Ismaïla Sarr ciblé par Manchester United après une saison exceptionnelle

La saison exceptionnelle d’Ismaïla Sarr ne passe plus inaperçue sur la scène européenne. Auteur de performances de haut niveau avec Crystal Palace, l’international sénégalais attire désormais l’attention de plusieurs cadors anglais, dont Manchester United, qui explore activement la piste en vue du mercato estival.

Selon plusieurs médias britanniques, notamment TEAMtalk, le club mancunien suit de près l’évolution du dossier. Des contacts auraient même été établis avec l’entourage du joueur afin de s’informer sur sa situation contractuelle et d’évaluer les conditions d’un éventuel transfert. Le journaliste Ben Jacobs confirme également l’intérêt des Red Devils, qui mènent en parallèle des discussions exploratoires avec West Ham au sujet de Crysencio Summerville, autre profil offensif étudié pour renforcer l’effectif.

Cette forte convoitise s’explique par la saison remarquable réalisée par l’ailier sénégalais. À 28 ans, Ismaïla Sarr a franchi un cap majeur en inscrivant 21 buts toutes compétitions confondues, devenant ainsi le meilleur buteur de Crystal Palace. Son impact ne s’est pas limité au championnat anglais : sur la scène européenne, il a brillé en Ligue Conférence, compétition dont il termine meilleur buteur avec neuf réalisations et meilleur joueur du tournoi.

Dans la continuité de cette dynamique, l’attaquant sénégalais a également confirmé son efficacité en sélection nationale, avec quatre buts inscrits lors de la Coupe du monde 2026, renforçant encore davantage sa cote sur le marché.

Arrivé à Crystal Palace en 2024 en provenance de l’Olympique de Marseille, l’ancien joueur de Metz est désormais sous contrat jusqu’en 2029. Une situation qui place le club londonien en position de force. Les dirigeants ne semblent pas pressés de se séparer de leur attaquant, sauf en cas d’offre jugée particulièrement convaincante.

Alors que Manchester United affine ses options offensives, le nom d’Ismaïla Sarr s’impose ainsi comme l’un des dossiers chauds de ce mercato, reflet d’une saison qui a définitivement propulsé l’international sénégalais parmi les valeurs sûres du football européen.

Sénégal : Takku Wallu saisit diplomatie et institutions internationales après les tensions à l’Assemblée

Les députés de l’opposition sénégalaise, réunis au sein du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal et des non-inscrits, ont engagé ce jeudi une vaste offensive diplomatique et institutionnelle pour dénoncer les incidents survenus lors de la séance plénière du 29 juin consacrée à la révision constitutionnelle.

Face à la presse, ils ont annoncé une série d’initiatives visant à porter l’affaire au-delà des frontières nationales. Leur stratégie consiste à interpeller à la fois les missions diplomatiques accréditées au Sénégal et plusieurs organisations parlementaires et régionales, dans le but d’alerter sur ce qu’ils considèrent comme une dérive préoccupante du fonctionnement parlementaire.

Pour ces élus, les événements du 29 juin marquent un tournant dans la dégradation du climat au sein de l’hémicycle. Ils évoquent des actes d’intimidation, de brutalité et de violence à l’encontre de députés de l’opposition, survenus directement dans l’enceinte parlementaire. Ils condamnent également l’intervention de la Gendarmerie nationale, estimant qu’aucune disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne permet au président de l’institution de recourir à la force publique pour interrompre la prise de parole d’un député ou procéder à son expulsion.

Dans leur déclaration, les parlementaires qualifient cette intervention d’atteinte à la liberté d’expression, à la dignité de la représentation nationale et au suffrage universel. Ils exigent par ailleurs que toute la lumière soit faite sur les conditions de cette réquisition, notamment sur l’autorité à l’origine de l’ordre et son fondement juridique.

Sur le plan opérationnel, une délégation de l’opposition prévoit de rencontrer les missions diplomatiques accréditées au Sénégal, mais aussi les autorités religieuses, coutumières, la société civile, les syndicats, les universitaires ainsi que les organisations de jeunes et de femmes. En parallèle, plusieurs organisations internationales et régionales sont ciblées, parmi lesquelles l’Union interparlementaire, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, le Parlement de la CEDEAO, la Commission de la CEDEAO, la Commission de l’UEMOA et la Commission de l’Union africaine.

Les députés appellent ces institutions à suivre de près l’évolution de la situation politique et institutionnelle du Sénégal et à activer, selon eux, les mécanismes d’alerte prévus par leurs textes afin de préserver la démocratie parlementaire. Ils précisent toutefois que leur démarche ne vise pas à nuire à l’image du pays, mais à attirer l’attention des partenaires sur des faits qu’ils jugent préoccupants pour l’État de droit.

Révision constitutionnelle au Sénégal : Aïssata Tall Sall dénonce une atteinte à l’équilibre des pouvoirs

La révision constitutionnelle adoptée à l’Assemblée nationale continue de susciter de vives contestations. Ce jeudi, la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, Maître Aïssata Tall Sall, est montée au créneau lors d’une conférence de presse pour exprimer sa profonde désapprobation, au lendemain des tensions survenues lors des débats parlementaires du 29 juin.

L’ancienne ministre de la Justice estime que le texte en discussion dépasse largement le cadre d’un simple ajustement institutionnel. Selon elle, il s’agit d’une réforme susceptible de bouleverser l’équilibre des pouvoirs au sommet de l’État. Elle soutient que cette révision viserait à placer le président de la République sous le contrôle direct de la majorité parlementaire, remettant en cause, selon ses mots, le principe d’équilibre entre les institutions.

Dans son intervention devant les journalistes, Maître Aïssata Tall Sall a alerté sur ce qu’elle considère comme une transformation profonde du système politique sénégalais. Elle affirme qu’en cas d’adoption, la réforme ouvrirait la voie à un système dans lequel la majorité à l’Assemblée nationale exercerait une influence déterminante sur le chef de l’État, au détriment de la séparation des pouvoirs.

La députée est également revenue sur les incidents ayant émaillé la séance parlementaire, accusant le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, de ne pas avoir respecté le règlement intérieur. Elle lui reproche notamment d’avoir empêché le député Abdou Mbow de prendre la parole, et dénonce plus largement des conditions de débat qu’elle juge défavorables à l’opposition.

Selon elle, ces tensions ont empêché les groupes parlementaires opposés au texte de présenter pleinement leur analyse. Elle affirme que ses collègues avaient préparé leurs interventions, mais qu’ils n’ont pas été en mesure de les exprimer dans un cadre qu’elle estime serein et équitable.

Bassirou Diomaye Faye mise sur les Pôles-Territoires pour accélérer la transformation économique du Sénégal

Le Sénégal veut faire des territoires les véritables moteurs de son développement. Réuni ce jeudi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) avec les exécutifs territoriaux, le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a détaillé sa vision de l’Acte IV de la décentralisation, plaçant les futurs Pôles-Territoires au cœur de la stratégie de transformation économique du pays.

Devant les élus locaux, le chef de l’État a expliqué que cette réforme, inscrite dans l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, vise à valoriser les potentialités propres à chaque territoire afin de stimuler une croissance endogène et durable. L’objectif affiché est de faire émerger un développement fondé sur les ressources locales et les réalités de chaque région.

Le président sénégalais a insisté sur le fait que les Pôles-Territoires ne constitueront pas un nouvel échelon administratif. Selon lui, ces structures auront pour mission de coordonner les initiatives, de soutenir les investissements structurants et de favoriser la création de richesse, tout en respectant les compétences des collectivités territoriales. Elles interviendront principalement dans les domaines où la coopération entre plusieurs territoires est indispensable pour renforcer l’efficacité de l’action publique.

Bassirou Diomaye Faye a également souligné que cette réforme repose sur une démarche de dialogue et de co-construction. D’après la Présidence de la République, le projet est le résultat de plusieurs mois de concertation ayant mobilisé près de 3 000 acteurs. Pour le chef de l’État, la transformation du Sénégal ne peut être impulsée uniquement depuis Dakar, mais doit prendre racine dans les territoires, au plus près des besoins, des réalités et des aspirations des populations.

Bassirou Diomaye Faye lance l’Acte IV de la décentralisation pour faire des territoires les moteurs du développement du Sénégal

Le Sénégal ouvre un nouveau chapitre de sa décentralisation. Suite à la présentation des grandes orientations de l’Acte IV par le président Bassirou Diomaye Faye devant les élus territoriaux, la presse nationale s’accorde sur l’importance de cette réforme, appelée à redéfinir la gouvernance locale et à placer les territoires au cœur de la transformation du pays.

Réunis à Dakar, maires, présidents de conseils départementaux et autres responsables locaux ont écouté le chef de l’État défendre une vision dans laquelle le développement ne se construit plus uniquement depuis la capitale, mais s’appuie sur les réalités et les potentialités de chaque territoire. Selon le président sénégalais, les futurs Pôles-Territoires devront devenir des leviers de planification, d’investissement et de croissance, en cohérence avec les objectifs de l’Agenda Sénégal 2050.

Les quotidiens sénégalais voient dans cette initiative une nouvelle étape de l’histoire de la décentralisation. Plusieurs journaux soulignent que cette réforme ambitionne de renforcer la justice territoriale, d’améliorer la gouvernance de proximité et de faire des collectivités locales les principaux moteurs du développement national. Les élus, tout en saluant cette orientation, appellent toutefois à une concertation renforcée, à des garanties institutionnelles et à des ressources financières suffisantes pour exercer pleinement leurs compétences.

Les discussions entre le gouvernement et les exécutifs territoriaux ont également permis de dégager un consensus autour de quinze points techniques destinés à encadrer la mise en œuvre de la réforme. Les autorités ont par ailleurs assuré qu’aucune commune ni aucun département ne serait supprimé, une précision destinée à dissiper les inquiétudes exprimées par plusieurs responsables locaux.

À quelques mois des prochaines élections locales, cette rencontre marque ainsi le lancement d’une nouvelle séquence politique. Entre promesse d’une gouvernance territoriale renouvelée et attentes des collectivités en matière d’autonomie et de moyens, l’Acte IV de la décentralisation s’annonce comme l’un des principaux chantiers institutionnels du Sénégal.

Le président Bassirou Diomaye Faye impulse une série de réformes majeures autour de la Constitution, de la décentralisation et des finances publiques

Réuni ce mercredi au Palais de la République, le Conseil des ministres s’est tenu sous la présidence du chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, dans un contexte marqué par une série de chantiers institutionnels, économiques et sociaux d’envergure.  De la révision constitutionnelle à la gestion des finances publiques, en passant par la décentralisation et les préparatifs des grands événements religieux, la communication présidentielle a dessiné les grandes orientations de l’action gouvernementale pour les mois à venir.

Au cœur des échanges, la question constitutionnelle a occupé une place centrale. Saisie de la proposition de loi constitutionnelle n°17/2026 portée par des députés de la majorité, l’exécutif a insisté sur la nécessité d’un processus inclusif. Le chef de l’État a rappelé son rôle de garant de la Constitution et salué l’implication du ministre de la Justice lors de l’examen du texte, tout en réaffirmant sa volonté de poursuivre les concertations avec l’ensemble des forces vives de la Nation. L’objectif affiché est d’aboutir à une révision qualifiée de consolidation, intégrant les acquis démocratiques, l’histoire politique du pays et le fonctionnement des institutions, dans une logique de souveraineté et de stabilité institutionnelle.

Dans le même temps, la décentralisation a été érigée en priorité stratégique. Le président a demandé l’accélération de la mise en place consensuelle des pôles-territoires et a instruit les ministres concernés d’instaurer une conférence annuelle sur les finances locales, destinée à améliorer la transparence et la lisibilité de la gestion des collectivités territoriales. Une rencontre avec les exécutifs locaux est d’ailleurs annoncée pour le 2 juillet 2026, afin de donner une nouvelle impulsion à cette politique de proximité.

Sur le volet des finances publiques, une réforme structurelle a été annoncée avec la création d’une Direction générale des financements et de la dette, rattachée au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan. Cette nouvelle entité aura pour mission de renforcer la gestion de l’endettement public et de consolider le suivi comptable de l’État. Le chef de l’État a par ailleurs salué la tenue du débat d’orientation budgétaire, qu’il inscrit dans un effort global d’assainissement des finances publiques et de relance économique.

Le Conseil s’est également penché sur les préparatifs des grands événements religieux prévus en août 2026, notamment le Grand Magal de Touba et le Maouloud, qui coïncident cette année avec la période hivernale. Le président a appelé à une anticipation renforcée des dispositifs logistiques et sécuritaires en collaboration avec les organisateurs. Il a également insisté sur l’urgence d’ouvrir l’hôpital El Hadji Malick Sy de Tivaouane avant ces événements majeurs.

Sur le plan diplomatique, le chef de l’État est revenu sur sa visite officielle en Allemagne du 21 au 23 juin 2026, marquée par des rencontres de haut niveau avec les autorités allemandes, un forum économique et des échanges avec le secteur privé. Il a également évoqué la cérémonie de remise de diplômes aux magistrats de la promotion Dior Fall Sow, placée sous le thème de l’indépendance de la justice comme fondement de l’État de droit.

Dans sa communication, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a, pour sa part, mis l’accent sur deux priorités majeures : la gestion du foncier et l’accès à l’eau potable. Sur le premier point, il a appelé à des mesures urgentes pour sécuriser les droits des personnes de bonne foi affectées par des suspensions de travaux, tout en plaidant pour une réforme foncière globale et équitable. Sur le second, il a demandé la mise en place d’un plan d’actions destiné à résoudre les difficultés structurelles du secteur hydraulique, notamment en milieu rural et urbain, avec une feuille de route attendue sur la reprise du projet du barrage de Sambangalou.

Enfin, plusieurs communications sectorielles ont été présentées, notamment sur la souveraineté pharmaceutique par le ministère de la Santé, et sur l’éthique des agents publics par le ministère de la Fonction publique. Le Conseil a également adopté un projet de loi autorisant la ratification du Traité de Marrakech, visant à faciliter l’accès des personnes aveugles et déficientes visuelles aux œuvres publiées, confirmant ainsi la volonté de l’exécutif de renforcer l’inclusion sociale et l’ouverture internationale du pays.

Après l’élimination face à la Belgique, Pape Gueye annonce une pause avec la sélection tant que le staff reste en place

Apres la douloureuse élimination du Sénégal en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 face à la Belgique (3-2), une nouvelle secousse vient ébranler la Tanière. Le milieu de terrain Pape Gueye a annoncé, sur ses réseaux sociaux, sa décision de suspendre sa carrière internationale tant que le staff technique actuel sera maintenu à la tête de la sélection.

Dans une publication postée sur son compte Instagram, le joueur est revenu brièvement sur le scénario cruel de la rencontre disputée à Seattle, où les Lions de la Teranga avaient pourtant mené 2-0 jusqu’à la 86e minute avant de s’incliner en prolongation.

« Je reviendrai pour vous dire quelques mots par rapport à l’élimination… mais j’annonce aujourd’hui que tant que c’est ce staff technique, je ferai une pause sur la sélection », a-t-il écrit, actant ainsi une prise de position forte à chaud après la défaite.

Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement tendu autour de la sélection nationale, marquée par une immense déception sportive et des critiques grandissantes sur les choix opérés lors de la rencontre face aux Diables Rouges.

Alors que les Lions venaient de laisser échapper une qualification qui leur tendait les bras, cette déclaration de Pape Gueye ajoute une nouvelle dimension à la crise post-élimination, au moment où les regards se tournent déjà vers l’avenir de la sélection sénégalaise.

 

 

Le Sénégal veut relancer le BTP en levant les blocages liés aux contentieux fonciers

Le gouvernement sénégalais cherche à redonner de l’élan à un secteur du bâtiment et des travaux publics fragilisé par les nombreux litiges fonciers. Réuni en Conseil des ministres le 1er juillet, le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a appelé à une levée rapide des suspensions de chantiers concernant les personnes physiques de bonne foi, estimant que cette mesure est essentielle pour restaurer la dynamique d’investissement et soutenir l’activité économique.

Face aux blocages qui ralentissent de nombreux projets, le chef du gouvernement a demandé au comité chargé des contentieux liés au foncier et au patrimoine bâti de l’État, installé au sein de la Primature, de mettre en œuvre, dans les meilleurs délais, les mesures nécessaires pour mettre fin à l’incertitude qui pèse sur les particuliers dont les travaux restent à l’arrêt.

L’objectif affiché est double : permettre au secteur du BTP de retrouver un rythme d’activité plus soutenu tout en poursuivant les efforts engagés pour assainir la gestion du foncier. Pour l’exécutif, il s’agit de concilier la relance économique avec une meilleure gouvernance des ressources foncières.

Dans cette perspective, Ahmadou Al Aminou Lo a également plaidé pour une réforme foncière fondée sur une approche intégrée, capable de garantir une gestion plus équitable et durable des terres tout en limitant la multiplication des contentieux. Il a, en parallèle, demandé un renforcement des moyens de la Direction générale de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (DGSCOS) dans le cadre de la préparation du budget 2027.

Le Premier ministre souhaite aussi améliorer la régulation territoriale en assurant le fonctionnement régulier des comités régionaux et départementaux de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie, qu’il considère comme des outils essentiels de prévention et de suivi. Il a, par ailleurs, instruit les services compétents d’élaborer une doctrine encadrant le règlement des cas de cession irrégulière de biens par la Société nationale de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA).

Pour le gouvernement, les contentieux fonciers en milieu urbain constituent un enjeu économique majeur. Au-delà de leurs répercussions sur les citoyens, ils freinent les investissements et pèsent sur l’activité du secteur du BTP. Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la continuité des mesures engagées en 2024, lorsque le Premier ministre Ousmane Sonko avait ordonné la suspension de plusieurs opérations foncières, principalement dans la région de Dakar, afin de faire la lumière sur des irrégularités présumées.

La presse sénégalaise accable Pape Thiaw après l’élimination cruelle des Lions face à la Belgique

Au lendemain de l’élimination du Sénégal en seizièmes de finale de ce mondial 2026, la presse sénégalaise affiche une rare unanimité. Tous les grands quotidiens reviennent sur le scénario renversant de la défaite face à la Belgique (3-2 après prolongation), mais surtout sur les choix tactiques du sélectionneur Pape Thiaw, largement pointés du doigt.

Longtemps en contrôle grâce aux buts de Habib Diarra (25e) et d’Ismaïla Sarr (51e), les Lions semblaient filer vers les huitièmes de finale avant de s’effondrer dans les dernières minutes du temps réglementaire. Romelu Lukaku a réduit l’écart à la 86e minute, puis Youri Tielemans a égalisé trois minutes plus tard, avant d’offrir la qualification aux Diables Rouges sur penalty à la 125e minute. Dans ses colonnes, Le Soleil qualifie cette élimination de « Coachmardesque ! », estimant que les changements opérés par Pape Thiaw ont profondément déséquilibré son équipe au moment où elle semblait maîtriser la rencontre.

Sud Quotidien évoque « la désillusion », considérant cette défaite comme l’un de ces revers qui dépassent le simple cadre du football tant le scénario paraît difficile à expliquer. Pour Libération, l’élimination est « tout simplement cruelle », les Lions ayant laissé échapper leur avantage de deux buts dans les toutes dernières minutes avant de céder en prolongation.

Le ton est encore plus sévère dans Yoor Yoor, qui dénonce un « naufrage tactique » imputé directement au sélectionneur. Le journal estime que le repli défensif et certains changements, notamment l’entrée de Lamine Camara à la place de Pape Guèye, ont favorisé le retour belge et coûté la qualification au Sénégal.

Vox Populi parle d’une « grosse désillusion », tandis que WalfQuotidien décrit une « cruelle désillusion », rappelant que tout a basculé en quelques minutes alors que les Lions avaient le match en main. De son côté, Le Quotidien résume l’échec par une formule évocatrice : « Pape Thiaw laisse filer sa qualification à cinq minutes de la fin ».

Enfin, EnQuête ouvre déjà le débat sur l’avenir du sélectionneur avec une question en une : « Faut-il virer Pape Thiaw ? ». Le quotidien estime que cette élimination relance inévitablement les interrogations sur la capacité du technicien à poursuivre sa mission à la tête des Lions de la Teranga.

Au lendemain de cette élimination au scénario cruel, la déception domine au Sénégal, où la presse voit dans cette défaite l’une des plus grandes occasions manquées de l’histoire récente de la sélection nationale.

Le Sénégal s’effondre en fin de match et voit la Belgique lui arracher une qualification héroïque pour les huitièmes

Le rêve sénégalais s’est brisé au terme d’un scénario aussi cruel qu’improbable. Longtemps maîtres de leur sujet, les Lions de la Teranga ont laissé échapper une qualification qui leur semblait promise en s’inclinant 3-2 après prolongation face à la Belgique à Seattle. En tête de deux buts jusqu’à la 86e minute, les hommes de Pape Thiaw ont vu les Diables Rouges renverser la rencontre dans les derniers instants avant de sceller leur qualification sur un penalty à la 125e minute.

 

Dès les premières minutes, le Sénégal impose son rythme et prend rapidement l’ascendant sur son adversaire. Cette domination est récompensée à la 25e minute lorsque Habib Diarra profite d’un ballon repoussé par le poteau après une tentative d’Ismaïla Sarr pour ouvrir le score. Les Lions poursuivent sur leur lancée et, au retour des vestiaires, Ismaïla Sarr fait le break en remportant son face-à-face avec Thibaut Courtois. Avec cette quatrième réalisation dans le tournoi, l’attaquant sénégalais signe la meilleure performance d’un joueur africain sur une même Coupe du monde depuis Roger Milla en 1990.

À ce moment-là, tout semble sourire au Sénégal. En face, la Belgique peine à trouver des solutions. Les tensions apparaissent même au grand jour lorsque Leandro Trossard et Youri Tielemans s’accrochent pendant une pause fraîcheur, alors que Kevin De Bruyne et Jérémy Doku ont déjà quitté la pelouse après une prestation discrète.

Mais le match bascule dans les toutes dernières minutes. Entré à la pause, Romelu Lukaku relance les siens en réduisant l’écart à la 86e minute. Trois minutes plus tard, Leandro Trossard adresse un centre précis que Youri Tielemans reprend de la tête pour égaliser. En l’espace de quelques instants, la Belgique efface deux buts de retard et plonge les Lions dans le doute.

Portés par cet incroyable retour, les Diables Rouges prennent progressivement le contrôle des prolongations. Alors que la séance de tirs au but semble se profiler, Lamine Camara concède un penalty dans les ultimes instants de la rencontre. Youri Tielemans se présente face au gardien sénégalais et transforme la sentence avec sang-froid à la 125e minute, offrant à la Belgique une qualification arrachée au bout du suspense.

Pour le Sénégal, l’élimination laisse un goût particulièrement amer. Les Lions ont longtemps cru tenir leur billet pour les huitièmes de finale avant de céder dans les derniers instants d’un match qu’ils semblaient pourtant maîtriser. La Belgique, elle, poursuit son aventure et affrontera au prochain tour le vainqueur du duel entre les États-Unis et la Bosnie.