bénéficiera notamment d’une prime individuelle, d’un iPad de 11e génération, d’une couverture médicale valable deux ans ainsi que d’une bourse scolaire sur une période de vingt-quatre mois.

Pour les observateurs, ces mesures traduisent une volonté d’accompagner durablement les jeunes talents, aussi bien sur le plan sportif que social et éducatif. Le président Bassirou Diomaye Faye a d’ailleurs souligné que « le talent permet de gagner des matchs, tandis que le caractère permet de remporter des titres », tout en présentant le sport comme un levier de souveraineté et de rayonnement international.

Parallèlement, la presse s’intéresse aux prochaines élections municipales et territoriales prévues en janvier 2027. À mesure que l’échéance approche, des interrogations persistent autour du calendrier électoral. Plusieurs organisations de la société civile réclament davantage de transparence et rejettent toute hypothèse de report du scrutin, estimant qu’un manque de visibilité pourrait fragiliser la confiance dans le processus démocratique.

Sur le plan institutionnel, l’attention se porte également sur le recours déposé devant le Conseil constitutionnel concernant le retour d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale après son passage à la Primature. Les sages sont appelés à se prononcer sur la conformité de cette réintégration avec les dispositions légales en vigueur.

L’actualité économique n’est pas en reste. Le président de la Confédération nationale des entreprises du Sénégal, Abdel Kader Ndiaye, déplore l’absence des acteurs économiques dans les concertations nationales engagées par les autorités, estimant que leur contribution est indispensable aux grandes réformes.

Enfin, la question foncière alimente aussi les débats. Le khalife de Ndiassane a saisi le chef de l’État pour dénoncer ce qu’il présente comme un vaste phénomène de morcellement et d’occupation irrégulière de terres dans plusieurs régions du pays, appelant à une intervention rapide des pouvoirs publics.

Coupe du monde 2026 : Koulibaly appelle les Lions à ne pas se focaliser sur le choc face à la France

Le capitaine de l’équipe nationale du Sénégal, Kalidou Koulibaly, a appelé ses coéquipiers à ne pas réduire la Coupe du monde à la seule affiche face à la France, prévue le 16 juin 2026 pour l’entrée en lice des Lions.

« Il ne faut pas résumer cette Coupe du monde à ce match contre la France », a-t-il insisté, invitant à adopter une vision plus globale de la compétition.

Le défenseur sénégalais s’exprimait dimanche lors d’une édition spéciale de l’émission “After Foot” de la radio française RMC, délocalisée à Dakar dans le cadre des préparatifs du Mondial organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada du 11 juin au 19 juillet 2026. Le Sénégal débutera la compétition face à la France au Stade de New York, avant d’enchaîner contre la Norvège le 23 juin au MetLife Stadium, dans le New Jersey.

Revenant sur cette affiche d’ouverture, Koulibaly a reconnu l’importance de l’événement tout en appelant à la prudence face à l’excès de symbolisme historique. Il a notamment rappelé la victoire sénégalaise de 2002 contre la France, tout en estimant que ce passé ne devait pas influencer la préparation actuelle.

« On sait que ce sera un match très important contre l’équipe de France. On veut bien démarrer la compétition, et cela passe par une victoire. Mais on va oublier ce qu’il s’est passé en 2002. Nous sommes en 2026 », a-t-il déclaré.

Le capitaine des Lions a également évoqué les ambitions de la sélection sénégalaise, soulignant que les attentes sont élevées pour cette nouvelle participation au Mondial. Selon lui, atteindre au minimum les quarts de finale constitue un premier objectif, même si le groupe nourrit des ambitions plus grandes.

« On espère aller au moins jusqu’en quart de finale. Ensuite, chacun a un rêve plus loin en tête », a-t-il confié.

De retour de blessure, Koulibaly s’est dit confiant dans les capacités de son équipe à rivaliser avec les meilleures nations mondiales. Il estime que la clé réside dans la confiance collective : « Personne ne croira en nous si nous ne croyons pas d’abord en nous-mêmes. Nous sommes capables de faire une grande Coupe du monde », a conclu le défenseur sénégalais.

Dakar : six étrangers arrêtés dans une vaste affaire de fraude aux télécommunications

La Brigade de recherches de la gendarmerie de Dakar a procédé à l’interpellation de six ressortissants étrangers, soupçonnés d’être impliqués dans une opération de fraude aux télécommunications. L’affaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la criminalité économique et les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication.

Cette intervention fait suite à une plainte déposée par la SONATEL, qui a signalé l’existence d’un dispositif frauduleux visant à détourner du trafic international de messages SMS vers le réseau local. Un procédé illégal qui aurait engendré des pertes financières significatives pour l’opérateur national.

À la suite de cette alerte, des investigations techniques ont été menées conjointement par les enquêteurs de la gendarmerie et les équipes spécialisées de la SONATEL. L’exploitation des données recueillies a permis de remonter jusqu’à un site suspect situé dans la zone de Ngor, à Dakar.

Une opération ciblée a ensuite été déclenchée, conduisant à l’arrestation des six individus sur place. Les forces de sécurité ont également mis la main sur un important arsenal de matériels utilisés pour ces activités frauduleuses.

Parmi les équipements saisis figurent des ordinateurs portables, des passerelles GSM de type SIMBOX, des modems et routeurs internet, des boîtiers de communication VOIP, plusieurs téléphones portables, ainsi qu’un stock de cartes SIM appartenant à différents opérateurs. Du matériel de stockage numérique et divers accessoires informatiques ont également été confisqués.

Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur réelle du réseau démantelé et d’identifier d’éventuelles complicités dans cette affaire de fraude organisée aux télécommunications.

Sénégal : dernière séance des Lions avant leur départ pour San Antonio

La sélection nationale du Sénégal a bouclé ce dimanche matin sa dernière séance d’entraînement sur les terrains de la NC State University, à Raleigh. Cette ultime répétition intervient à la veille du déplacement de l’équipe vers San Antonio, où elle doit disputer un second match amical face à l’Arabie saoudite le 9 juin.

Dirigés par le sélectionneur Pape Thiaw, les Lions ont travaillé pendant plus de deux heures. La séance était principalement consacrée aux ajustements tactiques de dernière minute ainsi qu’au renforcement de la cohésion collective au sein du groupe. Tout au long de l’entraînement, les joueurs ont fait preuve d’une forte intensité et d’un engagement notable, traduisant la volonté du groupe de monter en puissance à l’approche des prochaines échéances.

La séance s’est conclue par une opposition interne entre deux équipes formées par le staff technique. Cet exercice a permis au sélectionneur d’évaluer une dernière fois l’état de forme de ses joueurs avant le départ pour le Texas. À l’issue de ce stage de préparation à Raleigh, la délégation sénégalaise a pris la direction de San Antonio. L’objectif est clair : poursuivre la dynamique de progression observée depuis le début du regroupement.

Ce deuxième match amical contre l’Arabie saoudite, prévu mardi au Toyota Field, constituera un nouveau test important pour les Lions. Il s’inscrit dans la préparation globale de la Coupe du monde, avec en ligne de mire leur entrée en compétition face à la France, le 16 juin dans le New Jersey.