La visite de Bassirou Diomaye Faye à Washington et l’arrivée de Patrick Vieira dominent les journaux

La visite de travail de Bassirou Diomaye Faye à Washington et l’arrivée de Patrick Vieira à la tête de l’équipe nationale de football occupent une place centrale dans les quotidiens sénégalais de ce mardi 15 septembre 2026. Les journaux s’intéressent à la fois aux enjeux économiques et financiers du déplacement présidentiel aux États-Unis et aux premiers pas attendus du nouveau sélectionneur des Lions.

Le Soleil met en avant les résultats de la visite du chef de l’État auprès des partenaires américains. Le quotidien rapporte que le Sénégal a obtenu la confirmation de la disponibilité de la Banque mondiale à poursuivre son accompagnement au cours des prochaines années. Cet appui doit notamment contribuer à préserver la stabilité du cadre macroéconomique et à accélérer les transformations structurelles de l’économie. Le journal revient également sur les échanges entre Bassirou Diomaye Faye et des investisseurs américains, parmi lesquels des responsables de la Chambre de commerce des États-Unis. L’emploi, l’énergie et la protection sociale figuraient notamment parmi les priorités évoquées. Ces acteurs ont réaffirmé leur intérêt pour le Sénégal et les opportunités offertes par son économie.

Le Quotidien s’attarde davantage sur le rendez-vous annoncé entre le président sénégalais et Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international. La rencontre prévue ce mardi intervient à la veille d’une réunion jugée cruciale du conseil d’administration du FMI consacrée au Sénégal. Le journal présente cette étape comme l’un des principaux enjeux du séjour présidentiel à Washington. Il relève également que Bassirou Diomaye Faye mène une offensive auprès du patronat américain et des grandes entreprises technologiques, avec notamment une promesse d’investissement de 300 millions de dollars. Mais pour Le Quotidien, le principal enjeu reste la rencontre avec la patronne du FMI, qui pourrait contribuer à accélérer le décaissement des crédits annoncés au profit du Sénégal, pour un montant de l’ordre de 2,2 milliards de dollars.

Sur le front sportif, l’arrivée de Patrick Vieira à la tête des Lions occupe également une large place dans les journaux. Record consacre sa Une au technicien franco-sénégalais avec le titre « Enfin, Patrick Vieira se dévoile ». Le quotidien spécialisé annonce la présentation officielle du nouveau sélectionneur par la Fédération sénégalaise de football vendredi au stade Léopold Sédar Senghor. Cette présentation doit mettre fin à une période de flottement autour de la sélection et sera accompagnée de la publication de la première liste de joueurs convoqués par Vieira depuis sa nomination.

L’ancien international français, nommé le 18 août dernier, se dit « honoré et fier de rejoindre le Sénégal », rapporte Record. Il affiche également son impatience de rencontrer le groupe et de commencer son travail à la tête de l’équipe nationale.

L’As souligne justement l’ampleur de la tâche qui attend le nouveau sélectionneur. Selon le quotidien, Patrick Vieira se dit « impatient » de découvrir son groupe, mais fait face à « un immense chantier » qui commence dès cette semaine. La première trêve internationale post-Coupe du monde constituera ainsi sa première véritable occasion de poser les bases de son projet avec les Lions.

Sud Quotidien considère de son côté que la présentation officielle de Patrick Vieira marquera « le véritable coup d’envoi de son aventure » à la tête de la sélection. Le journal attend notamment la publication de sa première liste, qui donnera une première indication sur ses choix et ses orientations.

Au-delà de Washington et de la sélection nationale, les journaux abordent également plusieurs dossiers politiques et économiques. L’As s’intéresse à la situation de l’Alliance pour la République, le parti de l’ancien président Macky Sall. Face aux départs, aux repositionnements individuels et aux ralliements à la mouvance présidentielle, le quotidien estime que l’APR « se désagrège dans le silence ». Il observe que les signes de fragilisation se multiplient depuis plusieurs mois, sans qu’une réaction collective de l’ancien parti au pouvoir soit véritablement perceptible.

Walfquotidien se penche pour sa part sur la fusion des agences et la rationalisation des dépenses publiques. Le journal estime que la logique politique pourrait désormais peser sur les orientations annoncées par Bassirou Diomaye Faye. Les prochaines élections locales et législatives ainsi que les ralliements vers la mouvance présidentielle pourraient, selon cette publication, pousser le chef de l’État à revoir certaines ambitions de rationalisation de l’appareil public afin de répondre aux nouvelles réalités politiques.

La question de l’entretien des infrastructures publiques est enfin soulevée par Sud Quotidien. Sous le titre « Le Sénégal construit, mais n’entretient pas », le journal met en évidence les limites d’une politique qui privilégie la construction de nouveaux ouvrages sans toujours assurer suffisamment leur maintenance. Routes, écoles, hôpitaux, réseaux d’assainissement, marchés, infrastructures électriques et ouvrages de transport seraient concernés par cette problématique.

Pour Sud Quotidien, le Sénégal dispose aujourd’hui d’un patrimoine public important, mais celui-ci se dégrade faute d’entretien et de renouvellement suffisants. Une situation qui pose la question de la durabilité des investissements réalisés par l’État et de la nécessité d’intégrer davantage la maintenance dans les politiques publiques.

Entre les négociations économiques et financières engagées à Washington, les premiers pas très attendus de Patrick Vieira et les interrogations sur la vie politique et la gestion des infrastructures, la presse sénégalaise offre ainsi ce mardi un regard croisé sur les principaux enjeux du pays.

Sénégal : les exportations bondissent de plus de 27 % grâce au pétrole

Le Sénégal a enregistré une nette accélération de ses exportations en juillet 2026. Les ventes de marchandises à l’étranger ont atteint près de 670 milliards de FCFA, soit un peu plus de 1,02 milliard d’euros, en hausse de plus de 27 % sur un mois. Cette progression est principalement portée par la montée en puissance des exportations de pétrole et de plusieurs produits industriels.

Le pétrole brut s’impose comme le principal moteur de cette performance. En juillet, les exportations sénégalaises de brut ont généré 273 milliards de FCFA, soit environ 416 millions d’euros. Le montant représente près de trois fois celui enregistré en juin. Les produits pétroliers raffinés et l’acide phosphorique ont également contribué à l’augmentation des ventes extérieures.

Cette dynamique reste toutefois contrastée selon les catégories de marchandises. Certaines exportations ont enregistré un recul au cours du mois, notamment celles de gaz naturel liquéfié, de ciment hydraulique et de poissons. Ces baisses n’ont cependant pas suffi à inverser la tendance générale des échanges extérieurs.

Sur une année, la progression est encore plus marquée. Les exportations sénégalaises ont augmenté de plus de 50 %, confirmant l’accélération des ventes extérieures du pays. La Suisse arrive en tête des principaux clients du Sénégal, devant les Pays-Bas, le Mali, la Malaisie, la Finlande, la Turquie et l’Inde.

Cette évolution illustre surtout le poids grandissant des hydrocarbures dans les performances commerciales du Sénégal. L’exploitation et l’exportation du pétrole renforcent ainsi leur contribution aux recettes tirées du commerce extérieur, alors que plusieurs autres secteurs connaissent des évolutions plus contrastées.

La question de la diversification reste dès lors centrale. Selon des experts, la capacité d’autres filières à renforcer leur contribution sera déterminante pour consolider cette dynamique. L’or non monétaire figure notamment parmi les secteurs susceptibles de jouer un rôle plus important dans les exportations sénégalaises.

Avec cette progression de plus de 27 % en juillet et un bond annuel supérieur à 50 %, le Sénégal confirme donc la nouvelle place occupée par les hydrocarbures dans son commerce extérieur. La poursuite de cette dynamique dépendra toutefois de la capacité du pays à élargir ses sources de croissance à l’exportation.

Sénégal : 375 kg de chanvre indien saisis dans la zone de Mbodiène

La lutte contre le trafic de stupéfiants se poursuit dans la région de Mbour. Dans la nuit du 11 septembre 2026, la Compagnie de Gendarmerie de Mbour a saisi 375 kilogrammes de chanvre indien dans la zone de Mbodiène.

L’opération fait suite à un renseignement signalant un débarquement de drogue dans la lagune de Mbodiène. Pour vérifier cette information, les Brigades de Joal-Fadiouth et de Nianing, avec l’appui de la Brigade de Recherches de Mbour, ont déployé un dispositif de surveillance entre Joal et la plage d’Olstom.

Vers 2 heures du matin, les gendarmes ont repéré une charrette accompagnée de six individus. Les suspects étaient munis de machettes. À l’approche des forces de l’ordre, ils ont opposé une résistance avant de prendre la fuite.

Les individus ont abandonné leur charrette ainsi que douze colis contenant du chanvre indien. Le poids total de la drogue saisie s’élève à 375 kilogrammes. La cargaison a été acheminée à la Brigade de Joal où elle a été placée sous scellés pour les besoins de l’enquête. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine de la drogue et d’identifier les personnes impliquées.

La Gendarmerie nationale invite par ailleurs les populations à contribuer à la lutte contre le trafic de stupéfiants. Elle rappelle que son centre d’appel est accessible gratuitement aux numéros verts 800 00 20 20 et 123 pour transmettre tout renseignement utile.

Bassirou Diomaye Faye entame une tournée à Washington et aux Émirats

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a quitté Dakar ce dimanche 13 septembre 2026 pour une tournée qui le conduira successivement aux États-Unis et aux Émirats arabes unis. Ce déplacement doit permettre au Sénégal de consolider ses relations avec plusieurs de ses principaux partenaires économiques et financiers.

Première étape de ce voyage : Washington. Le chef de l’État doit ensuite se rendre aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une visite de travail dont les objectifs s’inscrivent dans les priorités de développement du Sénégal.

Selon la Présidence de la République, cette tournée vise notamment à renforcer les partenariats économiques et financiers du pays avec ses grands partenaires internationaux. Dakar entend ainsi consolider les relations susceptibles d’accompagner la mise en œuvre de ses priorités de développement.

Le déplacement intervient alors que le Sénégal cherche à mobiliser davantage de ressources et de partenariats pour soutenir ses ambitions économiques. La consolidation des relations avec ses partenaires internationaux constitue, dans ce contexte, un levier important pour accompagner les projets et politiques de développement du pays.

Après Washington et les Émirats arabes unis, Bassirou Diomaye Faye est attendu à Dakar jeudi 17 septembre 2026, au terme de cette tournée de travail.

JOJ Dakar 2026 : la flamme olympique lance le compte à rebours vers les premiers Jeux olympiques en Afrique

Le compte à rebours est désormais lancé. À quelques semaines de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, la flamme olympique a fait son arrivée au Sénégal. Elle a été reçue samedi au Palais de la République par le président Bassirou Diomaye Faye, donnant une nouvelle dimension aux préparatifs du premier événement olympique organisé sur le continent africain.

Devant les personnalités présentes à la cérémonie, le chef de l’État a mesuré la portée de cette responsabilité confiée au Sénégal. « Le monde nous a fait confiance, il nous a confié ce qu’aucun pays africain n’a reçu en plus de 100 ans », a-t-il déclaré. Pour Bassirou Diomaye Faye, cette confiance dépasse les frontières sénégalaises. « De Johannesburg à Nairobi, de Dakar à Djibouti, c’est toute la jeunesse africaine qui vous regarde avec confiance et avec fierté. Cette confiance qui est placée en nous, nous devons la mériter », a-t-il ajouté.

La réception de la flamme intervient alors que Dakar s’apprête à accueillir un rendez-vous d’une portée inédite pour le continent. Les JOJ se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre et réuniront près de 2 700 athlètes représentant 206 Comités nationaux olympiques. Au total, 153 épreuves sont programmées, dont 73 masculines, 73 féminines et sept mixtes, dans une vingtaine de sports et disciplines.

Le Comité international olympique accorde également une attention particulière à la participation des 54 Comités nationaux olympiques africains ainsi qu’à la représentation du Sénégal, pays hôte. L’organisation de ces Jeux constitue ainsi un rendez-vous sportif, mais aussi une vitrine pour le continent et sa jeunesse.

Après son passage au Palais de la République, la flamme doit poursuivre son parcours à travers les 14 régions du Sénégal. Cette étape doit accompagner la mobilisation nationale autour des JOJ et rapprocher l’événement des populations sur l’ensemble du territoire. Une centaine de femmes sélectionnées par le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse ont notamment été associées à la cérémonie de réception.

La prochaine étape majeure est désormais connue : la flamme servira à allumer la vasque olympique lors de la cérémonie d’ouverture, prévue le 31 octobre au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio. Ce moment marquera officiellement le début des Jeux.

Pour Bassirou Diomaye Faye, l’enjeu est donc désormais de transformer cette confiance internationale en réussite collective. Le président a appelé les Sénégalais à faire des JOJ une occasion de mettre en avant l’identité du pays. « Ce qu’ils retiendront, c’est ce que vous allez montrer. C’est votre énergie, c’est votre hospitalité, c’est votre teranga », a-t-il souligné.

En accueillant la flamme, Dakar entre ainsi dans la dernière ligne droite avant les JOJ 2026. « Cette flamme dit que l’Afrique ne regarde plus, que l’Afrique reçoit », a encore déclaré le chef de l’État, avant de lancer un dernier message : « Je vous fais confiance et je sais que vous relèverez ce défi ».

La retraite d’Edouard Mendy et l’arrivée de la flamme olympique dominent la presse sénégalaise ce Lundi

La presse quotidienne sénégalaise de ce lundi 14 septembre place le sport au premier plan. Deux événements retiennent particulièrement l’attention des journaux : l’annonce de la retraite internationale du gardien des Lions, Edouard Mendy, et l’arrivée à Dakar de la flamme olympique des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) 2026.

Le quotidien Le Soleil ouvre sa couverture sur la décision d’Edouard Mendy de mettre un terme à son parcours avec l’équipe nationale à l’âge de 34 ans. Le journal évoque « la fin d’une belle aventure » pour le portier, qui aura porté le maillot du Sénégal pendant huit ans. Il revient notamment sur les deux sacres continentaux remportés durant cette période et sur les performances qui ont marqué l’histoire récente des Lions. Pour Le Soleil, le départ de celui que ses proches surnomment « Doudou » laisse une place difficile à combler dans les buts sénégalais.

L’Observateur s’interroge davantage sur les raisons qui ont pu conduire le gardien à prendre cette décision. Le quotidien estime qu’Edouard Mendy aurait probablement pu encore évoluer pendant plusieurs années avec la sélection. Le journal examine ainsi les motivations derrière ce choix, alors que le portier conserve, selon lui, les capacités nécessaires pour poursuivre l’aventure internationale.

Record avance pour sa part l’hypothèse d’une volonté de Mendy de favoriser l’émergence de la nouvelle génération. Le journal souligne également que cette décision pourrait avoir été discutée avec plusieurs cadres de la sélection, notamment Kalidou Koulibaly, Sadio Mané et Idrissa Guèye. Record s’interroge dès lors sur la possibilité que cette annonce constitue le début d’une série de retraites internationales parmi les joueurs expérimentés des Lions.

Plusieurs autres quotidiens choisissent des formules évocatrices pour rendre compte de cette page qui se tourne. L’Info titre ainsi sur « Les Lions perdent leur ange gardien », tandis que Le Quotidien affiche « Edouard Mendy, le dernier arrêt ». WalfQuotidien parle, lui, d’une « page dorée » qui se tourne avec l’équipe nationale.

L’autre grande actualité sportive mise en avant par les journaux concerne les JOJ Dakar 2026. Après son allumage officiel en Grèce, la flamme olympique a été accueillie samedi à Dakar lors d’une cérémonie organisée au palais de la République.

Le Soleil résume cette séquence avec le titre « La flamme illumine Dakar ». Le quotidien raconte une capitale sénégalaise animée par l’arrivée de la torche, d’abord aux abords du palais présidentiel, puis sur la corniche dakaroise. Pour le journal, cette réception marque une nouvelle étape dans la préparation du rendez-vous olympique de la jeunesse.

L’As insiste davantage sur la portée historique de cette cérémonie. Le quotidien considère que le Sénégal est entré dans l’histoire en devenant la première nation africaine à accueillir la flamme olympique. Il voit dans cet événement le véritable lancement du compte à rebours vers les JOJ Dakar 2026. Le journal rapporte également le message du président Bassirou Diomaye Faye, qui a appelé l’Afrique à assumer pleinement son destin et sa modernité devant les officiels et une jeunesse mobilisée.

L’Observateur revient également sur cette cérémonie solennelle et sur son importance dans la marche vers les Jeux. Le journal indique qu’après avoir été reçue par le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, la flamme a été confiée aux « 100 Linguère », représentantes de plusieurs générations. Celles-ci l’ont ensuite accompagnée à travers Dakar, de la Maison Senghor sur la corniche jusqu’à la Place du Souvenir africain.

Ainsi, entre le départ d’un gardien emblématique et l’arrivée d’une flamme appelée à traverser le pays, les journaux sénégalais mettent en avant deux séquences sportives aux significations différentes. L’une referme une page importante de l’histoire récente des Lions, tandis que l’autre ouvre symboliquement celle d’un rendez-vous appelé à inscrire Dakar et le Sénégal dans une nouvelle étape de l’histoire olympique africaine.

Sénégal : le gouvernement bloque les loyers et renforce son dispositif contre la vie chère

Le gouvernement sénégalais veut agir sur plusieurs fronts pour contenir la hausse du coût de la vie. Réuni jeudi à Dakar autour de la stabilisation des prix, il a décidé de bloquer temporairement les prix des loyers, d’autoriser l’importation de certaines denrées alimentaires et de mettre en place un observatoire permanent de la vie chère.

Les mesures ont été annoncées par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée à la recherche de solutions durables face à la pression sur les prix. Plusieurs départements ministériels, ainsi que la Présidence de la République et la Primature, ont participé aux échanges.

Sur le front du logement, le gouvernement prévoit un gel temporaire des prix des loyers. Un arrêté ministériel doit être publié dans les prochains jours pour officialiser cette mesure. L’exécutif entend également agir contre la spéculation immobilière.

« Il a été décidé aussi de bloquer les prix des baux et de stopper la spéculation immobilière », a déclaré Serigne Guèye Diop lors du point de presse organisé après la réunion.

Le dispositif devrait être complété par plusieurs textes réglementaires. Des décrets et arrêtés sont annoncés afin de revoir le mode de calcul des surfaces corrigées, avec l’objectif de contribuer à une baisse des prix du loyer.

Le gouvernement veut également intervenir sur l’approvisionnement des marchés. Face à la pénurie saisonnière de certains produits maraîchers, notamment les carottes et les choux, des importations temporaires seront autorisées. Cette décision doit permettre de répondre aux tensions sur l’offre et de limiter leurs répercussions sur les prix.

À cette réponse ponctuelle s’ajoute la création d’un observatoire permanent de la vie chère. L’objectif est de disposer d’un mécanisme de suivi plus régulier de l’évolution des prix et de mieux protéger les consommateurs dans un contexte où la question du pouvoir d’achat occupe une place croissante dans le débat public.

« Le consommateur a besoin d’une protection », a insisté le ministre de l’Industrie et du Commerce, assurant que l’État ne laisserait pas les citoyens seuls face à la situation.

La réunion interministérielle a également porté sur plusieurs secteurs considérés comme déterminants dans l’évolution des prix, notamment l’agriculture, la pêche, la viande et le logement. Selon Serigne Guèye Diop, les prix des produits agricoles et halieutiques restent fortement soumis aux variations saisonnières.

Le ministre a également évoqué la hausse du prix de la viande, qu’il relie notamment aux difficultés d’approvisionnement en provenance du Mali. Le pays voisin constitue en effet le principal fournisseur de viande du Sénégal, tandis que l’insécurité qui y persiste perturbe les circuits d’approvisionnement.

Avec le gel annoncé des loyers, l’ouverture temporaire aux importations et la création d’un observatoire permanent, le gouvernement cherche ainsi à apporter une réponse à plusieurs facteurs de la vie chère. Ces mesures traduisent la volonté de renforcer la régulation des prix tout en sécurisant davantage l’approvisionnement des marchés.

Sénégal : Bassirou Diomaye Faye renouvelle une partie de l’administration publique

Le Conseil des ministres du jeudi 10 septembre 2026 a été marqué par une importante série de nominations dans l’administration publique sénégalaise. Réuni exceptionnellement au Palais de la République sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, le gouvernement a procédé à des changements à la tête de nombreuses agences, sociétés nationales, directions et conseils d’administration.

À la Présidence de la République, Assane Kasse, juriste d’affaires, prend la direction générale de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA SN), en remplacement d’Elimane Pouye. Moussa Diop, avocat, devient pour sa part Délégué général à la Promotion des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, en remplacement de Bara Diouf.

La Primature connaît également deux changements. Taibou Diedhiou est nommé directeur général de l’Agence nationale de relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC), tandis que Bourama Dieme prend la présidence de son Conseil de surveillance.

Dans le secteur diplomatique, Gorgui Ciss, Conseiller des Affaires étrangères, devient ambassadeur et secrétaire général du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Il succède à Khare Diouf, appelé à d’autres fonctions.

Le secteur de l’énergie est lui aussi concerné par cette vague de changements. Thierno Alia Mbengue est nommé directeur général de l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), en remplacement de Diouma Kobor. Pape Momar Ngom prend la direction générale de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), en remplacement de Jean Michel Sene. Jean Baptiste Diouf devient, quant à lui, président du Conseil d’administration de la SENELEC, un poste jusque-là vacant.

Plusieurs structures relevant de l’industrie et du commerce changent également de responsables. Amadou Diallo prend la direction générale de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX). Serigne Aliou Diop devient président de son Conseil de surveillance. Talibouya Ba est nommé directeur général de l’Agence sénégalaise pour la propriété industrielle et l’innovation technologique (ASPIT), tandis que Samba Gueye prend la direction du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).

Le mouvement s’étend au secteur social. Moustapha Cisse est nommé directeur général de l’Agence sénégalaise de la Couverture maladie universelle. Maïmouna Dia prend la présidence du Conseil d’administration de l’Office national des Pupilles de la Nation. Mame Ndèye Sene devient directrice générale du Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la Résilience. D’autres changements concernent notamment la protection et la promotion des droits des enfants ainsi que le Fonds national de Crédit pour les Femmes.

Dans l’environnement, Babacar Abba Mbaye prend la direction générale de la Société nationale de gestion des déchets (SONAGED), tandis que Magatte Wade devient président de son Conseil d’administration. Ansoumana Sane est nommé directeur général de l’Agence sénégalaise de reforestation et de la Grande Muraille Verte.

L’urbanisme et l’aménagement du territoire sont également concernés. Ibrahima Barry prend la direction générale de la SICAP SA. Abdou Ben Jenkins Sambou devient directeur général de l’Urbanisme et de l’Architecture. Seydina Mbaye est nommé directeur général de la Société d’aménagement foncier et de rénovation urbaine (SAFRU SA), alors qu’Abdoul Karim Mbengue prend la présidence de son Conseil d’administration.

Le secteur des transports enregistre plusieurs nominations importantes. Modou Bara Gaye devient directeur général de Dakar Dem Dikk. Edouard Lambal prend la présidence du Conseil d’administration des Grands Trains du Sénégal (GTS) et Djibril Ba celle des Autoroutes du Sénégal (SN-LAS). Baye Niass Cissé est nommé président du Conseil d’administration du Fonds d’entretien routier autonome (FERA), tandis que Cheikh Mouhamadou Khalifa Ba devient administrateur général de SEN-AUTOROUTE.

La culture, le tourisme et l’artisanat connaissent eux aussi un renouvellement à la tête de plusieurs structures. Berenger Fap Ngom est nommé directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT). Babacar Mbengue prend la direction générale de la SAPCO SA et Idy Watt celle de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (APDA). Des changements interviennent également au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose et au Fonds de développement des cultures urbaines.

Dans le domaine de l’emploi et de la formation professionnelle, Alassane Gueye devient directeur de l’Agence nationale pour l’emploi des jeunes (ANPEJ). Cheikhou Tidiane Coundoul est nommé directeur de l’Apprentissage, tandis que Djiby Ndiaye prend la présidence du Conseil de surveillance de l’Agence nationale de la Maison de l’Outil.

Le secteur de la santé voit Khadim Mbaye prendre la direction du Centre hospitalier national de Pikine. Dans la communication publique, Badara Pouye devient directeur général de la Maison de la Presse « Babacar Touré », Talla Dieng en prend la présidence du Conseil d’administration et Souleymane Amadou Ly est nommé directeur général du Bureau de l’Information et de la Communication du Gouvernement (BIC-GOUV).

L’enseignement supérieur n’échappe pas à cette réorganisation, avec notamment la nomination d’Ousmane Diallo à la tête du Centre régional des œuvres universitaires de Ziguinchor et de Thierno Mbaye à celui de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Les changements concernent également les secteurs maritime et agricole. Abdoul Hamid Sy devient président du Conseil d’administration du Port autonome de Dakar, Ahmadou Tidiane Camara prend la direction générale de l’Agence nationale de l’Aquaculture et Ousseynou Pouye celle du Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC). Dans l’agriculture, Souleymane Diallo est nommé directeur général de la SODAGRI et Cheikhou Oumar Gaye prend la tête de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA).

Les Douanes enregistrent par ailleurs un changement à leur sommet. Malick Mbaye, jusque-là coordonnateur de la Direction générale des Douanes, devient directeur général en remplacement de Babacar Mbaye, appelé à d’autres fonctions. Ousmane Kane lui succède comme coordonnateur, tandis que Famara Ibrahima Sylla prend la direction des Opérations douanières.

D’autres nominations interviennent dans le numérique, la jeunesse et les sports, les infrastructures, la microfinance, l’hydraulique ainsi que le secteur minier. Dans les mines, plusieurs directions régionales sont notamment pourvues ou réorganisées dans différentes régions du pays, dont Thiès, Diourbel, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Tambacounda, Dakar, Ziguinchor, Louga, Fatick, Saint-Louis, Matam, Sédhiou et Kolda.

Par son ampleur, cette série de nominations touche ainsi une grande partie de l’appareil administratif et des structures publiques sénégalaises. Le Conseil des ministres du 10 septembre se traduit par un renouvellement important des équipes dirigeantes, aussi bien dans les administrations centrales que dans les agences, sociétés nationales et organismes publics.

Sénégal : 618 militaires seront déployés en Gambie pour la mission de la CEDEAO

Le Sénégal prépare l’envoi de son 10ᵉ contingent en Gambie dans le cadre de la mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La remise du drapeau à cette nouvelle unité s’est déroulée mercredi 9 septembre 2026 au Centre d’entraînement tactique Capitaine Abdoulaye Ngom de Toubacouta, dans la région de Fatick.

Placée sous le commandement du Colonel Balla Moussa Mané, l’unité compte 618 militaires, parmi lesquels figurent 14 femmes. Sa composition repose sur plusieurs éléments : un état-major, une compagnie de commandement, d’appui et de service, une compagnie mécanisée et deux compagnies motorisées.

La cérémonie de remise du drapeau a été présidée par le Général de Brigade Simon Ndour, chef d’état-major de l’Armée de terre. Elle marque une nouvelle étape dans la participation des Forces armées sénégalaises à la mission de la CEDEAO en Gambie.

Devant les militaires appelés à rejoindre le pays voisin, le Général Simon Ndour a rappelé la confiance accordée au Sénégal par les autorités communautaires et gambiennes. Il a également insisté sur le caractère particulier de cette mission, la Gambie étant un pays voisin avec lequel le Sénégal entretient des liens étroits.

« Votre présence en Gambie ne sera pas qu’un simple devoir militaire. C’est surtout un acte de soutien à un pays frère et ami qui traverse des moments difficiles de son histoire », a déclaré le chef d’état-major de l’Armée de terre.

Le Général Simon Ndour a appelé le contingent à faire preuve de rigueur et d’adaptabilité durant son déploiement. Il a demandé aux militaires de respecter les règles de comportement et d’engagement ainsi que les lois et règlements du pays hôte. Il les a également invités à adopter une utilisation « mesurée, intelligente et strictement personnelle » des réseaux sociaux.

Les relations avec les autorités gambiennes, les populations et les différents acteurs présents sur le terrain devront également être guidées par une attitude appropriée. « Soyez irréprochables sur le terrain. Je vous invite à être les dignes ambassadeurs des Armées », a lancé le Général Simon Ndour.

Le Colonel Balla Moussa Mané a, pour sa part, remercié les autorités militaires pour la confiance accordée à son équipe. Il a indiqué que le contingent aura pour mission d’accompagner le processus de stabilisation engagé en Gambie.

« Nous allons nous inscrire dans la même lignée que les précédentes missions », a assuré le commandant de l’unité. Avec ce 10ᵉ contingent, le Sénégal poursuit ainsi sa participation à la mission de la CEDEAO en Gambie, avec une force de 618 militaires appelée à poursuivre le travail engagé par les précédentes unités.

Sénégal : 153 nouvelles ambulances pour rapprocher les soins d’urgence des zones éloignées

L’accès aux soins d’urgence doit désormais gagner du terrain au Sénégal. Le président Bassirou Diomaye Faye a réceptionné jeudi 153 ambulances médicalisées destinées à renforcer la prise en charge des patients, notamment dans les zones les plus éloignées des structures sanitaires.

L’acquisition de ces véhicules représente un investissement de 8,1 milliards de francs CFA, réalisé avec l’appui des partenaires techniques et financiers du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Cette nouvelle dotation vient compléter les 93 ambulances déjà distribuées depuis juin 2024.

À travers cet effort, les autorités veulent améliorer la capacité du système sanitaire à intervenir rapidement en cas d’urgence. Les ambulances doivent notamment permettre de déployer davantage de services mobiles d’urgence et de réanimation dans les différentes régions du pays et de faciliter les évacuations sanitaires depuis les localités éloignées.

L’enjeu est particulièrement important pour les populations qui rencontrent davantage de difficultés à accéder aux soins spécialisés. Les femmes, les enfants et les personnes âgées figurent parmi les publics qui doivent pouvoir bénéficier plus rapidement d’une prise en charge adaptée, a souligné le chef de l’État.

Pour Bassirou Diomaye Faye, cette opération s’inscrit dans un chantier plus large de modernisation du système de santé. Selon lui, 275 milliards de francs CFA ont déjà été mobilisés pour renforcer le plateau technique médical. L’action s’intègre également à la Stratégie nationale de transformation du système de santé 2025-2034, elle-même rattachée aux orientations de l’Agenda Sénégal 2050.

Mais l’acquisition des ambulances ne constitue qu’une première étape. Le président a appelé les responsables des établissements de santé, les maires ainsi que les présidents des conseils départementaux à veiller à leur bonne utilisation et à leur entretien. L’objectif est de garantir que ces moyens roulants restent effectivement disponibles pour les populations qui en ont besoin.

En renforçant son parc d’ambulances médicalisées, le Sénégal cherche ainsi à réduire les difficultés liées aux évacuations et à rapprocher les soins d’urgence des territoires les moins bien desservis. Le gouvernement compte sur cette mobilisation, ainsi que sur le soutien de ses partenaires, pour progresser vers une couverture sanitaire plus accessible à l’ensemble de la population.