La presse sénégalaise du 7 mai met en avant les orientations économiques du président Bassirou Diomaye Faye, les appels à l’unité de l’opposition et les tensions persistantes au sein du pouvoir.
Les quotidiens sénégalais parvenus ce jeudi à l’Agence de presse sénégalaise accordent une large place aux décisions prises en Conseil des ministres ainsi qu’aux nouvelles initiatives politiques de l’opposition. Lors du Conseil des ministres, le président Bassirou Diomaye Faye a donné plusieurs orientations liées à la relance économique, à l’organisation de la Tabaski, au pèlerinage de Popenguine et à la prévention des inondations.
Selon le quotidien Le Soleil, le chef de l’État a demandé la finalisation, avant fin juin 2026, du projet de loi sur le patriotisme économique ainsi que des nouveaux Codes des Douanes et des Impôts. Ces réformes s’inscrivent dans la stratégie de transformation économique portée par les autorités sénégalaises. Le Premier ministre Ousmane Sonko a, de son côté, insisté sur la nécessité de renforcer la sécurisation des documents administratifs.
Sur le plan politique, plusieurs journaux s’intéressent à la dernière résolution publiée par le Front pour la défense de la démocratie et de la République. Cette plateforme de l’opposition appelle à la création d’une large coalition électorale en vue des élections territoriales prévues d’ici janvier 2027. Dans son texte, le FDR critique sévèrement la gestion du régime dirigé par Pastef, évoquant des « dérives autoritaires », un « échec total » et des « manœuvres électorales ».
Selon Sud Quotidien et Le Quotidien, cette initiative vise à fédérer les différentes composantes de l’opposition face au pouvoir en place, dans un contexte politique de plus en plus tendu. Parallèlement, les médias continuent de commenter les relations compliquées entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. WalfQuotidien évoque notamment des « relations heurtées » entre les deux dirigeants et s’interroge sur les conséquences politiques de cette rivalité.
Pour plusieurs observateurs, ces tensions fragilisent progressivement la majorité présidentielle et pourraient avoir un impact sur les futurs équilibres politiques au Sénégal.




