Sénégal / Code électoral : Diomaye sollicite une deuxième lecture de la proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale

Le Sénégal traverse une séquence politique inédite marquée par de nouvelles tensions au sommet de l’État. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de demander une seconde lecture de la proposition de loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral, un texte pourtant adopté par la majorité parlementaire du Pastef malgré l’opposition des groupes adverses et les réserves exprimées par le chef de l’État lui-même.

Cette décision, annoncée jeudi 7 mai 2026, intervient après plusieurs critiques formulées par l’opposition, notamment par Aïssata Tall Sall, qui avait appelé le président à « prendre ses responsabilités » face à ce dossier sensible. À l’origine de cette nouvelle délibération figure une erreur reconnue par l’Assemblée nationale. Selon El Malick Ndiaye, le texte transmis au président pour promulgation ne correspondait pas à la version intégrant les amendements adoptés lors des débats parlementaires. Le Parlement affirme avoir rapidement corrigé cette situation en envoyant une version rectifiée au chef de l’État.

Malgré ces explications, le président Bassirou Diomaye Faye a estimé nécessaire de renvoyer le texte devant les députés afin d’éviter toute ambiguïté juridique et institutionnelle. Dans un message lu à l’Assemblée nationale par El Malick Ndiaye, le chef de l’État a indiqué vouloir garantir que le texte final reflète fidèlement la volonté exprimée par les parlementaires, conformément à l’article 73 de la Constitution sénégalaise.

Cette nouvelle étape intervient dans un contexte politique déjà tendu. Après l’adoption du texte, les députés non-inscrits n’étaient pas parvenus à réunir les signatures nécessaires pour saisir le Conseil constitutionnel. De son côté, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal avait finalement renoncé à déposer un recours, affirmant ne pas vouloir s’immiscer dans les divisions internes de la majorité au pouvoir.

Face à cette situation, le président de l’Assemblée nationale a annoncé la tenue d’une réunion du bureau parlementaire afin de définir la suite de la procédure et les modalités d’une éventuelle nouvelle délibération sur cette réforme électorale.

Sénégal : Dakar renforce sa stratégie énergétique face à la flambée du pétrole

Face à la hausse des prix du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, le Sénégal veut accélérer la valorisation de ses ressources gazières et pétrolières pour protéger son économie.

Le gouvernement sénégalais veut renforcer sa résilience énergétique face aux turbulences des marchés mondiaux. Lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026, les autorités ont présenté une nouvelle orientation stratégique destinée à limiter l’impact de la hausse des prix du pétrole sur l’économie nationale.

Dans sa communication, le Premier ministre Ousmane Sonko a évoqué une conjoncture internationale marquée par de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient, susceptibles de provoquer une hausse durable des coûts énergétiques. Bien que le Sénégal ait commencé à exploiter ses ressources pétrolières et gazières, le pays reste encore dépendant des importations d’hydrocarbures. Cette situation expose l’économie à une augmentation de la facture énergétique et à des pressions sur les finances publiques.

Face à ces risques, l’exécutif entend accélérer l’exploitation et la valorisation des ressources nationales. Le gouvernement prévoit notamment de renforcer l’utilisation du gaz local, de promouvoir les énergies renouvelables et de diversifier le mix énergétique.

Les autorités veulent également mettre en place une politique de sobriété énergétique afin de réduire la consommation et protéger les ménages les plus vulnérables. Un « bouclier énergétique » devrait ainsi être instauré pour soutenir les secteurs stratégiques face aux fluctuations internationales. Dans cette dynamique, Dakar souhaite aussi renforcer sa veille géopolitique sur les marchés mondiaux et diversifier ses sources d’approvisionnement afin de mieux absorber les chocs extérieurs.

Ces mesures interviennent dans un contexte de forte volatilité des cours du pétrole. Selon plusieurs analyses internationales, le baril de Brent évolue actuellement autour de 100 dollars sous l’effet des tensions dans le détroit d’Ormuz et des inquiétudes sur l’approvisionnement mondial.

Cette stratégie énergétique s’appuie également sur les premières retombées des projets pétroliers et gaziers sénégalais. Le champ pétrolier Sangomar, exploité depuis juin 2024, a déjà produit plus de 47 millions de barils, générant d’importantes recettes d’exportation pour le pays. De son côté, le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim a permis plusieurs exportations de gaz naturel liquéfié vers les marchés internationaux, contribuant à la réduction du déficit commercial sénégalais. En décembre 2025, le gouvernement avait déjà procédé à une baisse des prix des carburants grâce aux performances du secteur énergétique national.

À travers ces nouvelles orientations, les autorités sénégalaises cherchent désormais à faire des ressources énergétiques un véritable levier de souveraineté économique et de stabilité sociale.=

Sénégal : économie, opposition et tensions au sommet dominent la presse

La presse sénégalaise du 7 mai met en avant les orientations économiques du président Bassirou Diomaye Faye, les appels à l’unité de l’opposition et les tensions persistantes au sein du pouvoir.

Les quotidiens sénégalais parvenus ce jeudi à l’Agence de presse sénégalaise accordent une large place aux décisions prises en Conseil des ministres ainsi qu’aux nouvelles initiatives politiques de l’opposition. Lors du Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a donné plusieurs orientations liées à la relance économique, à l’organisation de la Tabaski, au pèlerinage de Popenguine et à la prévention des inondations.

Selon le quotidien Le Soleil, le chef de l’État a demandé la finalisation, avant fin juin 2026, du projet de loi sur le patriotisme économique ainsi que des nouveaux Codes des Douanes et des Impôts. Ces réformes s’inscrivent dans la stratégie de transformation économique portée par les autorités sénégalaises. Le Premier ministre Ousmane Sonko a, de son côté, insisté sur la nécessité de renforcer la sécurisation des documents administratifs.

Sur le plan politique, plusieurs journaux s’intéressent à la dernière résolution publiée par le Front pour la défense de la démocratie et de la République. Cette plateforme de l’opposition appelle à la création d’une large coalition électorale en vue des élections territoriales prévues d’ici janvier 2027. Dans son texte, le FDR critique sévèrement la gestion du régime dirigé par Pastef, évoquant des « dérives autoritaires », un « échec total » et des « manœuvres électorales ».

Selon Sud Quotidien et Le Quotidien, cette initiative vise à fédérer les différentes composantes de l’opposition face au pouvoir en place, dans un contexte politique de plus en plus tendu. Parallèlement, les médias continuent de commenter les relations compliquées entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. WalfQuotidien évoque notamment des « relations heurtées » entre les deux dirigeants et s’interroge sur les conséquences politiques de cette rivalité.

Pour plusieurs observateurs, ces tensions fragilisent progressivement la majorité présidentielle et pourraient avoir un impact sur les futurs équilibres politiques au Sénégal.

Takku Wallu renonce à saisir le Conseil constitutionnel sur la réforme du code électoral au Sénégal.

Le groupe parlementaire Takku Wallu a annoncé, dans un communiqué publié le 5 mai 2026, qu’il renonçait à saisir le Conseil constitutionnel du Sénégal au sujet de la récente révision du code électoral.

 

Dans un premier temps, cette formation politique avait pourtant envisagé de contester la loi adoptée par la majorité, notamment les modifications introduites au niveau des articles L29 et suivants. Une procédure en inconstitutionnalité était alors à l’étude.

Mais à l’issue de concertations internes et après une évaluation du climat politique, le groupe a choisi de suspendre cette initiative. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une intervention du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a récemment pris position sur le dossier et annoncé des mesures à venir concernant ces dispositions.

Dans son communiqué, Takku Wallu Sénégal explique vouloir éviter toute implication dans les tensions internes qui traversent le camp au pouvoir. Le groupe affirme ne pas souhaiter alimenter des affrontements politiques qu’il juge éloignés des priorités nationales.

Il indique ainsi préférer laisser la majorité assumer pleinement les conséquences de ses choix législatifs, tout en maintenant une vigilance sur le respect des principes démocratiques.

Enfin, le groupe réaffirme sa volonté de poursuivre son action au sein de l’Assemblée nationale, en se positionnant comme une opposition engagée, attachée à son rôle de contrôle et de défense des institutions républicaines.

 

 

Sénégal : opposition divisée sur le Code électoral, scandale à l’état-civil

Entre désaccords sur le recours contre la réforme électorale et la révélation d’une fraude à l’état-civil, l’actualité sénégalaise est marquée par des tensions politiques et des dérives administratives.

À Dakar, les quotidiens parvenus ce mercredi mettent en lumière deux sujets majeurs : les divisions au sein de l’opposition sur la réforme du Code électoral et une affaire de fraude à l’état-civil dans la banlieue de la capitale.

Sur le plan politique, la question d’un recours contre la modification des articles L.29 et L.30 du Code électoral divise profondément les députés de l’opposition. Le groupe parlementaire Takku Wallu a finalement décidé de ne pas saisir le Conseil constitutionnel, après plusieurs discussions internes.

Selon Vox Populi, cette décision vise à éviter toute interférence dans les tensions internes du parti au pouvoir, Pastef, et à laisser la majorité assumer ses choix politiques. Toutefois, cette position ne fait pas l’unanimité. Le député Thierno Alassane Sall s’oppose à cette ligne et maintient sa volonté de saisir le Conseil constitutionnel. Il estime qu’il s’agit d’un « devoir » face à une loi qu’il juge potentiellement inconstitutionnelle.

D’autres élus non-inscrits, comme Pape Djibril Fall, partagent cette position, malgré les difficultés à réunir le nombre de voix requis pour engager une telle procédure. Cette situation illustre une opposition fragmentée, incapable de parler d’une seule voix sur un sujet pourtant central pour la démocratie sénégalaise.

Parallèlement à ces tensions politiques, un scandale à l’état-civil attire l’attention. Selon L’Observateur, une fraude impliquant le lutteur Bébé Diène a été mise au jour dans la commune de Wakhinane Nimzatt. D’après les révélations, un officier d’état-civil aurait permis à cet individu, dont le véritable nom est Amadou Cheikhou Diallo, d’obtenir frauduleusement la nationalité sénégalaise sous une identité fictive.

L’enquête menée par la Direction de l’automatisation des fichiers (DAF) a également révélé l’existence d’un registre parallèle non authentifié, utilisé pour régulariser illégalement la situation de plusieurs personnes, dont au moins huit déjà identifiées.

Le quotidien Libération évoque, de son côté, l’existence d’un réseau organisé, impliquant notamment des ressortissants étrangers ayant obtenu des documents administratifs sénégalais de manière frauduleuse. Trois individus ont déjà été interpellés et remis à la Sûreté urbaine pour la poursuite de l’enquête.

Entre divisions politiques et dérives administratives, ces deux affaires traduisent un climat marqué par des tensions et des défis en matière de gouvernance au Sénégal.

Sénégal : le limogeage d’Ousseynou Ly révèle les tensions au sommet de l’État

Le remplacement d’Ousseynou Ly par Abdoulaye Tine à la présidence alimente les spéculations sur une recomposition du pouvoir entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Le départ d’Ousseynou Ly intervient dans un contexte politique marqué par des frictions croissantes entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. Figure historique du Pastef et proche compagnon de lutte des deux hommes, Ousseynou Ly est remplacé par Abdoulaye Tine, avocat et coordonnateur de la coalition Diomaye Président. Ce changement, perçu comme un signal politique fort, a rapidement suscité de nombreuses réactions.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs militants de Pastef dénoncent une « dépastefisation de l’État ». D’autres y voient plutôt une volonté du chef de l’État de réorganiser son cercle de confiance et d’affirmer son autorité.

Pour certains observateurs, ce limogeage marque le début d’une recomposition du pouvoir autour du président. Le militant des droits humains Alioune Tine évoque même le « premier acte du divorce » entre les deux têtes de l’exécutif, mettant en question le slogan de campagne « Diomaye moy Sonko ».

La tension s’est accentuée à la suite de déclarations publiques des deux dirigeants. Le 4 mai, Ousmane Sonko, lors d’une intervention devant la jeunesse du Pastef, a rappelé la vocation idéologique du parti tout en mettant en garde contre la « course aux postes ». La veille, le président Bassirou Diomaye Faye avait, de son côté, revendiqué son rôle dans la création du parti et de sa devise : « Le don de soi pour la patrie ».

Ces prises de position traduisent une rivalité désormais visible au sommet de l’État. Pour de nombreux analystes, le chef de l’État cherche à affirmer son autonomie politique dans un contexte où les équilibres internes du pouvoir semblent évoluer.

Au-delà de sa portée administrative, ce limogeage met en lumière les tensions d’un tandem exécutif dont la cohésion, longtemps mise en avant, apparaît aujourd’hui fragilisée.

Sénégal : 181 000 candidats attendus au bac 2026

La session 2026 du baccalauréat au Sénégal s’annonce avec un nombre record de candidats, posant des défis logistiques majeurs.

 

Quelque 181 000 candidats sont attendus à la session 2026 du baccalauréat au Sénégal, selon Cheikh Ahmadou Bamba Guèye. L’annonce a été faite lundi à Dakar, en marge d’un symposium national consacré à la restructuration de l’enseignement privé. Face aux acteurs du système éducatif, le directeur de l’Office du Bac a souligné que cette hausse constante des effectifs traduit une dynamique de massification de l’accès à l’enseignement secondaire.

Cependant, cette évolution s’accompagne de défis organisationnels importants. Les autorités doivent adapter en permanence les dispositifs logistiques et humains pour faire face à cette croissance. Parmi les principaux enjeux évoqués figurent la multiplication des centres d’examen, le recrutement de surveillants et la mobilisation de correcteurs en nombre suffisant.

Cette déclaration intervient dans un contexte de réflexion sur l’avenir de l’enseignement privé au Sénégal. Le symposium en cours réunit les acteurs du secteur autour de questions liées à la régulation, à la qualité de l’enseignement et à l’intégration du privé dans les politiques éducatives. Au Sénégal, le baccalauréat demeure une étape déterminante du parcours scolaire. Il marque la fin du cycle secondaire et conditionne l’accès à l’enseignement supérieur.

La session 2026 devrait ainsi mobiliser des moyens importants afin de garantir son bon déroulement sur l’ensemble du territoire national.

A la Une des quotidiens : Préparation du meeting de la coalition Diomaye-Président

À Dakar, la presse quotidienne s’intéresse largement au meeting de la coalition Diomaye-Président prévu le 9 mai 2026 au stade Caroline Faye de Mbour. Ce rendez-vous politique est interprété comme une volonté du président Bassirou Diomaye Faye d’affirmer davantage son leadership, en dehors de son parti d’origine.

 

Selon L’Observateur, cette rencontre intervient à l’occasion du deuxième anniversaire de son accession au pouvoir. Le journal y voit à la fois une démonstration de force dans son fief et une tentative de construire une identité politique propre, en perspective des prochaines échéances électorales.

Le quotidien L’As estime que le chef de l’État cherche à « prendre le pouls du terrain ». L’annonce de ce meeting-bilan intervient, selon le journal, dans un climat politique marqué par des tensions au sein de l’exécutif. Le choix de Mbour n’est pas anodin. Originaire de cette localité, le président pourrait y bénéficier d’un fort soutien populaire, à un moment où son leadership est de plus en plus discuté dans les cercles politiques.

Pour WalfQuotidien, ce meeting constitue un test de popularité pour le chef de l’État. Le journal évoque une volonté de démontrer sa capacité de mobilisation, dans un contexte de relations tendues avec Ousmane Sonko et le parti Pastef. La publication considère cette initiative comme une étape déterminante pour l’avenir politique du président, qui devra convaincre l’opinion de sa représentativité.

De son côté, Le Quotidien met en avant une dynamique de repositionnement politique, évoquant des changements récents au sein de la présidence, notamment la nomination de nouveaux collaborateurs.

EnQuête souligne que le chef de l’État semble tracer sa propre voie, en s’entourant d’une nouvelle équipe rapprochée. Une évolution qui traduit, selon le journal, une prise de distance progressive avec Pastef.

Sud Quotidien s’interroge, quant à lui, sur les implications de cette situation, évoquant un possible début de recomposition politique en vue de l’élection présidentielle de 2029.

Dans ce contexte, le meeting du 9 mai apparaît comme une première étape stratégique pour le président sénégalais, à la croisée des enjeux de gouvernance et de repositionnement politique.

Sénégal : Diomaye Faye assume ses divergences avec Sonko

L’entretien du président sénégalais a relancé le débat sur les équilibres au sommet de l’État, entre affirmation d’autorité et tensions politiques.

À Dakar, l’entretien accordé samedi soir par le président Bassirou Diomaye Faye à trois chaînes de télévision continue de susciter de nombreux commentaires dans la presse. Le chef de l’État y a abordé la situation économique du pays, tout en assumant ses divergences avec son parti Pastef et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Le quotidien Le Soleil souligne que le président, face à la presse nationale, s’est exprimé « sans langue de bois » sur plusieurs dossiers d’actualité. Économie, justice, politique ou encore diplomatie, Bassirou Diomaye Faye a, selon le journal, apporté des clarifications et tenté de rassurer.

Le journal insiste surtout sur ses propos relatifs à la dualité observée au sommet de l’exécutif. Le président a dénoncé une « personnification outrancière » du projet politique, affirmant que le Sénégal n’a pas besoin d’un héros, mais d’un engagement collectif des citoyens.

Pour Le Soleil, cette prise de parole confirme l’existence d’un pouvoir qualifié de « bicéphale », où la légitimité institutionnelle et la légitimité politique ne coïncident pas toujours. Une situation qui pose la question de la stabilité de l’action publique.

Sud Quotidien note également que le chef de l’État a abordé sans détour plusieurs sujets sensibles, notamment le maintien des fonds politiques, les désaccords sur la réforme du Code électoral et ses relations avec Ousmane Sonko.

De son côté, Le Quotidien estime que Bassirou Diomaye Faye affirme son indépendance. En évoquant la possibilité de nommer un autre Premier ministre en cas de perte de confiance, il a, selon le journal, rappelé les dispositions constitutionnelles, dans un contexte marqué par la perception d’un exécutif partagé.

WalfQuotidien souligne que le président a aussi évoqué plusieurs figures et institutions, tout en critiquant la personnalisation du parti et certaines pratiques internes. Une sortie interprétée comme une volonté de réaffirmer son autorité.

Pour L’As, cette intervention traduit une forme d’émancipation politique vis-à-vis d’Ousmane Sonko. L’Info évoque, quant à lui, une offensive visant à consolider le leadership présidentiel.

Enfin, L’Observateur estime que cette prise de parole met en lumière des tensions au sommet de l’État, laissant entrevoir une possible recomposition politique dans les mois à venir.

Sénégal : un comité parlementaire instauré pour évaluer les politiques publiques

L’Assemblée nationale sénégalaise met en place un Comité d’évaluation des politiques publiques. L’objectif affiché est clair, renforcer le contrôle de l’action gouvernementale et améliorer la transparence.

Dans le cadre du renforcement de son rôle de contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale a rendu publique, ce mardi, la composition du Comité d’évaluation des politiques publiques. Cette nouvelle structure parlementaire ambitionne d’optimiser le suivi des programmes de l’État et de consolider la transparence dans l’utilisation des ressources publiques.

Le comité comprend sept membres titulaires et sept suppléants. Parmi les titulaires figurent Mohamed Sall, Béatrice Germaine Faye, Abdoul Kadyr Sonko, Marie Angélique Mame Selbe Diouf, Abdoulaye Thomas Faye, Fatou Ngom et Ousmane Thiouf.

Afin d’assurer la continuité des travaux, des députés suppléants ont également été désignés, dont Safiatou Malick Mbaye, Abdoul Ahat Ndiaye et Ibrahima Mbengue.

Cette instance est chargée d’apprécier l’impact réel des politiques publiques sur les populations, d’évaluer la pertinence des investissements publics et de formuler des recommandations pour une meilleure gestion des finances de l’État.

La création de ce comité s’inscrit dans une dynamique de modernisation de la gouvernance publique et de renforcement des mécanismes de reddition des comptes. Elle intervient dans un contexte marqué par des réformes institutionnelles en cours, notamment la publication récente d’avant-projets de loi relatifs à la Constitution, à la Cour constitutionnelle, au Code électoral et aux partis politiques.

À travers cette initiative, l’Assemblée nationale entend assumer pleinement sa mission de contrôle et promouvoir une gouvernance davantage orientée vers la performance et les attentes des citoyens.