Nouvelle affaire impliquant Farba Ngom : le dossier au cœur de la presse sénégalaise

SENEGAL-REVUE DE PRESSE

Les quotidiens reçus mardi par l’Agence de presse sénégalaise consacrent l’essentiel de leurs parutions à la nouvelle procédure judiciaire visant le député de l’opposition Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom.

L’Assemblée nationale « remet encore Farba Ngom à la justice », titre Sud Quotidien à sa une, indiquant que les députés ont « largement approuvé, lundi 16 février, la levée de l’immunité parlementaire du député-maire d’Agnam », une commune située au nord du Sénégal.

« Mis en cause dans une affaire de détention présumée de téléphone portable en milieu carcéral et de diffusion de contenus sensibles, l’élu s’expose à de nouvelles poursuites judiciaires dans les prochains jours », souligne le journal.

Il s’agit de la deuxième levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom dit Farba, placé en détention préventive depuis le 27 février 2025, après celle votée le 24 janvier 2025 à la suite d’une requête du procureur du Pool judiciaire financier. Cette première procédure s’inscrivait dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de blanchiment de capitaux, pour un montant provisoirement estimé à plus de 125 milliards de francs CFA.

De son côté, Vox Populi rapporte que le député-maire des Agnams a juré, Coran en main, n’avoir jamais détourné de fonds publics. « Le baroud d’honneur de Farba Ngom, Coran à la main », affiche le quotidien.

Walfquotidien estime pour sa part que « le calvaire de Farba [Ngom] se poursuit ». « Malgré sa présence et ses explications devant ses collègues députés, la majorité parlementaire du parti Pastef a adopté la levée de son immunité parlementaire », écrit le journal.

Le Quotidien évoque une séance particulièrement tendue. « Dans une atmosphère électrique, les députés ont voté la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom par 108 voix contre 21. Entre le serment sur le Coran du député-maire d’Agnam et les révélations jugées accablantes de la garde des Sceaux, Yassine Fall, la séance a pris des allures de procès public », analyse le journal.

Selon Les Echos, Farba Ngom entend désormais « faire annuler l’ensemble des actes de procédure » ayant conduit à l’ouverture d’une information judiciaire, après la découverte dans sa cellule de deux téléphones portables et de cinq clés USB.

Dans ce dossier, il est poursuivi notamment pour introduction et complicité d’introduction frauduleuse d’objets prohibés en milieu carcéral, corruption et violation du secret de l’instruction.

« Une véritable bataille procédurale est engagée par les avocats de Farba Ngom, qui, en fins stratèges, s’efforcent de ne laisser aucune brèche à la partie adverse », écrit Les Echos.

Les conseils du maire d’Agnam ont ainsi saisi la Chambre d’accusation d’une requête visant l’annulation des procès-verbaux de l’enquête préliminaire ainsi que du réquisitoire introductif ayant permis la saisine du doyen des juges d’instruction, précise le journal, tout en soulignant que Farba Ngom reste « loin d’entrevoir une remise en liberté ».

Par ailleurs, abordant la question de la criminalisation de l’homosexualité, Walfquotidien estime que le président de la République et son Premier ministre sont « sous pression des autorités religieuses », rappelant qu’ils sont « rattrapés par leurs engagements de campagne ».

Sur le même sujet, Vox Populi rapporte que le collectif And Samm Jikko Yi « durcit le ton » dans sa « croisade contre l’homosexualité », mettant l’État « face à ses responsabilités » et lui fixant un ultimatum au 8 avril.

Sénégal : la levée de l’immunité de Farba Ngom au cœur d’une nouvelle enquête judiciaire

L’Assemblée nationale a constitué une commission pour statuer sur la levée de l’immunité parlementaire de Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, impliqué dans de nouvelles accusations liées à des téléphones portables détenus en prison et à un blanchiment de capitaux.

 

L’Assemblée nationale sénégalaise a validé, lundi 9 février 2026, la liste des dix membres de la commission ad hoc chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire du député de l’opposition Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, désormais visé par de nouvelles poursuites judiciaires.

Une commission mixte pour statuer sur l’immunité de Farba Ngom

La commission comprend les députés Babacar Varore, Amadou Dia, Fatou Ngom, Mohamed Sélim Ayib Daffé, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, Youngar Dione, Alioune Ndao, Ansoumana Sarr (Pastef, majorité), Djimo Souaré (Takku Wallu, opposition) et Moussa Hamady Sarr (non-inscrit). Après la ratification, les membres doivent se réunir pour élire leur bureau et examiner, dès lundi prochain, le projet de résolution relatif à la levée de l’immunité de Farba Ngom.

Nouvelles accusations contre le député

Détenu depuis février 2025 dans le cadre d’une affaire présumée de blanchiment de capitaux, le député est désormais visé par des accusations de « trouble à l’intégrité de la justice et à l’ordre public », après la découverte de deux téléphones portables dans sa cellule.

Lors d’un point de presse le 13 janvier, la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Yassine Fall, a indiqué que Farba Ngom, maire d’une commune de la région de Matam et proche de l’ex-président Macky Sall, aurait diffusé des procès-verbaux confidentiels, partagé des contenus pornographiques et mené des échanges politiques susceptibles de perturber l’ordre public.

Selon Mme Fall, malgré sa détention dans une cellule réservée aux prisonniers malades, le député utilisait les téléphones pour communiquer avec des journalistes, des avocats, des personnalités politiques et des contacts à l’international (États-Unis, Autriche, Maroc, Mali et Bangladesh). L’exploitation des appareils aurait révélé la possession de documents judiciaires confidentiels et de contenus illicites.

Une affaire de blanchiment de capitaux de 125 milliards FCFA

Farba Ngom est également accusé de blanchiment de capitaux portant sur 125 milliards de francs CFA, selon le Pool judiciaire financier (PJF). Il reste sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, après sa deuxième comparution devant le collège des juges d’instruction. Son co‑prévenu, l’homme d’affaires Tahirou Sarr, a été placé sous liberté provisoire avec contrôle judiciaire.

La nouvelle enquête vise à déterminer la responsabilité de Farba Ngom dans ces faits graves et à situer l’impact de ses actions sur l’ordre public et le respect de la législation pénitentiaire.

Téléphones en prison : Farba Ngom protégé, l’immunité parlementaire bloque l’enquête

L’enquête annoncée sur les téléphones retrouvés dans la cellule de Farba Ngom se heurte à l’immunité parlementaire du député, tandis que l’agent pénitentiaire impliqué est désormais dans le viseur de la justice.

Alors que la ministre de la Justice, Yassine Fall, annonçait la veille l’ouverture d’une procédure judiciaire stricte, l’affaire des téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom se heurte désormais à l’obstacle de l’immunité parlementaire. Malgré plusieurs convocations, le procureur de la République a renoncé à entendre le maire des Agnams, estimant que son statut de député empêche toute poursuite immédiate. Pendant ce temps, l’agent pénitentiaire soupçonné d’avoir introduit les appareils se retrouve exposé à des poursuites.

Le dossier continue d’agiter le Palais de justice. Bien que la garde des Sceaux ait officiellement déclenché une enquête, la situation du député-maire demeure juridiquement figée. Impliqué dans un incident lié à la détention de téléphones en milieu carcéral, Farba Ngom bénéficie toujours de la protection attachée à sa fonction de parlementaire.

Le procureur bloque la procédure

Trois tentatives d’audition ont été programmées entre jeudi et mardi, sans succès. À chaque fois, le procureur de la République a invoqué l’immunité parlementaire pour refuser toute audition de fond. Après son transfert au parquet, Farba Ngom a été reconduit au Pavillon spécial sans être entendu.

L’agent pénitentiaire mis en cause

Si le député retourne dans sa cellule sans être inquiété, l’agent pénitentiaire impliqué dans l’affaire se retrouve, lui, en première ligne. Soupçonné d’avoir introduit les téléphones dans la cellule, il a fait l’objet d’un retour de parquet, sa responsabilité pénale étant directement engagée.

Les avocats de Farba Ngom, dont Me El Hadji Amadou Sall, fondent leur argumentaire sur l’article 217 du Code pénal. Selon cette disposition, seule la personne ayant introduit un objet interdit dans un établissement pénitentiaire peut être poursuivie, et non le détenu qui le détient.

« L’immunité parlementaire fait obstacle à toute action pénale immédiate. Tant que l’Assemblée nationale ne lève pas cette protection, le député ne peut être inquiété, alors que l’agent pénitentiaire porte la responsabilité juridique de l’introduction des téléphones », confie une source proche du dossier.

Scandale en prison : le député Farba Ngom au cœur d’une nouvelle tempête judiciaire

La découverte de deux téléphones portables dans la cellule du député Mouhamadou Ngom, dit Farba, déclenche une nouvelle enquête judiciaire aux lourdes implications politiques et pénales.

 

La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, a annoncé mardi à Dakar l’ouverture d’une procédure judiciaire visant le député Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba. Cette enquête porte sur des soupçons de « trouble à l’intégrité de la justice et à l’ordre public », après la découverte de deux téléphones portables dans sa cellule de détention.

Lors d’une conférence de presse, Mme Fall a mis en cause l’élu, également maire d’une commune de la région de Matam, pour « diffusion de documents judiciaires confidentiels », « partage de contenus à caractère pornographique » et « échanges liés à des manœuvres politiques susceptibles de perturber l’ordre public ». Selon la ministre de la Justice, le député était incarcéré dans une cellule destinée aux détenus malades, à Dakar.

Malgré cette situation, Mouhamadou Ngom disposait de deux téléphones portables grâce auxquels il a reçu des centaines d’appels et de messages émanant de responsables politiques, de journalistes et d’avocats, dont trois anciens ministres, a précisé Yassine Fall. La garde des Sceaux estime que ces communications constituent une violation manifeste des règles en vigueur.

Toujours selon la ministre, M. Ngom a entretenu, à l’aide de ces appareils, des échanges avec « des acteurs politiques, des avocats et des professionnels des médias », mais aussi avec des interlocuteurs situés « aux États-Unis, en Autriche, au Maroc, au Mali et au Bangladesh ».

L’analyse des téléphones saisis a également permis de découvrir que le détenu détenait « des documents judiciaires confidentiels, notamment des procès-verbaux, ainsi que des contenus à caractère pornographique », a ajouté Mme Fall.

« Ces faits particulièrement graves constituent une infraction au règlement intérieur des établissements pénitentiaires », a-t-elle soutenu.

Blanchiment de capitaux

Yassine Fall a en outre indiqué que la présence de ces documents et de ces équipements dans la cellule de Mouhamadou Ngom ne confirmerait pas l’argument avancé par ses avocats, selon lequel son état de santé serait incompatible avec la détention.

L’enquête ouverte vise à déterminer les responsabilités de l’intéressé concernant l’ensemble de ces faits, a-t-elle précisé. Pour rappel, Mouhamadou Ngom, dont l’immunité parlementaire a été levée par l’Assemblée nationale le 24 janvier 2025, est poursuivi pour blanchiment de capitaux. Les faits qui lui sont reprochés porteraient sur un montant de 125 milliards de francs CFA, selon le Pool judiciaire financier (PJF).

Il est sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, à la suite d’une seconde comparution devant le collège des juges d’instruction du PJF. Le député est également une figure influente de l’Alliance pour la République, l’ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Macky Sall.

Contacté par l’APS, Me El Hadji Amadou Sall, l’un de ses avocats et ancien ministre de la Justice, a annoncé la tenue prochaine d’une conférence de presse pour répondre aux accusations formulées par la ministre de la Justice, sans toutefois en préciser la date.

Lions-Pharaons et affaire Farba Ngom dominent la presse sénégalaise

SÉNÉGAL – REVUE DE PRESSE

Dakar, 14 janvier. Les quotidiens parus ce mercredi à Dakar accordent une large place à la demi-finale de la CAN 2025 opposant le Sénégal à l’Égypte, ainsi qu’à la sortie médiatique de la ministre de la Justice, Yassine Fall, sur l’affaire du député Mouhamadou Ngom, dit Farba Ngom, en détention depuis février 2025 pour des faits financiers présumés.

La première demi-finale de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations se joue ce mercredi à 17h au stade Ibn Batuta de Tanger. Elle met aux prises les Lions de la Téranga et les Pharaons d’Égypte, deux géants du football africain.

Le journal Source A parle d’un affrontement entre deux stars, Sadio Mané et Mohamed Salah, avec une place en finale en jeu. Le quotidien titre : « Égypte–Sénégal, revanche ou confirmation », soulignant que les Égyptiens, battus lors de leurs dernières confrontations face au Sénégal, cherchent à prendre leur revanche.

Vox Populi rappelle que le Sénégal a privé l’Égypte de deux grands titres, notamment la CAN 2021 et la qualification au Mondial 2022. Le journal évoque un choc où le champion d’Afrique en titre veut confirmer sa domination, tandis que les Pharaons, septuples champions, espèrent inverser la tendance.

WalfQuotidien parle d’un « duel pharaonique », le quotidien note la détermination des Égyptiens à atteindre la finale, tandis que les Lions entendent s’imposer pour poursuivre leur parcours dans la compétition.

De son côté, Sud Quotidien titre : « Lions-Pharaons, face à face pour le sommet », et met également en avant la conférence de presse de la ministre de la Justice sur l’affaire Farba Ngom.

Yassine Fall quant a lui explique que de nouveaux faits, jugés graves, ont été relevés en milieu carcéral, et impliquent le député en détention. Selon elle, ces faits pourraient porter atteinte à l’intégrité de la justice et à l’ordre public.

Le journal L’As indique que de nouvelles charges pèsent sur le député-maire d’Agnam, poursuivi notamment pour blanchiment de capitaux, escroquerie sur des fonds publics dépassant 123 milliards de FCFA et complicité d’abus de biens sociaux.

Selon la ministre, Farba Ngom aurait été retrouvé en possession de deux téléphones portables. Ceux-ci lui ont permis de communiquer avec des responsables politiques, des patrons de presse et de partager des contenus à caractère pornographique, en violation de la loi.

Le Soleil titre « Farba Ngom, la nouvelle affaire », évoquant des soupçons de complot et l’ouverture de nouvelles enquêtes pouvant mener à d’autres poursuites judiciaires.

Vox Populi parle d’un « grand déballage » de la ministre, tandis que Le Quotidien estime que Yassine Fall a « créé une affaire dans l’affaire », soulevant des doutes sur les conditions de détention et l’éthique de certains acteurs judiciaires.