ONU : Macky Sall défend sa vision d’une organisation « réformée et plus efficace »

L’ancien président sénégalais Macky Sall entre pleinement dans sa course au poste de Secrétaire général des Nations unies. Jeudi 23 juillet 2026, il a participé au débat public organisé par l’Assemblée générale de l’ONU au siège de l’organisation à New York, aux côtés des autres candidats engagés dans la succession d’António Guterres.

Face aux représentants des États membres et aux acteurs de la société civile, l’ancien chef de l’État sénégalais a présenté sa vision d’une Organisation des Nations unies appelée, selon lui, à se réinventer pour mieux répondre aux crises contemporaines.

Au cœur de son intervention : la nécessité d’une ONU « réformée et plus efficace », capable de retrouver pleinement son rôle dans les domaines qui constituent son mandat historique. Macky Sall estime notamment que l’organisation doit renforcer son action en faveur du maintien de la paix et de la sécurité internationales, de la protection des droits de l’homme et de l’accompagnement du développement.

À l’issue de cette rencontre, l’ancien président du Sénégal a rappelé son expérience accumulée au cours de ses douze années à la tête du pays, entre 2012 et 2024, mais aussi son implication dans les grandes dynamiques africaines et internationales.

Pour lui, ce parcours constitue un avantage majeur pour répondre aux défis auxquels la communauté internationale est confrontée. Il a indiqué que cette expérience pourrait être mise au service des Nations unies si les États membres décident de lui accorder leur confiance.

Cette audition publique intervient dans un processus de sélection qui doit désigner le successeur d’António Guterres, dont le mandat à la tête de l’organisation mondiale prendra fin en décembre 2026. La compétition réunit plusieurs profils issus de différents horizons. Aux côtés de Macky Sall figurent notamment Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Au terme du processus, le futur Secrétaire général des Nations unies sera choisi par les États membres conformément aux procédures établies par l’organisation. Pour Macky Sall, cette étape représente une nouvelle occasion de porter son ambition d’une ONU plus représentative, plus opérationnelle et mieux adaptée aux enjeux du monde actuel.

Macky Sall dans la course à l’ONU : une candidature qui progresse

La bataille pour la succession d’António Guterres entre dans une nouvelle phase. Les candidats au poste de secrétaire général des Nations Unies se retrouvent ce jeudi à New York pour une réunion publique destinée à présenter leurs visions et leurs priorités devant les États membres ainsi que la société civile. Parmi eux figure l’ancien président sénégalais Macky Sall, dont la candidature bénéficie désormais du soutien officiel de Dakar.

Baptisée « Réunion publique des Nations Unies : le prochain secrétaire général » (UN Town Hall: The Next Secretary-General), cette rencontre organisée dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU offre aux prétendants l’occasion de défendre leur projet pour l’avenir de l’organisation internationale. Pendant une heure et demie, de 17h00 à 18h30, les candidats doivent échanger sur les grands défis auxquels devra répondre le prochain secrétaire général, dans un contexte mondial marqué par de nombreuses crises.

Initiée par le Cabinet de la présidence de l’Assemblée générale des Nations Unies, cette étape vise également à renforcer la transparence du processus de sélection et à permettre aux États membres comme au public de mieux comprendre les orientations proposées par chaque candidat.

Une sélection encadrée par des règles précises

Le choix du futur secrétaire général des Nations Unies repose sur une procédure définie par l’article 97 de la Charte des Nations Unies et encadrée par plusieurs résolutions de l’Assemblée générale consacrées à la réforme et à la revitalisation de ses travaux.

Le 5 septembre 2025, l’Assemblée générale a adopté la résolution 79/327, fixant les principes devant guider cette sélection, notamment la transparence, l’inclusivité et une plus grande implication des États membres. Le processus officiel a été lancé le 25 novembre 2025 par une lettre conjointe de la présidente de l’Assemblée générale et du président du Conseil de sécurité invitant les pays membres à proposer leurs candidats.

Chaque prétendant doit être présenté par un État membre ou un groupe d’États membres et fournir plusieurs documents, notamment une déclaration de vision, un curriculum vitae ainsi que des informations relatives au financement de sa campagne.

Dans cette logique, des dialogues interactifs sont organisés par l’Assemblée générale et retransmis sur UN WebTV afin de permettre aux candidats de présenter leurs ambitions et aux membres de l’organisation de mieux évaluer leurs profils.

Macky Sall, le pari diplomatique du Sénégal

Dans cette compétition internationale, Macky Sall occupe une place particulière en tant que seul candidat africain officiellement engagé dans la course. Ancien président du Sénégal entre 2012 et 2024, il bénéficie depuis lundi du soutien déclaré des autorités sénégalaises.

Cette décision a été annoncée à la suite d’une rencontre tenue le 17 juillet au Palais de la République à Dakar entre Macky Sall et son successeur Bassirou Diomaye Faye. Selon un communiqué du ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, le chef de l’État sénégalais a décidé que « le Sénégal va apporter son plein soutien » à cette candidature.

Bassirou Diomaye Faye a également demandé au gouvernement ainsi qu’au réseau diplomatique sénégalais de mobiliser leurs efforts pour défendre la candidature de l’ancien président auprès des États membres des Nations Unies.

Macky Sall avait présenté officiellement son ambition lors de cette rencontre, tout en faisant le point sur l’avancée de sa campagne internationale. Depuis plusieurs mois, il multiplie les déplacements et les rencontres diplomatiques afin de convaincre les différents acteurs de la scène internationale. Son agenda l’a notamment conduit à Banjul, Pékin, Athènes ainsi qu’au siège des Nations Unies à New York, où il a échangé avec plusieurs représentants permanents.

Six candidats officiellement en lice

La compétition pour diriger l’ONU rassemble actuellement six candidatures officiellement enregistrées. Outre Macky Sall, présenté par le Burundi le 2 mars 2026, figurent l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, soutenue initialement par le Chili, le Brésil et le Mexique ; Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, proposé par l’Argentine ; Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, présentée par le Costa Rica ; María Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale, proposée par Antigua-et-Barbuda ; et Carolyn Rodrigues Birkett, ancienne ministre guyanaise des Affaires étrangères, candidate présentée par le Guyana.

Une autre candidate, Virginia Gamba, désignée par les Maldives en mars 2026, a finalement retiré sa candidature quelques semaines après son entrée dans la course. Les échanges publics avec les candidats ont déjà débuté depuis avril 2026 et se sont poursuivis en juin et juillet sous l’égide de l’Assemblée générale. Macky Sall avait notamment participé à cette phase d’audition le 22 avril.

Après cette période de présentation publique, le Conseil de sécurité des Nations Unies devra examiner les différentes candidatures avant de transmettre une recommandation à l’Assemblée générale. La décision finale reviendra ensuite aux États membres, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

Le futur secrétaire général prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2027, succédant à António Guterres, qui dirige l’organisation mondiale depuis 2017.

Candidature à l’ONU : Macky Sall confirme sa visite au Sénégal et remercie Diomaye Faye pour l’audience accordée

L’ancien président sénégalais Macky Sall a confirmé qu’il effectuera une visite au Sénégal le vendredi 17 juillet 2026, dans le cadre des consultations qu’il mène pour soutenir sa candidature au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Annoncé depuis plusieurs jours, ce déplacement a été officialisé par l’intéressé dans un communiqué daté du 14 juillet 2026.

Macky Sall précise que cette étape s’inscrit dans la poursuite de ses démarches diplomatiques engagées à l’international en vue de briguer la direction de l’ONU.

À cette occasion, l’ancien chef de l’État a tenu à remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour l’entretien prévu entre les deux hommes. « Je remercie vivement SEM le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, pour l’entretien que nous aurons à cette occasion », a-t-il déclaré dans son communiqué.

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L’ancien président a également adressé ses remerciements aux autorités religieuses et coutumières pour leurs prières ainsi que pour les marques de soutien qu’elles lui ont témoigné. Il a, par ailleurs, exprimé sa « profonde gratitude » à l’endroit des Sénégalaises et des Sénégalais qui, selon lui, lui apportent leurs encouragements depuis l’annonce de sa candidature au Secrétariat général des Nations Unies.

Macky Sall indique toutefois que son passage à Dakar sera de courte durée. Évoquant un agenda international qu’il qualifie de « particulièrement chargé », il annonce qu’il quittera le Sénégal immédiatement après son entretien avec le chef de l’État.

Il affirme néanmoins souhaiter revenir prochainement dans le pays afin de rencontrer les militantes, militants et sympathisants, avec l’ambition de leur renouveler personnellement ses remerciements et sa reconnaissance pour le soutien manifesté à sa candidature.

ONU : Macky Sall défend son bilan face aux violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024

En campagne pour diriger l’ONU, Macky Sall revient sur les violences politiques au Sénégal et justifie ses décisions.

En pleine campagne pour le poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall s’est exprimé ce lundi aux États-Unis devant des représentants de la société civile. Interrogé sur les violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024, il a livré son analyse des faits.

Revenant sur ses douze années à la tête du pays, l’ancien chef de l’État a évoqué une période marquée, selon lui, par une intensification inédite des tensions. Il estime que certains acteurs ont tenté de tirer profit du contexte pour accéder au pouvoir en dehors du cadre démocratique, une option qu’il dit avoir rejetée au nom de la défense des institutions.

Macky Sall a également rappelé les violences enregistrées durant cette période, évoquant des incendies de résidences privées, des attaques visant des organes de presse, des menaces contre des magistrats et des responsables politiques, ainsi que des destructions d’infrastructures publiques, notamment les chantiers du Train express régional et du Bus Rapid Transit. Il a aussi mentionné des attaques contre des transports publics ayant causé des pertes en vies humaines.

Face à cette situation, il considère que la stabilité de l’État était sérieusement menacée, justifiant ainsi les mesures prises par les autorités pour rétablir l’ordre. Il a précisé que les dossiers ont été confiés à la justice une fois le calme revenu.

Abordant la loi d’amnistie, l’ancien président a indiqué avoir fait le choix de privilégier l’intérêt supérieur de la nation. Malgré des réserves au sein de son camp, il affirme que cette décision a contribué à apaiser les tensions, à permettre la libération de détenus et à favoriser un retour à la stabilité.

Il a enfin souligné que l’élection présidentielle a permis de tourner la page de cette période, avec l’arrivée au pouvoir du parti Pastef. Selon lui, cette alternance politique, issue des urnes, témoigne de la solidité des institutions sénégalaises et du respect du choix populaire.

En conclusion, Macky Sall a insisté sur la primauté du processus démocratique, rappelant que l’accès au pouvoir doit se faire par les élections et non par la rue.