Le Sénégal invité au sommet du G7

Le président sénégalais, Macky Sall prendra part aux discussions sur comment établir un partenariat pour une transition énergétique juste.

 

Le président du Sénégal, Macky Sall est invité au sommet du G7. Il prendra part aux discussions sur « comment établir un partenariat pour une transition énergétique juste ». Le JETP s’inspire du cadre sud-africain annoncé lors de la COP26 à Glasgow et toujours en cours de négociation.

Contrairement à l’Afrique du Sud et plusieurs des pays ciblés par le G7 pour un éventuel JETP, tels que l’Indonésie ou l’Inde, le Sénégal n’est ni un gros producteur ou consommateur de charbon, encore moins un gros pollueur. Mais si Dakar intéresse, c’est aussi parce qu’il s’agit d’un futur pays gazier, dont la production jouera un rôle important, aussi bien au niveau domestique qu’à l’exportation. Et alors que l’Europe tente d’abandonner le gaz russe, elle prépare dans le même temps ses nouveaux fournisseurs.

Sommet du G7 : un fonds de 251 millions de dollars pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique

Cette somme représentant un prêt accordé à la Bad par les dirigeants du G7 vise la réduction du déficit de financement estimé à 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs sur le continent.

Les 251 millions de dollars vont permettre de soutenir l’initiative Action positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique (Afawa), portée par la Banque africaine de développement (Bad).

L’annonce a été faite par Akinwumi Adesina, président de la Bad, lors du sommet du G7 qui s’est tenu du 24 au 26 août, à Biarritz, dans le Sud-Ouest de la France.

Cette rencontre qui a réuni les chefs d’État de sept des plus grandes puissances économiques mondiales (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon, Canada) était consacrée à la lutte contre les inégalités.

L’Afawa ancée en 2016, a pour objectif de débloquer l’accès au financement pour les femmes entrepreneuses, et établir un mécanisme d’autonomisation économique. Cette résolution a été adoptée lors du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en janvier 2015, et la Bad a été chargée de sa mise en œuvre.

«C’est un grand jour pour les femmes en Afrique. Investir dans l’entrepreneuriat féminin en Afrique est un investissement fort de sens car les femmes ne sont pas seulement l’avenir de l’Afrique, elles sont le présent de l’Afrique», a ponctué a le président de la Bad, Akinwumi Adesina

Cet apport est d’autant plus important que les femmes détiennent plus de 30 % des PME en Afrique aujourd’hui « mais il existe un déficit de financement de 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Ce déficit doit être comblé, et vite», a souligné Akinwumi Adesina, pour qui les choses doivent changer.