Al Aminou Lo présente sa Déclaration de politique générale (DPG) sur fond de nouvel accord avec le FMI

Ce mardi 8 septembre 2026, Ahmadou Al Aminou Lo franchit une étape importante depuis son arrivée à la tête du gouvernement sénégalais. À 10 heures, le Premier ministre doit présenter sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Nommé le 25 mai dernier en remplacement d’Ousmane Sonko, il exposera aux députés les principales orientations de l’action gouvernementale.

Ce rendez-vous intervient dans le cadre de la deuxième session extraordinaire de l’année. Celle-ci a été ouverte le 1er septembre, à la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. La DPG devait initialement se tenir le même jour. Elle a finalement été reportée au 8 septembre par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Cette décision s’est appuyée sur les articles 22 et 77 du Règlement intérieur de l’institution.

Le contexte dans lequel le chef du gouvernement prend la parole donne une portée particulière à son intervention. Quelques jours seulement avant cette DPG, le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) ont annoncé un accord au niveau des services. Celui-ci porte sur les principales politiques économiques devant accompagner un nouvel accord de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). L’enveloppe envisagée atteint environ 2,2 milliards de dollars, soit 1 537,1 millions de droits de tirage spéciaux (DTS).

Ce montant représente environ 475 % de la quote-part du Sénégal au FMI. Le nouvel accord n’est toutefois pas encore définitif. Il doit obtenir l’aval de la direction du Fonds, puis celui de son Conseil d’administration. S’il est approuvé, il doit accompagner le programme de réformes économiques et financières du Sénégal sur la période 2026-2029. C’est donc dans ce contexte que le Premier ministre doit exposer les priorités de son gouvernement devant les députés.

Le programme économique prévoit notamment d’augmenter la mobilisation des recettes intérieures et de mieux maîtriser les dépenses publiques. La gestion de la dette doit également être renforcée. Les autorités prévoient aussi d’améliorer le suivi des arriérés intérieurs et la supervision des entreprises publiques. Sur le volet social, le gouvernement entend renforcer les mécanismes de protection sociale. Des transferts monétaires ciblés sont notamment prévus afin de mieux accompagner les populations concernées.

La question de la dette occupe également une place centrale dans cette nouvelle trajectoire économique. Les autorités sénégalaises ont annoncé leur intention de demander un traitement de leur dette. L’objectif affiché est de restaurer sa viabilité et de libérer des marges budgétaires pour financer les secteurs jugés prioritaires. Le gouvernement prévoit par ailleurs d’adopter en 2027 une stratégie de recettes à moyen terme. Celle-ci doit permettre d’accroître durablement les ressources fiscales.

L’amélioration de l’environnement des affaires et le renforcement de l’inclusion financière figurent également parmi les orientations annoncées. Ces réformes doivent accompagner une économie qui affiche déjà plusieurs indicateurs favorables, malgré les contraintes actuelles. Selon le FMI, le Sénégal a enregistré une croissance réelle de 6,7 % en 2025. Cette performance a notamment été portée par la première année complète de production pétrolière.

Dans le même temps, la croissance du PIB hors pétrole et gaz a atteint 2,2 % en 2025. Elle s’est ensuite accélérée à 4,7 % au premier trimestre 2026, principalement grâce à la consommation privée. L’inflation s’est, quant à elle, établie à 1,4 %. Mais le futur programme avec le FMI reste soumis à plusieurs conditions. Le Sénégal devra notamment mettre en œuvre des mesures correctrices liées au précédent cas de communication d’informations erronées. Les autorités devront également obtenir les assurances de financement nécessaires auprès des partenaires du pays.

En présentant sa DPG, Ahmadou Al Aminou Lo devra donc exposer la trajectoire de son gouvernement dans un environnement où les enjeux institutionnels et économiques se rejoignent. Son intervention doit donner un aperçu des choix retenus pour les prochaines années, alors que le Sénégal cherche à restaurer ses équilibres financiers tout en maintenant ses ambitions de développement.

Sénégal : la DPG d’Ahmadou Al Aminou Lo s’annonce comme un test politique majeur

La Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo devant l’Assemblée nationale est le principal sujet à la Une des quotidiens sénégalais de ce mardi 8 septembre. Nommé le 25 mai 2026, le chef du gouvernement doit présenter sa feuille de route dans un contexte marqué par les difficultés économiques et l’absence d’une majorité parlementaire qui lui soit acquise.

Le Soleil revient sur les préparatifs de cette échéance institutionnelle. Le quotidien rappelle que la DPG intervient après un premier report et devrait permettre au Premier ministre d’aborder plusieurs préoccupations majeures, notamment l’accord conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), la vie chère, l’emploi et la dette. Le journal s’intéresse également au processus administratif ayant conduit à l’élaboration du document qui doit définir les grandes orientations de l’action gouvernementale.

L’Observateur place pour sa part le Premier ministre face à ce qu’il présente comme une véritable confrontation politique. « Al Aminou Lô à l’épreuve du miroir Sonko », titre le quotidien, qui décrit la DPG comme un « duel de légitimité » et une « épreuve de vérité ». Le journal souligne que le chef du gouvernement devra défendre sa crédibilité devant un hémicycle où chaque prise de parole pourrait prendre une dimension politique particulière. Son ancien prédécesseur, Ousmane Sonko, devenu président de l’Assemblée nationale, se trouve désormais au centre de cette configuration.

Le Quotidien insiste davantage sur l’ampleur des défis qui attendent Ahmadou Al Aminou Lo. Le journal parle d’une « épreuve du feu institutionnelle, économique et sociale ». Selon la publication, le Premier ministre devra composer avec les exigences financières imposées par la conjoncture et une grogne sociale grandissante.

Sud Quotidien met l’accent sur les tensions politiques. Pour le journal, Ahmadou Al Aminou Lo doit affronter le « bras de fer Diomaye-Pastef ». La publication rappelle que la DPG avait été initialement reportée en raison du non-respect de la procédure parlementaire. Elle intervient désormais dans un contexte marqué par la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son parti d’origine, Pastef. À cette situation politique s’ajoutent les préoccupations économiques et sociales qui pèsent sur le gouvernement.

L’As souligne également la difficulté de la configuration parlementaire. Contrairement à Ousmane Sonko, son prédécesseur à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lo doit désormais composer avec une majorité parlementaire qui lui est hostile. Le journal pose alors une question sur l’orientation que prendra le gouvernement : le Premier ministre défendra-t-il le « Projet » partagé avec Pastef dans sa version initiale ou présentera-t-il une version adaptée à la nouvelle posture du président Bassirou Diomaye Faye ? « Wait and see! », conclut la publication.

À travers ces différentes lectures, les quotidiens sénégalais présentent ainsi la DPG du Premier ministre comme un rendez-vous à la fois institutionnel, économique et politique. Au-delà de la présentation de la feuille de route du gouvernement, l’exercice doit permettre de mesurer la capacité d’Ahmadou Al Aminou Lo à convaincre dans un contexte parlementaire et économique particulièrement délicat.

Sénégal : les bourses de sécurité familiale seront versées d’ici fin septembre, annonce la ministre

Les bénéficiaires des bourses de sécurité familiale devraient recevoir leurs allocations avant la fin du mois de septembre. La ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, Marie Angélique Diouf, l’a annoncé lors de son passage dans l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal.

Selon la ministre, le calendrier de paiement répond aux instructions du président de la République. Les services concernés travaillent actuellement à organiser les modalités afin que les bénéficiaires puissent percevoir leurs allocations dans les mêmes délais.

Le dispositif connaît par ailleurs une forte progression depuis la recertification des ménages. Le nombre de familles bénéficiaires est passé de 355 013 en 2024 à 469 497 en 2026. Cette extension s’accompagne d’un effort financier plus important de l’État. L’enveloppe consacrée aux bourses de sécurité familiale a été portée de 35 milliards à 70 milliards de francs CFA cette année.

Pour assurer les paiements, les autorités prévoient de s’appuyer sur La Poste ainsi que sur des opérateurs de mobile money. L’objectif est de permettre aux 469 497 familles retenues d’accéder aux allocations dans des délais similaires.

Le gouvernement envisage déjà une nouvelle progression du financement en 2027. Marie Angélique Diouf annonce une enveloppe qui pourrait atteindre 140 milliards de francs CFA. Cette augmentation doit notamment permettre d’élargir encore le nombre de ménages pris en compte par le programme.

La question d’une revalorisation du montant reçu par chaque famille reste cependant ouverte. À ce stade, la ministre indique que le montant individuel demeure inchangé. Une hausse pourrait néanmoins être envisagée si les conditions le permettent.

Pour le gouvernement, l’enjeu immédiat reste donc l’élargissement du dispositif. Les autorités entendent poursuivre la mobilisation des ressources afin d’intégrer davantage de ménages tout en assurant le versement des allocations aux familles déjà bénéficiaires.

Sénégal : les Lions retrouveront le stade Léopold Sédar Senghor face au Mozambique pour les éliminatoires de la CAN 2027

Après plusieurs années loin de cette enceinte historique, les Lions vont retrouver le stade Léopold Sédar Senghor. L’équipe nationale du Sénégal y recevra le Mozambique le 25 septembre 2026 à 19 heures GMT, pour la première journée du groupe J des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027.

L’information a été communiquée dimanche 6 septembre par la Fédération sénégalaise de football (FSF). Dans un communiqué publié dans la soirée, l’instance a également annoncé l’ouverture des accréditations destinées aux médias pour cette rencontre.

Depuis 2022, les champions d’Afrique en titre disputaient leurs rencontres à domicile au stade Maître Abdoulaye-Wade de Diamniadio. Le rendez-vous du 25 septembre marquera donc leur retour au stade Léopold Sédar Senghor.

L’enceinte, située entre les communes des Parcelles Assainies et de Grand Yoff, a bénéficié de travaux de rénovation dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et la République populaire de Chine. Depuis sa réouverture, le stade a déjà accueilli plusieurs compétitions. Des rencontres du championnat national, des matchs de l’équipe féminine du Sénégal ainsi que des finales de Coupe du Sénégal s’y sont notamment déroulés.

Son homologation par la Confédération africaine de football (CAF) a toutefois pris du retard. Celle-ci n’est intervenue qu’en juillet 2026, ouvrant ainsi la voie au retour des Lions dans cette enceinte. Pour leur entrée en lice dans ces éliminatoires, les hommes de la sélection sénégalaise affronteront donc le Mozambique. Le Sénégal évolue dans le groupe J aux côtés du Mozambique, du Soudan et de l’Éthiopie. La prochaine édition de la CAN se disputera en 2027 sur trois territoires d’Afrique de l’Est : l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie.

Sénégal : la vie chère s’invite dans la rue, les JOJ Dakar 2026 mobilisent la presse

La mobilisation contre la vie chère occupe une place de choix dans les quotidiens sénégalais ce lundi 07 Septembre 2026. La marche organisée samedi 5 septembre à Dakar par le collectif « 30 Jours pour le Juste Prix » retient particulièrement l’attention, aux côtés du lancement de la campagne « Dundal JOJ » pour les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026.

Le Quotidien ouvre le débat avec « À la recherche du juste prix ». Le journal revient sur la marche organisée contre la flambée des prix et décrit le passage d’une mobilisation née sur les réseaux sociaux à une manifestation dans les rues de Dakar. Sous le mot d’ordre « #30JoursPourLeJustePrix », citoyens et créateurs de contenus dénoncent une hausse généralisée des prix et réclament une régulation rapide, dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat.

Sud Quotidien constate lui aussi que « la contestation contre la vie chère gagne la rue ». Plusieurs centaines de Sénégalais ont marché samedi entre l’agence de la Senelec de l’avenue Bourguiba et le rond-point Jet d’eau. À travers cette mobilisation, les manifestants ont dénoncé la progression des dépenses contraintes. Le journal relève particulièrement les inquiétudes liées à l’électricité, à l’alimentation et au logement, alors que les ménages font face à une érosion continue de leur pouvoir d’achat.

Les Echos s’intéresse davantage aux origines du mouvement. Le quotidien explique que des influenceurs ont relayé l’indignation de nombreux anonymes exprimée sur les réseaux sociaux face à la cherté de la vie. Avec le hashtag « 30 Jours pour le Juste Prix », ils ont ensuite décidé d’étendre cette mobilisation au terrain, avec l’objectif de sensibiliser davantage les populations et les autorités aux hausses jugées parfois injustifiées des produits et services.

La marche de samedi a ainsi donné une traduction concrète à cette campagne. Des dizaines de participants ont affronté la chaleur avec des paniers et des calebasses vides, des compteurs Woyofal et des pancartes. Une manière, selon Les Echos, de dénoncer le coût des denrées alimentaires, du logement et de l’électricité.

Libération revient également sur cette mobilisation sous le titre « Le collectif #30JoursPourLeJustePrix se dresse contre la cherté de la vie ». Le journal rapporte que les membres du collectif considèrent la mobilisation comme une nouvelle démonstration de la capacité des Sénégalais à exprimer leurs préoccupations de manière « responsable, digne et pacifiquement ».

WalfQuotidien adopte une lecture plus politique de la manifestation. Pour le journal, la marche contre la vie chère constitue un « premier avertissement pour le président Bassirou Diomaye Faye ». Le quotidien estime que cette mobilisation ne doit pas être prise à la légère. Dans un contexte préélectoral, il considère que ce front pourrait s’étendre à d’autres secteurs et devenir une difficulté supplémentaire pour le chef de l’État.

À côté de la vie chère, Le Soleil consacre sa Une au lancement de « Dundal JOJ », la campagne nationale destinée à accompagner les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. Le programme a été lancé samedi 5 septembre au stade Iba Mar Diop par le président Bassirou Diomaye Faye, à moins de deux mois de l’ouverture des compétitions.

Selon Le Soleil, cette campagne vise à mobiliser les populations, les territoires, le mouvement sportif, les acteurs culturels et l’ensemble des forces vives du pays. L’ambition est de faire des premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique une grande célébration populaire et nationale.

Sénégal : la flamme des JOJ Dakar 2026 s’apprête à entamer son grand voyage à travers le pays

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques jours, la flamme des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 sera allumée dans le mythique stade panathénaïque d’Athènes, en Grèce. La cérémonie est prévue le 10 septembre 2026 et marquera le début d’un périple qui conduira la flamme jusqu’au Sénégal.

Comme le veut la tradition olympique, la flamme sera allumée grâce aux rayons du soleil concentrés par un miroir parabolique. Elle prendra ensuite la direction du Sénégal, où son arrivée est prévue le 12 septembre à Dakar.

La capitale sénégalaise lui réservera une cérémonie placée sous le signe du pays, de sa jeunesse et de sa culture. L’événement mettra également en avant les valeurs olympiques et donnera officiellement le coup d’envoi de la tournée de la flamme à travers le territoire national.

Pendant plus d’un mois, la flamme parcourra les 14 régions du Sénégal. Son itinéraire comprendra 30 étapes avant son retour à Dakar, où elle participera à la cérémonie d’ouverture des JOJ le 31 octobre.

Baptisée « Pass the Energy », cette tournée entend associer les communautés sénégalaises à l’effervescence qui accompagne l’organisation du premier événement sportif olympique sur le sol africain. Les JOJ Dakar 2026 réuniront les meilleurs jeunes athlètes du monde du 31 octobre au 13 novembre.

La tournée a été pensée comme un voyage collectif mêlant sport, culture et jeunesse. Elle mettra notamment en avant la « teranga », symbole de l’hospitalité et de la générosité sénégalaises, tout en portant les valeurs olympiques d’excellence, d’amitié et de respect.

L’arrivée de la flamme à Dakar sera notamment marquée par la « Marche des Linguères ». Une centaine de femmes sénégalaises participeront à ce défilé symbolique, qui s’achèvera par l’allumage d’une vasque sur la Place du Souvenir.

La cérémonie d’accueil se veut populaire. Spectacles culturels, séquences officielles et participation du public doivent se mêler pour célébrer l’arrivée de la flamme olympique de la jeunesse en Afrique.

« En tant qu’olympienne, je sais ce que peut représenter la flamme olympique », a déclaré Kirsty Coventry, présidente du Comité International Olympique (CIO). « Elle suscite l’enthousiasme. Elle rassemble. Et elle nous rappelle que le sport a le pouvoir de nous inspirer à voir plus grand. »

Après son passage à Dakar du 14 au 27 septembre, la flamme poursuivra son parcours dans les différentes régions du 29 septembre au 26 octobre. Elle reviendra ensuite dans la capitale du 28 au 30 octobre, juste avant l’ouverture des Jeux.

L’aventure dépassera également les frontières sénégalaises. Dans le respect de la devise de Dakar 2026, « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », les centres Olympafrica et plus de 40 Comités Nationaux Olympiques africains participeront à un relais éducatif et sportif organisé à l’échelle du continent.

Courses et marches seront associées à des ateliers consacrés aux valeurs olympiques. L’ensemble des participants devra cumuler symboliquement 30 500 kilomètres, soit environ la circonférence du continent africain.

Cette initiative s’accompagne d’un volet éducatif. Le « Manuel éducatif de la tournée de la flamme de Dakar 2026 : Courons pour l’Afrique » a été conçu dans le cadre du Programme d’éducation aux valeurs olympiques (OVEP).

Destiné aux enfants de 6 à 16 ans, le programme propose des activités inclusives et adaptables mêlant sport, éducation, art et culture. Des ateliers consacrés à la durabilité et à la réflexion sur l’avenir sont également prévus pour accompagner la montée en puissance des JOJ Dakar 2026.

À quelques semaines de l’ouverture des Jeux, la flamme s’apprête ainsi à devenir le fil conducteur d’une mobilisation qui veut associer jeunesse, sport et culture à travers le Sénégal et au-delà.

Sénégal : Pastef hausse le ton sur la dette cachée et réclame que les responsabilités soient établies

Le ton monte au sein de la majorité parlementaire sénégalaise. Face à la presse ce jeudi, Pastef-Les Patriotes a placé la question de la dette dite cachée au cœur de ses préoccupations. Le parti, qui détient la majorité à l’Assemblée nationale, réclame désormais que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient clairement établies.

« Nous sommes devant un moment de vérité. La question n’est plus seulement celle de l’existence de la dette cachée. Elle est désormais celle de la responsabilité et des conséquences que cette situation fait peser sur la nation », a déclaré Ayib Daffé, secrétaire général de Pastef, lors d’un point de presse.

Pour le député, le débat ne peut plus s’arrêter au constat de l’existence de cette dette. Il doit désormais porter sur ceux qui auraient contribué à cette situation et sur les conséquences qu’elle pourrait entraîner pour le Sénégal. Pastef demande également au gouvernement de jouer la carte de la transparence concernant le traitement envisagé pour cette dette, notamment à l’approche des prochaines négociations.

Ayib Daffé résume la position de son parti autour de trois exigences. « La vérité sur la dette, notamment la dette cachée. La responsabilité de ceux qui ont conduit le pays à ce désastre. Et la protection des Sénégalais dans le cadre de la restructuration qui s’annonce », a-t-il souligné.

Cette prise de position intervient quelques jours après l’annonce d’un accord technique entre le gouvernement sénégalais et le FMI. Le programme porte sur environ 1 243 milliards de francs CFA sur trente-six mois. Dans le même temps, les autorités sénégalaises ont annoncé leur intention de solliciter un traitement de la dette publique.

Pour le secrétaire général de Pastef, cette perspective marque un tournant important. Dès lors que les conditions initiales de remboursement sont appelées à évoluer, le dossier ne peut être traité comme une simple question financière. Ayib Daffé estime ainsi que l’Assemblée nationale doit jouer un rôle particulier dans son suivi, compte tenu de conséquences susceptibles de s’étendre sur plusieurs générations.

Cette sortie de Pastef s’inscrit dans une série de points de presse consacrés à la gestion des finances publiques. Le parti avait notamment récemment envoyé Ayib Daffé et Guy Marius Sagna au front sur la question de la réforme des fonds spéciaux.

Maroc : 120 Sénégalais vont regagner le sénégal après leur prise en charge en mer

Un premier groupe de 120 Sénégalais s’apprête à quitter le sud du Maroc pour regagner le Sénégal. Le convoi doit prendre la route ce vendredi 4 septembre 2026, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), qui cite une source diplomatique.

Le voyage se fera par voie terrestre. Après leur départ du Maroc, les ressortissants sénégalais traverseront la Mauritanie avant d’atteindre Rosso, ville frontalière située au nord du Sénégal, samedi. Cette opération intervient dans le cadre des rapatriements volontaires de migrants sénégalais secourus ou interceptés en mer par la Marine royale marocaine. Le Consul général du Sénégal à Dakhla, Babou Sène, a confirmé le départ prochain du convoi.

Le diplomate a précisé que les 120 Sénégalais rejoindront leur pays par la route depuis le sud marocain. Son service poursuit parallèlement les échanges avec les autorités diplomatiques sénégalaises et marocaines pour organiser les prochaines opérations de rapatriement volontaire.

D’autres ressortissants sénégalais restent encore dans l’attente d’un retour. Selon l’APS, 251 Sénégalais sont actuellement hébergés dans les centres d’accueil de migrants de Bir-Guindouz et d’Argoub. Leur rapatriement doit encore être organisé dans le cadre de la même démarche.

Sénégal : après l’accord avec le FMI, la presse s’interroge sur la dette et ses conséquences

Les lendemains de l’accord conclu entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) continuent d’alimenter les débats dans les journaux sénégalais. Dans leurs éditions de ce vendredi 4 septembre, plusieurs quotidiens s’intéressent aux contours du plan de traitement de la dette, mais aussi aux éventuelles conséquences économiques et sociales de l’entente avec l’institution financière internationale.

Le Soleil revient d’abord sur le traitement de la dette, présenté comme l’un des principaux volets de l’accord avec le FMI. Le quotidien cite El Hadj Alioune Diouf, directeur des marchés de capitaux à la direction générale des financements et de la dette. Pour ce responsable, le dispositif ne constitue pas une restructuration de la dette sénégalaise. « Le Sénégal n’a pas connu de défaut sur sa dette, on ne peut donc pas parler de restructuration », explique-t-il dans des propos rapportés par le journal. Le Soleil estime que le gouvernement cherche ainsi à reprendre la maîtrise d’un endettement devenu particulièrement contraignant.

Sur les marchés, Tribune relève de son côté une réaction immédiate. Selon le quotidien, la dette sénégalaise, déjà considérée comme étant en grande difficulté sur les marchés, a reculé après l’annonce de l’accord avec le FMI. Tribune y voit le signe d’une surprise chez certains investisseurs face aux termes de l’entente.

La question du coût de cet accord pour les Sénégalais est également soulevée par Vox Populi. Le quotidien relaie les « doutes, questions et mises en garde » exprimés par Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale. Les responsables de la formation politique préviennent que « les Sénégalais ne doivent pas payer deux fois ». Ils estiment que la population ne peut avoir subi les conséquences d’une dette mal retracée et devoir ensuite en supporter directement les effets. Pour Pastef, la réponse durable au problème de la dette passe surtout par une croissance économique capable de progresser durablement plus vite que l’endettement.

Walfquotidien constate, lui aussi, que Pastef entend maintenir la pression. Le journal écrit que le parti « ne lâche pas l’affaire ». À l’image de son leader Ousmane Sonko, ses responsables continuent de réclamer des explications sur la dette et envisagent de saisir l’Assemblée nationale afin de faire la lumière sur cette affaire.

Le quotidien s’intéresse également à la position délicate d’Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, face à la loi de finances rectificative (LFR). Walfquotidien parle d’un « choix cornélien ». Le journal estime qu’un rejet du texte serait possible, mais qu’une telle décision pourrait placer Pastef et son leader dans une situation politique difficile. Selon son analyse, ils pourraient apparaître comme des obstacles au bien-être des Sénégalais, sans pour autant empêcher le pays de bénéficier des 1 243 milliards de francs CFA annoncés dans le cadre de l’accord avec le FMI.

La soutenabilité de la dette publique préoccupe également Sud Quotidien. Le journal rappelle que le Sénégal avait déjà mobilisé 2 075 milliards de francs CFA sur le marché des titres publics de l’UEMOA au 28 août 2026. Ce montant représente plus de 80 % de l’objectif annuel du pays. Pour le quotidien, cette capacité à accéder au marché régional reste un signal positif, mais elle pose parallèlement la question du coût de l’endettement et de sa viabilité à moyen et long terme. « À mesure que les besoins de financement augmentent, la priorité ne réside plus seulement dans la capacité du Trésor à lever des ressources, mais dans les conditions auxquelles ces ressources sont obtenues », écrit Sud Quotidien.

L’As aborde pour sa part la question des statistiques publiques. Le quotidien s’appuie sur un rapport du FMI qui juge le système statistique sénégalais globalement « fiable, professionnel et largement conforme aux normes internationales ». Le document pointe toutefois plusieurs insuffisances. Le journal évoque notamment une coordination encore limitée entre les institutions, des moyens insuffisants dans certains services sectoriels, des lacunes concernant les statistiques des finances publiques et de la dette, ainsi que des incohérences entre certaines bases de données.

À partir de ces constats, le FMI recommande notamment de renforcer le rôle de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). L’institution préconise également d’institutionnaliser le rapprochement des données macroéconomiques, rapporte L’As.

Au-delà des questions économiques, Sud Quotidien élargit son regard aux réformes institutionnelles et à la situation politique. Le journal évoque une « crise au sommet de l’État » et estime que, 29 mois après l’alternance, les principales promesses de rupture portées par le duo Diomaye-Sonko tardent encore à se concrétiser.

Le quotidien constate que plusieurs réformes avancent lentement et que certains engagements restent en suspens. Dans ce contexte, il considère que le « Projet » présenté en 2024 fait désormais face à une difficulté majeure : transformer les promesses politiques en réalisations concrètes.

Sénégal : la flamme des JOJ Dakar 2026 traversera les 14 régions avant l’ouverture des Jeux

Avant que les premiers athlètes ne prennent possession des installations de Dakar, une autre aventure olympique commencera à travers le Sénégal. Du 14 septembre au 30 octobre 2026, la flamme des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 sillonnera les 14 régions du pays. Cette tournée nationale sera placée sous le slogan « Pass the Energy ».

Le voyage de la flamme débutera bien avant son arrivée au Sénégal. Elle sera allumée à Athènes, berceau de l’olympisme, le 10 septembre. Deux jours plus tard, elle rejoindra Dakar avant de prendre la route le 14 septembre pour entamer son parcours national.

Plus de 30 étapes sont prévues durant cette traversée. La flamme passera notamment par Dakar, Rufisque, Guédiawaye et Pikine. Elle poursuivra ensuite son parcours dans plusieurs autres régions, avec notamment des passages annoncés à Saint-Louis, Matam, Kolda et Ziguinchor.

À chaque étape, plusieurs centaines de relayeurs se succéderont pour porter le symbole olympique. Les villes traversées deviendront également des lieux de célébration. Des activités sportives, culturelles et éducatives seront proposées au public afin d’accompagner le passage de la flamme.

Le programme prévoit des initiations et des démonstrations sportives, mais aussi des ateliers, des animations et des activités consacrées au numérique. Les établissements scolaires auront également une place importante dans cette tournée, qui veut associer les jeunes à l’événement avant même son ouverture.

Le parcours sera organisé en deux séquences. Quatorze étapes sont prévues dans la région de Dakar, tandis que seize autres concerneront les différentes régions du pays. Au fil de son passage, la flamme permettra également de mettre en lumière plusieurs éléments du patrimoine culturel sénégalais.

Derrière « Pass the Energy », les organisateurs veulent faire passer un message qui dépasse la simple course-relais. Le slogan évoque la transmission de l’énergie et des valeurs olympiques entre les générations. De main en main, la flamme symbolisera ainsi l’amitié, le respect et la solidarité.

Après plus d’un mois de parcours à travers le pays, la tournée prendra fin le 30 octobre. Le lendemain, le Sénégal entrera officiellement dans l’histoire olympique avec la cérémonie d’ouverture des JOJ Dakar 2026. Elle se tiendra le 31 octobre au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.

La flamme retrouvera alors sa destination finale. Elle servira à allumer la vasque olympique, qui restera allumée pendant toute la durée des Jeux. Les compétitions se poursuivront jusqu’au 13 novembre. Avec Dakar 2026, le continent africain s’apprête ainsi à accueillir pour la première fois un événement sportif olympique. Avant les compétitions, la flamme aura déjà traversé le Sénégal pour porter, de région en région, l’esprit et les valeurs des Jeux.