Sénégal : Sonko sort du silence, tensions au sommet et crise mondiale en toile de fond

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Les quotidiens ce lundi, mettent en exergue l’intervention, dimanche soir, du président de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, dans un contexte marqué par des interrogations sur ses rapports avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. En toile de fond, la presse revient également sur la montée des tensions au Moyen-Orient, après les frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran, suivies de la riposte annoncée par Téhéran.

Le journal L’AS évoque notamment des ‘’divergences avec le président Bassirou Diomaye Faye’’ et barre sa Une du titre : ‘’Sonko déballe’’. Le quotidien rapporte que, selon le chef du gouvernement, ‘’une grande partie des tensions actuelles est imputable à des alliés de circonstance’’, précisant que ‘’ce n’est pas son maintien à la primature qui le préoccupe, mais plutôt l’avenir du pays après son départ’’.

Pour sa part, Le Quotidien titre : ‘’Diomaye-Sonko, le double jeu au sommet de l’exécutif’’. Revenant sur une rencontre virtuelle avec des militants, le journal met en avant un message de fermeté adressé à la base : ‘’savoir raison garder’’.

Dans le même élan, la publication consacre sa Une à la crise au Moyen-Orient avec le titre ‘’Dangereuse partie de Golfe’’. Elle évoque une opération militaire baptisée ‘’Epic Fury’’ qui, selon elle, ‘’ouvre la voie à un conflit généralisé’’.

Le journal souligne que ‘’le monde retient son souffle depuis une offensive conjointe israélo-américaine d’une ampleur inédite contre l’Iran’’, évoquant un contexte marqué par des tensions extrêmes dans la région. Il relaie également l’appel du Sénégal en faveur d’un cessez-le-feu immédiat.

Sous le titre ‘’Les mises au point de Sonko’’, WalfQuotidien revient sur les clarifications apportées par le leader de Pastef. Le journal note que celui-ci a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la situation politique interne et les enjeux internationaux.

Concernant le Moyen-Orient, WalfQuotidien observe que, suite aux frappes israélo-américaines contre l’Iran, les dirigeants africains adoptent des positions mesurées face à l’évolution de la crise.

De son côté, Sud Quotidien titre : ‘’Sonko fixe les lignes rouges’’. Le journal indique que, face aux interrogations sur la cohabitation au sein de la majorité présidentielle, Ousmane Sonko a clarifié la position de son parti. Selon lui, Pastef reste ouvert à des alliances politiques, à condition que celles-ci reposent sur la reconnaissance de son poids électoral.

Sur le plan international, Sud Quotidien donne la parole à l’économiste El Hadji Ibrahima Sall, qui estime qu’un affrontement direct entre les États-Unis et l’Iran dépasserait le cadre d’une simple crise diplomatique pour devenir un facteur de rupture dans un système économique mondial déjà fragilisé.

Le quotidien national Le Soleil s’est également intéressé à cette montée des tensions en titrant : ‘’Le Moyen-Orient sous tension’’. Il relaie l’appel de Dakar à un cessez-le-feu immédiat et souligne que Téhéran promet une riposte, tandis que Washington et Tel-Aviv assument leurs opérations militaires.

Par ailleurs, le journal revient sur l’actualité politique interne avec la sortie de Ousmane Sonko, qui a annoncé un plan de relance des activités de Pastef. Celui-ci s’articule notamment autour de la vente de cartes de membres, de tournées politiques à travers le pays et de la construction d’un siège pour le parti.

Sénégal : fausses informations persistantes autour de l’arabe et de l’enseignement islamique

Au Sénégal, de fausses informations liées à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman continuent de circuler sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs, régulièrement relancées, entretiennent la confusion autour de décisions pourtant inexistantes des autorités.

 

Des publications trompeuses relatives à la langue arabe et à l’enseignement religieux musulman au Sénégal circulent de manière récurrente sur les réseaux sociaux, tant à l’intérieur du pays que dans plusieurs États ouest-africains.

Diffusées de façon périodique, ces contenus remettent en avant des affirmations infondées. Depuis avril 2024, ils entretiennent un climat de confusion autour des politiques éducatives et religieuses.

La dernière rumeur en date, sans aucun fondement, prête aux autorités sénégalaises la volonté d’introduire le Coran comme matière « centrale » dans les écoles publiques. Apparues à partir du 24 février, ces publications s’accompagnent de visuels associant un exemplaire du Coran à l’image du président Bassirou Diomaye Faye, dans le but de crédibiliser ces allégations.

Une page Facebook dénommée “Islam Religion de droiture” affirme, à tort, que le gouvernement aurait décidé d’intégrer l’enseignement du Coran comme discipline fondamentale dans le système éducatif, dans une logique de renforcement des valeurs culturelles. Dans la même veine, une autre rumeur largement relayée en avril 2024 attribuait au chef de l’État une volonté de faire de l’arabe la langue officielle du Sénégal, en remplacement du français.

Ces fausses informations ont connu une large diffusion, au Sénégal comme dans la sous-région, notamment via certaines plateformes se revendiquant du panafricanisme. La rumeur liée au changement de langue officielle a d’ailleurs refait surface à partir de décembre 2025.

Un cadre constitutionnel clair

Dans un éditorial publié le 1er février 2026, le journaliste Fadel Guèye, directeur de publication du média arabophone Réveil Dakar, est revenu sur ces infox récurrentes. Il indique que plusieurs journalistes étrangers ont sollicité des vérifications face à ces informations affirmant un changement de langue officielle.

Après un démenti formel, il rappelle que le choix des langues officielles relève de la Constitution. Un tel changement ne peut intervenir sans référendum, une procédure lourde et encadrée. Il souligne également que la création d’un département chargé des affaires religieuses vise plutôt à mieux intégrer les diplômés arabophones, longtemps marginalisés.

Si l’arabe occupe une place importante sur le plan socioculturel et religieux au Sénégal, aucun projet de modification du régime linguistique n’a été engagé. Le français demeure la langue officielle, conformément à la Constitution. Ces fausses informations s’apparentent ainsi à des tentatives de manipulation de l’opinion, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques et des discours souverainistes.

Ce qu’il faut savoir sur l’enseignement religieux

Le 17 avril 2024, le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création d’une Direction des affaires religieuses et de l’insertion des diplômés en langue arabe. Cette structure, officialisée en septembre 2024, est aujourd’hui devenue une Délégation générale.

Contrairement aux idées reçues, cette entité ne se limite pas à l’islam. Elle prend en compte l’ensemble des confessions, notamment le christianisme et les religions traditionnelles. Depuis sa création, aucune mesure n’a été adoptée visant à faire du Coran une matière obligatoire dans les écoles publiques.

Une évolution progressive du système éducatif

L’enseignement arabo-islamique au Sénégal s’inscrit dans une dynamique ancienne. Dès 1977, un département d’arabe a été introduit à l’École normale supérieure, aujourd’hui intégrée à la FASTEF. Cette évolution s’est poursuivie avec l’introduction de l’enseignement religieux à l’école élémentaire en 2002, puis avec l’instauration d’un baccalauréat unifié en 2013. D’autres initiatives ont renforcé cette dynamique, notamment la réouverture d’une section diplomatique à l’ENA en 2016 pour les diplômés arabophones.

Plus récemment, la création d’une Journée nationale des daaras en 2022 et la mise en place d’une structure dédiée aux diplômés arabophones en 2024 témoignent d’une volonté d’intégration progressive. En parallèle, certaines innovations ont été introduites, comme la traduction de communications officielles en arabe et en wolof. La FASTEF a également ouvert, en 2023, une filière dédiée à l’enseignement de l’arabe et de l’éducation religieuse pour les nouveaux bacheliers.

Enfin, la réforme la plus récente du système éducatif reste l’introduction de l’anglais dès le primaire, marquant une diversification linguistique.

Face à la multiplication des fausses informations sur l’arabe Sénégal, la vigilance reste essentielle. La vérification des sources demeure un réflexe indispensable pour éviter la propagation de contenus trompeurs

Sénégal : l’école sous tension et un ancien ministre dans le viseur de la justice

Au Sénégal, la crise entre syndicats d’enseignants et autorités s’intensifie, tandis que la procédure visant l’ex-ministre Moussa Bocar Thiam relance le débat judiciaire et politique.

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 27 février. La montée de la colère des syndicats d’enseignants, susceptible d’aboutir à une paralysie du système éducatif, et la procédure de mise en accusation de l’ancien ministre Me Moussa Bocar Thiam devant la Haute Cour de justice dominent l’actualité des quotidiens reçus ce vendredi.

Dans le secteur éducatif, Le Quotidien évoque un ‘’bras de fer désormais engagé’’. À l’issue d’une réunion du Bureau de coordination nationale élargie aux secrétaires généraux, le G20 a décidé de durcir son plan d’actions. En cause : des retenues importantes sur les salaires qui ont exacerbé les tensions, installant une véritable crise enseignants Sénégal.

‘’Ponctions des salaires : des enseignants en colère mais déterminés’’, titre Les Echos. Le journal rapporte que le G20 annonce une reprise prochaine du mouvement, tandis que le secrétaire général du Sudes dénonce des retenues jugées excessives, voire injustifiées.

Pour L’As, ‘’le système éducatif sénégalais se dirige vers une impasse avec la radicalisation des syndicats’’. La réduction des salaires a fortement irrité le G7, soutenu désormais par le G20, qui annonce des perturbations dans les semaines à venir, accentuant la crise enseignants Sénégal.

WalfQuotidien estime que la décision des autorités de ponctionner les salaires a touché un point sensible. Les enseignants s’organisent pour riposter et la situation pourrait impacter les élèves, pris au cœur de cette crise enseignants Sénégal qui se durcit.

Le journal souligne que les enseignants constituent une force sociale importante au Sénégal et disposent de leviers capables de peser sur l’action gouvernementale. Dans ce contexte, les élèves risquent d’être les premières victimes, privés de cours et susceptibles de manifester pour défendre leur droit à l’éducation.

Source A rapporte que le Mouvement national des enseignants patriotes (Monep), proche du parti Pastef, a exprimé son inquiétude face aux retenues salariales. Tout en reconnaissant l’application des textes, le mouvement alerte sur des cas où des enseignants non grévistes auraient également été affectés.

Dans un communiqué, le Monep se dit prêt à jouer un rôle de médiation afin de favoriser un consensus autour des réformes et des conditions de travail, dans un esprit de dialogue, de justice et de stabilité du système éducatif.

Sur un autre registre, Sud Quotidien indique que l’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Moussa Bocar Thiam, pourrait être traduit devant la Haute Cour de justice dès ce vendredi 27 février.

Le journal précise qu’après l’aval unanime de la Commission des Lois, les députés devront se prononcer sur sa mise en accusation dans l’affaire du fonds Force Covid-19.

En réaction, Moussa Bocar Thiam a saisi plusieurs juridictions, dont le Conseil constitutionnel, la Haute Cour de justice, le Procureur général et le président de la Cour d’appel, pour dénoncer ce qu’il considère comme une violation de la Constitution par l’Assemblée nationale.

Sénégal : un emprunt obligataire de 200 milliards FCFA pour lancer 2026

Dakar ouvre sa première levée de fonds de l’année sur le marché financier régional, avec une émission obligataire destinée à soutenir ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal s’apprête à lancer, dès ce jeudi, son premier appel public à l’épargne de l’année 2026. Il s’agit d’une émission obligataire d’un montant de 200 milliards de francs CFA, selon une annonce du ministère des Finances et du Budget.

Dans un communiqué transmis à l’APS, l’administration précise que cette opération, structurée par la société de gestion et d’intermédiation Invictus Capital & Finance, s’inscrit dans la mise en œuvre de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme ainsi que dans le plan de financement de l’État pour l’exercice 2026.

La période de souscription, ouverte dans le cadre de cet appel public à l’épargne, s’étendra du 26 février au 19 mars 2026. Cette opération vise également à renforcer la profondeur du marché financier régional.

Les fonds qui seront mobilisés dans le cadre de cet appel public à l’épargne serviront à couvrir les besoins budgétaires de l’État pour l’année 2026. Ils permettront aussi de soutenir les priorités économiques et sociales définies dans l’Agenda national de transformation, conformément aux autorisations prévues par la loi de finances.

À travers cet appel public à l’épargne, les autorités sénégalaises comptent sur la mobilisation des citoyens, des investisseurs institutionnels et de leurs partenaires pour assurer le succès de cette levée de fonds, présentée comme un enjeu collectif.

Sécurité frontalière : la Guinée et le Sénégal renforcent leur coordination militaire à Labé

Face aux défis sécuritaires croissants, les armées de la Guinée et du Sénégal consolident leur coopération. Réunis à Labé, leurs responsables militaires ont harmonisé leurs stratégies pour mieux sécuriser la frontière commune.

Les commandants de région et de zone militaires de la Guinée et du Sénégal ont conclu, mardi à Labé, une rencontre de coordination centrée sur les enjeux sécuritaires transfrontaliers et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Réunis du 24 au 25 février au Bataillon de la portion centrale de Labé, dans le nord guinéen, les responsables militaires ont tenu une session de travail dédiée à la sécurité le long de la frontière commune, selon une information du ministère guinéen de la Défense.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la coopération militaire et sécuritaire entre les deux pays voisins, unis par des liens historiques et culturels forts.

Pendant deux jours, les discussions ont porté sur les principaux défis sécuritaires transfrontaliers, notamment la lutte contre la criminalité organisée, la gestion concertée des frontières, le partage de renseignements opérationnels ainsi que la préparation d’opérations conjointes. La coopération militaire Guinée Sénégal a ainsi été au cœur des échanges.

Les travaux ont permis d’aligner les approches stratégiques et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les unités déployées dans les zones frontalières, consolidant davantage la coopération militaire Guinée Sénégal.

Au terme de la rencontre, les responsables militaires ont réaffirmé leur volonté commune d’agir ensemble pour garantir la stabilité, la paix et la sécurité le long de la frontière guinéo-sénégalaise. Cette dynamique confirme la solidité de la coopération militaire Guinée Sénégal.

La session s’est achevée dans une atmosphère de fraternité, marquée par des échanges de présents symboliques illustrant l’estime mutuelle et la qualité des relations entre les Forces armées des deux pays.

Commerce extérieur sénégalais : entre hausse des prix et signaux d’alerte

À la fin de 2025, le commerce extérieur du Sénégal oscille entre hausse conjoncturelle des prix et recul annuel, révélant des équilibres encore fragiles.

À la clôture de l’année 2025, le commerce extérieur du Sénégal présente une dynamique contrastée. D’un côté, les prix enregistrent une progression mensuelle aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. De l’autre, les tendances annuelles affichent des évolutions opposées, illustrant la fragilité persistante des équilibres commerciaux.

Dans une note consacrée aux indices mensuels des valeurs unitaires (base 100 en 2014), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) souligne une hausse de 1,2 % des prix à l’importation en décembre. Dans le même temps, les prix à l’exportation progressent de 1,5 % sur la période.

Cette augmentation mensuelle des prix à l’importation s’explique principalement par le renchérissement des produits minéraux, qui contribuent à hauteur de 1,7 point, ainsi que par la hausse des métaux communs (+0,3 point). Par ailleurs, les produits dits sous-jacents, moins sensibles aux fluctuations, affichent une progression de 1,7 %, traduisant une tendance structurelle plutôt qu’un simple effet conjoncturel.

À l’inverse, certains produits volatils enregistrent un recul. C’est notamment le cas des insecticides, en baisse de 0,8 %, ce qui atténue partiellement la tendance globale à la hausse.

Cependant, une analyse sur l’ensemble de l’année apporte un éclairage différent sur le commerce extérieur Sénégal. En comparaison avec décembre 2024, les prix à l’importation reculent de 3,3 %. Sur l’ensemble de l’année 2025, la baisse cumulée atteint 3,6 %, confirmant une tendance baissière malgré les hausses observées en fin d’année.

Ces évolutions contrastées mettent en évidence les déséquilibres persistants du commerce extérieur Sénégal, partagé entre tensions sur les prix à court terme et ajustements structurels sur une base annuelle.

Sénégal : salaires amputés, tensions sociales et nouvelles priorités de l’État

Entre ponctions sur les salaires des enseignants et nouvelles orientations présidentielles, la presse sénégalaise met en lumière un climat social tendu et une gouvernance en mutation.

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Dakar, 26 février – Les retenues opérées sur les salaires des enseignants ainsi que les nouvelles orientations du chef de l’État en matière de protection civile, de mobilité et de valorisation du patrimoine historique figurent parmi les principaux sujets à la Une des quotidiens parvenus ce jeudi.

La question des ponctions salaires enseignants Sénégal cristallise particulièrement les tensions dans le secteur éducatif.

Selon le journal L’As, la situation s’est brusquement détériorée mercredi, à l’ouverture de la plateforme eSolde. De nombreux enseignants en grève ont constaté avec surprise d’importantes retenues sur leurs salaires du mois de février. Le quotidien barre sa Une avec : « l’État serre la vis ».

S’appuyant sur des sources syndicales, le journal indique que les montants prélevés varieraient entre 100 000 et 200 000 F CFA. Des sommes jugées « drastiques » par les concernés. Cette situation alimente davantage la polémique autour des ponctions salaires enseignants Sénégal.

Dans la même veine, Le Quotidien estime que ces mesures ont refroidi les espoirs d’un règlement par le dialogue. La publication souligne que la diffusion des bulletins de salaire a ravivé les tensions dans un climat social déjà fragile.

De son côté, WalfQuotidien évoque un durcissement de la position de l’État face aux syndicats. Le journal précise que ces retenues correspondent aux jours de grève observés entre janvier et février, avec un impact également sur certaines indemnités. Une décision qui renforce le débat autour des ponctions salaires enseignants Sénégal.

Par ailleurs, Sud Quotidien attire l’attention sur la montée des violences et des intrusions dans certains établissements scolaires de Dakar-Plateau. Le ministère de l’Éducation nationale annonce des mesures de sécurisation renforcées, accompagnées de poursuites judiciaires et de sanctions administratives à l’encontre des élèves impliqués.

Le journal met également en avant la volonté des autorités de consolider les mécanismes de contrôle parlementaire. Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, l’exécutif multiplie les initiatives visant à renforcer la transparence et la redevabilité, notamment à travers des séances régulières de questions d’actualité.

Enfin, Le Soleil revient sur les orientations du chef de l’État en Conseil des ministres. Le président a insisté sur la nécessité de promouvoir une culture nationale de protection civile pour prévenir les risques d’incendies et d’accidents.

Il a également appelé à une stratégie de valorisation et de préservation du patrimoine historique national, notamment les sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Autre priorité évoquée : la mobilité sécurisée des personnes et des biens, présentée comme un levier essentiel du développement économique et social du pays.

Sénégal-Conseil de l’Europe : vers un partenariat stratégique renforcé ?

En marge de la 61ᵉ session du , le Sénégal et le Conseil de l’Europe affichent leur volonté commune de consolider leur coopération autour des valeurs démocratiques et des droits humains.

 

Promouvoir un dialogue institutionnel et interculturel plus dynamique, à travers un renforcement de la coopération entre le Sénégal et le Conseil de l’Europe, telle est l’ambition partagée par les deux parties. Cette orientation a été mise en avant en marge du segment de haut niveau de la 61ᵉ session du Conseil des droits de l’homme, tenue le 23 février à Genève.

En marge de cette rencontre de haut niveau, le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, s’est entretenu, le 23 février 2026 à Genève, avec le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset.

Selon une note du ministère sénégalais des Affaires étrangères, les discussions ont mis en exergue la volonté commune de renforcer les relations entre l’Afrique et l’Europe. Cette coopération s’appuie sur des valeurs partagées, notamment la démocratie, l’État de droit et la promotion des droits humains.

Les deux responsables ont également exprimé leur engagement à encourager un dialogue institutionnel et interculturel plus soutenu. Celui-ci devrait se traduire par une coopération accrue entre les organisations régionales, dans un esprit de partenariat stratégique et de solidarité internationale.

Sénégal : Ousmane Sonko assume et s’impose face aux députés

Face à une Assemblée nationale mobilisée, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un exercice de vérité. Pendant plus de trois heures, il a répondu sans détour aux préoccupations majeures du moment, entre tensions sociales, défis économiques et dossiers sensibles.

 

SENEGAL-REVUE de PRESSE

Dakar, 25 février  Les interventions du Premier ministre Ousmane Sonko lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement dominent largement l’actualité relayée par les quotidiens parvenus, ce mercredi.

Le journal Le Soleil met en avant un chef du gouvernement qui n’a éludé aucun sujet sensible. « Supporters sénégalais au Maroc, grève, université, homosexualité, dette… Ousmane Sonko sans détour », souligne le quotidien. Interpellé sur plusieurs dossiers brûlants, le Premier ministre s’est voulu direct et assumé, se présentant comme le « gardien de la Révolution » et réaffirmant sa volonté de poursuivre les réformes, malgré un contexte politique agité.

Dans la même dynamique, Libération évoque un « grand oral » du chef du gouvernement. Face aux députés pour la quatrième fois en un an, Ousmane Sonko a répondu à l’ensemble des préoccupations, allant de la dette publique à la crise universitaire, en passant par la situation des supporters sénégalais détenus au Maroc, la filière arachidière ou encore les enjeux liés à la Sonacos. Il a également insisté sur le contrôle des ressources stratégiques, notamment le phosphate, tout en reconnaissant certaines lenteurs dans les processus de reddition des comptes.

Pour Sud Quotidien, cette séance, qui a duré plus de trois heures, a permis au Premier ministre de défendre l’action gouvernementale devant une Assemblée particulièrement attentive. Les échanges ont porté sur des sujets au cœur de l’actualité nationale : la crise dans les universités, la dette, les relations avec le FMI ou encore les tensions sociales. Le journal titre ainsi : « Les urgences nationales en mode décodage ».

De son côté, L’Observateur estime que « Sonko fixe la ligne ». Durant près de trois heures et demie, le chef du gouvernement a détaillé les orientations de son action, revenant sur les principaux défis économiques et sociaux du pays.

Le quotidien Yoor Yoor reprend une déclaration forte du Premier ministre : « Je suis le gardien de la Révolution pour le progrès du Sénégal et de l’Afrique ». Dans un face-à-face qualifié de tendu mais maîtrisé, Ousmane Sonko a affiché une posture ferme, se voulant à la fois pragmatique et républicaine face aux attentes des parlementaires.

Sur les questions sociétales, notamment le projet de loi visant à durcir la lutte contre l’homosexualité, Le Quotidien évoque une ligne mêlant fermeté et rappel au respect du secret médical.

Concernant les tensions à l’université, notamment à Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Premier ministre a assumé l’intervention des forces de l’ordre tout en dénonçant des « abus inadmissibles ». Il a annoncé des mesures conservatoires, cherchant ainsi à concilier impératif sécuritaire et apaisement du climat social.

À travers cette prestation, Ousmane Sonko tente visiblement de reprendre la main sur des dossiers sensibles, tout en consolidant son image auprès d’une opinion publique attentive aux réponses concrètes face aux défis du moment.

Sénégal : Moussa Bocar Thiam dénonce une procédure « sans base légale » devant la Haute Cour

L’ancien ministre de la Communication, Moussa Bocar Thiam, conteste vigoureusement sa mise en accusation devant la Haute Cour de justice du Sénégal, évoquant une procédure juridiquement infondée.

L’ancien ministre sénégalais de la Communication, Moussa Bocar Thiam, est monté au créneau après l’adoption, à l’unanimité, par la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, de la résolution actant sa mise en accusation devant la Haute Cour de justice.

Mis en cause dans une affaire présumée de malversations financières en lien avec le Projet Parc de Technologie numérique, l’ex-membre du gouvernement rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Dans un communiqué rendu public le lundi 23 février 2026, il dénonce une procédure qu’il qualifie de « poursuite sans base légale ».

Selon ses déclarations, il aurait découvert par voie de presse la volonté de l’Assemblée nationale de le traduire devant la juridiction compétente, alors même qu’aucun rapport émanant des organes de contrôle ne mettrait en cause sa gestion ministérielle.

L’ancien ministre affirme être, à ce jour, le seul membre du gouvernement poursuivi sans rapport préalable de la Cour des comptes, de l’Inspection générale d’État (IGE), de la CENTIF ou encore de l’Inspection générale des finances (IGF). À ses yeux, cette situation remet en cause la solidité juridique de la procédure engagée.

Poursuivant son argumentaire, il s’appuie sur une décision du Conseil constitutionnel du Sénégal, datée du 24 juillet 2025, qui aurait déclaré non conforme à la Constitution une disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale relative à la Haute Cour de justice. Il estime ainsi que les députés ne disposeraient pas d’un fondement juridique valable pour saisir cette juridiction.

Par ailleurs, le maire de Ourossogui s’interroge sur la nature même des accusations portées contre lui. Il remet notamment en question la qualification de détournement de deniers publics dans une affaire impliquant, selon lui, des fonds privés et des travaux réceptionnés par les structures compétentes.

Avocat inscrit aux barreaux de Paris et du Sénégal, Moussa Bocar Thiam soutient qu’aucune mesure de privation de liberté ne pourrait être légalement prononcée en l’absence d’éléments probants dans ce dossier.

Face à la tournure des événements, il annonce avoir décidé de suspendre temporairement ses activités professionnelles au sein de son cabinet international basé dans le Golfe, afin de regagner le Sénégal et répondre aux accusations portées contre lui.