La CAF inflige au Sénégal une lourde sanction, avec une amende de plus de 600 000 dollars et cinq matches de suspension pour Pape Thiaw.

Après une finale électrique face au Maroc, la CAF a infligé de lourdes sanctions au Sénégal et au pays hôte, tout en validant le sacre des Lions.

Le sélectionneur des Lions du Sénégal, Pape Bouna Thiaw, a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels de la Confédération africaine de football (CAF), assortie d’une amende de 100 000 dollars américains, soit environ 66 millions de francs CFA. Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont, pour leur part, été suspendus pour deux rencontres chacun, à l’issue des sanctions disciplinaires prononcées mercredi par le jury disciplinaire de la CAF, à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) Maroc 2025.

Ces décisions ont été rendues publiques par la CAF après l’examen des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025, disputée au Maroc entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026, opposant le Sénégal au pays organisateur.

La rencontre a été marquée par de vives tensions. Tout est parti d’un penalty accordé au Maroc par l’arbitre, quelques minutes après un but refusé au Sénégal. Cette décision controversée avait conduit le sélectionneur sénégalais à demander à ses joueurs de regagner les vestiaires, en signe de protestation.

Après concertation, l’équipe sénégalaise, conduite par son capitaine Sadio Mané, a finalement accepté de reprendre le jeu. Les Lions se sont ensuite imposés grâce à une réalisation de Pape Guèye, auteur de l’unique but de la finale.

Selon le communiqué officiel, Pape Bouna Thiaw a été sanctionné pour « conduite antisportive en violation des principes de fair-play et d’intégrité du Code disciplinaire de la CAF », ainsi que pour « atteinte à l’image du football ». Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont, quant à eux, été suspendus pour « comportement antisportif envers l’arbitre ».

Outre ces sanctions individuelles, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars US, soit environ 405,9 millions de francs CFA. Cette somme comprend 300 000 dollars pour le comportement inapproprié des supporters, 300 000 dollars pour la conduite antisportive des joueurs et de l’encadrement technique, ainsi que 15 000 dollars pour cumul d’avertissements de cinq joueurs durant la rencontre. Les sanctions CAF Sénégal n’ont pas épargné la partie marocaine. Le jury disciplinaire a également statué contre la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et certains joueurs.

Le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, a été suspendu pour deux matchs officiels CAF, dont un avec sursis valable un an, pour comportement antisportif. Le milieu de terrain Ismaël Saibari a écopé de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars US.

Sur le plan institutionnel, la FRMF a été condamnée à une amende totale de 315 000 dollars US, soit environ 207,9 millions de francs CFA. Cette sanction concerne notamment le comportement des ramasseurs de balles, l’envahissement de la zone VAR par les joueurs et le staff technique, ainsi que l’utilisation de lasers par les supporters marocains.

Par ailleurs, le jury disciplinaire de la CAF a rejeté la protestation introduite par la Fédération marocaine, qui invoquait de présumées violations des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des nations par la Fédération sénégalaise de football.

Ces articles portent sur la gestion des abandons de terrain. L’article 82 stipule qu’une équipe quittant le terrain sans autorisation est considérée comme perdante, tandis que l’article 84 prévoit une défaite par forfait (3-0), une exclusion de la compétition et d’éventuelles sanctions supplémentaires.

CAN 2025 : Les sanctions sont tombées mais les Lions demeurent champions d’Afrique.

SÉNÉGAL- REVUE DE PRESSE

Les sanctions prononcées contre le Sénégal par le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), à la suite des incidents survenus lors de la finale de la CAN 2025 face au Maroc, continuent de susciter de nombreuses réactions dans la presse sénégalaise, jeudi, selon les quotidiens parvenus à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

La CAF a officiellement communiqué les décisions de son jury disciplinaire concernant les incidents enregistrés lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée au Maroc entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026, opposant le Sénégal au pays hôte.

« Le Sénégal lourdement sanctionné », titre à sa Une le quotidien L’As, estimant que la commission de discipline de la CAF n’a montré aucune indulgence face aux altercations ayant marqué la fin de cette finale de la 35e édition de la CAN, disputée à Rabat.

Le sélectionneur des Lions, Pape Bouna Thiaw, a écopé d’une suspension de cinq matchs officiels CAF assortie d’une amende de 100 000 dollars américains, soit environ 66 millions de francs CFA. Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont, pour leur part, été suspendus pour deux matchs chacun.

Sur le plan institutionnel, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a été condamnée à une amende globale de 615 000 dollars US, soit près de 406 millions FCFA. Cette sanction se décompose en 300 000 dollars pour le comportement inapproprié des supporters, 300 000 dollars pour la conduite antisportive des joueurs et de l’encadrement technique, et 15 000 dollars pour cumul d’avertissements.

Les sanctions CAF Sénégal ont également concerné la partie marocaine. Le jury disciplinaire a infligé des sanctions à la Fédération royale marocaine de football (FRMF) ainsi qu’à certains joueurs. Le défenseur du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, a été suspendu pour deux matchs CAF, dont un avec sursis sur une période d’un an, pour comportement antisportif. Ismaël Saibari a, quant à lui, écopé de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars US.

La FRMF a également été condamnée à une amende totale de 315 000 dollars US, soit environ 208 millions FCFA, pour divers manquements, notamment le comportement des ramasseurs de balles, l’envahissement de la zone VAR par des joueurs et membres du staff, ainsi que l’utilisation de lasers par des supporters.

Le jury disciplinaire de la CAF a par ailleurs rejeté la réclamation introduite par la Fédération marocaine, qui demandait l’annulation de la victoire sénégalaise.

Pour L’As, ces décisions visent à sanctionner des comportements jugés antisportifs, notamment la sortie temporaire des joueurs sénégalais du terrain en signe de protestation contre certaines décisions arbitrales. Malgré ces sanctions sportives et financières, le Sénégal conserve son titre de champion d’Afrique.

L’Info estime également que la CAF a « lourdement puni » le Sénégal, tout en soulignant que ce verdict juridique, bien que clôturant le dossier, n’efface pas totalement les tensions d’une finale historique appelée à faire l’objet de recours.

De son côté, Sud Quotidien s’interroge sur l’équité de ces sanctions CAF Sénégal, notant que le jury disciplinaire n’a pas suivi la demande marocaine visant à déclarer le Sénégal forfait. Le journal estime toutefois que les deux camps ont été sanctionnés de manière proportionnelle à leurs responsabilités.

Selon L’Observateur, la FSF a pris acte des décisions et indiqué qu’après analyse, elle se prononcera, dans les délais réglementaires, sur les suites à donner auprès des instances compétentes de la CAF. La fédération sénégalaise se félicite néanmoins du rejet de la réclamation marocaine visant une défaite sur tapis vert.

Conférence ONU 2026 : Dakar et Abu Dhabi misent sur l’eau pour renforcer leur partenariat

La co-organisation de la Conférence des Nations unies sur l’eau en décembre 2026 apparaît comme un levier stratégique pour renforcer les relations entre le Sénégal et les Émirats arabes unis, selon le vice-ministre émirati Abdulla Balalaa.

 

La co-organisation de la Conférence des Nations unies prévue en décembre 2026 constitue une occasion stratégique pour le Sénégal et les Émirats arabes unis de consolider davantage leurs relations bilatérales, a estimé le vice-ministre émirati chargé de l’Énergie et du Développement durable, Abdulla Balalaa.

« La co-organisation de la Conférence des Nations unies sur l’eau représente une opportunité majeure pour approfondir et renforcer encore plus les relations entre nos deux pays », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS.

Le vice-ministre a mis en avant la solidité des liens entre Dakar et Abu Dhabi, rappelant que les Émirats arabes unis figurent parmi les principaux investisseurs étrangers au Sénégal. Il a également insisté sur les relations d’amitié qui unissent les deux États, évoquant la visite du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, aux Émirats arabes unis en décembre 2024, suivie de celle du Premier ministre Ousmane Sonko en septembre dernier.

« Nous avons été très honorés et heureux d’accueillir le Président de la République du Sénégal à l’occasion de la Semaine du développement durable d’Abu Dhabi », a souligné Abdulla Balalaa, saluant le discours prononcé par le chef de l’État sénégalais lors de cet événement.

Selon lui, le Sénégal et les Émirats arabes unis, en tant que co-organisateurs de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, œuvrent conjointement à l’atteinte de l’Objectif de développement durable numéro 6 (ODD 6), visant l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène d’ici 2030.

« Les Émirats arabes unis et le Sénégal ont pris l’engagement de ne ménager aucun effort pour atteindre l’ODD 6 », a-t-il assuré, précisant que cette conférence sera la première exclusivement consacrée à la mise en œuvre de cet objectif des Nations unies.

Chef de la délégation émiratie à la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026, tenue récemment à Dakar, Abdulla Balalaa a attiré l’attention sur le déficit structurel de financement dans le secteur de l’eau.

« Lorsque nous évoquons les mécanismes à mettre en place, le financement reste un enjeu central. Il existe un déficit de plusieurs milliards de dollars dans le financement de l’eau », a-t-il relevé.

Le responsable émirati a également pointé la difficulté pour de nombreux États membres à élaborer et appliquer des normes et des réglementations efficaces dans ce domaine.

« Nous faisons face à un déficit que nous souhaitons combler », a-t-il insisté, précisant que la priorité des Émirats arabes unis est de maintenir la question de l’eau à l’agenda international, au plus haut niveau politique.

Dans cette dynamique, les Émirats arabes unis affirment avoir œuvré sans relâche, ces deux dernières années, pour intégrer davantage la problématique de l’eau dans les différents cadres multilatéraux. Abdulla Balalaa a également rappelé que la question a été récemment abordée lors du Forum économique mondial de Davos.

« Nous avons évoqué la Conférence des Nations unies sur l’eau à Davos », a-t-il indiqué, appelant les décideurs politiques à mieux appréhender les enjeux liés à la gestion durable de l’eau.

« Nous sommes convaincus que les dirigeants doivent pleinement mesurer l’importance stratégique de l’eau, notamment pour la paix, la sécurité, la croissance économique et la lutte contre le changement climatique », a conclu Abdulla Ahmed Balalaa.

Tchad : Maréchal Déby attendu à Paris pour redéfinir les relations Tchad-France

Deux mois après la fin de l’accord de défense, le président tchadien Maréchal Déby Itno est à Paris pour renforcer la coopération bilatérale avec la France.

 

Le président tchadien, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, est à Paris ce mardi 28 janvier 2026 pour une visite officielle, à l’invitation du président français Emmanuel Macron. Cette rencontre intervient deux mois après la résiliation par N’Djamena de l’accord de défense signé avec la France en 2019.

Selon la présidence tchadienne, la visite a pour objectif de consolider les liens bilatéraux et de revisiter la coopération entre les deux pays, dans un esprit de dialogue et de respect mutuel. Au programme, un entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État pour discuter de questions d’intérêt commun sur les plans bilatéral, régional et international.

À son départ de N’Djamena, le président Déby Itno a été salué par le Premier ministre, l’ambassadeur Allah-Maye Halina, le général Yangmargue Beh Félix, chef d’État-Major général des armées, ainsi que plusieurs membres du gouvernement et responsables de la présidence.

Cette visite intervient plus d’un an après l’annonce par le Tchad de la résiliation de l’accord de coopération en matière de défense avec Paris, une décision présentée à l’époque comme un « tournant historique » par le gouvernement tchadien, visant à renforcer sa souveraineté et à redéfinir ses partenariats stratégiques.

Il s’agit du deuxième déplacement officiel du Maréchal Déby en France depuis son investiture en mai 2024, après sa participation au Sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre 2024. Le Tchad demeure un partenaire clé de la France dans le Sahel, notamment dans les domaines de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme.

Sénégal : une raffinerie de 600 tonnes par jour inaugurée à Sendou

Le Président Bassirou Diomaye Faye a inauguré, mardi à Sendou, la raffinerie Mavamar Industries SA, un projet industriel majeur présenté comme un levier de souveraineté alimentaire et de création d’emplois.

 

Le Président de la République a présidé, mardi, à Sendou, dans le département de Rufisque (ouest), la cérémonie d’inauguration de la raffinerie Mavamar Industries SA, une unité industrielle dotée d’une capacité de raffinage de 600 tonnes d’huile par jour.

« L’infrastructure que nous inaugurons cet après-midi dépasse le simple cadre d’un outil de production. Elle incarne une étape majeure dans la transformation structurelle de notre économie », a déclaré le chef de l’État.

Le Président Bassirou Diomaye Faye s’est félicité de l’envergure de l’investissement, saluant la qualité des installations réalisées ainsi que le niveau technologique atteint par Mavamar Industries SA. Selon lui, la mise en place de cette raffinerie illustre « de façon éloquente la capacité du secteur privé à porter des projets créateurs d’emplois durables », contribuant ainsi au développement économique national.

« Notre ambition est sans équivoque : produire plus, transformer localement et consommer ce que nous produisons », a insisté le chef de l’État, soulignant le rôle stratégique que jouera Mavamar Industries SA dans cette dynamique.

Le Président de la République a rappelé que l’État a pour mission d’assurer la régulation des secteurs économiques et de garantir la protection des investisseurs, tandis que les entrepreneurs « prennent des risques, innovent, créent des emplois et génèrent de la richesse ». De son côté, le directeur général de l’entreprise, Souleymane Ndoye, a indiqué que l’investissement global ayant conduit à la création de Mavamar Industries SA s’élève à 60 milliards de francs CFA. La raffinerie devrait permettre la création d’environ 450 emplois directs et près de 200 emplois indirects, a précisé M. Ndoye.

« Ce projet constitue une contribution significative à la souveraineté alimentaire du Sénégal. Une extension de notre capacité de trituration des graines d’arachide est prévue dès la première année d’exploitation », a-t-il annoncé.

Selon les informations communiquées par la direction générale, Mavamar Industries SA est une société anonyme de droit sénégalais créée en 2021. Implantée sur une superficie de 23 hectares dans la zone portuaire de Sendou, la raffinerie sera alimentée en énergie par une centrale solaire.

Avec une capacité de raffinage de 600 tonnes d’huile par jour, Mavamar Industries SA produira des huiles alimentaires destinées au marché local, contribuant ainsi à la réduction des importations, selon sa direction générale.

Sénégal-Maroc : La CAF ouvre une enquête disciplinaire

La procédure disciplinaire ouverte par la CAF après la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc a franchi une étape décisive, avec la clôture des auditions et la mise en délibéré du dossier.

 

La procédure disciplinaire engagée par la Confédération africaine de football (CAF) à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 est entrée dans une étape déterminante. À l’issue de l’audience tenue le mardi 27 janvier 2026, le Jury disciplinaire a décidé de mettre l’affaire en délibéré après la clôture des auditions.

Dans un communiqué rendu public mardi soir, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a confirmé sa comparution devant l’instance disciplinaire, « représentée par son Secrétaire général ». La FSF indique que le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw, ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, ont été entendus et ont présenté leurs arguments de défense.

La procédure fait suite aux rapports établis par les officiels de la rencontre et aux réserves déposées à l’issue de la finale disputée le 18 janvier 2026 au stade Moulay Abdellah de Rabat. Le Jury disciplinaire a passé en revue l’ensemble des pièces versées au dossier, notamment les rapports officiels et les images de la rencontre.

Conformément au calendrier fixé par la présidente du Jury disciplinaire de la CAF, le Jury disciplinaire devrait rendre la décision finale dans un délai de quarante-huit heures. L’audience visait à examiner les incidents survenus lors de la finale et à apprécier les faits au regard des textes réglementaires en vigueur au sein de l’instance continentale.

Pour rappel, la CAF avait déjà qualifié de « inacceptable » le comportement de certains joueurs et officiels lors de cette finale, annonçant l’ouverture d’un examen approfondi des images et des rapports en vue d’éventuelles sanctions.

De son côté, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a indiqué avoir saisi les instances compétentes de la CAF et de la FIFA à la suite du retrait de l’équipe sénégalaise du terrain. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a également condamné ces agissements, estimant qu’abandonner le terrain est « inacceptable » et rappelant que la violence n’a pas sa place dans le football.

Décès d’Halima Gadji : le cinéma et la télévision Sénégalaise et Africains en deuil

Connue pour son rôle marquant dans la série Maîtresse d’un homme marié, l’actrice sénégalaise Halima Gadji est décédée à 37 ans en France, laissant derrière elle une carrière riche et une forte empreinte dans l’audiovisuel africain.

 

L’actrice sénégalaise Halima Gadji est décédée lundi en France, à la suite d’un malaise, à l’âge de 37 ans, selon plusieurs médias qui ont relayé l’information dans la soirée. Figure emblématique du petit écran sénégalais, elle s’est révélée au grand public à travers son rôle de Marième Dial dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié, une production de la société Marodi lancée en 2019. Une œuvre à la fois controversée et populaire, qui a largement contribué à asseoir sa notoriété. Au fil des années, Halima Gadji a multiplié les apparitions dans des séries et films au Sénégal, en Côte d’Ivoire et sur d’autres scènes africaines.

Actrice accomplie, elle était également consultante mode, mannequin et entrepreneuse. Née en 1989 à Dakar, entre la Médina et Sacré-Cœur, elle était issue d’un métissage culturel, avec une mère marocaine-algérienne et un père sénégalais.

Les circonstances exactes ainsi que le lieu précis de son décès n’étaient pas encore communiqués jusque tard dans la soirée. Quelques heures avant l’annonce de sa disparition, l’actrice avait publié un message sur sa page Facebook, évoquant le casting de la saison 2 de Nouvelle reine, une téléréalité diffusée sur Canal+ Afrique.

Passionnée de mannequinat, Halima Gadji découvre très tôt l’univers du casting, dès l’âge de 15 ans, nourrissant l’ambition affirmée de vivre de son art. Elle fait ensuite ses premiers pas au cinéma et à la télévision dans des productions telles que Tundu Wundu (2015) et Sakho & Mangane (2018-2020).

Son interprétation de Marième Dial dans Maîtresse d’un homme marié (2019-2021) marque un tournant décisif dans sa carrière. Son talent, sa prestance et sa personnalité affirmée attirent alors l’attention de nombreuses maisons de production. Elle étend progressivement sa carrière au-delà des frontières sénégalaises, notamment en Côte d’Ivoire, où son jeu d’actrice est salué.

Derrière cette trajectoire artistique brillante, la vie de Halima Gadji a également été marquée par des périodes de fragilité personnelle. Ces dernières années, sa carrière a connu des interruptions liées à des difficultés psychologiques, qui ont parfois freiné son élan artistique.

Coopération Sénégal-Maroc : 17 nouveaux accords on été conclus pour approfondir le partenariat bilatéral

Réunis à Rabat dans le cadre de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte, le Sénégal et le Maroc ont signé 17 accords de coopération couvrant plusieurs secteurs stratégiques, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales.

 

Le Sénégal et le Maroc ont conclu, lundi à Rabat, la signature de 17 nouveaux accords de coopération, à l’issue des travaux de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte sénégalo-marocaine, ouverte le même jour dans la capitale du Royaume chérifien. Les différents accords ont été signés par des ministres et responsables administratifs des deux pays, en présence du chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, et du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko.

Ces textes de coopération couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures portuaires, l’enseignement supérieur, la sécurité routière, la fiscalité, les finances publiques, la coopération industrielle, la santé animale ainsi que l’économie numérique.

Selon les autorités marocaines, ces nouveaux accords traduisent la volonté commune de Dakar et de Rabat de renforcer leur partenariat bilatéral. « Ces signatures portent sur des domaines variés tels que la fiscalité, les finances publiques, l’environnement, l’énergie, l’économie numérique, le développement industriel, les infrastructures portuaires, l’agriculture, le transport, la jeunesse et la sécurité sanitaire », a précisé le responsable marocain chargé de la présentation des 17 accords.

À l’issue de la cérémonie de signature, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, et son homologue marocain, Aziz Akhannouch, ont procédé à la signature du procès-verbal marquant la clôture officielle des travaux de la 15ᵉ session de la Grande Commission mixte sénégalo-marocaine.

Sonko à Rabat : renforcer le partenariat stratégique Sénégal-Maroc

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, est arrivé tôt ce lundi matin à Rabat, pour une visite officielle au Maroc, à l’occasion de la 15ᵉ Grande Commission mixte de coopération sénégalo-marocaine, a constaté l’envoyé spécial de l’APS.

À son arrivée à l’aéroport de Rabat peu après 7 heures GMT, le chef du gouvernement sénégalais a été accueilli par son homologue marocain, Aziz Akhannouch, et plusieurs responsables officiels du Royaume. La délégation de M. Sonko comprend plusieurs ministres clés, dont Cheikh Niang (Affaires étrangères et Sénégalais de l’extérieur), Daouda Ngom (Enseignement supérieur, Recherche et Innovation), Serigne Guèye Diop (Industrie et Commerce), Abdourahmane Sarr (Économie, Plan et Coopération) et Mabouba Diagne (Agriculture, Élevage et Souveraineté alimentaire).

Une coopération stratégique et multidimensionnelle

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens historiques et du partenariat stratégique entre Dakar et Rabat, souligne le Bureau d’information gouvernemental (BIG-Gouv). Le document rappelle que la coopération bilatérale couvre des secteurs essentiels tels que l’économie, les finances, l’enseignement supérieur, la santé, la défense et la sécurité, l’agriculture, l’énergie, les mines, la pêche, l’hydraulique, l’habitat et la justice.

Des échanges commerciaux en forte progression

Les échanges commerciaux entre le Sénégal et le Maroc affichent une croissance soutenue. Selon le BIG-Gouv, les exportations sénégalaises vers le Maroc ont atteint 24,7 milliards FCFA en 2024, soit une augmentation de 26,2% par rapport à 2023 (19,6 milliards FCFA). Cette performance est essentiellement portée par les secteurs halieutique et agroalimentaire, principaux moteurs de l’offre sénégalaise sur le marché marocain.

Du côté des importations, le Sénégal a enregistré 147 milliards FCFA en provenance du Maroc en 2024, en hausse de 19,2% par rapport à 2023 (123,4 milliards FCFA), après une progression notable de 33,6% entre 2022 et 2023. Cette dynamique traduit la vitalité du commerce bilatéral et le renforcement du partenariat économique entre les deux pays.

Coopération Sénégal Maroc : Sonko est à Rabat dans le cadre de la 15ᵉ Grande Commission mixte de coopération bilatérale entre Dakar et Rabat

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, sera au Maroc les 26 et 27 janvier 2026 pour participer à la 15ᵉ Grande Commission mixte de coopération bilatérale entre Dakar et Rabat. Cette visite officielle constitue son premier déplacement au Royaume depuis sa nomination en avril 2024 et s’inscrit dans un contexte de partenariat stratégique renforcé, déjà matérialisé par plus de 130 accords et des échanges commerciaux en forte croissance, selon une note du Bureau d’information et de communication du gouvernement (BIC GOUV).

Des relations bilatérales solides et historiques

Le Sénégal et le Maroc entretiennent des relations diplomatiques étroites et diversifiées, couvrant l’économie, les finances, l’enseignement supérieur, la santé, la défense et sécurité, l’agriculture, l’énergie, les mines, la pêche, l’hydraulique, l’habitat et la justice. Ces liens reposent sur une histoire commune et des affinités culturelles anciennes. Depuis la signature du premier accord bilatéral en novembre 1960, près de 30 nouveaux accords sont actuellement en cours de négociation, tandis que plus de 130 accords ont déjà été conclus.

Les visites royales à Dakar en 2013, 2015 et 2016 ont renforcé cet axe stratégique, et les deux pays collaborent régulièrement sur les scènes multilatérales, partageant des positions convergentes sur des dossiers internationaux et régionaux, et participant mutuellement aux sommets et forums.

Une dynamique commerciale en nette progression

Les échanges commerciaux entre Dakar et Rabat connaissent une forte croissance. En 2024, les exportations sénégalaises vers le Maroc ont atteint 24,7 milliards FCFA, soit une progression de 26,2% par rapport à 2023, portée par les secteurs halieutique et agroalimentaire. Le Sénégal exporte notamment poissons frais et conserves, pâte d’arachide, noix de coco, noix de cajou, mangues et piments.

Les importations sénégalaises en provenance du Maroc ont totalisé 147 milliards FCFA en 2024, en hausse de 19,2% par rapport à 2023, avec des produits tels que pâtes alimentaires, couscous, détergents, boulonnerie, fruits et légumes. La balance commerciale demeure déficitaire pour le Sénégal, avec un déficit de 104,7 milliards FCFA en 2024.

Investissements marocains et coopération sectorielle

L’investissement direct étranger marocain au Sénégal a connu une progression constante, atteignant près de 136 millions USD en 2019, avec une implantation dans l’agroalimentaire, la pharmacie, l’énergie, les BTP, les mines et les services. Plusieurs banques marocaines majeures, telles que BMCE Bank of Africa, Attijariwafa Bank et la Banque Centrale Populaire via Banque Atlantique, renforcent ce lien stratégique, tout comme les acteurs de la microfinance et des assurances.

La coopération couvre également l’enseignement supérieur, avec des échanges de bourses et l’accueil d’étudiants, le transport aérien avec Royal Air Maroc et Air Sénégal SA, le secteur de l’énergie, la santé et la défense. Des initiatives comme l’usine West Africa Pharma illustrent le transfert de savoir-faire marocain au Sénégal. Sur le plan spirituel, de nombreux Sénégalais se rendent à Fès pour le pèlerinage au mausolée de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif.

Le Maroc, un partenaire africain en expansion

Monarchie constitutionnelle de 36 millions d’habitants, le Maroc s’impose comme un acteur majeur du continent africain depuis son retour à l’Union africaine en 2017. Son économie diversifiée et résiliente prévoit une croissance de 4,6% en 2025 et 4,4% en 2026, portée par l’agriculture, l’industrie manufacturière, le secteur des phosphates et le tourisme. Le déficit budgétaire est en diminution progressive, tout comme la dette publique, confirmant la stabilité macroéconomique du Royaume et son attractivité pour les partenaires africains et internationaux.