Saint-Louis déjà dans la ferveur de la prière des « deux raaka »

La ville de Saint-Louis (nord) baigne dans une impressionnante ferveur religieuse rythmée par les « khassaides », les récitations de textes inspirés par la confrérie mouride, à 48 heures de la prière annuelle des « Deux raaka ».

La Place Faidherbe de Saint-Louis est envahie par une forte communauté mouride venue préparer cette prière prévue mercredi.

Les rues et ruelles de l’île de Saint-Louis sont ornées de banderoles et de posters à l’effigie de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le fondateur de la confrérie musulmane des mourides.

Le comité d’organisation de la 43e édition de la prière des « Deux raaka » et les « dahira » (associations de fidèles) s’attèlent à l’accueil des milliers de pèlerins venant de plusieurs régions du Sénégal et de l’étranger.

Selon la communauté mouride, la prière des « Deux raaka » commémore un acte de foi accompli par Cheikh Ahmadou Bamba, le 5 septembre 1895, au palais du gouverneur de l’Afrique-Occidentale française, à Saint-Louis.

Serigne Sidy Mbacké « Borom Khass », l’un des organisateurs de l’évènement, a rencontré lundi les jeunes mourides de la Langue de Barbarie, un quartier saint-louisien. Il leur a conseillé « la discipline et la solidarité », « valeurs » incarnées selon lui par son grand-père Cheikh Ahmadou Bamba.

Il a déconseillé « les aventures périlleuses en mer » aux jeunes, une allusion à l’émigration clandestine par voie maritime, vers l’Europe.

« Cultivez les principes fondamentaux du mouridisme, c’est-à-dire l’amour de son prochain, le travail, la discipline, l’éducation religieuse, l’entraide, ainsi que l’harmonie de toutes les confréries du Sénégal », a-t-il lancé aux jeunes mourides, s’exprimant en langue nationale wolof.

Il a ensuite effectué « une marche de la paix » en compagnie de ses disciples, en direction de la prison de Saint-Louis, pour offrir des repas aux détenus.

Citation d’un administrateur des greffes devant le Tgi de Thiès : le Syjust annonce un arrêt de travail mardi

Le Syndicat des travailleurs de la Justice (SYJUST) appelle ses membres à un arrêt du travail mardi, de 9 à 13 heures « sur toute l’étendue du territoire national », en vue de « protester vigoureusement » contre la citation d’un administrateur des greffes devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Thiès statuant en matière correctionnelle.

Le syndicat compte ainsi exiger « le respect du droit au privilège de juridiction que la loi a accordé aux greffiers, greffiers en chefs et administrateurs des greffes lorsqu’ils seraient poursuivis pour des délits ou crimes qu’ils auraient commis dans l’exercice de leurs fonctions », peut-on lire dans un communiqué.

Selon le SYTJUST, « ce nouveau droit, acquis après une longue et âpre lutte », a été introduit dans le code de procédure pénale « en son article 663 bis par la loi n° 2016 – 30 du 08 novembre 2016 pour la protection de la dignité des fonctions judiciaires des agents concernés ».

« Il découle de cette loi que, lorsqu’ils sont poursuivis pour des délits ou crimes qu’ils auraient commis dans l’exercice de leurs fonctions, les greffiers, greffiers en chef et administrateurs des greffes ne pourront être justiciables que de la première chambre correctionnelle ou de la chambre d’accusation de la Cour d’Appel du ressort de leurs lieux de travail », affirme le SYJUST.

D’après le syndicat, la citation de l’administrateur des greffes en question devant le TGI de Thiès a pour conséquence de « remettre en cause un droit acquis des travailleurs de la Justice ».

Aussi le syndicat dit-il dénoncer « sans réserve cette tentative de fouler aux pieds cet acquis majeur de ses membres et exige du gouvernement et plus particulièrement du ministre de la Justice la garantie du respect et de la préservation des droits des travailleurs de la Justice ».

Eliminatoires Can 2019 : Idrissa Gana Guèye incertain

Le milieu de terrain international sénégalais Idrissa Gana Gueye (Everton), blessé à un genou, est incertain pour la rencontre internationale devant opposer le Sénégal à Madagascar, dimanche à Tananarive, a annoncé le sélectionneur des Lions Aliou Cissé.

« Gana est incertain, il a un bobo au genou, on fera le point avec le médecin mais il est incertain pour la rencontre », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le site Internet de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Gana Guèye, cadre de la sélection nationale, n’a pas pris part à la rencontre de championnat d’Angleterre ayant opposé samedi son club Everton à Huddersfield (1-1).

Outre Idrissa Gana Guèye, Aliou Cissé a également évoqué la situation de l’attaquant du FC Metz (ligue 2 française) Opa NGuette, qui ’’a une petite gêne’’, sans en dire davantage, affirmant attendre l’avis médical.

Nguette avait cédé sa place à Emmanuel Rivière à la 67-ème minute de la rencontre opposant le RC Lens (2-0) au FC Metz.

Interrogé sur le match que le Sénégal va jouer ce dimanche contre Madagascar à Tananarive, il a indiqué que ce sera différent de celui joué en novembre 2015 contre le même adversaire lors de la manche aller du deuxième tour des éliminatoires du Mondial 2018.Toutefois, Cissé admet que les Lions seront très attendus.

Le Sénégal saura « faire face », d’autant que « cette rencontre ne ressemblera pas à la première où nous avons attendu une heure de temps avant d’entrer dans la partie », a-t-il assuré.

Selon le sélectionneur des Lions, l’objectif est de faire « un bon résultat » à Tananarive sur la route de la CAN 2019 prévue au Cameroun.

« On s’attend à un match difficile, à une atmosphère électrique », a-t-il dit, avant de souligner que le Sénégal peut compter sur son talent, sa qualité et expérience pour faire face.

« Nous ne devons craindre personne et il faut oublier la Coupe du monde parce que le Sénégal revient à son quotidien, le football africain », ce qui veut dire que les Lions doivent se motiver face à une équipe qui sera selon lui agressive.

Plus de la moitié des mondialistes sénégalais a changé de club

Au moins la moitié des joueurs constituant la sélection nationale lors de la phase finale de la coupe du monde 2018, a changé de club lors du marché estival des transferts, clôturé vendredi dernier dans la plupart des championnats européens.

Si du côté des défenseurs, le transfert à Barcelone de l’ancien arrière droit du KAS Eupen Moussa Wagué a été abondamment commenté, Lamine Gassama, autre arrière droit des Lions, a aussi bougé.

L’international sénégalais formé à Lyon (France) reste en Turquie mais a quitté Alanyaspor pour Goztepe.

Kara Mbodj a été prêté par Anderlecht au FC Nantes (France), de même, Salif Sané avait déjà choisi d’aller à Shalke 04 en provenance de Hanovre avant le coup d’envoi de Russie 2018.

Concernant les joueurs du milieu de terrain, Pape Alioune Ndiaye, dont l’apport n’a pas empêché la relégation de Stoke City en deuxième division anglaise, a rejoint la Turquie et son ancien club, Galatasaray.

Itinéraire similaire pour Cheikh Ndoye qui est retourné à la case départ à Angers en provenance de Birmingham (Angleterre).

Le capitaine Cheikhou Kouyaté n’a pas changé de pays mais a quitté West Ham pour Crystal Palace où il tarde encore à s’imposer en Premier League anglaise.

Alfred Ndiaye, prêté par son club Villareal à Wolverhampton qu’il a aidé à faire monter en Premier League, est allé signer à Malaga, un club de Ligue 2 espagnole.

S’agissant des attaquants, Moussa Sow est retourné à Al Ahly des Emirats Arabes Unis en provenance de Bursaspor où il avait été prêté la saison dernière, club turc en faveur duquel Diafra Sakho a signé dans les dernières heures du mercato.

Il a d’ailleurs déjà marqué en Ligue turque pour son premier match alors qu’il était voué aux gémonies par une partie du public rennais.

Un Lion parti, un autre a pris sa place à Rennes où Mbaye Niang est arrivé en prêt et a même joué ses premières minutes dimanche lors de la victoire (2-0) de son nouveau club contre Bordeaux, en Ligue 1 française.

Mise en service du centre d’enregistrement des permis de conduire biométriques

Le Directeur des transports routiers, Cheikh Omar Guèye, a procédé lundi à Dakar à la mise en service officiel du Centre d’enregistrement des permis de conduire biométriques, a constaté un reporter de l’APS.

Ce centre d’enregistrement des demandes d’établissement des nouveaux permis de conduire a été notamment lancé au cours d’une cérémonie organisée au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES) qui l’abrite.

‘’Le Président de la République a officiellement lancé en août dernier la phase pilote de cette initiative. Nous avons jugé nécessaire de commencer dès aujourd’hui le début du service’’, a expliqué le Directeur des transports routiers lors de la cérémonie.

‘’Quelque 200 permis de conduire en version biométrique ont été établis dans la cadre de la phase pilote. Cela nous a permis effectivement de tester toute la procédure en termes de délais d’exécution et de temps d’enrôlement’’, a fait valoir Cheikh Omar Guèye.

Ce document de transport à caractère biométrique permet de sécuriser l’usager et le système contre la fraude constaté dans l’établissement de ce document, a-t-il assuré.

Selon, lui, l’innovation réside dans le format de la carte et l’identification et inscription du groupe sanguin de son détenteur. ‘’Nous avons introduit le groupe sanguin sur la carte pour permettre effectivement de mieux gérer l’aspect prise en charge des accidentés de la route en termes de secours’’, a-t-il fait savoir.

M. Guèye a ajouté : ‘’Dans cette carte, nous avons une puce électronique qui n’est pas apparente. Elle renferme beaucoup d’applications permettant une meilleure gestion des amendes et infractions tout en aidant les forces de sécurité à travers des imprimantes mobiles d’attester les infractions’’.

‘’Cette carte biométrique est la dernière génération de cartes en terme de gouvernance dans le monde. Toutes les infractions qui sont listées dans le code de la route sont retranscrites dans la puce de cette carte et elle permet aussi de faciliter le contrôle mais aussi l’impression des quittances en cas d’infraction’’, a-t-il fait remarquer.

Le demandeur de ce nouveau document doit fournir une son permis de conduire en cours de validité, une copie se carte nationale d’identité et une attestation ou carte de groupe sanguin en plus d’une somme de 10 000 francs (de timbre fiscal), a rappelé le Directeur des transports routiers qui indique par ailleurs que l’établissement de ce nouveau document peut se faire 48 heures après l’enrôlement.

La durée de validité de ce nouveau permis de conduire pour les personnes âgées de moins de 45 ans est de dix. Elle est de cinq ans pour les usagers de plus de 45 ans, a-t-on appris lors de la manifestation.

Le lancement des permis de conduire biométriques entre dans le cadre de la modernisation de l’administration des transports routiers et de la gouvernance des titres de transports.

Cette initiative dénommée +Capp Karangë+ consiste notamment à une numérisation et une sécurisation des titres et autres documents de transport, selon la Direction des transports routiers

‘’L’opération Cap Karangué n’a pas couté d’argent à l’Etat du Sénégal. Notre partenaire le groupe a fait tous les investissements possibles à hauteur de plus de 10 milliards. C’est à partir de la contribution des usagers au payement de cette carte qu’il sera rémunéré’’, a affirmé Guèye ;

Il rappelle qu’au bout de dix ans (durée de la concession) la structure cédera tout le matériel nécessaire à l’établissement de ce document de transport à l’Etat du Sénégal.

Les fans sénégalais nominés pour le Prix Fifa des « meilleurs supporters 2018 »

Les supporters du Sénégal ont été désignés candidats au prix récompensant les « meilleurs fans » de la FIFA pour 2018, a-t-on appris de l’instance dirigeante du football mondial.

Les fans sénégalais sont nominés pour la ’’FIFA football Awards 2018’’ en même temps que ceux du Japon, du Pérou ainsi que « Ilue Sebastian Carrera du club chilien de Deporters Puerto Montt », précise la même source.

Les supporters sénégalais, péruviens et japonais se sont distingués par des actes de fraternisation lors de la Coupe du monde 2018, l’ambiance qu’ils ont mis dans les stades et l’esprit fair-play dont ils ont fait montre lors de la compétition, selon la FIFA.

Les fans sénégalais et du Japon ont crevé l’écran en procédant par exemple au nettoyage de la partie occupée lors des matchs de leur sélection nationale.

Le « prix des supporters Fifa » sera annoncé le 10 septembre prochain au cours d’une cérémonie devant également consacrer la désignation des titres de « meilleur joueur », « meilleure joueuse », « plus beau but », « meilleur gardien de but » et « meilleur entraîneur de l’année ».

Au titre du prix de « meilleur joueur », l’Egyptien Mohamed Salah, « meilleur joueur » et « meilleur buteur » de la Premier League, a été nominé en compagnie du Portugais Cristiano Ronaldo et du Croate Luka Modric, « meilleur joueur » de la Coupe du monde et « meilleur footballeur européen 2018 », selon l’UEFA.

BP va investir des ’’millions de dollars’’ dans l’institut sénégalais du pétrole et du gaz

BP, compagnie pétrolière britannique, s’est engagée à investir ’’plusieurs millions de dollars’’ dans le développement de l’Institut sénégalais du pétrole et du gaz (INPG)afin d’aider au renforcement des capacités nationales dans le secteur, a appris l’APS.

‘’BP s’est engagée à investir plusieurs millions de dollars jusqu’en 2021 (au moins) dans cet institut qui vient d’être créé, afin d’aider à renforcer les capacités nationales dans le secteur émergent du pétrole et du gaz au Sénégal’’, indique la compagnie dans un communiqué reçu lundi à l’APS.

Cet engagement financier est le fruit d’un accord signé par BP et son partenaire Cosmos Enegry, avec le Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz) vendredi dans la capitale sénégalaise.

‘’C’est un honneur pour BP de soutenir cette initiative importante. Nous avons travaillé en étroite collaboration, au cours des 12 derniers mois, avec nos partenaires et avec le gouvernement du Sénégal à la conception d’un Institut appelé à devenir un centre d’excellence durable pour le Sénégal et pour son industrie’’, a souligné Emma Delaney, président régional de BP.

‘’La compagnie travaille en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes, au développement du premier projet sénégalais de gaz naturel liquéfié dont les phases de construction devraient démarrer en 2019’’, a rappelé la dirigeante de BP au Sénégal et en Mauritanie dans des propos rapportés par le communiqué.

‘’Ce type de convention avec les opérateurs pétroliers et gaziers chargés de développer le secteur démontre l’engagement de l’Etat du Sénégal pour sécuriser l’avenir de cette industrie et pour assurer une forte’’, a de son côté réagi Ousmane Ndiaye, Secrétaire permanent du Cos-Petrogaz et président du Conseil d’administration de l’INPG.

Le directeur général de l’Institut national du pétrole et du gaz, Aguibou Ba, a de son côté estimé que cet ‘’intérêt partagé’’ avec BP à développer l’expertise technique nationale assurera aux ressources humaines spécialisées une formation en adéquation avec les besoins de l’industrie dans un centre à la pointe de la technologie.

‘’Cette coopération permettra au Sénégal de mettre en place une institution de classe mondiale garantissant le développement, l’employabilité et la participation des compétences nationales à tous les niveaux de la chaîne pétrolière’’, s’est réjoui M. Ba.

Au Sénégal, BP sponsorise, depuis 2017, un programme de cours d’anglais visant à améliorer les compétences linguistiques de 50 cadres administratifs sénégalais,

La compagnie finalise actuellement une série d’activités d’investissement social visant à promouvoir le développement économique, la protection de l’environnement, la santé et l’éducation dans la région de St Louis, selon ses responsables.

BP, compagnie britannique de recherche, d’extraction, de raffinage et de vente de pétrole, est arrivée en Mauritanie et au Sénégal par le biais d’un accord avec le groupe Kosmos Energy, annoncé en décembre 2016.

La compagnie détient une participation et des intérêts de travail réel de 60 % dans les blocs de Saint-Louis profond, et de Cayar aux larges du Sénégal. Kosmos Energy détenant 30 % des parts et le Sénégal 10 % à travers sa Société des pétroles (PETROSEN).

Awa Marie Coll Seck installe une cellule du Comeva à Thiénaba

Awa Marie Coll Seck, membre de la mouvance présidentielle, a installé dimanche à Thiénaba, une localité de la région de Thiès, l’antenne locale du Collectif en mouvement pour l’équité et les valeurs (COMEVA), un mouvement citoyen qui assume son soutien à la candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de février 2019.

Ce mouvement crée en 2012 avait déjà accompagné la même année Macky Sall sans sa campagne pour la présidentielle, a décidé à travers les 200 cellules qu’il revendique dans le pays de l’appuyer en direction de la prochaine élection présidentielle.

Le COMEVA se donne comme d’objectif d’ ‘’organiser les communautés pour faire avancer les choses’’ dans leurs localités respectives, en favorisant la création de cadre d’échanges sur les principales problématiques locales, a expliqué son secrétaire général, Makhtar Bâ, lors de l’installation de la cellule de Thiénaba.

La manifestation a été notamment marquée par la remise d’un récépissé d’installation à la présidente locale du COMEVA, Alimatou Diop en présence de femmes venues de Bangadji, de Yaba, des villages de la commune de Thiénaba.

Elle sera notamment chargée, après avoir rencontré les membres de la cellule et identifié avec eux les difficultés de leur localité, de proposer des solutions, et rendre compte à l’instance nationale.

Il s’agira aussi d’élaborer un plan d’action budgétisé et chercher des soutiens parmi les autorités, organismes et leaders locaux, a expliqué Demba Fall, coordonnateur de la zone centre du COMEVA, regroupant les régions de Thiès, Diourbel, Fatick Kaolack et Kaffrine.

Parmi les missions de la nouvelle cellule, figure la vulgarisation de la structure auprès des jeunes et des femmes.

‘’Nous voulons cheminer avec des personnes de valeur’’, a précisé le ministre d’Etat Awa Marie Coll Seck, soulignant que ‘’si les gens respectaient les valeurs prônées par la religion, le pays serait développé depuis longtemps’’.

L’ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale a invité les membres du COMEVA à prendre aussi le meilleur des valeurs traditionnelles ‘’oubliées’’ comme le ‘’jom’’ (détermination, le ‘’soutoura’’ (discrétion) en plus de la discipline.

Disant ne pas s’inscrire dans la polémique ni les considérations partisanes, Mme Seck a martelé : ‘’je n’ai que mon mouvement et tout ce que je peux faire pour soutenir le président Macky Sall, je le ferai, pour consolider le travail qu’il est en train de faire pour le pays’’.

Les participants à cette rencontre ont surtout évoqué les questions du chômage et de l’abandon scolaire d’élèves en situation difficile. Ce à quoi, la présidente du COMEVA a répondu en relevant la possibilité pour les jeunes de disposer de formation gratuite dans des écoles, grâce au ministère de tutelle.

Elle a fait part de la disponibilité de sa structure à accompagner toute initiative locale allant dans le sens d’encadrer les élèves issus de milieux défavorisés.

Le ministre d’Etat avait visité la radio communautaire locale Gindiku FM, partenaire potentiel du COMEVA, avant de rendre une visite de courtoisie au khalife général de Tiénaba Ahmad Tidiane Seck.

Révocation de Khalifa Sall de la Ville de Dakar: Le coup de massue

Alors que toute la procédure n’est pas encore épuisée, le régime a, par décret pris hier, décidé de la révocation du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, dont la condamnation à 5 ans de prison a été confirmée par la Cour d’appel de Dakar.

Khalifa Ababacar Sall n’est plus, depuis hier, le maire de la ville de Dakar. L’édile socialiste a été tout simplement révoqué de ses fonctions de premier magistrat de la ville, par un décret pris par le président de la République. Cette décision survient 24 heures seulement après le verdict de la Cour d’appel de Dakar confirmant le jugement rendu en première instance et condamnant le maire de Dakar à 5 ans de prison ferme, en sus d’une amende de 5 millions de francs Cfa.

Elle s’appuie principalement sur l’article 140 du Code général des collectivités territoriales qui dispose : ‘’Sans que la liste soit limitative, les fautes énumérées ci-dessous peuvent entrainer l’application des dispositions de l’article 135 du présent code : fait prévu et puni par la loi instituant la Cour des comptes ; utilisation des deniers publics de la commune à des fins personnelles ou privées ; prêts d’argent effectués sur les recettes de la commune ; faux en écriture publique authentique visés au Code pénal ; faux commis dans certains documents administratifs, dans les feuilles de route et certificats visés au Code pénal ; concussion ; spéculation sur l’affectation des terrains publics, les permis de construire ou de lotir ; refus de signer ou de transmettre au représentant de l’Etat une délibération du conseil municipal.’’ Partant de cet article, le président de la République, qui a signé le décret peu de temps avant son envol pour la Chine, a motivé la révocation du maire de Dakar.

‘’Le Tribunal de grande instance hors classe de Dakar, siégeant en matière correctionnelle, a, dans son jugement rendu le 30 mars 2018, retenu, comme fautes reprochées au maire de la ville de Dakar, les délits de faux en écritures publiques et d’escroquerie sur les deniers publics et l’a condamné à une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme, une amende de 5 000 000 F Cfa et la confiscation du cinquième de ses biens, en application des articles 5, 135, 136, 137, 152 et 153 du Code pénal. Par suite, la Cour d’appel de Dakar a, en son arrêt en date du 30 aout 2018, confirmé le jugement du tribunal de grande instance. En outre, elle a condamné l’intéressé et deux de ses co-prévenus à payer solidairement à l’Etat la somme de 1,830 milliard de francs Cfa’’, explique-t-il pour justifier sa décision.

‘’Dispositions combinées des articles 135 et 140 du Code général des collectivités territoriales’’

D’ailleurs, dans le rapport de présentation dudit décret parvenu hier à ‘’EnQuête’’, il est indiqué qu’au regard des dispositions combinées des articles 135 et 140 du Code général des collectivités territoriales, la condamnation du maire de la ville de Dakar par les juridictions de fond peut entrainer la mise en œuvre des dispositions de l’alinéa 3 de l’article 135 dudit code. Ces dispositions prévoient, en cas de condamnation, la révocation des maires et adjoints par décret motivé. Ainsi, partant du postulat que la condamnation de Khalifa Sall le prive de la capacité juridique et de l’autorité morale nécessaires à l’exercice de ses fonctions, le président de la République a tout simplement décidé de le révoquer. ‘’Au regard de l‘impératif de veiller à l’application de la loi, il est fait application des dispositions de l’article 135 du Code général des collectivités territoriales pour procéder à la révocation de Monsieur Khalifa Ababacar Sall de ses fonctions de maire de la ville de Dakar’’, lit-on dans le décret.

Selon les autorités étatiques, la Constitution et le Code général des collectivités territoriales chargent le pouvoir Exécutif d’assurer, sous réserve du respect du principe de la libre administration des collectivités territoriales, la mission régalienne de contrôle du fonctionnement desdites collectivités, en vue de garantir le respect de la loi, l’unité de l’Etat et la protection de l’intérêt général sur l’ensemble du territoire.

VILLE DE DAKAR

La succession de Khalifa Sall ouverte

La révocation du maire Khalifa Ababacar Sall, par le chef de l’Etat, ouvre la bataille de sa succession à la Ville de Dakar.

La révocation, hier, par décret présidentiel, du maire de Dakar Khalifa Ababacar Sall, est perçue, aux yeux de l’opinion, comme un coup de massue. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle tournure des évènements redistribue les cartes au sein même de la Ville de Dakar où la succession de l’édile socialiste est désormais ouverte. Même si la loi prévoit une transition de huit jours qui sera assurée par le premier adjoint au maire, en la personne de Soham Wardini, plusieurs autres lieutenants du maire de Dakar peuvent prétendre à lui succéder. Outre Mme Wardini, le maire des Parcelles-Assainies, Moussa Sy, par ailleurs deuxième adjoint, et le maire de la Médina, Bamba Fall, troisième adjoint, peuvent légitimement postuler pour hériter de la Ville de Dakar.

Cependant, de tous ces prétendants, Bamba Fall est, de loin, le plus avantagé car, à la différence de Mme Wardini et de M. Sy, il est du même camp que l’édile de la capitale. En plus de partager les mêmes convictions politiques que le maire de Dakar, Bamba Fall est le seul des proches de Khalifa Sall à être présent non seulement au bureau, mais aussi au conseil municipal, à part son camarade Jean-Baptiste Diouf (5e adjoint au maire) qui a tourné casaque après le référendum de 2016 pour rejoindre le camp d’Ousmane Tanor Dieng.

Avec l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation entré en vigueur en 2013, les maires des différentes communes d’arrondissement de Dakar passées entre-temps communes de plein exercice, ont cessé d’être des membres d’office du conseil municipal. De ce fait, à l’issue des élections locales de 2014, seul le maire de la Médina a eu le privilège de siéger et au Bureau et au Conseil de la Ville de Dakar. Ce qui le met, aujourd’hui, dans une position assez confortable pour suppléer le maire Khalifa Ababacar Sall, au cas où il devait y avoir de nouvelles élections.

Toutefois, ses accointances récemment notées avec le régime du président Macky Sall et qui ont amené les plus sceptiques à suspecter une transhumance en douceur, risquent de l’éloigner du cercle restreint du maire de Dakar, si ce n’est pas encore le cas. Depuis sa malencontreuse sortie au cours de laquelle il a déclaré son probable soutien au président de Rewmi Idrissa Seck, si jamais Khalifa Sall est condamné et donc écarté de la course à la présidentielle de 2019, ses relations avec ses autres camarades dont Barthélemy Dias et Idrissa Diallo ne sont plus au beau fixe.

Des activités pluvio-orageuses pour les prochaines heures

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) annonce des activités pluvio-orageuses sur une bonne partie du territoire au cours de cette nuit et dans la matinée de lundi.

Les régions Sud, Centre et Nord-Est seront les plus concernées par ces manifestations pluvio-orageuses, précisent l’ANACIM qui dit s’attendre à une persistance de l’instabilité sur le pays dans la journée de lundi.
Les prévisionnistes évoquent des possibilités de formation de systèmes orageux pouvant occasionner des pluies faibles à modérées par endroits.

Conséquence des pluies attendues sur l’ensemble du territoire, ‘’la sensation de chaleur sera moins marquée sur la quasi-totalité du pays’’ où les visibilités seront ‘’globalement bonnes’’.

Les services de la météo tablent sur des vents de secteur Sud à Sud-Ouest et d’intensité faible à modérée.

CAN 2019 : le programme de la 2e journée des éliminatoires

Les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019 reprennent après 15 mois d’interruption. La 2e journée de la phase de groupes décisive se déroule les 8 et 9 septembre 2018 avec 24 matches au programme.
CAN 2019 : LE PROGRAMME DE LA 2e JOURNEE DES ELIMINATOIRES

Samedi 8 septembre 2018 –

Guinée équatoriale – Soudan, à Bata [groupe A]
Comores – Cameroun, à Mitsamiouli [groupe B]
Maroc – Malawi, à Casablanca [groupe B]
Gabon – Burundi, à Libreville [groupe C]
Gambie – Algérie, à Bakau [groupe D]
Afrique du Sud – Libye, à Durban [groupe E]
Seychelles – Nigeria, Victoria [groupe E]
Kenya – Ghana, à Kasarani [groupe F]
Mauritanie – Burkina Faso, à Nouakchott [groupe I]
Egypte – Niger, à Alexandrie [groupe J]
Mozambique – Guinée-Bissau, à Maputo [groupe K]
Namibie – Zambie, à Windhoek [groupe K]
Ouganda – Tanzanie, à Kira [groupe L]

Dimanche 9 septembre 2018 –

Madagascar – Sénégal, à Antanarivo [groupe A]
Soudan du Sud – Mali, à Juba [groupe C]
Togo – Bénin, à Lomé [groupe D]
Ethiopie – Sierra Leone, à Addis-Abeba [groupe F]
Congo – Zimbabwe, à Brazzaville [groupe G]
Liberia – RD Congo, à Monrovia [groupe G]
Guinée – République centrafricaine, à Conakry [groupe H]
Rwanda – Côte d’Ivoire, à Kigali [groupe H]
Angola – Botswana, à Luanda [groupe I]
Swaziland – Tunisie, à Mbabane [groupe J]
Lesotho – Cap-Vert, à Maseru [groupe L]

NB : Le Cameroun, pays hôte de la CAN 2019, est qualifié d’office. Les premiers de chaque groupe ainsi que les onze meilleurs deuxièmes décrocheront leur place en phase finale, sauf dans la poule des Camerounais où les règles seront peut-être différentes.

Le déficit commercial baisse de 37, 5 milliards fcfa au 2e trimestre

Le déficit commercial du Sénégal a reculé de 37, 5 milliards de francs CFA au deuxième trimestre de 2018, signale la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Il s’est en effet établi à 407,9 milliards contre 445,3 milliards au trimestre précédent, précise la DPEE, dans sa Note de conjoncture du deuxième trimestre 2018.

‘’Cette situation traduit une hausse des exportations de biens plus importante (+48,5 milliards) que celle des importations (+12,6 milliards)’’, analyse le rapport.

Il signale un renforcement du taux de couverture des importations par les exportations, qui gagne 5,2 points de pourcentage, en variation trimestrielle, pour se situer à 51,5.

Sénégal: Karim Wade candidat contre vents et marées

Alors que la polémique se poursuit au Sénégal après la révocation de Khalifa Sall de son poste de maire de la capitale, du côté du PDS, le parti de Karim Wade, on veut encore croire qu’une candidature est toujours possible. Jeudi dernier,  la Cour suprême s’est déclarée incompétente, rejetant de ce fait le pourvoi de Karim Wade contre son exclusion des listes électorales, préalable indispensable à sa candidature. « On nous a déclaré la guerre, nous allons mobiliser le peuple », déclarait Oumar Sarr, le numéro 2 du PDS. Karim Wade qui reste donc contre vents et marées le candidat du PDS.

Quand en  mars 2015, à deux jours du verdict qui allait le condamner à 6 ans de prison, Karim Wade est désigné candidat du PDS, la question de son éligibilité se posait déjà.  Mais pour son père l’ancien président Abdoulaye Wade, cette stratégie répondait d’abord à un objectif : démontrer à l’opinion que son fils était un prisonnier politique, condamné au terme d’un procès politique. A l’époque les responsables du PDS affirmaient que Karim Wade avait le meilleur profil, qu’il n’y avait pas et qu’il n’y aurait pas de plan B.

Aujourd’hui, rien n’a véritablement changé. Malgré l’échec du pourvoi devant la Cour suprême, Karim Wade demeure le candidat du PDS. Si in fine il ne parvient pas à se présenter, le PDS aura plusieurs options : présenter un autre candidat qui portera les couleurs du PDS, appeler à voter pour une autre personnalité de l’opposition ou bien choisir la confrontation,  voire la violence, tenter de saboter l’élection ou enfin appeler au boycott.  Dans le camp présidentiel, on regrette ce qu’on appelle « une stratégie de disqualification du processus électoral ». « Ils veulent discréditer des élections qu’ils savent perdues d’avance », affirme ainsi Seydou Gueye, le porte-parole de l’APR, le parti de Macky Sall.

Madagascar-Sénégal : regroupement des Lions ce lundi à Paris

En direction de Madagascar-Sénégal (qualifications Can-2019), le 9 septembre, les Lions débutent leur regroupement ce lundi à Paris. Une première vague est attendue dans la matinée.

Il s’agit, selon Stades, de Sadio Mané, Keïta Baldé, Cheikhou Kouyaté, Opa Nguette, Gana Guèye, Cheikh Ndiaye, Adama Mbengue, le portier de Reims, Edouard Mendy, Lamine Gassama, Amath Diédhiou et Sidy Sarr.

Le journal renseigne que le groupe devrait être au complet en fin de journée ou dans la soirée.

Stades signale que le coach des Lions, Aliou Cissé, est déjà sur place.

Sénégal: le président Macky Sall révoque le maire de Dakar, condamné pour escroquerie

Le président sénégalais Macky Sall a révoqué de ses fonctions le maire de Dakar, Khalifa Sall, au lendemain de sa condamnation en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics, selon un décret publié vendredi.

« Monsieur Khalifa Ababacar Sall est révoqué de ses fonctions de maire de la Ville de Dakar », d’après le texte de ce décret signé par Macky Sall et par le Premier ministre, Mahammed Boune Abdallah Dionne.

La Cour d’appel de Dakar a confirmé jeudi la peine de cinq ans décidée en première instance à l’encontre du maire de Dakar, l’un des principaux opposants au chef de l’Etat et candidat déclaré à la présidentielle de février 2019.

« La condamnation du maire de Dakar par la Cour d’appel le prive de la capacité juridique et de l’autorité morale nécessaires à l’exercice de ses fonctions », selon un rapport du ministre de la Gouvernance territoriale, qui a la tutelle sur les villes, et sur lequel se fonde notamment le décret.

La révocation du maire de Dakar a été dénoncée vendredi par plusieurs défenseurs des droits de l’homme.

« C’est catastrophique à ce stade de la procédure que le président Macky Sall prenne un décret pour révoquer Khalifa Sall. C’est admettre qu’il est (définitivement) fautif alors que les voies de recours ne sont pas encore terminées », a déclaré Babacar Ba, du Forum du justiciable, une organisation de défense des droits de l’homme.

« Khalifa Sall est toujours présumé être innocent. Où sont les conseillers et les juristes du président de la République », s’est demandé M. Ba. La défense du maire et son entourage avaient annoncé jeudi un recours devant la Cour suprême après sa condamnation en appel.

La cour d’appel a condamné Khalifa Sall à cinq ans de prison ferme et à verser « solidairement » avec trois de ses sept coaccusés la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle, ce que démentent les responsables de la majorité.

Homme politique populaire de 62 ans, Khalifa Sall est considéré comme l’un des rares adversaires à pouvoir menacer dans les urnes le président sortant Macky Sall, qui devrait briguer un second mandat en février 2019.

Des acteurs du tic veulent faire amender un passage du projet de code des télécommunications

Des acteurs et spécialistes des technologies de l’information et de la communication ont invité vendredi à Dakar les députés sénégalais à amender le dernier alinéa de l’article 27 du projet de loi portant code des communications électroniques, une fois soumis à leur examen, compte tenu des risques de ce passage fait selon eux peser sur le « dynamisme » du numérique, la liberté d’expression et l’accès à l’information.

« Nous demandons que le code qui est positif dans sa globalité soit amendé par les députés quand cela leur sera présenté’’, a déclaré Abdou Khadre Lô, spécialiste des technologies de l’information et de la communication, lors d’un point de presse.

« Vous êtes les députés du peuple et il faut voir ce qui est de l’intérêt des populations sénégalaises », a ajouté M. Lô, directeur et fondateur de Primum Africa Consulting, s’adressant aux parlementaires sénégalais.

Des experts des TIC rencontrait des journalistes pour leur faire part de leur craintes relatives à l’article 27 du projet de loi portant code des communications électroniques du Sénégal, lequel menacerait de leur point de vue l’accès des citoyens sénégalais aux applications de téléphonie par internet, à savoir WhatsApp, Facebook Messenger, Skype, Viber, entre autres.

Selon Abdou Khadre Lô, il est important que cet article soit amendé afin que « le dynamisme du numérique et la paix sociale soient préservés pour libérer l’espace numérique économique, libérer les citoyens qui s’activent et pour une avancée démocratique ».

« Le code dans son ensemble est progressiste, mais cet aliéna permet aux opérateurs de faire l’usage qu’ils veulent de la gestion du trafic. Alors que ce terme n’est pas défini dans le code », a-t-il fait valoir.

Le spécialiste fait observer que « beaucoup de séries télévisées sont sur Youtube, des start-ups dépendent de l’Internet et quand on gère le trafic pour éviter une cogestion, cela peut avoir des conséquences dramatiques sur tous ces acteurs ».

« Ce projet, s’il n’est pas amendé, risque d’ouvrir une brèche pour les opérateurs qui vont s’y engouffrer pour limiter l’utilisation à WhatsApp », a soutenu l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, Mamadou Diouma Diallo.

« Internet est devenu un lieu de prise de parole, de sociabilité et on porte atteinte aux droits à la connexion, à l’accès à l’information et à la liberté d’expressions si ce sont les opérateurs qui régulent le flux », explique-t-il.

« La neutralité de l’Internet veut que tous les citoyens puissent disposer des mêmes droits. Si cette neutralité est atteinte dans son principe, on peut être dans des logiques de discrimination qui auront comme conséquence l’injustice », a-t-il prévenu.

Ligue 1 : le Jaraaf table sur un budget de 300 millions cfa pour 2018-2019

Le Jaraaf de Dakar, champion du Sénégal en titre, table sur un budget de 300 millions de francs CFA pour mener à bien sa participation aux compétitions domestiques et en Ligue africaine des champions, pour le compte de l’exercice 2018-2019, a annoncé à l’APS le responsable de la direction du football du club de la Médina, Youssou Dial.

« On part du principe que la saison dernière, toutes les dépenses ont tourné autour de 180 millions de francs. Si on y ajoute la Ligue des champions, ça va atteindre le chiffre de 300 millions » CFA, a-t-il indiqué.

En perspective de la Ligue des champions, Youssou Dial a confirmé la mise en place prochaine d’un comité Coupe d’Afrique au sein du Jaraaf, chargé de prendre en compte « tous les aspects » liés à la participation du club à cette compétition africaine.

« Nous allons à cette compétition avec beaucoup d’humilité parce qu’en plus du manque de moyens’’ en comparaison des « cadors du football africain, le Jaraaf est resté longtemps sans prendre part à cette compétition », a souligné M. Dial.

Humilité ne veut cependant pas dire manquer d’ambitions, a-t-il relevé, assurant que le Jaraaf de Dakar a l’ambition de se battre pour intégrer la phase de poules de la Ligue africaine des champions.

Le responsable de la direction du football du Jaraaf a par la même occasion confirmé les départs du gardien Pape Seydou Ndiaye et des attaquants Abdou Karim Samb et Boubacar Massaly.

« Au sujet du cas Daouda Guèye Diémé, a-t-il dit, nous avons appris qu’il est au Liban mais aucun papier nous a été présenté pour notifier qu’il y a signé dans un club ».

Dans le sens inverse, il a annoncé l’arrivée de Ibrahima Faty « Messi » et Cheikh Ndoye, des anciens de la Sonacos, ainsi que de Lansana Sagna (ex AS Douanes) et Benoît Toupane (ex Mbour PC).

L’équipe du Jaraaf compte par ailleurs demander à Henri Camara de rechausser les crampons « pour boucler la boucle » avec son club formateur, ambitionne de terminer sur le podium de la Ligue 1 et gagner une coupe nationale au cours de la saison 2018-2019, a ajouté le dirigeant.

« Nous partons du principe que l’équipe de Génération Foot est le favori naturel au titre national », le Jaraaf de Dakar faisant partie des « quatre à cinq clubs capables de faire partie du podium lors de la saison 2017-2018 », a-t-il indiqué.

Attaques contre la magistrature: Macky Sall siffle la fin de la récréation

Le président de la République Macky Sall a présidé hier, au Centre de conférence internationale Abdou Diouf (Cicad), la cérémonie de lancement officiel de la campagne de parrainage de sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. La rencontre, initiée par le Secrétariat exécutif permanent de Benno bokk yaakaar (BBY), a été une occasion saisie par le chef de l’Etat pour solder ses comptes avec son opposition qui multiplie les attaques contre les magistrats qu’ils qualifient souvent de ‘’corrompus’’.

La dernière attaque en date remonte en effet à avant-hier, avec la sortie au vitriol du fils de l’ancien président de la République, Karim Meïssa Wade.

Le candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS), dans une missive rendue publique, s’en prend vertement au président de la Cour d’appel de Dakar, chargé de juger l’affaire relative au rejet de son inscription sur le fichier électoral sénégalais. ‘’Je tiens à bien faire comprendre que M. Badio Camara est au cœur du dispositif mis en place par Macky Sall pour instrumentaliser la justice contre ses opposants politiques. Il est l’un des principaux exécutants du complot politico-judiciaire dont je suis victime depuis 6 ans.

En sa qualité de Premier Président de la Cour suprême, il porte une responsabilité personnelle, directe et écrasante dans les violations de mes droits fondamentaux, constatées par la Cour de justice de la CEDEAO, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, ainsi que toutes les juridictions internationales qui se sont prononcées sur ma situation’’, rumine l’ancien ministre de la Coopération internationale sous le régime de son père.

Karim Wade, poursuivant ses attaques, considère que Badio Camara fait partie ‘’d’un petit clan de magistrats aux ordres qui ont transformé la justice en annexe du pouvoir exécutif’’. ‘’Il (Badio Camara) a récemment participé à plusieurs réunions nocturnes au Palais de la République, tenues par Macky Sall en présence d’un membre du Conseil constitutionnel, du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur pour mettre à exécution le rejet arbitraire de mon inscription sur les listes électorales, et aussi organiser le rejet des recours qu’il pourrait introduire dont celui sur lequel la Cour suprême statuera, le 30 août’’, accuse-t-il.

Avant Karim Meïssa Wade, c’est le député Cheikh Bamba Dièye, par ailleurs leaders du Front pour le socialisme et la démocratie/Benno jubbël (Fsd/Bj) qui s’en est donné à cœur joie sur les magistrats et le fonctionnement de la magistrature. Ainsi a-t-il accusé ouvertement le chef de l’Etat, Macky Sall, d’être le président des associations des malfaiteurs du Sénégal, en ce sens qu’il a trié sur le volet les magistrats les plus corrompus au Sénégal pour juger Khalifa Sall.

De telles attaques contre la justice, les institutions et les magistrats, sont aux yeux du chef de l’Etat un manque de respect notoire envers la République. ‘’Je voudrais dire aux uns et aux autres de faire preuve d’un peu plus de respect envers la République, le pays et ses institutions. De faire preuve de respect envers la justice de notre pays’’, sermonne-t-il. Avant de faire dans la menace : ‘’Nous ne pouvons plus accepter que nos magistrats soient insultés à longueur de journée par des gens qui pensent que la République a été faite pour qu’ils marchent dessus. Il faut qu’ils comprennent que nous vivons en République et en démocratie’’, déclare Macky Sall d’un ton ferme.

Inscription de Karim Wade sur les listes électorales: La Cour suprême incompétente

La Cour suprême n’a pas donné gain de cause à Karim Wade, se déclarant incompétente pour statuer sur le rejet de son inscription sur les listes électorales, rapporte la RFM.

M. Wade, candidat déclaré du Parti démocratique sénégalais (PDS) à la présidentielle de 2019, avait saisi la Cour après que le Tribunal d’instance hors classe de Dakar s’est déclaré incompétent sur cette affaire.

Le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade a vu son inscription sur les listes électorales rejetée par les autorités administratives qui invoquent sa condamnation en mars 2015 par la Cour de répression de l’enrichissement illicite à six ans de prison ferme et à payer une amende de 138 milliards de francs Cfa.

Grâcié en 2016, Karim Wade vit depuis lors au Qatar.

La requête introduite auprès du Tribunal d’instance hors classe de Dakar par Karim Wade pour son inscription sur les listes électorales « ne pouvait qu’être déclarée irrecevable », avait déclaré à l’époque la direction générale des élections (DGE) ;

Il avait estimé que le requérant devait plutôt saisir la représentation diplomatique du Sénégal au Koweït.

Sur la base du Code électorale, le rejet de cette inscription sur les listes électorales entraine l’exclusion du candidat du PDS à l’élection présidentielle.

La Direction générale des élections (DGE) avait expliqué ce rejet par le fait que l’intéressé devrait « saisir le chef de la représentation diplomatique du Koweït où il réside… ».

La DGE avait rappelé que ’’conformément à l’article 11, alinéas 2 et 3, du décret n°2018-476 du 20 février 2018 portant révision exceptionnelle des listes électorales en vue de l’élection présidentielle du 24 février 2019, tout citoyen s’estimant lésé après la publication des listes électorales et détenant son récépissé doit saisir, directement ou par l’intermédiaire de la CENA, le président du Tribunal du ressort ou le chef de la Représentation diplomatique ou consulaire, s’il réside à l’étranger, pour être rétabli dans ses droits ».

’’Sur ces bases et, sachant que Monsieur Karim Meïssa Wade a introduit une demande d’établissement de la carte d’identité et d’inscription sur une liste électorale au niveau de la représentation diplomatique du Koweït, c’est le chef de cette représentation diplomatique qu’il aurait dû saisir », avait précisé la DGE.

Elle ajoutait que « la liste des mouvements ainsi que des rejets motivés établie au terme du traitement des données par les services centraux (L.43 du Code électoral) et concernant la représentation diplomatique d’inscription de Monsieur Wade (le Koweït) en atteste. Par ces motifs, la requête introduite auprès de la présidente du Tribunal d’instance hors classe de Dakar ne pouvait qu’être déclarée irrecevable ».

« Aux termes des articles L.39 in fine, L.312, L.317 in fine et R.104, la révision exceptionnelle des listes électorales est organisée par un décret qui détermine les modalités du recours, précise les délais et renvoie au besoin au Code électoral », rappelle la DGE.

Sénégal : la masse salariale grimpe à 683 milliards de Fcfa

Au Sénégal, les salaires des fonctionnaires du public coûteraient plus cher à l’Etat puisqu’ils pourraient passer à 683 milliards de francs CFA à la fin du mois décembre 2018. Une augmentation de 510 milliards en dix-huit ans, puisque le nombre de fonctionnaires n’était que de 66 000 en l’an 2000, contre 130 000 aujourd’hui.

La masse salariale au Sénégal a explosé ces dix-huit dernières années. Selon le directeur du Renouveau du service public au Sénégal, Salif Kandé, elle pourrait atteindre à la fin de cette année 683 milliards de francs CFA. Le responsable qui intervenait mercredi dans le cadre d’un atelier de partage portant sur le système de rémunération des agents de l’Etat, a indiqué que ce niveau prévu pour la masse salariale représente une augmentation de 510 milliards de francs CFA en dix-huit ans. La même source a expliqué cette explosion par «une évolution ininterrompue» des effectifs de la fonction publique, passés de 66 000 en 2000 à 130 000 en 2018.

Salif Kandé a également expliqué que les dépenses de personnels ont suivi trois périodes d’évolution : une première située entre 2000 et 2004 ; une seconde entre 2005 et 2012, marquée par une croissance moyenne de 10% par rapport à la première phase ; et en fin une troisième phase qui va de 2013 à 2017 avec des croissances en moyenne similaires de 5,6%.

La croissance de masse salariale entre 2005 à 2012 est caractérisée par «une hausse fulgurante de certaines indemnités» octroyées à plusieurs catégories d’agents. «La seule rubrique « primes et indemnités » qui passait de 47 milliards en 2004 à 58 milliards en 2005, soit une hausse de 12 milliards seulement, a explosé en atteignant les 149 milliards en 2012. Elle a été ainsi multipliée par trois sur cette période-là, passant de 22% à 33% des dépenses de personnels», a détaillé Salif Kandé.

Plus de 118 milliards de francs CFA de la BM pour financer trois projets prioritaires du PSE

La Banque mondiale et le gouvernement du Sénégal ont signé jeudi à Dakar trois accords de financement d’un montant global de plus de 118 milliards de francs dans le cadre de la mise en œuvre de projets prioritaires du Plan Sénégal émergent (PSE).

Ces conventions de financement ont été signées par la directrice des opérations de la BM au Sénégal, Louise Cord, et le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, au cours d’une cérémonie organisée dans la capitale sénégalaise.

’’L’argent est destiné au financement de trois projets d’une importance capitale, à fort impact social, et relevant de secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent’’, a déclaré Amadou Ba, lors de la cérémonie de signature.

’’Il s’agit d’abord du Projet eau-assainissement en milieu rural (PEAMIR) pour lequel la Banque mondiale accorde une enveloppe de 70, 5 milliards de francs. Ce projet est une réponse adéquate aux préoccupations des populations rurales. Il vise à améliorer leur accès à l’eau potable et au service d’assainissement’’, a-t-il fait savoir.

Sa mise en œuvre ’’permettra également d’accroître l’accès des populations à l’assainissement par la réalisation de latrines familiales et l’installation de toilettes publiques d’une part et, d’autre part, la construction de réseaux d’assainissement semi-collectif d’évacuation des eaux usées et de gestion des boues de vidange’’, a-t-il souligné.

Le Projet d’appui à la qualité et à l’équité dans l’éducation de base (PAQEEB) est le deuxième bénéficiaire de ces financements.

Près de 32 milliards de francs seront ainsi alloués à ce projet dont l’objectif principal est d’améliorer les résultats des apprentissages aux premières années de l’élémentaire, tout en accroissant l’accès à l’enseignement des sciences et des mathématiques dans le secondaire, selon Amadou Ba.

Le dernier accord signé est relatif au Projet de Relèvement d’urgence et de résilience de Saint-Louis, pour un financement d’un montant de plus de 16 milliards de francs.

’’Ce projet s’inscrit en droite ligne de la lutte contre les changements climatiques, et vise à réduire la vulnérabilité des populations à l’érosion côtière le long de la Langue de Barbarie et à renforcer la planification de la résilience urbaine et côtière de la ville de Saint-Louis’’, a indiqué le ministre des Finances.

Sénégal: l’exclusion des listes électorales de l’opposant Karim Wade confirmée

La Cour suprême du Sénégal a rejeté jeudi le pourvoi de l’opposant Karim Wade contre sa radiation des listes électorales, mais son avocat estime qu’il conserve des chances de se présenter à la présidentielle de février 2019.

« Pourvoi rejeté », a laconiquement déclaré le président de haute juridiction, en levant immédiatement l’audience.

Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012) et candidat déclaré à la présidentielle, avait vu sa demande d’inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet par le ministère de l’Intérieur, qui avait invoqué des dispositions du Code électoral privant de droits
civiques toute personne condamnée à plus de cinq ans de prison.

Il avait été condamné en 2015 à six ans de prison ferme, à plus de 210 millions d’euros d’amende pour « enrichissement illicite » et à la confiscation de tous ses biens. Le verdict avait été confirmé en appel en août 2015, mais il a bénéficié d’une grâce présidentielle en juin 2016 et vit depuis à l’étranger, principalement au Koweït.
Saisi par M. Wade, le tribunal départemental de Dakar s’était déclaré « incompétent », avant la saisine de la Cour suprême.

Pour l’un de ses avocats, le député Madické Niang, l’arrêt de la Cour suprême n’exclut cependant pas Karim Wade de la course à la présidentielle.

« Nous avons d’autres recours mais nous n’allons pas les dévoiler ici », a-t-il affirmé à la sortie de l’audience. « Ce qui s’est passé aujourd’hui montre que le système judiciaire est du coté du pouvoir », a-t-il ajouté.
Début juillet, ses avocats avaient qualifié la radiation de M. Wade de « manifestement arbitraire, illégale et contraire à la loi électorale ».

Depuis l’accession au pouvoir de Macky Sall en 2012, l’Etat « s’attelle méthodiquement à violer » les droits de Karim Wade « dans l’unique but de l’empêcher d’être éligible à l’élection présidentielle », avait-ils alors estimé.

Les avocats de Karim Wade avaient fait valoir que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), la juridiction spéciale qui l’a condamné, a expressément exclu dans sa décision la déchéance des droits civiques.
Jeudi matin, une autre juridiction, la cour d’appel de Dakar, a confirmé la condamnation à cinq ans de prison ferme pour escroquerie d’un autre ténor de l’opposition, le maire de Dakar Khalifa Sall.

Son entourage a immédiatement indiqué qu’il saisirait la Cour suprême pour faire invalider cette décision afin de pouvoir lui aussi se présenter à la présidentielle dans six mois.

Problèmes d’eau à Dakar : Les révélations de Aly Touré

Pour Aly Touré, le problème de l’eau à Dakar persistera aussi longtemps que nos dirigeants se soumettront au diktat de la mafia étrangère.

Pour le développeur informatique, opposition comme pouvoir font mine de se battre pour l’intérêt du pays, mais travaillent finalement pour le compte des puissances occidentales.

Celui qui se proclame candidat en 2019, décortique la problématique avant de proposer des solutions pour résoudre le problème de l’eau au Sénégal…

Mercato: Mbaye Niang prêté au Stade Rennais

Mbaye Niang ne sera pas le grand attaquant attendu pas les supporters de l’Olympique de Marseille. Lié au Torino FC jusqu’en juin 2021, l’international sénégalais de 23 ans va toutefois quitter la Serie A pour revenir en Ligue 1.

En effet, d’après les dernières informations livrées ce mercredi par le quotidien transalpin La Gazzetta dello Sport, les dirigeants du Stade Rennais et leurs homologues de la formation turinoise se seraient mis d’accord pour un prêt avec option d’achat de l’ancien pensionnaire de Watford et de l’AC Milan.

À la recherche d’un renfort offensif pour remplacer Wahbi Khazri, auteur d’un bon prêt la saison dernière et désormais à l’AS Saint-Étienne, le club breton va donc s’attacher les services de Niang. Plus tôt dans la journée, le média Sky Sports Italia avait évoqué un intérêt d’Olivier Letang, président du Stade Rennais, et il semblerait qu’il se soit vite matérialisé. Le montant de l’option d’achat n’a pas été dévoilé, mais le Toro réclamait initialement 15 millions d’euros pour laisser filer son avant-centre.

Sénégal: peine de cinq ans de prison confirmée en appel pour le maire de Dakar

Le maire de Dakar Khalifa Sall a été condamné jeudi en appel à cinq ans de prison ferme pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux, une décision qui confirme la peine infligée en première instance et l’écarte de la course à l’élection présidentielle sénégalaise.

« Le tribunal confirme le jugement pour Khalifa Sall », a indiqué lors d’une audience publique le président de la cour d’appel, en l’absence du maire de la capitale sénégalaise.

La cour d’appel a également condamné Khalifa Sall et trois de ses huit coaccusés à verser « solidairement » la somme de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,75 millions d’euros) à l’Etat du Sénégal.

En l’état, Khalifa Sall, 62 ans, ne peut pas se présenter pour défier dans les urnes le président sortant Macky Sall en février 2019, comme il en a déclaré l’intention.

Il lui reste toutefois la possibilité d’introduire un ultime recours devant la Cour suprême.

Khalifa Sall, en détention depuis mars 2017, avait été condamné en première instance pour « escroquerie portant sur des fonds publics » et « faux en écriture », pour le détournement d’environ 2,5 millions d’euros prélevés entre 2011 et 2015 sur les caisses de la Ville de Dakar.

Maire de Dakar depuis 2009, ce dissident du Parti socialiste (PS) et de la majorité présidentielle affirme que les poursuites judiciaires à son encontre visent à l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2019, ce que démentent les responsables de la majorité.

La Cour suprême doit par ailleurs se prononcer jeudi sur un recours en cassation introduit par un autre candidat déclaré à la présidentielle, Karim Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade, condamné en 2015 à six ans de prison pour « enrichissement illicite ».

M. Wade avait vu sa demande d’inscription sur les listes électorales rejetée le 2 juillet, ce qui devrait lui aussi l’empêcher de se présenter.

Sénégal : forte progression de la pêche au deuxième trimestre 2018

L’activité de la pêche au Sénégal a fortement progressé de 42,4% au deuxième trimestre 2018 comparée au premier trimestre 2018, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).La DPEE lie cette évolution aux améliorations simultanées des composantes artisanale et industrielle qui progressent respectivement de 51,4% et 24,4%.

« La progression des débarquements de la pêche artisanale est tirée par les régions de Thiès (plus35,1%), Saint-Louis (plus 227,3%) et Dakar (plus 161,1%) », précise la DPEE qui ajoute qu’à Dakar et Thiès, une forte présence des sennes tournantes est notée.

Cette dernière a occasionné d’importantes mises en terre des espèces pélagiques (maquereau, chinchards, sardinelles), anchois, carpes blanches, otholites, semi-pélagiques (ceintures) et tassergals. Concernant Saint-Louis, la bonne tenue des débarquements est, d’une part, liée au réchauffement des eaux de surface qui a induit des paramètres biologiques favorables aux poissons et aux pics de la campagne de pêche, d’autre part.

Pour sa part, la performance de la pêche industrielle est imputable aux captures de seiches et poulpes (plus 39,8%), sardinelles, maquereaux et chinchards (plus 409,7%) et de thons (plus 118,1%), les navires s’étant accrus de 14,7% sur la période (1033 navires dont 641 navires sénégalais et 392 navires étrangers). Au total, l’augmentation de l’offre a entraîné une baisse des prix du poisson frais de 20,9% sur la période.

Sur un an, l’activité de la pêche au Sénégal s’est, en revanche, repliée de 10,2%, au deuxième trimestre 2018, en liaison avec le recul des captures artisanales (moins 22,5%), toutefois, atténué par la progression des débarquements industriels (plus 45,2%).

Le repli des mises en terre de la pêche artisanale est surtout noté dans la région de Thiès (moins 48,0%), en rapport avec la migration des poissons et sennes tournantes vers le sud et le nouvel intérêt pour la pêche de poulpe.

A Dakar et Saint- Louis, par contre, les débarquements artisanaux du deuxième trimestre 2018 se sont respectivement consolidés de 3,3% et 256,7%, en glissement annuel. Dans la dernière région citée, la hausse des prises est favorisée par les paramètres environnementaux, à défaut de mise en œuvre effective des accords avec la Mauritanie.

S’agissant de la pêche industrielle, les prises se sont bien comportées au deuxième trimestre 2018, malgré une baisse de 4,4% du nombre de navires en action.

Macky Sall déplore la mauvaise image de l’Afrique dans les médias

Le président sénégalais Macky Sall a appelé mercredi à Dakar les médias à changer de démarche en montrant des images  »positives » du continent africain dans le but de contribuer à freiner la fuite massive des jeunes vers les mirages de l’Europe.

« L’attraction des jeunes vers l’Europe, c’est aussi le fait des médias » qui montrent des images de guerre et détresse dans le continent, a dit en substance Macky Sall lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande, Angela Merkel, arrivée mercredi à Dakar pour une visite officielle de 48 heures.

 »Il y a ainsi un effort à faire pour donner une autre image de l’Afrique », a affirmé le chef de l’Etat sénégalais en réponse à une question sur l’émigration clandestine, une situation qui touche fortement la jeunesse africaine. Le Sénégal  »vit avec beaucoup de douleur » ce phénomène, d’après Macky Sall, rappelant les migrants morts dans le Sahara ou la Méditerranée.

 »Notre combat, c’est de trouver des solutions et des opportunités pour la jeunesse », a-t-il indiqué avant d’ajouter :  »nous devons travailler avec l’Europe en facilitant notamment la situation des migrants en situation irrégulière dans le vieux continent ou par leur retour en Afrique’’.

Macky Sall a noté par ailleurs qu’un millier de Sénégalais sur plus de 6000 vivant en Allemagne se trouve dans une  »situation irrégulière ».

Pour Angela Merkel,  »il importe d’avoir une information fiable et sincère », puisque beaucoup de migrants arrivent en Occident avec certaines  »idées » alors que le  »chômage » y est mortel.

Ouverte aux  »possibilités d’avenir », elle appelle ainsi les médias africains à mettre l’accent sur les  »possibilités de développement » plutôt que de ne  »considére(r) que les risques ».

Rencontre de l’Internationale libérale à Dakar : Le Pds vote le renvoi

Le porte-parole du Parti démocratique sénégalais (Pds), Babacar Gaye, a informé hier que Me Abdoulaye Wade demande à l’Internationale libérale de surseoir à sa réunion prévue au mois de novembre prochain à Dakar. Toutefois, si l’organisation maintient la rencontre, les Libéraux vont la boycotter et démissionner de l’Internationale libérale.

Le Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (Pds) a décidé de boycotter la réunion de l’Internationale libérale devant se tenir à Dakar au mois de novembre prochain. C’est Babacar Gaye, porte-parole dudit parti, qui l’a fait savoir hier. Il explique : «L’Internatio¬nale libérale a choisi de tenir sa réunion du Comité directeur ici à Dakar alors que les Libéraux du Sénégal que nous sommes sont persécutés par le pouvoir de Macky Sall, les libertés pu¬bliques et individuelles sont bafouées ; les marches interdites, les étudiants tués, les principaux opposants mis en prison…»

Le parti menace de quitter l’Internationale libérale

Pour toutes ces raisons, le Secrétaire général national du parti, Me Wade, demande à l’Internationale libérale, si l’on en croit Babacar Gaye, de surseoir à la tenue de cette réunion à Dakar. Et si l’organisation persiste malgré tout «à cautionner les dérives de Macky Sall contre des Libéraux ici au Sénégal, le Pds prendra sa responsabilité de démissionner de l’Inter¬na¬tionale libérale». Si malgré tout également, poursuit-il, «Macky et les Libéraux du monde décident de se réunir à Dakar, les militants et sympathisants du Sénégal sont invités, les jours de ces réunions, à sortir pour dénoncer les dérives du gouvernement de M. Sall».

Par ailleurs, évoquant la rencontre entre le ministre de l’Intérieur et les représentants des candidats déclarés à la Présidentielle, le Comité directeur du Pds note qu’ «il a été constaté que l’absurde a été dépassé. Aly Ngouille et son équipe ont été pris dans leur propre piège, car presque 200 représentants de candidats étaient présents pour récupérer à la fois les fiches et aussi les supports électroniques servant à faire signer les parrains».

Le Comité directeur n’a pas manqué non plus de constater que c’était «un désordre indescriptible du fait de l’incompétence de ce régime, et de l’impréparation du parrainage».

Néanmoins, les Libéraux adressent à tous les responsables du parti, à tous les militants, la décision de prendre part au parrainage comme c’est prévu par la loi. Ce, même s’ils continuent à exiger le départ de Aly Nouille Ndiaye. Et Oumar Sarr et Cie de menacer par ailleurs : «Si, pour quelque raison politicienne, notre candidat est empêché d’y participer, qu’il soit entendu pour tout le monde qu’aucune élection ne se tiendra pour permettre à Macky Sall de gagner sans avoir raison. Notre parti ne boycottera pas l’élection, il en empêchera la tenue.»

Tout sur la visite de Merkel à Dakar

Angela Merkel effectuera une visite officielle au Sénégal à partir d’aujourd’hui, sur invitation de Macky Sall, Président de la république du Sénégal.

La Chancelière de la République fédérale d’Allemagne sera à Dakar, aujourd’hui, pour une visite de 48 heures. Angela Merkel sera accompagnée par une forte délégation d’opérateurs économiques allemands, renseigne une note de la présidence dont nous détenons copie.

D’après la même source, cette visite s’inscrit dans le cadre de la volonté commune des deux leaders de raffermir les excellentes relations d’amitié et de coopération entre les deux pays.

C’est ce qui a poussé le Président Sall à saluer la qualité exemplaire de la coopération sénégalo-allemande, et se réjouir d’accueillir à Dakar la Chancelière, mentionne le document. Qui détaille le programme de la visite de Merkel. « Au cours de cette visite, les deux dirigeants auront des entretiens sur des questions d’intérêt commun, aux plans bilatéral, régional et international », précise-t-on.

L’Allemagne a injecté 524,7 milliards au Sénégal

L’Allemagne est devenue un partenaire important de la coopération au développement du Sénégal depuis son indépendance en 1960. Selon un document de l’ambassade allemande au Sénégal, depuis lors, le gouvernement fédéral a réalisé des projets au Sénégal pour un volume d’environ 800 millions d’euros (524,7 milliards de francs).

En 2006, Berlin a annulé des dettes bilatérales envers le Sénégal pour un montant de près de 120 millions d’euros (78,7 milliards de francs CFA), rappelle le document qui fait également état d’une réorientation du pôle prioritaire de coopération vers les énergies renouvelables.

La disponibilité de l’énergie est un des principaux obstacles au développement du Sénégal. Compte tenu de la dépendance à l’égard des combustibles fossiles, qui doivent être importés, le gouvernement sénégalais souhaite utiliser davantage l’énergie solaire et éolienne. Les connaissances et l’expérience de l’Allemagne dans ce domaine sont très appréciées au Sénégal.

L’objectif de la coopération est d’accroître l’accès à l’énergie dans les zones rurales et de rendre l’approvisionnement énergétique global plus sûr, plus efficace et plus respectueux de l’environnement. Sur le plan purement commercial, le Sénégal exporte vers l’Allemagne, entre autres produits, des minerais de zirconium et leurs concentrés, des tomates, des goyaves, des mangues et mangoustans, des haricots, de la farine sous forme de pellets de poissons ou de crustacés, de mollusques ou d’autres invertébrés aquatiques, selon l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX).

Les produits importés d’Allemagne tournent, entre autres, autour des huiles végétales et leurs fractions partiellement ou totalement hydrogénées, des voitures de tourisme et d’autres véhicules de transport, de réactifs de diagnostic ou de laboratoire, des machines et engins de travaux publics. La balance commerciale entre les deux pays est largement déficitaire au détriment du Sénégal.

Par exemple, en 2015, la valeur financière des importations sénégalaises a été de l’ordre de 117 millions de dollars (65, 6 milliards de francs), alors que les exportations s’étaient élevées à environ 17 millions de dollars (près de 10 milliards de francs), selon un document de la structure sénégalaise chargée de la promotion des exportations. Après le Sénégal, Mme Merkel se rendra à Accra et à Abuja. Cette mini-tournée peut être une manière pour elle de placer les entreprises allemandes dans le marché ouest-africain.

Lutte contre le choléra : un cadre régional en place pour la mise en œuvre de la stratégie mondiale

Les ministres africains en charge de la santé ont annoncé avoir adopté mardi à Dakar un cadre régional pour la mise en œuvre de la stratégie mondiale de lutte contre le choléra.

Les ministres de la santé et chefs de délégation présents à la 68e session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique, ouvert lundi à Dakar, ont donné leur accord pour l’adoption de ce document intitulé « cadre régional pour la mise en œuvre de la stratégie mondiale de lutte contre le choléra », par lequel ils s’engagent à mettre en place des stratégies adaptées à la lutte contre le choléra d’ici 2030.

Selon le ministre de la santé du Nigéria, le professeur Isaac Adewole, « ce cadre, s’il est bien mis en œuvre », devrait permettre d’éliminer le choléra dont la problématique « dépasse le secteur de la santé ».

« Nous avons fait une cartographie des différentes régions du pays pour une meilleure maitrise de la maladie en cas de survenue de l’épidémie », a ajouté M. Adewole.

Le choléra est « une vieille maladie mais continue à être un problème de santé en Afrique », a souligné le docteur Socé Fall, directeur pour l’Afrique des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de Santé (OMS).

« Rien qu’en 2017, nous avons enregistré plus de 150.000 cas de choléra avec plus 3000 décès » sur le continent, a-t-il signalé, ajoutant : « A l’heure où je vous parle, nous avons 17 pays qui connaissent des cas de choléra. Cela veut dire que c’est un problème important de santé et quand vous regardez la problématique du choléra, y a un problème d’accès à l’eau potable pour les populations ».

Plusieurs chefs de délégation ont insisté sur la nécessité de faire apparaître dans le document adopté « le caractère multisectoriel » de la lutte contre le choléra, cette maladie étant selon eux une affaire de tous les secteurs.

De cette manière, la « stratégie globale » que les ministres africains comptent arrêter vise « à mobiliser l’ensemble des partenaires au niveau global pour que quand on parle de développement, on puisse prendre en compte des déterminants de la santé », a indiqué le directeur des urgences sanitaires de l’OMS pour l’Afrique.

Quelque 600 participants prennent part à la 68e session du comité régional de l’OMS pour l’Afrique qui se poursuit jusqu’au 31 août.