Le Sénégal accueillera le prochain Forum sur la coopération Sino-africaine en 2021

Le Sénégal va accueillir le prochain Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) en 2021, a annoncé le chef de l’Etat Macky Sall.

« Le #Sénégal s’honore d’accueillir le prochain Sommet du #FOCAC en 2021. Ce rendez-vous sera l’occasion de faire le point sur le plan d’action de Beijing et de raffermir notre commune volonté de construire une communauté de destin encore plus solide », écrit-il sur son compte twitter.

Créé en 2000, le Forum sur la coopération sino-africaine, dont l’édition 2015 s’était tenue en Afrique du Sud, se veut « un cadre intergouvernemental de dialogue politique et de coopération économique entre la Chine et l’Afrique ».

Le président Sall a remercié le président Xi Jinping et ses homologues africains de leur confiance en le désignant co-président du FOCAC.

« À travers ma personne, c’est le peuple sénégalais qui a été honoré », a souligné le président sénégalais, avant de remercier le président Xi Jinping et le peuple chinois pour « l’accueil chaleureux » qui lui a été réservé et « la parfaite organisation » du Forum Chine-Afrique.

Le président Macky Sall a participé lundi et mardi à Beijing au sommet du Forum Chine Afrique en compagnie de plusieurs de ses collègues africains

Le président chinois a annoncé, à l’ouverture de cette rencontre, que la Chine entendait travailler « en étroite coopération » avec le continent africain pour mettre prioritairement en oeuvre « huit initiatives majeures » au cours des trois prochaines années, « avec pour ambition de forger une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide en cette nouvelle ère ».

Pour ce faire, Xi Jinping a annoncé que son pays accordera au total 60 milliards de dollars de financement à l’Afrique au cours de cette période.

Ce financement sera octroyé sous forme d’aide gouvernementale, d’investissements et de financements en provenance d’établissements financiers et d’entreprises chinoises, a précisé M. Xi dans son « discours-clé » prononcé lors de la cérémonie d’ouverture du sommet du Forum sur la coopération sino-africaine.

Après Beijing, le président Sall va participer à un sommet sino-africain dédié au secteur privé, jeudi à Hangzhou, capitale de la province chinoise du Zhejiang, une rencontre visant à encourager les échanges économiques entre la Chine et l’Afrique.

Il prendra ensuite part vendredi à Chengdu, capitale de la province chinoise du Sichuan, à une rencontre économique organisée par ladite province dans le cadre de la promotion des échanges et de l’investissement entre la Chine et le Sénégal.

‘’Le Sénégal peut espérer, sous peu, capturer le dividende démographique’’

 

Le Sénégal est dans une phase où il pourra, à partir de 2035, capturer son dividende démographique. Mais pour cela, il faut bien mener certaines politiques sectorielles. Dans cet entretien accordé aux journaux ‘’EnQuête’’, ‘’Vox Populi’’ et ‘’Thiey Dakar’’, le statisticien Saturnin Kodio assure que le pays peut y arriver, malgré les nombreux défis dans les domaines de la santé, de l’emploi, de l’éducation, de la fécondité et de la mortalité.

Depuis un certain temps, on parle de dividende démographique. Pouvez-vous nous dire son importance ?

Avant de venir de manière détaillée sur la définition, il faut d’abord faire référence à la transition démographique. Cette transition est un processus par lequel un pays passe à des niveaux de fécondité et de mortalité élevés vers des niveaux de fécondité et de mortalité très bas. En dehors de ces deux phases extrêmes, il existe deux autres phases intermédiaires de la transition, à savoir la deuxième phase. C’est la période durant laquelle la mortalité baisse et la fécondité reste à un niveau très élevé. Lorsqu’un pays se trouve dans cette situation, il y a des conséquences sur la composition de sa population par âge. Autrement dit, non seulement son poids démographique est très élevé, mais ce pays est majoritairement composé de personnes à charge.

C’est-à-dire les personnes de moins de 15 ans et celles de plus de 65 ans. En général, lorsqu’un pays est à ce stade, il est confronté à la satisfaction des besoins sociaux de base, notamment l’éducation, la santé et l’emploi, en plus de la pression démographique. Sur la deuxième phase de la transition démographique, on s’aperçoit que la mortalité continue sa baisse et la fécondité commence à baisser. Dans ce cas, le poids démographique de ce pays devient faible. Cela aussi a des répercussions sur sa structure par âge et il est majoritairement composé de personnes en âge de travailler. C’est-à-dire les personnes qui créent la richesse. Dans ce cas, il a des possibilités pour accélérer sa croissance économique, bien sûr sous contrainte de mettre en place certaines politiques spécifiques. On a un bonus démographique à la troisième phase. Maintenant, il faut le capitaliser en investissant dans les secteurs stratégiques pour aller vers le dividende démographique.

Donc, le dividende démographique est l’accélération de la croissance économique qui résulte un peu de la forte proportion de la population en âge de travailler, suivi des politiques stratégiques pour cette frange de la population dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la création de l’emploi, de l’environnement des affaires…

Le taux de chômage est très élevé au Sénégal, sans compter les personnes à charge. Est-il possible de profiter du dividende démographique, dans ces conditions ?

Lorsqu’on est dans une situation où le poids démographique est très élevé, les besoins traditionnels en termes de services sociaux de base sont énormes. Malgré tous les efforts que l’Etat fait actuellement, on constate qu’il y a des gaps en termes de services sociaux de base. Dans l’éducation, il y a les abris provisoires ; pour la santé, les structures sanitaires font défaut.

Tout cela est dû au poids démographique. C’est sûr que si on arrive à accélérer la transition démographique, la pression va se relâcher, l’Etat du Sénégal aura réussi à régler la question des services sociaux de base. L’optimisme est permis dans ce contexte, parce que pour aller vers la capture du dividende démographique, la première chose à faire est d’accélérer sa transition démographique, en maitrisant son rythme de croissance. Il y aura forcément des répercussions sur le rapport de dépendance. Le Sénégal est dans cette dynamique, parce qu’on a constaté que depuis 2002, le rapport de dépendance est inversé.

C’est-à-dire qu’il est en deçà de 100 %. Ce qui veut dire que les personnes en âge de travailler commencent à être majoritaires dans la population. Si cette dynamique se poursuit, la pression va se relâcher sur l’Etat et sur les ménages. En plus, il y aura d’autres ressources additionnelles qu’on aura à investir non seulement dans le développement du capital, mais aussi dans les secteurs porteurs de croissance qui permettent de lutter contre ce taux de chômage élevé. Il faut renforcer cette dynamique. Même si le rapport de dépendance démographique est en deçà de 100 %, le niveau reste encore élevé. Il faut accélérer la transition démographique et l’accompagner par des politiques multisectorielles. L’Etat est dans cette dynamique de création d’emplois, mais cela reste insuffisant.

Quels est le taux de fécondité et de mortalité qui indique qu’un pays peut capturer son dividende démographique ?

On dit qu’un pays est dans une bonne position démographique ou à un régime démographique qui lui permet de capturer le dividende, lorsque les rapports de dépendance avoisinent les 55 %. Donc, lorsqu’on a un rapport de dépendance qui avoisine les 50 %, on peut dire que ce pays est dans les bonnes dispositions pour aller vers la capture du dividende. Maintenant, il faut accompagner cela par d’autres politiques multisectorielles spécifiques. S’agissant de la natalité, c’est quand le taux est en deçà de 15 pour mille. Si on prend l’indice synthétique de fécondité, c’est quand il est entre 2 et 3 enfants par femme, on dit que le pays est en bonne position démographique pour aller vers la capture du dividende. Or, au-delà de ces phénomènes qui touchent la natalité, il y a un comportement qu’on doit avoir et qui est relatif à la mortalité. Le taux de mortalité doit être aussi à un niveau très bas, en deçà de 10 pour mille.

Aujourd’hui, qu’elle est la situation du Sénégal ?

Le Sénégal a un rapport de dépendance démographique égal à 84 %. En ce qui concerne la natalité, le taux est de 34 pour mille. L’indice synthétique de fécondité est de 4,7 enfants par femme, le taux de mortalité est de 7 pour mille, mais le coefficient de mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de 5 ans) est de 51 pour mille. C’est la situation du Sénégal en termes d’indicateurs qui nous permet d’appréhender si le pays est dans une bonne position de capture du dividende démographique.

Est-ce le cas ?

Oui, le pays est dans cette dynamique. La fenêtre d’opportunité est déjà ouverte. Entre-temps, on a constaté que la prévalence contraceptive moderne a augmenté. Nous savons tous que la prévalence contraceptive moderne est l’un des piliers sur lesquels il faut s’appuyer pour aller vers la maitrise de la croissance démographique. Ce qu’il faut, c’est de ne pas dormir sur nos lauriers et de renforcer davantage les efforts afin que l’utilisation soit plus élevée. Parce qu’à côté de l’utilisation, on a constaté que les besoins non satisfaits des femmes en matière de planification familiale sont à 24 %. Autrement dit, il y a des femmes qui veulent utiliser la planification, mais qui n’y ont pas accès. Donc, si on parvient à enrôler ces femmes en plus de l’utilisation actuelle, on pourra se retrouver à un taux de prévalence de 50 %. Celui-ci est un bon taux pour accélérer la transition démographique. Il faut accélérer cette cadence afin d’augmenter l’utilisation de la planification, de diminuer le taux de mortalité afin d’avoir un régime démographique favorable pour la capture du dividende.

Existe-t-il un risque que le Sénégal rate le coche ?

Il y a ce risque pour tous les pays. Le dividende démographique s’appuie sur la tension démographique qui s’effectue durant la période à laquelle la population en âge de procréer est beaucoup plus prépondérante. Cela survient une seule fois dans l’histoire de l’humanité. Au cours de cette période, si on ne met pas en place les politiques qu’il faut, on risque de rater le coche, ce qui serait malheureux. Mais le Sénégal n’est dans pas dans cette dynamique, au contraire, il est dans une bonne dynamique pour aller vers la capture du dividende démographique.

Parce qu’en plus du rapport démographique qui est en deçà de 100 %, le Sénégal est en train de mettre en place des politiques dans les domaines multisectoriels. Sur le plan de la santé, en ce qui concerne la planification familiale, on est actuellement sur le deuxième niveau de programme de planification. Le premier plan s’est déroulé dans la période 2011-2015, avec des efforts considérables durables. Le deuxième plan est en train d’être mis en œuvre. Que ce soit dans le domaine de l’emploi, des efforts sont en train d’être faits ainsi que dans celui de la formation professionnelle à travers l’installation des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep). Il faut renforcer cela pour aller vers la capture du dividende démographique. Dans la deuxième phase du Pse, la place qu’occupe le dividende est très importante. Tout cela réuni, le Sénégal peut espérer, sous peu, capturer le dividende démographique, s’il maintient cette cadence.

Quel plaidoyer doit-on mener pour réussir le pari de la capture de dividende démographique ?

Il faut renforcer, d’abord, la sensibilisation de la population, parce que si elle n’adhère pas à ce projet, cela ne pourra pas marcher. Dans ce sens, les journalistes ainsi que les autres réseaux ont un grand rôle à jouer. Il faut aussi que les moyens suivent et qu’ils soient conséquents, que les décideurs soutiennent le projet. Le Sénégal est sur cette voie, parce que lorsque l’étude a été présentée, on a reçu les félicitations du président de la République et il nous a exhortés à travailler avec tous les secteurs pour qu’on puisse intégrer le domaine de la démographie dans les programmes et projets de développement. Cela veut dire qu’il est bien informé de la volonté de la capture du dividende démographique. Je pense qu’il faut renforcer cela avec les différents ministères sectoriels.

Est-ce qu’il existe, dans la sous-région, des pays qui ont réussi à capturer le dividende démographique ?

Il y a des pays qui sont en avance ; le Cap-Vert est sur cette voie. Il y a aussi les pays maghrébins. La Tunisie qui a raté le coche, elle a réussi à avoir une forte population en âge de travailler, mais elle n’a pas pu donner du travail à cette population-là. Je pense que pour l’Afrique, c’est un peu tôt de parler de capture du dividende démographique, parce que la transition démographique est précoce, elle vient d’être entamée. Si on arrive peut-être à la tension démographique, à la deuxième phase, on pourra voir comment capturer la capture du dividende démographique.

Est-ce qu’on pourra atteindre ce dessein d’ici 2063, le nouvel agenda mondial ?

On n’a pas une seule réponse pour les pays. La tension démographique est différente d’un pays à un autre. Pour certains, ce sera pour 2053 ; d’autres, pour 2063, selon le rythme de la tension démographique. Pour le Sénégal, d’après les études qu’on fait, c’est à partir de 2035 qu’on saura comment capturer ce dividende démographique et cela va s’accentuer jusqu’à 2050.

Est-ce que les engagements sont en train d’être respectés par les pays signataires ?

En ce qui concerne l’agenda de l’Union africaine (Ua), le Sénégal est en avance par rapport à la feuille de route qui a été élaborée en 2016, si mes souvenirs sont bons. Le Sénégal a élaboré, en 2015, son rapport national pour la capture du dividende démographique. Donc, nous sommes en phase avec l’Ua et les différents piliers élaborés dans cette feuille de route sont en phase avec les piliers choisis au niveau national qui ne sont rien d’autre que l’éducation, le développement des compétences, la santé, la bonne gouvernance.

Il est dit que le Sénégal encourt des risques de ne pas supporter cette transition démographique…

Quand on faisait le Pse, il y avait ce diagnostic, vu que ce sont des projets qu’on doit mettre en œuvre pour tirer la sonnette d’alarme en ce qui concerne la problématique du dividende démographique. Nous avons souligné que les projets à mettre en œuvre, si on ne fait pas attention, ne pourront pas supporter la qualité du capital humain, en raison du fardeau des enfants à charge. Le Pse est bien conscient que pour atteindre les objectifs fixés à travers ce plan, il va falloir maitriser le rythme de la croissance démographique, sinon cela risque d’aliéner tous les efforts consentis pour accélérer la croissance économique. C’est pourquoi, au-delà des projets, le Pse avait suggéré aux ministères sectoriels de réfléchir sur des stratégies pour lui permettre de maitriser la croissance démographique afin de faciliter l’accès de la croissance démographique.

Retard et avenants: La rançon de la non-maitrise des projets

Si les retards sont parfois causés par un déficit de budget ou un empressement des maitres d’ouvrages, les avenants, eux, sont souvent les conséquences d’un défaut de maitrise des projets.

A n’en pas douter, la réalisation du nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass a battu tous les records en matière de signature d’avenants. C’est à se demander si l’Etat ne fait pas preuve, des fois, de laxisme dans la conception de ses projets. La question se pose avec acuité. Claude Moïse Dembélé, gérant du Bureau d’études Pro-Conseils Btp et responsable à Eiffage, estime que les avenants peuvent être dus à une méconnaissance des projets.

Il explique : ‘’Quand je parle de la gestion de projet dans le livre, je parle de la conception des projets en amont, c’est-à-dire que l’ingénieur responsable doit suffisamment analyser, avec pertinence, l’ouvrage qu’il veut réaliser. Où il veut le réaliser ? Quel est le type de sol, le type de matériaux qu’il veut utiliser ?’’ Cette tâche, selon le spécialiste, incombe au maitre d’ouvrage qui doit s’en acquitter avec minutie. Si, par mégarde, il brûle les étapes ou rate son évaluation, de deux choses l’une : soit il est face à un maitre d’œuvre qui réalise quelque chose de piètre qualité. Soit face à quelqu’un comme le ‘’rigoureux’’ Dembélé qui reprend le travail, sonde le sol, par exemple, et, en cas de complication, exiger des montants supplémentaires. Bonjour les avenants.

‘’Si le maitre d’ouvrage occulte certaines étapes et lance son appel d’offres, s’il se trouve devant un M. Dembélé, il va lui dire : j’ai sondé le sol. Il a telle qualité. Donc, tu me dois des travaux supplémentaires. Conséquence : les avenants. N’est-ce pas, M. Mbar Coly ?’’, taquine-il, s’adressant au responsable à l’Agence des travaux et de gestion des routes. ‘’C’est donc dès la conception qu’il faut maitriser l’ouvrage dans sa globalité, pour éviter ces principes d’avenants’’.

Toujours à cette cérémonie, Claude Moïse s’est aussi prononcé sur les raisons des retards dans la réalisation de chantiers. Tantôt, explique-t-il, c’est une insuffisance des ressources. Tantôt une mauvaise évaluation des délais de réalisation. Il arrive, selon ses dires, qu’Eiffage crache sur un marché, parce que les délais à lui fixés sont impossibles. ‘’Parfois, en soumissionnant, nous faisons comprendre au maitre d’ouvrage que ce délai est insuffisant. Le maitre d’ouvrage a parfois des impératifs de délai. Parce qu’il a tardé à lancer un appel d’offres, il compte parfois rattraper son retard en confinant l’entreprise dans un délai étriqué’’. L’ingénieur cite l’exemple d’un marché de la Saed. ‘’On me les donne aujourd’hui, mon délai finit dans 15 jours. Or, rien que le durcissement de mon béton, c’est 28 jours. Je dis que je ne prends pas. Je refuse de le faire, parce que j’étais dans des conditions étriquées de délai. Ils diront alors que je ne suis pas coopératif. Il faut savoir qu’on ne peut pas tout faire. Dans une bouteille d’1 litre, on ne peut en mettre deux’’.

Le secrétaire général du gouvernement, Seydou Guèye, qui a présidé la rencontre, estime que l’ouvrage arrive à un moment très important. ‘’Nous sommes, dit-il, à un moment très important dans la construction de notre pays. Il faut donc des boites à outils pareilles pour se mettre au service de tout le monde. Et il est heureux de constater que Moïse, qui a toujours travaillé dans le dur, s’engage maintenant dans le durable, en lassant aux générations futures des ouvrages de cette nature’’.

GERARD SENAC

‘’Ce qui compte c’est la compétence des entreprises, non leur origine et la nationalité de leurs propriétaires’’

Après plus de 40 ans en Afrique, le président directeur général d’Eiffage Gérard Sénac est revenu sur son attachement pour le continent, pour le Sénégal. Il n’a pas manqué de lancer quelques pics à ceux-là qui ne cessent de traiter son entreprise d’étrangères. Il se défend : ‘’En dépit de tout ce qu’on en dit, Eiffage a quand même un personnel sénégalais.

Claude en est une parfaite illustration. Et dans les chantiers qu’il gère au nord, tout son personnel est sénégalais. Il n’y a qu’un seul Franco sénégalais qui y fait irruption de temps en temps. Et c’est moi’’, ironise-t-il. Mais qu’à cela ne tienne, Gérard Sénac estime que le débat sur la nationalité des uns et des autres est un ‘’faux débat’’. Ce qui importe, selon lui, c’est la compétence. D’où qu’elle vienne. ‘’L’Afrique, estime-t-il, a besoin de personnes comme Moise.

A Eiffage nous avons beaucoup appris avec lui. D’abord c’est lui a été à l’origine de la création du Bureau d’étude des prix. Avant son arrivée, c’était Alioune (Directeur général adjoint) et moi-même qui les faisions et cela nous prenait énormément de temps. Parfois on terminait très tardivement pour pouvoir déposer une offre’’, indique le PDG parlant de l’importance de l’étude de prix dans entreprises de travaux publics, objet de l’un des ouvrages. Avec beaucoup d’humour, Gérard met toutefois son personnel en garde. Car, estime-t-il, Moise les aurait mis dans une situation de concurrence qui pourrait être encore plus rude. Le sourire en coin, il déclare : ‘’Ces deux livres vont permettre au Sénégal d’aller de l’avant.

Mais les PME et autres entrepreneurs qui prendront le temps de les lire vont devenir pour Gorgui Niang (le responsable du d’étude à Eiffage) de sérieux concurrents. Alors Gorgui, c’est à vous de prendre les devants et de partir avant les autres’’, ironise le patron de l’entreprise de BTP. Selon lui, le Sénégal est un pays qui avance et les concurrents arrivent de tous les côtés. Il conseille à ses collaborateurs de ne pas regarder derrière, mais devant pour être chaque jour davantage compétitifs, en vue de demeurer dans le peloton de tête. Pour ça, confesse-t-il, il faut avoir les meilleurs ingénieurs, les meilleurs ouvriers.

Mamadou Diop Decroix candidat à la présidentielle

Mamadou Diop Decroix va se présenter à l’élection présidentielle de 2019. Ce sont les militants d’AJ qui l’ont voulu comme candidat à la magistrature suprême.

Du moins, il sera plébiscité à l’issue d’un congrès prévu, sauf revirement au mois d’Octobre prochain, renseigne Dakarposte.

Selon ses partisans, Aj est une organisation unitaire de la gauche révolutionnaire qui a pour objectif déclaré la conquête du pouvoir.

Les principes qu’il défend sont » la laïcité, le socialisme, la démocratie, la justice sociale, l’équité, le respect des droits de l’homme et la coopération sur la base du respect mutuel et des avantages réciproques « .

Sit-in de l’opposition : Le Préfet de Dakar ne cède pas

Le Préfet de Dakar n’a pas varié dans sa position. Et a décidé d’interdire la manifestation de l’opposition de ce mardi, devant le ministère de l’Intérieur. Dans un communiqué parvenu à Seneweb, le Front démocratique et social de résistance nationale (Frn), indique qu’il a été « informé d’un arrêté illégal et anticonstitutionnel du Préfet de Dakar interdisant un rassemblement pacifique devant le ministère de l’Intérieur. »

Malgré cet interdit, « Le Frn maintient sa décision d’organiser cette manifestation. Étant donné que les dernières manifestations de l’opposition ayant regroupé au moins une centaine de milliers de citoyens se sont déroulées sans aucun incident, l’opposition tient le gouvernement pour responsable de tout incident qui se sera produit ».

Par conséquent, l’opposition « appelle les Sénégalaises et les Sénégalais à venir nombreux à 15 heures devant le ministère de l’Intérieur et défendre la démocratie et exiger la confirmation des candidatures déjà annoncées de Karim Meissa Wade et de Khalifa Ababacar Sall, la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections, l’accès au fichier électoral pour tous, le retrait de la loi sur les parrainages, la distribution des cartes d’électeurs aux ayant droits et la libération des prisonniers politiques. »

Présidentielle 2019: Aissata Tall Sall dans la course

La présidente du mouvement « Osez l’avenir », Aissata Tall Sall va se présenter à la prochaine présidentielle . Elle l’a fait sur Rfm-matin.

« Nous nous préparons pour l’élection présidentielle. Nous attendons le moment venu pour aller à l’assaut des populations », a dit Aissata Tall Sall, avant d’ajouter que « personne n’est encore candidat à la présidentielle et même Macky Sall, car pour l’être, il faut avoir plus de 50.000 signatures ».

Evoquant sa situation au Parti socialiste (Ps), après leur exclusion (elle et d’autres membres), en janvier dernier, le maire de Podor, qui se déclare toujours socialiste, a soutenu qu’ « aucun papier ne prouve qu’ils ont été exclus du Ps».

Selon Aissata Tall Sall, le décret de la révocation de Khalifa Sall de ses fonctions de maire est une exagération. « J’ai entendu un cadre dire hier que ce que le président a fait est légal. J’ai appris le droit tout comme lui, mais ce qu’il (Macky Sall) a fait est illégal », soutient-elle.

A l’en croire, si les avocats de Khalifa Sall font recours à la Cour suprême, le décret de sa révocation « sera annulé, car il n’a aucun fondement. Si le président fait appel à l’article 140, il devait révoquer Khalifa Sall depuis, mais il ne devrait pas attendre jusqu’à ce qu’on en arrive à ce stade », estime l’avocate.

Le Botswanais Joshua Bondo au sifflet de Madagascar-Sénégal

L’arbitre botswanais Joshua Bondo a été désigné pour officier le match Madagascar-Sénégal comptant pour la 2-ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, annonce le site de la Confédération africaine de football (CAF).

Le Botswanais sera assisté du Mozambicain Arsène Chadrèque Marengula et du Lesothan Souru Phatsoane, à l’occasion de cette rencontre prévue dimanche au stade de Mahamasina (Tananarive).

Ce match s’annonce comme la finale de ce groupe A, les deux adversaires ayant remporté leur premier match respectivement contre le Soudan (3-1) pour Madagascar et la Guinée Equatoriale (3-0) dans le cas du Sénégal.

L’autre match du groupe opposera samedi la Guinée Equatoriale au Soudan à Bata en Guinée Equatoriale.

Un trio arbitral sénégalais sera sur également sur les terrains à l’occasion de cette deuxième journée des éliminatoires, avec Maguette Ndiaye assisté de Djibril Camara et d’El Hadj Malick Samba. Ils vont officier lors du match Egypte-Niger à Alexandrie (groupe J).

Des activités pluvio-orageuses sur le sud et l’est pour les prochaines 72h (anacim)

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce des activités pluvio-orageuses sur le sud et l’est du Sénégal au cours des prochaines 72 heure à partir de mardi minuit.
« Des activités pluvio-orageuses seront notées sur les régions sud et est du pays avec toutefois des possibilités d’extension sur les localités centre et nord-est dans les prochaines 48H’’, écrit-elle dans ses dernières prévisions.

L’ANACIM ajoute que dans la journée du mercredi, « des systèmes pluvio-orageux vont aborder le pays par les régions est et intéresser par la suite la quasi-totalité du territoire durant la nuit ».

« La chaleur humide sera de mise sur l’ensemble du territoire surtout sur les localités nord-est et centre où le thermomètre affichera les pics de la journée les plus élevés’’, écrivent les prévisionnistes météo.

Dans son bulletin pour les prochaines 24 heures, l’ANACIM annonce qu’à partir de mardi midi, « des manifestations pluvio-orgeuses sont attendues sur les localités est (Bakel, Tambacounda et Goudiry) et sud du pays’’, perturbations qui « pourraient s’étendre sur le reste du pays et occasionner par endroits des orages et pluies d’intensités variables ».

Au cours de cette période, la sensation de chaleur « sera marquée sur la quasi-totalité du pays particulièrement sur la zone nord et centre où les températures maximales oscilleront entre 32 à 36°C ».

« Les visibilités seront généralement bonnes’’ et les vents d’intensités « faibles à modérées seront de secteur nord-ouest à sud-est’’, peut-on lire.

Saint-Louis déjà dans la ferveur de la prière des « deux raaka »

La ville de Saint-Louis (nord) baigne dans une impressionnante ferveur religieuse rythmée par les « khassaides », les récitations de textes inspirés par la confrérie mouride, à 48 heures de la prière annuelle des « Deux raaka ».

La Place Faidherbe de Saint-Louis est envahie par une forte communauté mouride venue préparer cette prière prévue mercredi.

Les rues et ruelles de l’île de Saint-Louis sont ornées de banderoles et de posters à l’effigie de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le fondateur de la confrérie musulmane des mourides.

Le comité d’organisation de la 43e édition de la prière des « Deux raaka » et les « dahira » (associations de fidèles) s’attèlent à l’accueil des milliers de pèlerins venant de plusieurs régions du Sénégal et de l’étranger.

Selon la communauté mouride, la prière des « Deux raaka » commémore un acte de foi accompli par Cheikh Ahmadou Bamba, le 5 septembre 1895, au palais du gouverneur de l’Afrique-Occidentale française, à Saint-Louis.

Serigne Sidy Mbacké « Borom Khass », l’un des organisateurs de l’évènement, a rencontré lundi les jeunes mourides de la Langue de Barbarie, un quartier saint-louisien. Il leur a conseillé « la discipline et la solidarité », « valeurs » incarnées selon lui par son grand-père Cheikh Ahmadou Bamba.

Il a déconseillé « les aventures périlleuses en mer » aux jeunes, une allusion à l’émigration clandestine par voie maritime, vers l’Europe.

« Cultivez les principes fondamentaux du mouridisme, c’est-à-dire l’amour de son prochain, le travail, la discipline, l’éducation religieuse, l’entraide, ainsi que l’harmonie de toutes les confréries du Sénégal », a-t-il lancé aux jeunes mourides, s’exprimant en langue nationale wolof.

Il a ensuite effectué « une marche de la paix » en compagnie de ses disciples, en direction de la prison de Saint-Louis, pour offrir des repas aux détenus.

Citation d’un administrateur des greffes devant le Tgi de Thiès : le Syjust annonce un arrêt de travail mardi

Le Syndicat des travailleurs de la Justice (SYJUST) appelle ses membres à un arrêt du travail mardi, de 9 à 13 heures « sur toute l’étendue du territoire national », en vue de « protester vigoureusement » contre la citation d’un administrateur des greffes devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Thiès statuant en matière correctionnelle.

Le syndicat compte ainsi exiger « le respect du droit au privilège de juridiction que la loi a accordé aux greffiers, greffiers en chefs et administrateurs des greffes lorsqu’ils seraient poursuivis pour des délits ou crimes qu’ils auraient commis dans l’exercice de leurs fonctions », peut-on lire dans un communiqué.

Selon le SYTJUST, « ce nouveau droit, acquis après une longue et âpre lutte », a été introduit dans le code de procédure pénale « en son article 663 bis par la loi n° 2016 – 30 du 08 novembre 2016 pour la protection de la dignité des fonctions judiciaires des agents concernés ».

« Il découle de cette loi que, lorsqu’ils sont poursuivis pour des délits ou crimes qu’ils auraient commis dans l’exercice de leurs fonctions, les greffiers, greffiers en chef et administrateurs des greffes ne pourront être justiciables que de la première chambre correctionnelle ou de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel du ressort de leurs lieux de travail », affirme le SYJUST.

D’après le syndicat, la citation de l’administrateur des greffes en question devant le TGI de Thiès a pour conséquence de « remettre en cause un droit acquis des travailleurs de la Justice ».

Aussi le syndicat dit-il dénoncer « sans réserve cette tentative de fouler aux pieds cet acquis majeur de ses membres et exige du gouvernement et plus particulièrement du ministre de la Justice la garantie du respect et de la préservation des droits des travailleurs de la Justice ».

Eliminatoires Can 2019 : Idrissa Gana Guèye incertain

Le milieu de terrain international sénégalais Idrissa Gana Gueye (Everton), blessé à un genou, est incertain pour la rencontre internationale devant opposer le Sénégal à Madagascar, dimanche à Tananarive, a annoncé le sélectionneur des Lions Aliou Cissé.

« Gana est incertain, il a un bobo au genou, on fera le point avec le médecin mais il est incertain pour la rencontre », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le site Internet de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Gana Guèye, cadre de la sélection nationale, n’a pas pris part à la rencontre de championnat d’Angleterre ayant opposé samedi son club Everton à Huddersfield (1-1).

Outre Idrissa Gana Guèye, Aliou Cissé a également évoqué la situation de l’attaquant du FC Metz (ligue 2 française) Opa NGuette, qui ’’a une petite gêne’’, sans en dire davantage, affirmant attendre l’avis médical.

Nguette avait cédé sa place à Emmanuel Rivière à la 67-ème minute de la rencontre opposant le RC Lens (2-0) au FC Metz.

Interrogé sur le match que le Sénégal va jouer ce dimanche contre Madagascar à Tananarive, il a indiqué que ce sera différent de celui joué en novembre 2015 contre le même adversaire lors de la manche aller du deuxième tour des éliminatoires du Mondial 2018.Toutefois, Cissé admet que les Lions seront très attendus.

Le Sénégal saura « faire face », d’autant que « cette rencontre ne ressemblera pas à la première où nous avons attendu une heure de temps avant d’entrer dans la partie », a-t-il assuré.

Selon le sélectionneur des Lions, l’objectif est de faire « un bon résultat » à Tananarive sur la route de la CAN 2019 prévue au Cameroun.

« On s’attend à un match difficile, à une atmosphère électrique », a-t-il dit, avant de souligner que le Sénégal peut compter sur son talent, sa qualité et expérience pour faire face.

« Nous ne devons craindre personne et il faut oublier la Coupe du monde parce que le Sénégal revient à son quotidien, le football africain », ce qui veut dire que les Lions doivent se motiver face à une équipe qui sera selon lui agressive.

Plus de la moitié des mondialistes sénégalais a changé de club

Au moins la moitié des joueurs constituant la sélection nationale lors de la phase finale de la coupe du monde 2018, a changé de club lors du marché estival des transferts, clôturé vendredi dernier dans la plupart des championnats européens.

Si du côté des défenseurs, le transfert à Barcelone de l’ancien arrière droit du KAS Eupen Moussa Wagué a été abondamment commenté, Lamine Gassama, autre arrière droit des Lions, a aussi bougé.

L’international sénégalais formé à Lyon (France) reste en Turquie mais a quitté Alanyaspor pour Goztepe.

Kara Mbodj a été prêté par Anderlecht au FC Nantes (France), de même, Salif Sané avait déjà choisi d’aller à Shalke 04 en provenance de Hanovre avant le coup d’envoi de Russie 2018.

Concernant les joueurs du milieu de terrain, Pape Alioune Ndiaye, dont l’apport n’a pas empêché la relégation de Stoke City en deuxième division anglaise, a rejoint la Turquie et son ancien club, Galatasaray.

Itinéraire similaire pour Cheikh Ndoye qui est retourné à la case départ à Angers en provenance de Birmingham (Angleterre).

Le capitaine Cheikhou Kouyaté n’a pas changé de pays mais a quitté West Ham pour Crystal Palace où il tarde encore à s’imposer en Premier League anglaise.

Alfred Ndiaye, prêté par son club Villareal à Wolverhampton qu’il a aidé à faire monter en Premier League, est allé signer à Malaga, un club de Ligue 2 espagnole.

S’agissant des attaquants, Moussa Sow est retourné à Al Ahly des Emirats Arabes Unis en provenance de Bursaspor où il avait été prêté la saison dernière, club turc en faveur duquel Diafra Sakho a signé dans les dernières heures du mercato.

Il a d’ailleurs déjà marqué en Ligue turque pour son premier match alors qu’il était voué aux gémonies par une partie du public rennais.

Un Lion parti, un autre a pris sa place à Rennes où Mbaye Niang est arrivé en prêt et a même joué ses premières minutes dimanche lors de la victoire (2-0) de son nouveau club contre Bordeaux, en Ligue 1 française.

Mise en service du centre d’enregistrement des permis de conduire biométriques

Le Directeur des transports routiers, Cheikh Omar Guèye, a procédé lundi à Dakar à la mise en service officiel du Centre d’enregistrement des permis de conduire biométriques, a constaté un reporter de l’APS.

Ce centre d’enregistrement des demandes d’établissement des nouveaux permis de conduire a été notamment lancé au cours d’une cérémonie organisée au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) qui l’abrite.

‘’Le Président de la République a officiellement lancé en août dernier la phase pilote de cette initiative. Nous avons jugé nécessaire de commencer dès aujourd’hui le début du service’’, a expliqué le Directeur des transports routiers lors de la cérémonie.

‘’Quelque 200 permis de conduire en version biométrique ont été établis dans la cadre de la phase pilote. Cela nous a permis effectivement de tester toute la procédure en termes de délais d’exécution et de temps d’enrôlement’’, a fait valoir Cheikh Omar Guèye.

Ce document de transport à caractère biométrique permet de sécuriser l’usager et le système contre la fraude constaté dans l’établissement de ce document, a-t-il assuré.

Selon, lui, l’innovation réside dans le format de la carte et l’identification et inscription du groupe sanguin de son détenteur. ‘’Nous avons introduit le groupe sanguin sur la carte pour permettre effectivement de mieux gérer l’aspect prise en charge des accidentés de la route en termes de secours’’, a-t-il fait savoir.

M. Guèye a ajouté : ‘’Dans cette carte, nous avons une puce électronique qui n’est pas apparente. Elle renferme beaucoup d’applications permettant une meilleure gestion des amendes et infractions tout en aidant les forces de sécurité à travers des imprimantes mobiles d’attester les infractions’’.

‘’Cette carte biométrique est la dernière génération de cartes en terme de gouvernance dans le monde. Toutes les infractions qui sont listées dans le code de la route sont retranscrites dans la puce de cette carte et elle permet aussi de faciliter le contrôle mais aussi l’impression des quittances en cas d’infraction’’, a-t-il fait remarquer.

Le demandeur de ce nouveau document doit fournir une son permis de conduire en cours de validité, une copie se carte nationale d’identité et une attestation ou carte de groupe sanguin en plus d’une somme de 10 000 francs (de timbre fiscal), a rappelé le Directeur des transports routiers qui indique par ailleurs que l’établissement de ce nouveau document peut se faire 48 heures après l’enrôlement.

La durée de validité de ce nouveau permis de conduire pour les personnes âgées de moins de 45 ans est de dix. Elle est de cinq ans pour les usagers de plus de 45 ans, a-t-on appris lors de la manifestation.

Le lancement des permis de conduire biométriques entre dans le cadre de la modernisation de l’administration des transports routiers et de la gouvernance des titres de transports.

Cette initiative dénommée +Capp Karangë+ consiste notamment à une numérisation et une sécurisation des titres et autres documents de transport, selon la Direction des transports routiers

‘’L’opération Cap Karangué n’a pas couté d’argent à l’Etat du Sénégal. Notre partenaire le groupe a fait tous les investissements possibles à hauteur de plus de 10 milliards. C’est à partir de la contribution des usagers au payement de cette carte qu’il sera rémunéré’’, a affirmé Guèye ;

Il rappelle qu’au bout de dix ans (durée de la concession) la structure cédera tout le matériel nécessaire à l’établissement de ce document de transport à l’Etat du Sénégal.

Les fans sénégalais nominés pour le Prix Fifa des « meilleurs supporters 2018 »

Les supporters du Sénégal ont été désignés candidats au prix récompensant les « meilleurs fans » de la FIFA pour 2018, a-t-on appris de l’instance dirigeante du football mondial.

Les fans sénégalais sont nominés pour la ’’FIFA football Awards 2018’’ en même temps que ceux du Japon, du Pérou ainsi que « Ilue Sebastian Carrera du club chilien de Deporters Puerto Montt », précise la même source.

Les supporters sénégalais, péruviens et japonais se sont distingués par des actes de fraternisation lors de la Coupe du monde 2018, l’ambiance qu’ils ont mis dans les stades et l’esprit fair-play dont ils ont fait montre lors de la compétition, selon la FIFA.

Les fans sénégalais et du Japon ont crevé l’écran en procédant par exemple au nettoyage de la partie occupée lors des matchs de leur sélection nationale.

Le « prix des supporters Fifa » sera annoncé le 10 septembre prochain au cours d’une cérémonie devant également consacrer la désignation des titres de « meilleur joueur », « meilleure joueuse », « plus beau but », « meilleur gardien de but » et « meilleur entraîneur de l’année ».

Au titre du prix de « meilleur joueur », l’Egyptien Mohamed Salah, « meilleur joueur » et « meilleur buteur » de la Premier League, a été nominé en compagnie du Portugais Cristiano Ronaldo et du Croate Luka Modric, « meilleur joueur » de la Coupe du monde et « meilleur footballeur européen 2018 », selon l’UEFA.

BP va investir des ’’millions de dollars’’ dans l’institut sénégalais du pétrole et du gaz

BP, compagnie pétrolière britannique, s’est engagée à investir ’’plusieurs millions de dollars’’ dans le développement de l’Institut sénégalais du pétrole et du gaz (INPG)afin d’aider au renforcement des capacités nationales dans le secteur, a appris l’APS.

‘’BP s’est engagée à investir plusieurs millions de dollars jusqu’en 2021 (au moins) dans cet institut qui vient d’être créé, afin d’aider à renforcer les capacités nationales dans le secteur émergent du pétrole et du gaz au Sénégal’’, indique la compagnie dans un communiqué reçu lundi à l’APS.

Cet engagement financier est le fruit d’un accord signé par BP et son partenaire Cosmos Enegry, avec le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz) vendredi dans la capitale sénégalaise.

‘’C’est un honneur pour BP de soutenir cette initiative importante. Nous avons travaillé en étroite collaboration, au cours des 12 derniers mois, avec nos partenaires et avec le gouvernement du Sénégal à la conception d’un Institut appelé à devenir un centre d’excellence durable pour le Sénégal et pour son industrie’’, a souligné Emma Delaney, président régional de BP.

‘’La compagnie travaille en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes, au développement du premier projet sénégalais de gaz naturel liquéfié dont les phases de construction devraient démarrer en 2019’’, a rappelé la dirigeante de BP au Sénégal et en Mauritanie dans des propos rapportés par le communiqué.

‘’Ce type de convention avec les opérateurs pétroliers et gaziers chargés de développer le secteur démontre l’engagement de l’Etat du Sénégal pour sécuriser l’avenir de cette industrie et pour assurer une forte’’, a de son côté réagi Ousmane Ndiaye, Secrétaire permanent du Cos-Petrogaz et président du Conseil d’administration de l’INPG.

Le directeur général de l’Institut national du pétrole et du gaz, Aguibou Ba, a de son côté estimé que cet ‘’intérêt partagé’’ avec BP à développer l’expertise technique nationale assurera aux ressources humaines spécialisées une formation en adéquation avec les besoins de l’industrie dans un centre à la pointe de la technologie.

‘’Cette coopération permettra au Sénégal de mettre en place une institution de classe mondiale garantissant le développement, l’employabilité et la participation des compétences nationales à tous les niveaux de la chaîne pétrolière’’, s’est réjoui M. Ba.

Au Sénégal, BP sponsorise, depuis 2017, un programme de cours d’anglais visant à améliorer les compétences linguistiques de 50 cadres administratifs sénégalais,

La compagnie finalise actuellement une série d’activités d’investissement social visant à promouvoir le développement économique, la protection de l’environnement, la santé et l’éducation dans la région de St Louis, selon ses responsables.

BP, compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole, est arrivée en Mauritanie et au Sénégal par le biais d’un accord avec le groupe Kosmos Energy, annoncé en décembre 2016.

La compagnie détient une participation et des intérêts de travail réel de 60 % dans les blocs de Saint-Louis profond, et de Cayar aux larges du Sénégal. Kosmos Energy détenant 30 % des parts et le Sénégal 10 % à travers sa Société des pétroles (PETROSEN).

Awa Marie Coll Seck installe une cellule du Comeva à Thiénaba

Awa Marie Coll Seck, membre de la mouvance présidentielle, a installé dimanche à Thiénaba, une localité de la région de Thiès, l’antenne locale du Collectif en mouvement pour l’équité et les valeurs (COMEVA), un mouvement citoyen qui assume son soutien à la candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de février 2019.

Ce mouvement crée en 2012 avait déjà accompagné la même année Macky Sall sans sa campagne pour la présidentielle, a décidé à travers les 200 cellules qu’il revendique dans le pays de l’appuyer en direction de la prochaine élection présidentielle.

Le COMEVA se donne comme d’objectif d’ ‘’organiser les communautés pour faire avancer les choses’’ dans leurs localités respectives, en favorisant la création de cadre d’échanges sur les principales problématiques locales, a expliqué son secrétaire général, Makhtar Bâ, lors de l’installation de la cellule de Thiénaba.

La manifestation a été notamment marquée par la remise d’un récépissé d’installation à la présidente locale du COMEVA, Alimatou Diop en présence de femmes venues de Bangadji, de Yaba, des villages de la commune de Thiénaba.

Elle sera notamment chargée, après avoir rencontré les membres de la cellule et identifié avec eux les difficultés de leur localité, de proposer des solutions, et rendre compte à l’instance nationale.

Il s’agira aussi d’élaborer un plan d’action budgétisé et chercher des soutiens parmi les autorités, organismes et leaders locaux, a expliqué Demba Fall, coordonnateur de la zone centre du COMEVA, regroupant les régions de Thiès, Diourbel, Fatick Kaolack et Kaffrine.

Parmi les missions de la nouvelle cellule, figure la vulgarisation de la structure auprès des jeunes et des femmes.

‘’Nous voulons cheminer avec des personnes de valeur’’, a précisé le ministre d’Etat Awa Marie Coll Seck, soulignant que ‘’si les gens respectaient les valeurs prônées par la religion, le pays serait développé depuis longtemps’’.

L’ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale a invité les membres du COMEVA à prendre aussi le meilleur des valeurs traditionnelles ‘’oubliées’’ comme le ‘’jom’’ (détermination, le ‘’soutoura’’ (discrétion) en plus de la discipline.

Disant ne pas s’inscrire dans la polémique ni les considérations partisanes, Mme Seck a martelé : ‘’je n’ai que mon mouvement et tout ce que je peux faire pour soutenir le président Macky Sall, je le ferai, pour consolider le travail qu’il est en train de faire pour le pays’’.

Les participants à cette rencontre ont surtout évoqué les questions du chômage et de l’abandon scolaire d’élèves en situation difficile. Ce à quoi, la présidente du COMEVA a répondu en relevant la possibilité pour les jeunes de disposer de formation gratuite dans des écoles, grâce au ministère de tutelle.

Elle a fait part de la disponibilité de sa structure à accompagner toute initiative locale allant dans le sens d’encadrer les élèves issus de milieux défavorisés.

Le ministre d’Etat avait visité la radio communautaire locale Gindiku FM, partenaire potentiel du COMEVA, avant de rendre une visite de courtoisie au khalife général de Tiénaba Ahmad Tidiane Seck.

Révocation de Khalifa Sall de la Ville de Dakar: Le coup de massue

Alors que toute la procédure n’est pas encore épuisée, le régime a, par décret pris hier, décidé de la révocation du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, dont la condamnation à 5 ans de prison a été confirmée par la Cour d’appel de Dakar.

Khalifa Ababacar Sall n’est plus, depuis hier, le maire de la ville de Dakar. L’édile socialiste a été tout simplement révoqué de ses fonctions de premier magistrat de la ville, par un décret pris par le président de la République. Cette décision survient 24 heures seulement après le verdict de la Cour d’appel de Dakar confirmant le jugement rendu en première instance et condamnant le maire de Dakar à 5 ans de prison ferme, en sus d’une amende de 5 millions de francs Cfa.

Elle s’appuie principalement sur l’article 140 du Code général des collectivités territoriales qui dispose : ‘’Sans que la liste soit limitative, les fautes énumérées ci-dessous peuvent entrainer l’application des dispositions de l’article 135 du présent code : fait prévu et puni par la loi instituant la Cour des comptes ; utilisation des deniers publics de la commune à des fins personnelles ou privées ; prêts d’argent effectués sur les recettes de la commune ; faux en écriture publique authentique visés au Code pénal ; faux commis dans certains documents administratifs, dans les feuilles de route et certificats visés au Code pénal ; concussion ; spéculation sur l’affectation des terrains publics, les permis de construire ou de lotir ; refus de signer ou de transmettre au représentant de l’Etat une délibération du conseil municipal.’’ Partant de cet article, le président de la République, qui a signé le décret peu de temps avant son envol pour la Chine, a motivé la révocation du maire de Dakar.

‘’Le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, siégeant en matière correctionnelle, a, dans son jugement rendu le 30 mars 2018, retenu, comme fautes reprochées au maire de la ville de Dakar, les délits de faux en écritures publiques et d’escroquerie sur les deniers publics et l’a condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme, une amende de 5 000 000 F Cfa et la confiscation du cinquième de ses biens, en application des articles 5, 135, 136, 137, 152 et 153 du Code pénal. Par suite, la Cour d’appel de Dakar a, en son arrêt en date du 30 aout 2018, confirmé le jugement du tribunal de grande instance. En outre, elle a condamné l’intéressé et deux de ses co-prévenus à payer solidairement à l’Etat la somme de 1,830 milliard de francs Cfa’’, explique-t-il pour justifier sa décision.

‘’Dispositions combinées des articles 135 et 140 du Code général des collectivités territoriales’’

D’ailleurs, dans le rapport de présentation dudit décret parvenu hier à ‘’EnQuête’’, il est indiqué qu’au regard des dispositions combinées des articles 135 et 140 du Code général des collectivités territoriales, la condamnation du maire de la ville de Dakar par les juridictions de fond peut entrainer la mise en œuvre des dispositions de l’alinéa 3 de l’article 135 dudit code. Ces dispositions prévoient, en cas de condamnation, la révocation des maires et adjoints par décret motivé. Ainsi, partant du postulat que la condamnation de Khalifa Sall le prive de la capacité juridique et de l’autorité morale nécessaires à l’exercice de ses fonctions, le président de la République a tout simplement décidé de le révoquer. ‘’Au regard de l‘impératif de veiller à l’application de la loi, il est fait application des dispositions de l’article 135 du Code général des collectivités territoriales pour procéder à la révocation de Monsieur Khalifa Ababacar Sall de ses fonctions de maire de la ville de Dakar’’, lit-on dans le décret.

Selon les autorités étatiques, la Constitution et le Code général des collectivités territoriales chargent le pouvoir Exécutif d’assurer, sous réserve du respect du principe de la libre administration des collectivités territoriales, la mission régalienne de contrôle du fonctionnement desdites collectivités, en vue de garantir le respect de la loi, l’unité de l’Etat et la protection de l’intérêt général sur l’ensemble du territoire.

VILLE DE DAKAR

La succession de Khalifa Sall ouverte

La révocation du maire Khalifa Ababacar Sall, par le chef de l’Etat, ouvre la bataille de sa succession à la Ville de Dakar.

La révocation, hier, par décret présidentiel, du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, est perçue, aux yeux de l’opinion, comme un coup de massue. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle tournure des évènements redistribue les cartes au sein même de la Ville de Dakar où la succession de l’édile socialiste est désormais ouverte. Même si la loi prévoit une transition de huit jours qui sera assurée par le premier adjoint au maire, en la personne de Soham Wardini, plusieurs autres lieutenants du maire de Dakar peuvent prétendre à lui succéder. Outre Mme Wardini, le maire des Parcelles-Assainies, Moussa Sy, par ailleurs deuxième adjoint, et le maire de la Médina, Bamba Fall, troisième adjoint, peuvent légitimement postuler pour hériter de la Ville de Dakar.

Cependant, de tous ces prétendants, Bamba Fall est, de loin, le plus avantagé car, à la différence de Mme Wardini et de M. Sy, il est du même camp que l’édile de la capitale. En plus de partager les mêmes convictions politiques que le maire de Dakar, Bamba Fall est le seul des proches de Khalifa Sall à être présent non seulement au bureau, mais aussi au conseil municipal, à part son camarade Jean-Baptiste Diouf (5e adjoint au maire) qui a tourné casaque après le référendum de 2016 pour rejoindre le camp d’Ousmane Tanor Dieng.

Avec l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation entré en vigueur en 2013, les maires des différentes communes d’arrondissement de Dakar passées entre-temps communes de plein exercice, ont cessé d’être des membres d’office du conseil municipal. De ce fait, à l’issue des élections locales de 2014, seul le maire de la Médina a eu le privilège de siéger et au Bureau et au Conseil de la Ville de Dakar. Ce qui le met, aujourd’hui, dans une position assez confortable pour suppléer le maire Khalifa Ababacar Sall, au cas où il devait y avoir de nouvelles élections.

Toutefois, ses accointances récemment notées avec le régime du président Macky Sall et qui ont amené les plus sceptiques à suspecter une transhumance en douceur, risquent de l’éloigner du cercle restreint du maire de Dakar, si ce n’est pas encore le cas. Depuis sa malencontreuse sortie au cours de laquelle il a déclaré son probable soutien au président de Rewmi Idrissa Seck, si jamais Khalifa Sall est condamné et donc écarté de la course à la présidentielle de 2019, ses relations avec ses autres camarades dont Barthélemy Dias et Idrissa Diallo ne sont plus au beau fixe.

Des activités pluvio-orageuses pour les prochaines heures

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce des activités pluvio-orageuses sur une bonne partie du territoire au cours de cette nuit et dans la matinée de lundi.

Les régions Sud, Centre et Nord-Est seront les plus concernées par ces manifestations pluvio-orageuses, précisent l’ANACIM qui dit s’attendre à une persistance de l’instabilité sur le pays dans la journée de lundi.
Les prévisionnistes évoquent des possibilités de formation de systèmes orageux pouvant occasionner des pluies faibles à modérées par endroits.

Conséquence des pluies attendues sur l’ensemble du territoire, ‘’la sensation de chaleur sera moins marquée sur la quasi-totalité du pays’’ où les visibilités seront ‘’globalement bonnes’’.

Les services de la météo tablent sur des vents de secteur Sud à Sud-Ouest et d’intensité faible à modérée.

CAN 2019 : le programme de la 2e journée des éliminatoires

Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019 reprennent après 15 mois d’interruption. La 2e journée de la phase de groupes décisive se déroule les 8 et 9 septembre 2018 avec 24 matches au programme.
CAN 2019 : LE PROGRAMME DE LA 2e JOURNEE DES ELIMINATOIRES

Samedi 8 septembre 2018 –

Guinée équatoriale – Soudan, à Bata [groupe A]
Comores – Cameroun, à Mitsamiouli [groupe B]
Maroc – Malawi, à Casablanca [groupe B]
Gabon – Burundi, à Libreville [groupe C]
Gambie – Algérie, à Bakau [groupe D]
Afrique du Sud – Libye, à Durban [groupe E]
Seychelles – Nigeria, Victoria [groupe E]
Kenya – Ghana, à Kasarani [groupe F]
Mauritanie – Burkina Faso, à Nouakchott [groupe I]
Egypte – Niger, à Alexandrie [groupe J]
Mozambique – Guinée-Bissau, à Maputo [groupe K]
Namibie – Zambie, à Windhoek [groupe K]
Ouganda – Tanzanie, à Kira [groupe L]

Dimanche 9 septembre 2018 –

Madagascar – Sénégal, à Antanarivo [groupe A]
Soudan du Sud – Mali, à Juba [groupe C]
Togo – Bénin, à Lomé [groupe D]
Ethiopie – Sierra Leone, à Addis-Abeba [groupe F]
Congo – Zimbabwe, à Brazzaville [groupe G]
Liberia – RD Congo, à Monrovia [groupe G]
Guinée – République centrafricaine, à Conakry [groupe H]
Rwanda – Côte d’Ivoire, à Kigali [groupe H]
Angola – Botswana, à Luanda [groupe I]
Swaziland – Tunisie, à Mbabane [groupe J]
Lesotho – Cap-Vert, à Maseru [groupe L]

NB : Le Cameroun, pays hôte de la CAN 2019, est qualifié d’office. Les premiers de chaque groupe ainsi que les onze meilleurs deuxièmes décrocheront leur place en phase finale, sauf dans la poule des Camerounais où les règles seront peut-être différentes.

Le déficit commercial baisse de 37, 5 milliards fcfa au 2e trimestre

Le déficit commercial du Sénégal a reculé de 37, 5 milliards de francs CFA au deuxième trimestre de 2018, signale la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Il s’est en effet établi à 407,9 milliards contre 445,3 milliards au trimestre précédent, précise la DPEE, dans sa Note de conjoncture du deuxième trimestre 2018.

‘’Cette situation traduit une hausse des exportations de biens plus importante (+48,5 milliards) que celle des importations (+12,6 milliards)’’, analyse le rapport.

Il signale un renforcement du taux de couverture des importations par les exportations, qui gagne 5,2 points de pourcentage, en variation trimestrielle, pour se situer à 51,5.

Sénégal: Karim Wade candidat contre vents et marées

Alors que la polémique se poursuit au Sénégal après la révocation de Khalifa Sall de son poste de maire de la capitale, du côté du PDS, le parti de Karim Wade, on veut encore croire qu’une candidature est toujours possible. Jeudi dernier,  la Cour suprême s’est déclarée incompétente, rejetant de ce fait le pourvoi de Karim Wade contre son exclusion des listes électorales, préalable indispensable à sa candidature. « On nous a déclaré la guerre, nous allons mobiliser le peuple », déclarait Oumar Sarr, le numéro 2 du PDS. Karim Wade qui reste donc contre vents et marées le candidat du PDS.

Quand en  mars 2015, à deux jours du verdict qui allait le condamner à 6 ans de prison, Karim Wade est désigné candidat du PDS, la question de son éligibilité se posait déjà.  Mais pour son père l’ancien président Abdoulaye Wade, cette stratégie répondait d’abord à un objectif : démontrer à l’opinion que son fils était un prisonnier politique, condamné au terme d’un procès politique. A l’époque les responsables du PDS affirmaient que Karim Wade avait le meilleur profil, qu’il n’y avait pas et qu’il n’y aurait pas de plan B.

Aujourd’hui, rien n’a véritablement changé. Malgré l’échec du pourvoi devant la Cour suprême, Karim Wade demeure le candidat du PDS. Si in fine il ne parvient pas à se présenter, le PDS aura plusieurs options : présenter un autre candidat qui portera les couleurs du PDS, appeler à voter pour une autre personnalité de l’opposition ou bien choisir la confrontation,  voire la violence, tenter de saboter l’élection ou enfin appeler au boycott.  Dans le camp présidentiel, on regrette ce qu’on appelle « une stratégie de disqualification du processus électoral ». « Ils veulent discréditer des élections qu’ils savent perdues d’avance », affirme ainsi Seydou Gueye, le porte-parole de l’APR, le parti de Macky Sall.

Madagascar-Sénégal : regroupement des Lions ce lundi à Paris

En direction de Madagascar-Sénégal (qualifications Can-2019), le 9 septembre, les Lions débutent leur regroupement ce lundi à Paris. Une première vague est attendue dans la matinée.

Il s’agit, selon Stades, de Sadio Mané, Keïta Baldé, Cheikhou Kouyaté, Opa Nguette, Gana Guèye, Cheikh Ndiaye, Adama Mbengue, le portier de Reims, Edouard Mendy, Lamine Gassama, Amath Diédhiou et Sidy Sarr.

Le journal renseigne que le groupe devrait être au complet en fin de journée ou dans la soirée.

Stades signale que le coach des Lions, Aliou Cissé, est déjà sur place.

Sénégal: le président Macky Sall révoque le maire de Dakar, condamné pour escroquerie

Le président sénégalais Macky Sall a révoqué de ses fonctions le maire de Dakar, Khalifa Sall, au lendemain de sa condamnation en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics, selon un décret publié vendredi.

« Monsieur Khalifa Ababacar Sall est révoqué de ses fonctions de maire de la Ville de Dakar », d’après le texte de ce décret signé par Macky Sall et par le Premier ministre, Mahammed Boune Abdallah Dionne.

La Cour d’appel de Dakar a confirmé jeudi la peine de cinq ans décidée en première instance à l’encontre du maire de Dakar, l’un des principaux opposants au chef de l’Etat et candidat déclaré à la présidentielle de février 2019.

« La condamnation du maire de Dakar par la Cour d’appel le prive de la capacité juridique et de l’autorité morale nécessaires à l’exercice de ses fonctions », selon un rapport du ministre de la Gouvernance territoriale, qui a la tutelle sur les villes, et sur lequel se fonde notamment le décret.

La révocation du maire de Dakar a été dénoncée vendredi par plusieurs défenseurs des droits de l’homme.

« C’est catastrophique à ce stade de la procédure que le président Macky Sall prenne un décret pour révoquer Khalifa Sall. C’est admettre qu’il est (définitivement) fautif alors que les voies de recours ne sont pas encore terminées », a déclaré Babacar Ba, du Forum du justiciable, une organisation de défense des droits de l’homme.

« Khalifa Sall est toujours présumé être innocent. Où sont les conseillers et les juristes du président de la République », s’est demandé M. Ba. La défense du maire et son entourage avaient annoncé jeudi un recours devant la Cour suprême après sa condamnation en appel.

La cour d’appel a condamné Khalifa Sall à cinq ans de prison ferme et à verser « solidairement » avec trois de ses sept coaccusés la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle, ce que démentent les responsables de la majorité.

Homme politique populaire de 62 ans, Khalifa Sall est considéré comme l’un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes le président sortant Macky Sall, qui devrait briguer un second mandat en février 2019.

Des acteurs du tic veulent faire amender un passage du projet de code des télécommunications

Des acteurs et spécialistes des technologies de l’information et de la communication ont invité vendredi à Dakar les députés sénégalais à amender le dernier alinéa de l’article 27 du projet de loi portant code des communications électroniques, une fois soumis à leur examen, compte tenu des risques de ce passage fait selon eux peser sur le « dynamisme » du numérique, la liberté d’expression et l’accès à l’information.

« Nous demandons que le code qui est positif dans sa globalité soit amendé par les députés quand cela leur sera présenté’’, a déclaré Abdou Khadre Lô, spécialiste des technologies de l’information et de la communication, lors d’un point de presse.

« Vous êtes les députés du peuple et il faut voir ce qui est de l’intérêt des populations sénégalaises », a ajouté M. Lô, directeur et fondateur de Primum Africa Consulting, s’adressant aux parlementaires sénégalais.

Des experts des TIC rencontrait des journalistes pour leur faire part de leur craintes relatives à l’article 27 du projet de loi portant code des communications électroniques du Sénégal, lequel menacerait de leur point de vue l’accès des citoyens sénégalais aux applications de téléphonie par internet, à savoir WhatsApp, Facebook Messenger, Skype, Viber, entre autres.

Selon Abdou Khadre Lô, il est important que cet article soit amendé afin que « le dynamisme du numérique et la paix sociale soient préservés pour libérer l’espace numérique économique, libérer les citoyens qui s’activent et pour une avancée démocratique ».

« Le code dans son ensemble est progressiste, mais cet aliéna permet aux opérateurs de faire l’usage qu’ils veulent de la gestion du trafic. Alors que ce terme n’est pas défini dans le code », a-t-il fait valoir.

Le spécialiste fait observer que « beaucoup de séries télévisées sont sur Youtube, des start-ups dépendent de l’Internet et quand on gère le trafic pour éviter une cogestion, cela peut avoir des conséquences dramatiques sur tous ces acteurs ».

« Ce projet, s’il n’est pas amendé, risque d’ouvrir une brèche pour les opérateurs qui vont s’y engouffrer pour limiter l’utilisation à WhatsApp », a soutenu l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, Mamadou Diouma Diallo.

« Internet est devenu un lieu de prise de parole, de sociabilité et on porte atteinte aux droits à la connexion, à l’accès à l’information et à la liberté d’expressions si ce sont les opérateurs qui régulent le flux », explique-t-il.

« La neutralité de l’Internet veut que tous les citoyens puissent disposer des mêmes droits. Si cette neutralité est atteinte dans son principe, on peut être dans des logiques de discrimination qui auront comme conséquence l’injustice », a-t-il prévenu.

Ligue 1 : le Jaraaf table sur un budget de 300 millions cfa pour 2018-2019

Le Jaraaf de Dakar, champion du Sénégal en titre, table sur un budget de 300 millions de francs CFA pour mener à bien sa participation aux compétitions domestiques et en Ligue africaine des champions, pour le compte de l’exercice 2018-2019, a annoncé à l’APS le responsable de la direction du football du club de la Médina, Youssou Dial.

« On part du principe que la saison dernière, toutes les dépenses ont tourné autour de 180 millions de francs. Si on y ajoute la Ligue des champions, ça va atteindre le chiffre de 300 millions » CFA, a-t-il indiqué.

En perspective de la Ligue des champions, Youssou Dial a confirmé la mise en place prochaine d’un comité Coupe d’Afrique au sein du Jaraaf, chargé de prendre en compte « tous les aspects » liés à la participation du club à cette compétition africaine.

« Nous allons à cette compétition avec beaucoup d’humilité parce qu’en plus du manque de moyens’’ en comparaison des « cadors du football africain, le Jaraaf est resté longtemps sans prendre part à cette compétition », a souligné M. Dial.

Humilité ne veut cependant pas dire manquer d’ambitions, a-t-il relevé, assurant que le Jaraaf de Dakar a l’ambition de se battre pour intégrer la phase de poules de la Ligue africaine des champions.

Le responsable de la direction du football du Jaraaf a par la même occasion confirmé les départs du gardien Pape Seydou Ndiaye et des attaquants Abdou Karim Samb et Boubacar Massaly.

« Au sujet du cas Daouda Guèye Diémé, a-t-il dit, nous avons appris qu’il est au Liban mais aucun papier nous a été présenté pour notifier qu’il y a signé dans un club ».

Dans le sens inverse, il a annoncé l’arrivée de Ibrahima Faty « Messi » et Cheikh Ndoye, des anciens de la Sonacos, ainsi que de Lansana Sagna (ex AS Douanes) et Benoît Toupane (ex Mbour PC).

L’équipe du Jaraaf compte par ailleurs demander à Henri Camara de rechausser les crampons « pour boucler la boucle » avec son club formateur, ambitionne de terminer sur le podium de la Ligue 1 et gagner une coupe nationale au cours de la saison 2018-2019, a ajouté le dirigeant.

« Nous partons du principe que l’équipe de Génération Foot est le favori naturel au titre national », le Jaraaf de Dakar faisant partie des « quatre à cinq clubs capables de faire partie du podium lors de la saison 2017-2018 », a-t-il indiqué.

Attaques contre la magistrature: Macky Sall siffle la fin de la récréation

Le président de la République Macky Sall a présidé hier, au Centre de conférence internationale Abdou Diouf (Cicad), la cérémonie de lancement officiel de la campagne de parrainage de sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. La rencontre, initiée par le Secrétariat exécutif permanent de Benno bokk yaakaar (BBY), a été une occasion saisie par le chef de l’Etat pour solder ses comptes avec son opposition qui multiplie les attaques contre les magistrats qu’ils qualifient souvent de ‘’corrompus’’.

La dernière attaque en date remonte en effet à avant-hier, avec la sortie au vitriol du fils de l’ancien président de la République, Karim Meïssa Wade.

Le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS), dans une missive rendue publique, s’en prend vertement au président de la Cour d’appel de Dakar, chargé de juger l’affaire relative au rejet de son inscription sur le fichier électoral sénégalais. ‘’Je tiens à bien faire comprendre que M. Badio Camara est au cœur du dispositif mis en place par Macky Sall pour instrumentaliser la justice contre ses opposants politiques. Il est l’un des principaux exécutants du complot politico-judiciaire dont je suis victime depuis 6 ans.

En sa qualité de Premier Président de la Cour suprême, il porte une responsabilité personnelle, directe et écrasante dans les violations de mes droits fondamentaux, constatées par la Cour de justice de la CEDEAO, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, ainsi que toutes les juridictions internationales qui se sont prononcées sur ma situation’’, rumine l’ancien ministre de la Coopération internationale sous le régime de son père.

Karim Wade, poursuivant ses attaques, considère que Badio Camara fait partie ‘’d’un petit clan de magistrats aux ordres qui ont transformé la justice en annexe du pouvoir exécutif’’. ‘’Il (Badio Camara) a récemment participé à plusieurs réunions nocturnes au Palais de la République, tenues par Macky Sall en présence d’un membre du Conseil constitutionnel, du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur pour mettre à exécution le rejet arbitraire de mon inscription sur les listes électorales, et aussi organiser le rejet des recours qu’il pourrait introduire dont celui sur lequel la Cour suprême statuera, le 30 août’’, accuse-t-il.

Avant Karim Meïssa Wade, c’est le député Cheikh Bamba Dièye, par ailleurs leaders du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno jubbël (Fsd/Bj) qui s’en est donné à cœur joie sur les magistrats et le fonctionnement de la magistrature. Ainsi a-t-il accusé ouvertement le chef de l’Etat, Macky Sall, d’être le président des associations des malfaiteurs du Sénégal, en ce sens qu’il a trié sur le volet les magistrats les plus corrompus au Sénégal pour juger Khalifa Sall.

De telles attaques contre la justice, les institutions et les magistrats, sont aux yeux du chef de l’Etat un manque de respect notoire envers la République. ‘’Je voudrais dire aux uns et aux autres de faire preuve d’un peu plus de respect envers la République, le pays et ses institutions. De faire preuve de respect envers la justice de notre pays’’, sermonne-t-il. Avant de faire dans la menace : ‘’Nous ne pouvons plus accepter que nos magistrats soient insultés à longueur de journée par des gens qui pensent que la République a été faite pour qu’ils marchent dessus. Il faut qu’ils comprennent que nous vivons en République et en démocratie’’, déclare Macky Sall d’un ton ferme.

Inscription de Karim Wade sur les listes électorales: La Cour suprême incompétente

La Cour suprême n’a pas donné gain de cause à Karim Wade, se déclarant incompétente pour statuer sur le rejet de son inscription sur les listes électorales, rapporte la RFM.

M. Wade, candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la présidentielle de 2019, avait saisi la Cour après que le Tribunal d’instance hors classe de Dakar s’est déclaré incompétent sur cette affaire.

Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade a vu son inscription sur les listes électorales rejetée par les autorités administratives qui invoquent sa condamnation en mars 2015 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite à six ans de prison ferme et à payer une amende de 138 milliards de francs Cfa.

Grâcié en 2016, Karim Wade vit depuis lors au Qatar.

La requête introduite auprès du Tribunal d’instance hors classe de Dakar par Karim Wade pour son inscription sur les listes électorales « ne pouvait qu’être déclarée irrecevable », avait déclaré à l’époque la direction générale des élections (DGE) ;

Il avait estimé que le requérant devait plutôt saisir la représentation diplomatique du Sénégal au Koweït.

Sur la base du Code électorale, le rejet de cette inscription sur les listes électorales entraine l’exclusion du candidat du PDS à l’élection présidentielle.

La Direction générale des élections (DGE) avait expliqué ce rejet par le fait que l’intéressé devrait « saisir le chef de la représentation diplomatique du Koweït où il réside… ».

La DGE avait rappelé que ’’conformément à l’article 11, alinéas 2 et 3, du décret n°2018-476 du 20 février 2018 portant révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, tout citoyen s’estimant lésé après la publication des listes électorales et détenant son récépissé doit saisir, directement ou par l’intermédiaire de la CENA, le président du Tribunal du ressort ou le chef de la Représentation diplomatique ou consulaire, s’il réside à l’étranger, pour être rétabli dans ses droits ».

’’Sur ces bases et, sachant que Monsieur Karim Meïssa Wade a introduit une demande d’établissement de la carte d’identité et d’inscription sur une liste électorale au niveau de la représentation diplomatique du Koweït, c’est le chef de cette représentation diplomatique qu’il aurait dû saisir », avait précisé la DGE.

Elle ajoutait que « la liste des mouvements ainsi que des rejets motivés établie au terme du traitement des données par les services centraux (L.43 du Code électoral) et concernant la représentation diplomatique d’inscription de Monsieur Wade (le Koweït) en atteste. Par ces motifs, la requête introduite auprès de la présidente du Tribunal d’instance hors classe de Dakar ne pouvait qu’être déclarée irrecevable ».

« Aux termes des articles L.39 in fine, L.312, L.317 in fine et R.104, la révision exceptionnelle des listes électorales est organisée par un décret qui détermine les modalités du recours, précise les délais et renvoie au besoin au Code électoral », rappelle la DGE.

Sénégal : la masse salariale grimpe à 683 milliards de Fcfa

Au Sénégal, les salaires des fonctionnaires du public coûteraient plus cher à l’Etat puisqu’ils pourraient passer à 683 milliards de francs CFA à la fin du mois décembre 2018. Une augmentation de 510 milliards en dix-huit ans, puisque le nombre de fonctionnaires n’était que de 66 000 en l’an 2000, contre 130 000 aujourd’hui.

La masse salariale au Sénégal a explosé ces dix-huit dernières années. Selon le directeur du Renouveau du service public au Sénégal, Salif Kandé, elle pourrait atteindre à la fin de cette année 683 milliards de francs CFA. Le responsable qui intervenait mercredi dans le cadre d’un atelier de partage portant sur le système de rémunération des agents de l’Etat, a indiqué que ce niveau prévu pour la masse salariale représente une augmentation de 510 milliards de francs CFA en dix-huit ans. La même source a expliqué cette explosion par «une évolution ininterrompue» des effectifs de la fonction publique, passés de 66 000 en 2000 à 130 000 en 2018.

Salif Kandé a également expliqué que les dépenses de personnels ont suivi trois périodes d’évolution : une première située entre 2000 et 2004 ; une seconde entre 2005 et 2012, marquée par une croissance moyenne de 10% par rapport à la première phase ; et en fin une troisième phase qui va de 2013 à 2017 avec des croissances en moyenne similaires de 5,6%.

La croissance de masse salariale entre 2005 à 2012 est caractérisée par «une hausse fulgurante de certaines indemnités» octroyées à plusieurs catégories d’agents. «La seule rubrique « primes et indemnités » qui passait de 47 milliards en 2004 à 58 milliards en 2005, soit une hausse de 12 milliards seulement, a explosé en atteignant les 149 milliards en 2012. Elle a été ainsi multipliée par trois sur cette période-là, passant de 22% à 33% des dépenses de personnels», a détaillé Salif Kandé.

Plus de 118 milliards de francs CFA de la BM pour financer trois projets prioritaires du PSE

La Banque mondiale et le gouvernement du Sénégal ont signé jeudi à Dakar trois accords de financement d’un montant global de plus de 118 milliards de francs dans le cadre de la mise en œuvre de projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE).

Ces conventions de financement ont été signées par la directrice des opérations de la BM au Sénégal, Louise Cord, et le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, au cours d’une cérémonie organisée dans la capitale sénégalaise.

’’L’argent est destiné au financement de trois projets d’une importance capitale, à fort impact social, et relevant de secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent’’, a déclaré Amadou Ba, lors de la cérémonie de signature.

’’Il s’agit d’abord du Projet eau-assainissement en milieu rural (PEAMIR) pour lequel la Banque mondiale accorde une enveloppe de 70, 5 milliards de francs. Ce projet est une réponse adéquate aux préoccupations des populations rurales. Il vise à améliorer leur accès à l’eau potable et au service d’assainissement’’, a-t-il fait savoir.

Sa mise en œuvre ’’permettra également d’accroître l’accès des populations à l’assainissement par la réalisation de latrines familiales et l’installation de toilettes publiques d’une part et, d’autre part, la construction de réseaux d’assainissement semi-collectif d’évacuation des eaux usées et de gestion des boues de vidange’’, a-t-il souligné.

Le Projet d’appui à la qualité et à l’équité dans l’éducation de base (PAQEEB) est le deuxième bénéficiaire de ces financements.

Près de 32 milliards de francs seront ainsi alloués à ce projet dont l’objectif principal est d’améliorer les résultats des apprentissages aux premières années de l’élémentaire, tout en accroissant l’accès à l’enseignement des sciences et des mathématiques dans le secondaire, selon Amadou Ba.

Le dernier accord signé est relatif au Projet de Relèvement d’urgence et de résilience de Saint-Louis, pour un financement d’un montant de plus de 16 milliards de francs.

’’Ce projet s’inscrit en droite ligne de la lutte contre les changements climatiques, et vise à réduire la vulnérabilité des populations à l’érosion côtière le long de la Langue de Barbarie et à renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière de la ville de Saint-Louis’’, a indiqué le ministre des Finances.

Sénégal: l’exclusion des listes électorales de l’opposant Karim Wade confirmée

La Cour suprême du Sénégal a rejeté jeudi le pourvoi de l’opposant Karim Wade contre sa radiation des listes électorales, mais son avocat estime qu’il conserve des chances de se présenter à la présidentielle de février 2019.

« Pourvoi rejeté », a laconiquement déclaré le président de haute juridiction, en levant immédiatement l’audience.

Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012) et candidat déclaré à la présidentielle, avait vu sa demande d’inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet par le ministère de l’Intérieur, qui avait invoqué des dispositions du Code électoral privant de droits
civiques toute personne condamnée à plus de cinq ans de prison.

Il avait été condamné en 2015 à six ans de prison ferme, à plus de 210 millions d’euros d’amende pour « enrichissement illicite » et à la confiscation de tous ses biens. Le verdict avait été confirmé en appel en août 2015, mais il a bénéficié d’une grâce présidentielle en juin 2016 et vit depuis à l’étranger, principalement au Koweït.
Saisi par M. Wade, le tribunal départemental de Dakar s’était déclaré « incompétent », avant la saisine de la Cour suprême.

Pour l’un de ses avocats, le député Madické Niang, l’arrêt de la Cour suprême n’exclut cependant pas Karim Wade de la course à la présidentielle.

« Nous avons d’autres recours mais nous n’allons pas les dévoiler ici », a-t-il affirmé à la sortie de l’audience. « Ce qui s’est passé aujourd’hui montre que le système judiciaire est du coté du pouvoir », a-t-il ajouté.
Début juillet, ses avocats avaient qualifié la radiation de M. Wade de « manifestement arbitraire, illégale et contraire à la loi électorale ».

Depuis l’accession au pouvoir de Macky Sall en 2012, l’Etat « s’attelle méthodiquement à violer » les droits de Karim Wade « dans l’unique but de l’empêcher d’être éligible à l’élection présidentielle », avait-ils alors estimé.

Les avocats de Karim Wade avaient fait valoir que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), la juridiction spéciale qui l’a condamné, a expressément exclu dans sa décision la déchéance des droits civiques.
Jeudi matin, une autre juridiction, la cour d’appel de Dakar, a confirmé la condamnation à cinq ans de prison ferme pour escroquerie d’un autre ténor de l’opposition, le maire de Dakar Khalifa Sall.

Son entourage a immédiatement indiqué qu’il saisirait la Cour suprême pour faire invalider cette décision afin de pouvoir lui aussi se présenter à la présidentielle dans six mois.