CAF incidents quarts de finale : Cameroun, Maroc, Algérie et Nigeria dans la tourmente

Les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 ont généré de fortes tensions. Lors des matchs Cameroun – Maroc et Algérie – Nigeria, plusieurs comportements ont enfreint l’esprit sportif. D’abord, des joueurs ont multiplié les provocations et contesté les décisions arbitrales. Ensuite, des échanges verbaux tendus ont aggravé le climat sur le terrain.

Parallèlement, certains officiels ont adopté des attitudes jugées irrespectueuses envers les arbitres et le personnel d’organisation. Ces agissements ont alimenté la polémique et suscité de nombreuses réactions parmi les supporters et les observateurs.

La CAF ouvre une enquête disciplinaire

Face à ces incidents, la Confédération africaine de football (CAF) a analysé les rapports des arbitres ainsi que les images vidéo des rencontres. Elle a identifié plusieurs manquements au code disciplinaire impliquant joueurs et officiels. Par conséquent, la CAF a transmis les dossiers à sa Commission disciplinaire.

Cette commission mènera une enquête approfondie afin de situer les responsabilités et d’appliquer des sanctions appropriées. En outre, la CAF a signalé des comportements inappropriés de certains médias dans la zone mixte, ainsi que des débordements de supporters. Elle examinera ces faits séparément. L’instance a toutefois rappelé un principe clair : la discipline reste non négociable.

Préserver l’image du football africain

Ces incidents ont rapidement provoqué des réactions chez plusieurs entraîneurs et responsables de clubs. Selon eux, le fair-play doit rester une priorité, surtout à ce stade décisif de la compétition. « Nous devons montrer l’exemple aux jeunes et aux fans. Ces incidents ternissent l’image du football africain », a déclaré l’un d’eux.

Ainsi, par cette prise de position ferme, la CAF réaffirme sa volonté de protéger l’intégrité, le professionnalisme et le respect dans toutes ses compétitions. Désormais, joueurs, officiels et supporters le savent : la CAN 2026 doit rester une vitrine exemplaire du football africain.

Sénégal – Mali : Pape Thiaw répond à Saintfiet, « ce n’est pas une guerre »

Tanger, à la veille du choc. Alors que Tom Saintfiet, le sélectionneur du Mali, avait jeté un pavé dans la mare en qualifiant le quart de finale de « guerre », son homologue sénégalais, Pape Thiaw, a choisi la voie de l’apaisement et de la fraternité. En conférence de presse, le technicien des Lions de la Teranga a fermement réagi au vocabulaire martial, préférant replacer l’affrontement dans le cadre strict du sport et des liens familiaux qui unissent les deux nations.

« Pour moi, c’est un match de football. Ce n’est pas une guerre. Le Mali, le Sénégal, ça ne peut pas être une guerre », a-t-il insisté, avant d’ajouter une touche personnelle et profonde : « C’est comme aujourd’hui, on me dit de choisir mon père et ma mère. C’est difficile parce que ma mère est du côté du Mali et mon père est sénégalais. Donc, on ne peut pas parler de guerre sur un match de football. »

Le défi physique reconnu, mais le jeu d’abord

Si les mots diffèrent, la conscience de la difficulté est partagée. Pape Gueye, le milieu de terrain sénégalais, a reconnu le défi physique imposé par les Aigles, réputés pour leur puissance au milieu. « On sait tous que l’équipe du Mali est très physique. Il faudra faire attention à cet aspect », a-t-il concédé.

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Cependant, la réponse sénégalaise ne sera pas dans la transformation, mais dans l’affirmation de son identité. « Ce n’est pas pour autant qu’on va changer notre football », a martelé Gueye. La philosophie reste inchangée : « Notre football fait mal quand on fait bien circuler le ballon, quand on joue rapidement et entre les lignes. Ce sont nos qualités et on va continuer dans ce sens. »

La bataille des duels et l’enjeu mental

Le sélectionneur Pape Thiaw a, lui aussi, prévenu ses troupes. Il s’attend à une « équipe engagée » qui imposera « un défi physique ». La préparation a donc été ciblée : renforcer l’équilibre défensif, peaufiner les automatismes et surtout, travailler l’efficacité offensive pour transformer les occasions.

Mais au-delà de la tactique, Thiaw compte sur le mental. Dans un match à élimination directe où « tout peut se passer », la clé résidera dans « le contrôle des émotions » et « la concentration ». Le but est clair : « aller chercher cette qualification » pour continuer à rêver du trophée.

Alors que les déclarations ont posé deux visions – celle du choc frontal et celle du derby fraternel –, le terrain, ce vendredi à Tanger, aura le dernier mot. Un duel qui promet d’être intense, engagé, mais que le camp sénégalais veut, avant tout, cantonner à l’enceinte du stade. Parce qu’après les 90 ou 120 minutes de jeu, le Mali et le Sénégal resteront des voisins, des frères, bien loin d’un champ de bataille.

Saintfiet et le Mali devant le géant sénégalais : « On n’a pas peur »

L’air est déjà lourd d’attente au grand stade de Tanger. Ce vendredi à 16h, le Mali affrontera le Sénégal dans l’un des quarts de finale les plus attendus de la CAN 2025. Face aux médias, Tom Saintfiet, sélectionneur des Aigles du Mali, n’a pas mâché ses mots. « Je pense que ça va être une guerre demain », a-t-il lancé.

Cet avertissement sec était précédé d’un hommage à l’adversaire. Pour le technicien belge, le Sénégal est « le plus grand d’Afrique pour le moment ». Il a analysé l’équipe adverse avec respect et précision : stable, mature, efficace (10 buts marqués, 2 encaissés en phase de groupes), solide défensivement et « très direct » dans le jeu. « Ils encaissent peu, jouent très direct quand il y a de l’espace, et sont très dangereux », a-t-il ajouté.

Le Mali, invaincu et sans complexe

Saintfiet n’a cependant pas confondu respect et résignation. Il a présenté son équipe comme sereine et bien préparée. Les Aigles restent invaincus depuis le début du tournoi, forgés par des matchs difficiles contre la Tunisie et le Maroc.

« On a affronté des équipes plus fortes que le Sénégal. On n’est pas impressionnés », a-t-il affirmé. Puis, avec une pointe de défi : « J’ai confiance qu’on peut peut-être créer la surprise demain. »

Cette confiance est partagée par ses joueurs. En conférence de presse, le milieu de terrain Lassana Coulibaly (Lecce) a reconnu le défi : « Le Sénégal est l’une des meilleures équipes d’Afrique ». Cependant, il a rappelé la force du collectif malien : « Nous aussi, on est confiants. Depuis qu’on est là, on a vécu de belles choses. On reste une équipe solide ». Son credo pour ce match ? « Sur un match de 90 minutes, tout est possible. »

Un quart de finale sous haute tension

Tout est prêt pour un duel titanesque. D’un côté, la stabilité et l’expérience sénégalaises. De l’autre, la solidité et l’audace maliennes. Le Sénégal, favori logique, devra affronter une équipe déterminée à ne pas jouer les spectateurs.

À quelques heures du coup d’envoi, les déclarations ont posé le décor. Le match s’annonce engagé, physique et tactique. Chaque centimètre de terrain sera disputé. La « guerre » annoncée par Saintfiet ne sera pas qu’une métaphore. Elle se jouera dans les duels, dans les têtes, et dans la capacité du Mali à créer l’exploit face au « plus grand d’Afrique ».

Rendez-vous à Tanger pour un quart de finale qui sent déjà la demi-finale.

Sénégal – Soudan : Pape Thiaw prévient, « l’élimination directe est une autre compétition »

L’heure n’est plus à la phase de poules. À la veille du huitième de finale face au Soudan, le sélectionneur des Lions du Sénégal, Pape Thiaw, affiche une détermination claire. Toutefois, il refuse toute euphorie. Devant la presse, le technicien a insisté sur le sérieux exigé pour ce match à élimination directe. Il a aussi dressé le portrait d’un adversaire dangereux.

« Nous allons aborder ce match avec beaucoup de sérieux et de respect pour cette équipe du Soudan », a-t-il martelé. Pour lui, aucun relâchement n’est permis. Le message est limpide : il n’y aura pas de favori présomptueux.

Un adversaire soudanais pris très au sérieux

Pape Thiaw n’a pas caché son estime pour l’équipe dirigée par Burhan Tia. Il a mis en avant une formation disciplinée et bien organisée. Selon lui, le Soudan peut poser des problèmes à n’importe quelle sélection.

Le sélectionneur sénégalais rappelle aussi les références récentes de son adversaire. « Ils ont montré de très belles choses, notamment lors des éliminatoires du Mondial 2026 », souligne-t-il. Par conséquent, ce huitième de finale ne sera pas une formalité.

Efficacité offensive et gestion de l’absence de Koulibaly

Conscient que la marge d’erreur est désormais nulle, Thiaw a ciblé un point clé : l’efficacité. « Nous nous sommes bien préparés, surtout sur le plan offensif. Il faudra concrétiser les occasions », a-t-il expliqué. En phase finale, chaque opportunité compte.

Une information importante a également été confirmée. Kalidou Koulibaly, suspendu après son expulsion face au Bénin, manquera ce match. En revanche, son absence ne durera qu’une rencontre. Le capitaine pourra revenir en quarts de finale en cas de qualification, ce qui maintient les ambitions sénégalaises.

Interrogé sur le contexte difficile du football soudanais, marqué par la guerre et l’exil, Thiaw est resté ferme. « En tant qu’entraîneur, je préfère parler de football », a-t-il répondu.

Son message final sonne comme un avertissement. « C’est une autre compétition qui commence. Les matchs à élimination directe sont toujours compliqués. » Les Lions sont donc prévenus : la route vers le titre débute par un obstacle plus solide qu’il n’y paraît.

Koulibaly absent pour les 8es : « Le maillot appartient à ces joueurs qui sont là »

CAN 2025 — L’image a marqué les esprits : Kalidou Koulibaly, le capitaine des Lions, quittant le terrain sur expulsion à la 71e minute du match contre le Bénin. Cette sanction le privera du crucial huitième de finale de la CAN 2025. Pourtant, dans la zone mixte, le leader sénégalais a affiché un calme olympien et une confiance absolue dans son groupe.

« C’est dommage d’avoir pris le carton rouge sur ce match-là », a concédé Koulibaly, reconnaissant la faute. Mais sa déception personnelle a vite laissé place à un message de foi inébranlable dans l’équipe.

Une confiance totale dans le collectif

« Je n’ai aucune peur », a-t-il assuré, balayant d’un revers de main toute inquiétude pour le prochain tour. Pour le capitaine, l’essence du collectif prime sur l’individu. « Vous savez, nous portons le maillot, mais ça n’appartient à personne sinon au peuple. Le maillot appartient à ces joueurs qui sont là. »

Son raisonnement est sans appel : le succès de l’équipe dépasse sa présence sur le terrain. « Je préfère que le Sénégal gagne et que je ne sois pas sur le terrain qu’autre chose. J’ai totalement confiance en ce groupe. Je sais qu’on est capable d’aller très loin. »

La relève prête à assurer

En l’absence de son pilier défensif, les Lions devront se réorganiser. Mamadou Sarr, entré en jeu à sa place face au Bénin, est le principal candidat pour prendre la relève dans l’axe de la défense, aux côtés de Moussa Niakhaté.

Le discours de Koulibaly, à la fois responsable et fédérateur, est typique de son leadership. En dédramatisant son absence et en plaçant la victoire collective au-dessus de tout, il désamorce la pression et envoie un signal fort : les Lions sont une équipe, pas une collection d’individus. Son challenge est désormais de guider ses coéquipiers depuis le banc, tandis que leur parcours en phase à élimination directe est sur le point de commencer pour de vrai.

Les Lions sereins mais vigilants avant l’échéance béninoise

Tanger, Maroc — À la veille du choc décisif contre le Bénin, l’ambiance dans le camp sénégalais est à la concentration sereine. Ce lundi à Tanger, le sélectionneur Pape Thiaw et le défenseur Moussa Niakhaté ont présenté une équipe déterminée à conserver sa première place du Groupe D, mais consciente des pièges qui l’attendent.

Le match, prévu mardi à 20h GMT au stade Ibn-Battuta, est capital pour les Lions. Une victoire leur assurerait la tête du groupe et un parcours théoriquement plus favorable en huitièmes de finale.

Pape Thiaw : « La clé, c’est l’humilité et la concentration »

Le technicien a décrit une préparation marquée par le « sérieux » et le « calme ». « À nous d’être plus tranchants et déterminés pour aller chercher cette victoire », a-t-il déclaré, reconnaissant que le dernier match contre la RDC avait révélé des lacunes à corriger.

« Le plus dur est de se procurer des occasions. Nous arrivons à en créer, mais il faut les concrétiser », a analysé Thiaw, évoquant un travail spécifique sur l’efficacité offensive. Il a cependant rassuré : « Si nous respectons nos plans de jeu, nous aurons toutes nos chances. »

Pour lui, la clé du succès réside dans l’état d’esprit : « La rencontre peut se jouer sur des détails. Pour rester ici à Tanger, nous devrons faire un bon match dans la possession et la transition. »

Niakhaté : « Le Bénin mérite le respect »

Le défenseur de l’Olympique Lyonnais, Moussa Niakhaté, a pour sa part insisté sur le respect dû à l’adversaire. « Le Bénin a fait un bon match contre la RDC et une belle rencontre contre le Botswana. À nous de jouer à notre niveau », a-t-il prévenu.

Il a identifié les défis tactiques : « Le Bénin sait bien jouer en bloc bas. Il faudra être rigoureux sur les attaques rapides et les coups de pied arrêtés. » La vigilance sera de mise pour contrer les contre-attaques, un point faible parfois exposé lorsque le Sénégal domine la possession.

Concernant le match nul concédé face à la RDC, Niakhaté y voit même un avertissement salutaire : « Ce résultat peut nous aider à aller loin dans la compétition. » Un rappel que dans cette CAN, aucune équipe n’est à sous-estimer.

Les Lions abordent donc cette ultime ligne droite de la phase de groupes avec une ambition claire : gagner pour garder le contrôle. Mais ils le font avec la prudence de ceux qui savent que la route vers le titre passe d’abord par le respect du présent.

SEN LIGUE PRO : une application pour le football sénégalais dans la poche

Dakar, Sénégal – Le football sénégalais prend un virage numérique. Ce 15 décembre 2025, la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) présentera officiellement SEN LIGUE PRO, sa toute première application mobile dédiée au championnat.

Cet événement, qui se tiendra au siège de la LSFP devant la presse, n’est pas un simple lancement. C’est l’aboutissement d’une stratégie ambitieuse pour placer la Ligue Pro au cœur de l’ère digitale et dans la poche de chaque supporter.

Un outil complet pour une nouvelle expérience fan

SEN LIGUE PRO promet de révolutionner la façon dont les passionnés suivent le football local. L’application n’est pas conçue comme un simple fil d’actualités, mais comme une plateforme centrale. Ses fonctionnalités annoncées visent à combler toutes les attentes :

  • Suivi en direct : Les fans ne manqueront plus un seul but, grâce à des mises à jour instantanées et des notifications push pendant les matchs.

  • Statistiques détaillées : L’application offrira une plongée dans les chiffres du jeu, avec des données en temps réel sur les performances des joueurs et des équipes.

  • Contenus exclusifs : Interviews, coulisses des clubs, reportages vidéo… La LSFP entend créer un lien plus direct et plus riche avec son public.

  • Visibilité des clubs : Une interface moderne et une base de données centralisée donneront une vitrine numérique à chaque club et chaque joueur de l’élite.

Une stratégie claire de modernisation

En lançant SEN LIGUE PRO, la LSFP envoie un signal fort. Elle reconnaît que la passion pour le football passe désormais aussi par les écrans et les expériences numériques connectées. Cette initiative répond à une volonté affichée de moderniser l’écosystème entier du football professionnel sénégalais.

L’objectif est double : doper l’image d’un championnat en pleine croissance et, surtout, renforcer l’engagement des supporters. En leur offrant un accès simplifié, interactif et immersif à l’actualité du championnat, la LSFP espère fidéliser les fans et en attirer de nouveaux, notamment parmi les jeunes générations.

Le succès de cette application ne se mesurera pas seulement au nombre de téléchargements, mais à sa capacité à devenir le réflexe numérique de tout amateur de football au Sénégal. Le coup d’envoi sera donné le 15 décembre.

JOJ Dakar 2026 : le stade Iba Mar Diop livré en mars

La ministre sénégalaise des Sports, Khady Diène Gaye, a apporté ce lundi des éclaircissements rassurants sur l’état d’avancement des chantiers des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Face aux députés, elle a assuré que les principales infrastructures seront livrées dans les délais, conformément aux « instructions fermes » du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko.

Des échéances précises pour les infrastructures clés

Selon la ministre, les entreprises chargées des travaux ont confirmé des dates de livraison précises :

  • Le stade Iba Mar Diop sera livré en mars 2026, une échéance déterminante pour le bon déroulement des compétitions.

  • La piscine olympique, infrastructure stratégique majeure, devrait être prête au cours du mois de décembre 2025.

  • La Maison du cuir, bien que son calendrier ait été décalé, sera finalisée avant le début des Jeux, évitant ainsi toute perturbation dans l’organisation.

  • Les autres installations, notamment le parc adjacent au stade, sont également attendues pour mars 2026.

Reconnaissance des défis structurels du secteur sportif

Khady Diène Gaye a reconnu la vulnérabilité du secteur sportif sénégalais, « fortement marqué par un manque de structures dans les régions ». Elle a toutefois insisté sur la nécessité de « doter le pays d’infrastructures modernes capables d’accueillir de grands événements internationaux », tout en tempérant les attentes : « les JOJ ne sauraient constituer une solution globale au défi de l’emploi ».

Face aux préoccupations des parlementaires, la ministre a mis en avant l’importance des complexes sportifs de proximité. Elle a expliqué que le projet de plateaux multifonctionnels visait à réduire le déficit d’infrastructures dans les régions, en garantissant un accès facilité aux jeunes.

Une vision nationale pour le sport

« Chaque commune devrait disposer d’un stade municipal », a plaidé la ministre, soulignant que « les stades régionaux sont actuellement sursollicités, faute d’alternatives ». Elle a assuré que ces plateaux seront déployés dans des zones stratégiques, afin de « permettre aux jeunes de profiter pleinement des équipements et de renforcer la pratique sportive à l’échelle nationale ».

Ces déclarations interviennent alors que le Sénégal s’apprête à devenir le premier pays africain à organiser les Jeux olympiques de la jeunesse. L’événement, initialement prévu pour 2022 mais reporté en raison de la pandémie de COVID-19, représente un défi majeur d’organisation et d’infrastructures pour le pays.

Les enjeux des JOJ 2026 pour le Sénégal

Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 constituent un test de crédibilité important pour le nouveau gouvernement Faye-Sonko, arrivé au pouvoir en 2024. La capacité à livrer les infrastructures dans les délais sera scrutée par la communauté sportive internationale.

Au-delà de l’événement lui-même, ces investissements doivent permettre de laisser un héritage durable pour le sport sénégalais. Les nouvelles infrastructures devraient bénéficier aux athlètes locaux bien après la fin des JOJ, contribuant ainsi au développement du sport de haut niveau dans le pays.

La ministre a conclu sur une note confiante, rappelant l’engagement personnel des plus hautes autorités de l’État à faire de cet événement une réussite pour le Sénégal et pour l’Afrique. Les prochains mois seront déterminants pour vérifier si les engagements annoncés se concrétiseront effectivement dans les délais impartis.

Mondial 2026 : le Maroc et le Sénégal évitent les gros chocs

ZURICH – La route vers la Coupe du monde 2026, première édition à 48 équipes, commence à se préciser. La FIFA a officialisé ce jeudi la composition des chapeaux pour le tirage au sort du 5 décembre 2025 à Washington. Cette répartition offre une position stratégique aux deux têtes de série africaines, le Maroc et le Sénégal, désormais placés dans le chapeau 2.

Cette annonce, basée sur le classement FIFA du 19 novembre, confirme le format inédit du tournoi : 12 groupes de 4 équipes et une phase de groupes repensée. Les Lions de l’Atlas et les Lions de la Téranga évitent ainsi les géants du chapeau 1 tout en échappant aussi aux adversaires du même niveau dans le chapeau 2.

L’Afrique bien représentée sur trois chapeaux

Le continent africain comptera au minimum 9 représentants, et peut-être 10 avec les barrages. Il se retrouve donc réparti sur trois des quatre chapeaux :

Chapeau 1 : Canada, Mexique, États-Unis, Espagne, Argentine, France, Angleterre, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Allemagne

Chapeau 2 : Croatie, Maroc, Colombie, Uruguay, Suisse, Japon, Sénégal, Iran, République de Corée, Équateur, Autriche, Australie

Chapeau 3 : Norvège, Panamá, EgypteAlgérie, Écosse, Paraguay, TunisieCôte d’Ivoire, Ouzbékistan, Qatar, Afrique du Sud

Chapeau 4 : Jordanie, Cap-VertGhana, Curaçao, Haïti, Nouvelle-Zélande, vainqueurs des barrages européens A, B, C et D, vainqueurs du Tournoi de barrage de la FIFA 1 et 2

Cette distribution interdit, comme le prévoit le règlement de la FIFA, les confrontations entre nations africaines en phase de groupes. Ainsi, aucune sélection du continent ne pourra affronter une autre équipe africaine à ce stade.

Un tirage sous contraintes et enjeux

Le tirage débutera par l’attribution des pays hôtes — Canada, États-Unis, Mexique — à des groupes définis à l’avance. De plus, les quatre meilleures équipes du classement FIFA (Espagne, Argentine, France, Angleterre) seront placées dans des tableaux opposés. Elles ne pourront donc, en théorie, se croiser qu’en finale.

Pour les sélections africaines, cette configuration offre des groupes potentiellement accessibles. Toutefois, elle comporte aussi le risque de tomber sur un « groupe de la mort » face à des nations majeures du chapeau 1, comme le Brésil, l’Allemagne ou les Pays-Bas, accompagnées d’équipes compétitives issues des chapeaux 3 et 4.

Le compte à rebours est désormais lancé vers le tirage du 5 décembre, moment clé qui dévoilera le parcours des sélections africaines jusqu’à la finale prévue le 19 juillet 2026 à New York.

Lutte Sénégalaise : La Bataille pour le pouvoir est lancée

DAKAR – Le chronomètre s’accélère. À un mois de l’élection du bureau directeur de la Fédération Sénégalaise de Lutte (FSL), prévue le 27 décembre, la campagne entre officiellement dans sa phase active. La commission électorale ouvre, dès ce mercredi 27 novembre, la période de dépôt des candidatures. Pendant cinq jours, les prétendants au pouvoir doivent déposer leur dossier au siège de la commission, au Stade Léopold Sédar Senghor.

Selon Le Soleil, les candidats disposent du délai fixé jusqu’au 1ᵉʳ décembre, chaque jour entre 10h et 16h, pour officialiser leur ambition. La procédure reste stricte : le dossier inclut un formulaire d’identification, une preuve d’affiliation à une association, une copie de la CNI, une licence de membre et la mention précise du poste convoité.

Un électorat dominé par Dakar

L’enjeu reste majeur, car il s’agit de prendre la tête de la fédération du sport le plus populaire du pays. Le corps électoral compte 195 associations. Dakar domine largement : 121 associations se situent dans la capitale. Ce collège est complété par 20 groupements nationaux qui représentent les différents métiers de la lutte, comme les entraîneurs, les promoteurs, les arbitres ou les lutteurs. Il forme un ensemble électoral aussi passionné que diversifié.

Ce dépôt des candidatures marque le véritable coup d’envoi d’un processus décisif pour l’avenir de la lutte. Les futurs dirigeants devront relever de grands défis : professionnalisation du secteur, gestion des carrières, organisation des événements nationaux et maintien de la popularité d’un sport profondément ancré dans la culture sénégalaise.

Les prochains jours dévoileront les visages prêts à porter ces ambitions. Ils tenteront de convaincre les 195 associations de leur confier l’avenir de la lutte sénégalaise. La bataille pour le pouvoir, dans les coulisses de l’arène, démarre maintenant.

Turquie: Les Lions rugissent, le Kenya balayé

Alanya, Turquie. Le contraste est saisissant. Cinq jours après avoir plié face à la samba brésilienne, les Lions de la Teranga ont retrouvé leur rugissement. Face au Kenya, ce mardi, la meute dirigée par Pape Thiaw a été implacable, signant un succès fleuve (8-0) qui en dit long sur sa soif de revanche et son appétit vorace.

Dès les premières minutes, le ton était donné. Le Sénégal, expérimentant un nouveau système en 3-4-3, a transformé la pelouse d’Alanya en laboratoire de son attaque. Une démonstration de force et d’altruisme, portée par une génération avide de succès.

Jackson-Mané : le duo de l’effroi

La foudre est tombée trois fois en six minutes. À la 9e, Nicolas Jackson, l’attaquant du Bayern Munich, a ouvert le bal. D’un dribble ravageur, il a semé le chaos dans la défense kenyane avant d’ajuster sa frappe. Le premier but était lâché, le déluge allait suivre.

Trois minutes plus tard, El Hadj Malick Diouf, latéral gauche, surgissait pour crucifier une passe ciselée d’Ibrahima Mbaye. Puis Jackson, encore lui, revenait à la charge pour enfoncer un peu plus les Harambee Stars. Le Sénégal menait déjà 3-0, le match était plié avant même le quart d’heure de jeu.

La classe éternelle de Sadio Mané

Alors que Jackson faisait trembler les filets, Sadio Mané, lui, a signé sa partition. L’attaquant, toujours aussi décisif, a enchaîné un triplé dont un penalty provoqué par l’incisif Ibrahima Mbaye. Une démonstration de lucidité et d’efficacité qui rappelle, s’il le fallait, son statut de patron de cette attaque sénégalaise.

Les entrants ont confirmé la dynamique

La seconde période, souvent synonyme de baisse d’intensité, n’a rien enlevé à la voracité des Lions. À peine entré, Ibrahima Mbaye, auteur d’une soirée remarquable, a libéré son pied gauche à l’entrée de la surface. Une frappe précise, un but mérité, le premier en sélection pour le milieu, qui devrait booster sa confiance à l’approche des échéances décisives.

Puis, en fin de match, Chérif Ndiaye est venu mettre un point final à cette démonstration en convertissant un penalty. Le score final, 8-0, reflète une domination absolue, sans appel.

La route de la CAN se dessine

Cette large victoire s’inscrit dans la dernière ligne droite avant la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Le programme est déjà calé : cérémonie de remise du drapeau le 12 décembre, match amical au stade Abdoulaye Wade le 13, puis stage en Tunisie ponctué d’un dernier test le 18 décembre avant l’entrée en matière à Tanger.

Ce mardi en Turquie, les Lions n’ont pas seulement gagné un match. Ils ont envoyé un message à tout le continent : la meute a faim, et elle compte bien rugir très fort lors de la prochaine CAN.

Suzuki et la CAF : un partenariat qui roule pour le football africain

HAMAMATSU. Le 11 novembre 2025, loin des pelouses vertes et des ovations des stades, une signature scelle l’avenir du football africain. Dans la cité industrielle de Hamamatsu, berceau nippon de Suzuki, la Confédération Africaine de Football et le géant automobile ont paraphé un accord qui résonne comme un coup de sifflet inaugural. Un partenariat d’envergure qui va embarquer le ballon rond africain sur de nouveaux chemins.

Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de la CAF, et Yusuke Kato, directeur général exécutif de Suzuki, ont officiellement acté cette alliance stratégique. Suzuki devient ainsi partenaire mondial officiel des deux joyaux de la couronne footballistique africaine : la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies 2025 au Maroc, et son équivalent féminin en 2026. Le constructeur étend son emprise jusqu’aux compétitions clubs, s’engageant également pour la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération 2026/27.

Quatre tournois, une vision commune

Ce n’est pas un simple contrat de sponsoring. C’est un pont économique et culturel jeté entre l’Afrique et le monde. La CAF et Suzuki affichent une ambition commune : transformer l’énergie brute du football africain en une plateforme commerciale mondiale. Il s’agit de capter la passion des supporters, de magnifier l’excellence sportive du continent, et d’offrir à la marque japonaise un accélérateur de notoriété sans précédent.

« Le sport a le pouvoir de rassembler les gens et de nourrir l’espoir en l’avenir », a déclaré Yusuke Kato, dévoilant la philosophie derrière cet investissement. Une vision qui dépasse le seul cadre mercantile. « Grâce à ce partenariat, nous souhaitons renforcer les liens entre Suzuki, le football et l’Afrique. »

Une mobilité partagée

Pour Suzuki, l’enjeu est clair : s’ancrer durablement dans le paysage africain. Le constructeur ne se contente pas d’apposer son logo sur les terrains. Il mise sur une immersion profonde, promettant de « soutenir tous les passionnés de football en leur offrant le plaisir de la mobilité ». Une formule qui lie directement l’émotion sportive à l’expérience automobile, visant à enrichir le quotidien de millions de fans.

Tandis que le football africain continue son ascension irrésistible, ce partenariat avec un acteur global de l’envergure de Suzuki acte sa nouvelle stature. C’est l’union de la frénésie continentale et de l’ingénierie mondiale. Un mélange détonant qui promet d’emballer les compteurs, sur et en dehors du terrain. Le ballon est rond, l’avenir aussi. Et il roule désormais sous les couleurs de Suzuki.

Les CAF Awards 2025 à Rabat : le grand rendez-vous du football africain

RABAT – La lumière se braquera de nouveau sur le continent. La Confédération Africaine de Football (CAF) a dévoilé le cadre de sa cérémonie annuelle : les CAF Awards 2025 se dérouleront à Rabat, au Maroc, le mercredi 19 novembre. À 18 heures GMT, l’élite du football africain convergera vers la capitale marocaine pour une soirée de consécration, un mois tout juste avant le coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.

Le choix de Rabat n’est pas un hasard. Après le succès de Marrakech en 2023, le Maroc confirme son statut de place forte du football continental. Le royaume, qui s’est bâti une réputation d’organisateur hors pair, se prépare à offrir un écrin digne de ce gala panafricain. La ville blanche se pare ainsi des couleurs de l’excellence sportive.

Les Sénégalais en position de force

Si toutes les nominations ne sont pas encore officielles, une sélection nationale semble déjà pointer en tête des pronostics : le Sénégal. Les Lions de la Téranga et leurs représentants sont annoncés dans plusieurs catégories majeures. Du titre de Joueur africain de l’année à celui d’Entraîneur, en passant par le Club et l’Équipe nationale de l’année, le Sénégal pourrait vivre une soirée historique.

Cette omniprésence sénégalaise raconte une année faste. Elle dessine en filigrane la dynamique d’un football national qui s’est imposé, ces dernières saisons, comme une puissance structurée et talentueuse.

Les trophées qui font la légende

Sous les projecteurs, plusieurs distinctions sculpteront le palmarès de l’année 2025. La plus convoitée, celle de Joueur africain de l’année, couronnera le talent ultime, chez les hommes comme chez les femmes. Le trophée d’Entraîneur de l’année récompensera la stratégie et l’intelligence tactique.

D’autres prix viendront saluer l’effort collectif : l’Équipe nationale et le Club de l’année, là encore pour les sections masculines et féminines. Enfin, le titre de Jeune joueur de l’année offrira un aperçu du futur, mettant en lumière la relève étincelante du continent.

Cette cérémonie des CAF Awards 2025 s’annonce bien plus qu’une simple distribution de récompenses. Elle est le grand raout qui célèbre la vitalité, la diversité et la montée en puissance du football africain sur la scène mondiale. Une nuit de glamour et d’émotion, qui soufflera comme un vent de passion et de fierté un mois avant que les nations ne s’affrontent sur les pelouses de la CAN.

Ibrahima Mbaye et Mamadou Sarr, les nouvelles pépites des Lions

DAKAR – La liste tant attendue vient de tomber. Parmi les 27 joueurs convoqués pour affronter le Brésil et le Kenya, deux noms retiennent particulièrement l’attention : Ibrahima Mbaye, la pépite du PSG, et Mamadou Sarr, le défenseur de Strasbourg prêté par Chelsea. Deux nouvelles recrues qui symbolisent le renouveau des Lions du Sénégal.

Les nouvelles têtes du sélectionneur

À seulement 17 ans, Ibrahima Mbaye vit une ascension météorique. Élu « Titi d’or 2024 », le plus prestigieux trophée pour les jeunes du centre de formation parisien, l’attaquant a déjà marqué l’histoire du PSG. Sa titularisation lors de la première journée de Ligue 1, à 16 ans, 6 mois et 23 jours, fait de lui le plus jeune joueur à avoir disputé une rencontre officielle sous le maillot de la capitale.

À ses côtés, Mamadou Sarr, 20 ans, porte un héritage familial lourd. Fils de l’ancien international sénégalais Pape Sarr, le défenseur a suffisamment impressionné pour signer un contrat jusqu’en 2033 avec Chelsea. Prêté immédiatement à Strasbourg, il poursuit sa progression tout en attirant les regards des sélectionneurs.

Le retour des absents et la relève assurée

La liste révèle aussi de bonnes nouvelles. Assane Diao, l’attaquant de Como, fait son retour après plusieurs mois d’absence pour blessure. Rassoul Ndiaye, le milieu de terrain du Havre, retrouve lui aussi le groupe national, confirmant son bon début de saison.

Ces sélections s’inscrivent dans une tradition bien établie : celle des joueurs formés en France qui choisissent finalement de représenter le Sénégal. Comme avant eux Kalidou Koulibaly, Abdou Diallo ou Pape Guèye, Mbaye et Sarr ont tous deux porté le maillot des sélections jeunes françaises avant d’opter pour la terre de leurs ancêtres.

Vers la CAN et le Mondial

Ces deux matches amicaux s’inscrivent dans une perspective plus large. Les Lions préparent activement la Coupe d’Afrique des Nations, qui débute le 21 décembre au Maroc, et la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord.

Face au Brésil, à Londres, puis contre le Kenya, en Turquie, le sélectionneur testera ses nouvelles recrues. L’occasion pour Mbaye et Sarr de montrer qu’ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice d’une sélection déjà riche en talents.

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La liste complète des 27 convoqués mêle donc sagesse et audace. Aux côtés des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly ou Edouard Mendy, une nouvelle génération émerge, prometteuse et déterminée à écrire sa propre histoire.

Sénégal-Brésil : La liste de Pape Thiaw tombe jeudi

DAKAR – Le suspense est à son comble. Dans moins de 48 heures, Pape Thiaw lèvera le voile sur les hommes choisis pour affronter la légendaire Seleção. La conférence de presse, fixée ce jeudi à 11 heures au Stade Léopold Sédar Senghor, s’annonce comme le premier acte d’un duel de gala qui transportera les Lions de la Teranga sur la pelouse sacrée de l’Emirates Stadium, à Londres.

Le grand dévoilement

C’est un moment toujours particulier dans la vie d’une nation footballistique. Jeudi, le sélectionneur national Pape Thiaw s’assiéra face aux médias, une liste tant attendue entre les mains. Cette annonce officielle, orchestrée par la Fédération sénégalaise de football (FSF), marquera le coup d’envoi solennel de la préparation.

Tous les regards se braquent sur le groupe qui fera le voyage vers la capitale anglaise pour ce test de prestige face au Brésil, prévu le 15 novembre. Dans les tribunes comme sur les réseaux sociaux, une seule question anime les débats : quels joueurs porteront les couleurs nationales pour ce choc des continents ?

Entre retours et nouvelles têtes

L’attente est d’autant plus fébrile que le sélectionneur devra trancher dans un contexte particulier. Plusieurs cadres de l’équipe, longtemps éloignés des terrains pour cause de blessure, ont retrouvé leur club et font état d’une forme retrouvée. Leur retour pourrait-il coïncider avec cette convocation de prestige ?

Dans le même temps, une nouvelle génération de talents s’illustre semaine après semaine sur les pelouses européennes, bousculant la hiérarchie établie et compliquant la tâche de Pape Thiaw. Le technicien parviendra-t-il à trouver le juste équilibre entre l’expérience des anciens et l’audace des nouveaux venus ?

Un test crucial avant l’avenir

Bien plus qu’un simple match amical, cette confrontation contre le Brésil représente une échéance stratégique. Elle sert de jauge pour mesurer le niveau réel des Lions après une période en dents de scie, et ce, à quelques mois des prochaines compétitions officielles.

Jouer contre la Seleção, c’est se confronter à l’excellence, au mythe, à une certaine idée du football beauté. C’est l’occasion idéale pour les Lions de raffermir leur statut de puissance montante du football africain et d’envoyer un message au reste du monde.

Jeudi, à 11 heures précises, les supputations prendront fin. La liste de Pape Thiaw dessinera les contours de l’équipe qui aura la lourde tâche, et l’immense honneur, de représenter le Sénégal face au géant brésilien.

Dakar 2026 : le Sénégal écrit l’histoire olympique de l’Afrique

Le président de la République a tracé ce vendredi les contours d’un rendez-vous qui dépasse le simple cadre sportif. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 représenteront bien plus qu’une compétition : ils incarneront le visage d’une Afrique nouvelle, fière et ambitieuse. « Notre pays s’honore d’écrire une nouvelle page lumineuse de son histoire », a déclaré le chef de l’État, conscient de la portée symbolique de cet événement.

La cérémonie du dévoilement de la mascotte Ayo a fourni le cadre idéal pour ce discours fondateur. Devant la présidente du Comité international olympique (CIO), le président a salué sa présence comme « un signal fort d’espoir et de reconnaissance du rôle de l’Afrique dans le mouvement olympique ». Un partenariat qui scelle la crédibilité internationale de l’événement.

Une vitrine continentale

Le slogan « L’Afrique accueille, Dakar célèbre » résume à lui seul l’ambition du projet. Le chef de l’État l’a clairement affirmé : ces Jeux montreront au monde « une Afrique debout, confiante en sa jeunesse ». Loin de la simple organisation sportive, Dakar 2026 deviendra la tribune d’un continent désireux de partager ses valeurs de paix et de fraternité.

Cette vision dépasse les frontières sénégalaises. Le président en a fait un enjeu panafricain, une occasion unique de redéfinir l’image du continent sur la scène internationale. Chaque épreuve, chaque cérémonie, chaque sourire de jeune athlète portera ce message : l’Afrique sait accueillir, peut organiser, et entend briller.

Une jeunesse au cœur du projet

Le chef de l’État a particulièrement salué l’approche participative adoptée pour la création de la mascotte. Le concours national ayant impliqué toutes les académies à travers le pays représente selon lui « la conception d’un événement porté par la jeunesse, conçu avec elle et pour elle ».

Cette méthode inclusive n’est pas anodine. Elle place les jeunes Sénégalais au centre d’un projet qui leur est destiné, faisant d’eux les véritables architectes de cette célébration. Ayo, le lion au tengadé, n’est pas seulement un symbole : il est le fruit de leur imagination, le reflet de leur identité.

Le compte à rebours a commencé. Le président a lancé un appel solennel à la mobilisation générale de l’État, des acteurs sportifs et des citoyens. Son message est clair : réussir Dakar 2026, c’est offrir à l’Afrique sa place légitime dans le monde du sport, et au-delà. Le périple olympique du continent commence sur les rives de l’Atlantique.

Ayo, le lion Sénégalais qui rugit pour les JOJ 2026

Sous les ors du Grand Théâtre de Dakar, un silence vibrant a accueilli la naissance d’un symbole. Ce vendredi, devant le président Bassirou Diomaye Faye et les plus hautes autorités sportives mondiales, le Sénégal a dévoilé Ayo, le visage des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse africains. Un lion majestueux, coiffé du tengadé des bergers peulhs, qui incarne la fierté d’un continent et l’audace de sa jeunesse.

La mascotte se dresse, puissante et sereine. Son regard porte la sagesse des anciens et l’énergie des générations futures. « Ayo représente notre force tranquille, notre capacité à protéger et à rassembler », a souligné Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité d’organisation. Dans la salle, la présidente du CIO, Kirsty Coventry, a salué ce choix « profondément ancré dans l’identité sénégalaise ».

Une création née dans les salles de classe

Derrière ce symbole, une révolution pédagogique. Ayo est le fruit d’un vaste concours ayant mobilisé près de 500 collégiens et lycéens à travers les 16 départements du pays. Pendant des mois, ces jeunes ont crayonné, imaginé, rêvé leur champion olympique. Le jury, présidé par le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy, a porté son dévolu sur le lion au tengadé, dessiné par de jeunes talents locaux.

« Nous avons voulu que les jeunes s’approprient ces Jeux dès leur conception », a expliqué Ibrahima Wade, coordonnateur général du COJOJ. « Ayo n’est pas qu’une image : c’est leur héritage, le témoin qu’ils passeront aux athlètes du monde entier. »

Le compte à rebours est lancé

La cérémonie a transformé l’essai. Entre performances artistiques et moments d’émotion, elle a mis à l’honneur les jeunes lauréates à l’origine du nom et du dessin final. Leur fierté palpable a gagné l’assistance, du Premier ministre Ousmane Sonko aux membres du gouvernement.

Désormais, le COJOJ entre dans sa phase décisive. Une vaste campagne de communication va déferler dans les écoles, les médias et sur les réseaux sociaux. Objectif : qu’en novembre 2026, chaque Sénégalais reconnaisse Ayo comme le symbole de leur renaissance sportive.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 s’annoncent comme le rendez-vous d’une génération. Entre Dakar, Diamniadio et Saly, le continent va vivre pendant quinze jours au rythme de l’excellence sportive et des valeurs olympiques. Ayo, le lion au tengadé, veillera sur cette promesse : celle d’une Afrique unie, fière et déterminée à montrer sa force au monde.

Ibrahima Wade, l’homme qui porte les premiers JOJ africains

Le destin a choisi un cavalier chevronné pour mener la plus grande épreuve sportive de l’histoire du continent. Ibrahima Wade, coordinateur général du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) Dakar 2026, incarne la promesse sénégalaise d’offrir à l’Afrique sa première cérémonie olympique. Un pari audacieux pour ce stratège aguerri, dont la carrière n’a été qu’une longue préparation à ce défi historique.

Aux côtés de Mamadou Diagna Ndiaye, président du COJOJ, l’homme assume sans complexe le poids des attentes. « Nous devons rendre fiers le Sénégal et l’Afrique tout entière », confie-t-il, conscient que l’organisation de ces Jeux représente bien plus qu’un simple événement sportif. C’est le sacre d’une nation, l’aboutissement d’une ambition continentale.

Un parcours d’exception, des Thiès à Harvard

Le parcours du natif de Thiès semble avoir été tracé pour cette mission. Après des études à l’Université Cheikh Anta Diop où il décroche une maîtrise en droit, il franchit les marches de l’excellence : l’ENA, le Centre d’études financières de Paris, jusqu’à la prestigieuse Harvard University. Un CV d’exception qui avait séduit le président Abdoulaye Wade, l’appelant dès 2001 aux plus hautes fonctions.

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Sa carrière, ponctuée de défis administratifs majeurs, témoigne d’une rare capacité à naviguer dans les arcanes du pouvoir. Secrétaire général du gouvernement sous Mame Madior Boye, il dirige ensuite la Stratégie de croissance accélérée avant de prendre les rênes du Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal Émergent en 2014.

Un cavalier politique au service du sport

Sa passion pour les sports équestres, dont il préside la fédération depuis 2008, révèle une personnalité habituée aux sauts d’obstacles. Une compétence précieuse pour celui qui doit coordonner le plus grand chantier sportif du Sénégal contemporain. « Le sport m’a enseigné la persévérance et la précision », affirme-t-il, qualités indispensables pour mener à bien cet projet titanesque.

Ce qui frappe chez l’homme, c’est sa capacité à transcender les clivages politiques. Successivement apprécié par les régimes Wade et Sall, il incarne cette rareté dans le paysage politique : un technicien hors pair, militant uniquement du « travail bien fait ». Une neutralité précieuse pour un projet qui engage la nation toute entière.

Aujourd’hui, c’est vers l’horizon 2026 que se tournent toutes ses énergies. Dans les coulisses du COJOJ, il orchestre une mécanique complexe où chaque rouage doit s’emboîter avec une précision d’horloger. infrastructures, sécurité, hébergement, transport : autant de défis qui trouveront en lui un cavalier capable de les franchir sans faillir.

Le continent retient son souffle. L’histoire retiendra-t-elle le nom d’Ibrahima Wade comme celui qui a offert à l’Afrique ses premiers Jeux olympiques ? La réponse se construit jour après jour, dans l’ombre laborieuse des préparatifs, sous la direction de cet homme qui semble avoir consacré sa vie à ce moment unique.

La mascotte de Dakar 2026 enfin révélée

Ce vendredi marque un tournant décisif pour les premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) organisés sur le sol africain. Le Comité d’organisation (COJOJ) lève enfin le voile sur la mascotte officielle de Dakar 2026. Cet événement lance officiellement le compte à rebours final avant la compétition, promettant une célébration à la hauteur de son historicité.

Une création inclusive née dans les salles de classe

Le COJOJ a placé l’inclusion au cœur de ce projet, pour concevoir cet ambassadeur des Jeux, le comité a organisé un concours national. Il a mobilisé près de 500 collégiens et lycéens âgés de 12 à 18 ans. Ceux-ci ont rivalisé d’imaginaire dans les 14 régions du Sénégal.

Leur mission était double. Ils devaient non seulement dessiner la mascotte, mais aussi lui trouver un nom. La consigne, « Woneel sa bopp » (« Montre ton talent » en wolof), résumait cet esprit de créativité.

Le processus de sélection a été rigoureux. Un jury prestigieux, présidé par le ministre de l’Éducation nationale Moustapha Guirassy, a examiné les propositions. Parmi ses membres figuraient des personnalités comme le caricaturiste Odia et l’historien Ibrahima Thioub. Ils ont dû choisir entre cinq créations finalistes, toutes respectant des critères stricts.

Un symbole aux couleurs de l’olympisme

La future mascotte incarne les valeurs fondamentales du mouvement olympique, son design devait refléter l’excellence, le respect et l’amitié. De plus, son nom répond à des exigences précises. Il doit être court, facile à prononcer et compter trois syllabes seulement.

La cérémonie de dévoilement s’annonce grandiose, le président Bassirou Diomaye Faye et la présidente du CIO, Kirsty Coventry, découvriront la mascotte en premier au palais de la République. Ensuite, les festivités se poursuivront au Musée des civilisations noires. Des animations artistiques y sont prévues en présence d’enfants.

Pour assurer sa promotion, le COJOJ a prévu une large campagne, la mascotte sera notamment présentée lors du festival « Dakar en jeux ». Cet événement se tiendra du 4 au 9 novembre sur plusieurs sites, dont la gare de Dakar et le Dakar Arena. Une belle occasion de faire rayonner ce symbole auprès du grand public.

CAF Awards 2025 : le Sénégal, empire du football africain

La Confédération africaine de football a dévoilé son aréopage de l’excellence. Et sur la liste des nominés pour les CAF Awards 2025, une nation resplendit : le Sénégal. Des joueurs aux entraîneurs, jusqu’à la sélection nationale, le pays de la Téranga impose sa loi, confirmant sa stature de géant du football continental.

Deux Lions à l’assaut du Ballon d’Or

Parmi les dix prétendants au titre suprême de meilleur joueur d’Afrique, deux Sénégalais mènent la charge. Pape Matar Sarr, le métronome de Tottenham, dont les courses infatigables rythment aussi bien les Spurs que les Lions. Et Iliman Ndiaye, le magicien d’Everton, dont les dribbles et la créativité illuminent les terrains de Premier League. Ils devront pourtant détrôner des monuments : Achraf Hakimi, Mohamed Salah, ou encore Victor Osimhen, dans une bataille qui s’annonce historique.

Sarr et Ndiaye face aux géants du continent

Le duel promet d’être d’une intensité rare. Face à la régularité blindée de Sarr et l’éclat génial de Ndiaye, se dressent des légendes établies. Mais les deux Lions ont cet atout indéfinissable : la soif. Celle qui pousse à transcender son statut pour entrer dans la légende. Le Ballon d’Or africain n’a jamais paru si proche pour le Sénégal.

Mendy et Diouf, les sentinelles de l’avenir

Dans l’ombre des attaquants, les gardiens sculptent aussi leur histoire. Édouard Mendy, roc d’Al-Ahli et dernier rempart des Lions, représente la sagesse et l’expérience. À ses côtés, Marco Diouf, la révélation du CHAN, incarne l’audace et la promesse. Face à des monuments comme Bounou ou Onana, ils portent plus que leurs gants : l’avenir entier du Sénégal entre leurs mains gantées.

Londres 2026 : l’Afrique brille au centenaire du tennis de table mondial

Un siècle s’est écoulé, mais l’appel résonne toujours. Londres, berceau oublié d’une discipline née sur les tables de salon, s’apprête à renouer avec son héritage. Du 28 avril au 10 mai 2026, la capitale britannique ne se contentera pas d’accueillir un championnat du monde. Elle orchestrera la célébration du centenaire de la Fédération internationale de tennis de table, un retour aux sources chargé d’une émotion particulière.

Sur les soixante-quatre équipes qui s’affronteront, un contingent africain, étoffé et ambitieux, attirera tous les regards. Huit nations porteront les espoirs du continent chez les hommes, et huit autres chez les femmes. De l’Égypte, puissance traditionnelle, au Bénin et au Togo, révélations montantes, en passant par le Nigeria et l’Algérie, le tennis de table africain a gagné ses lettres de noblesse. Cette moisson de qualifiés, issue des Championnats d’Afrique 2025 à Tunis, est plus qu’une simple participation. C’est l’affirmation d’une vitalité nouvelle.

La longue route vers le berceau

Pour atteindre ce jubilé historique, le chemin fut long. Cinquante-deux équipes ont décroché leur billet par la voie royale des championnats continentaux. Onze autres, les plus aguerries au regard du classement mondial de novembre 2025, viendront compléter un tableau d’honneur. Chaque nation, qu’elle soit habituée des sommets ou nouvelle venue, écrira une page de cette édition exceptionnelle.

L’Afrique, terre de renaissance

Ce retour à Londres est bien plus qu’un hommage. C’est un symbole fort de la globalisation d’un sport qui, parti d’Angleterre, a conquis la planète. La forte représentation africaine en est la preuve la plus éclatante. Alors que la petite balle blanche s’apprête à souffler ses cent bougies là où tout a commencé, elle le fera avec un parfum d’Afrique, promesse d’un avenir où les continents se partagent la lumière. Le cercle se referme, mais l’histoire, elle, ne fait que recommencer.

JOJ Dakar 2026 : Le Gabon se mobilise pour l’événement olympique africain

LIBREVILLE – Dans le bureau présidentiel, le général Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu, mardi, une délégation olympique conduite par Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité National Olympique et Sportif du Sénégal. L’objectif : préparer la première édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le sol africain, prévue à Dakar en 2026.

Aux côtés de Créssant Pambo, président du Comité Olympique gabonais, ils ont tracé les bases d’une collaboration sportive inédite. Le président gabonais a affirmé : « Le Gabon soutiendra l’organisation de cet événement historique, symbole de l’unité et du dynamisme africain ».

Le Gabon au cœur de la dynamique panafricaine

Les Jeux de Dakar 2026, programmés du 31 octobre au 13 novembre, accueilleront 2 700 jeunes athlètes âgés de 14 à 18 ans, venus des cinq continents. Trois sites – Dakar, Diamniadio et Saly – recevront les 35 disciplines au programme.

Cette rencontre dépasse le cadre sportif. Elle vise à montrer la capacité de l’Afrique à organiser des événements mondiaux et à créer une dynamique panafricaine autour des valeurs olympiques. Trois jeunes boxeurs gabonais se préparent déjà pour les Jeux Africains de la Jeunesse à Luanda en décembre 2025, une étape vers Dakar 2026.

Le président Oligui Nguema a souligné l’importance d’une mobilisation africaine : « Les Jeux de Dakar ne seront pas seulement sénégalais, mais africains. » Ainsi, le Gabon confirme son engagement concret aux côtés du Sénégal. Au-delà de la performance sportive, il s’agit de marquer l’histoire du sport africain et de renforcer la coopération continentale.

Senegal-Soudan du Sud : les Lions offrent leurs primes pour rapprocher le public du stade

À quelques heures du choc final pour la Coupe du Monde 2026, la tension autour de l’équipe nationale du Sénégal a connu un rebondissement inattendu. La raison : la flambée des prix des billets, qui a provoqué l’indignation des supporters et des appels au boycott sur les réseaux sociaux.

Mais loin des réponses officielles, c’est le sélectionneur Pape Thiaw qui a pris l’initiative de désamorcer la crise. Dans un geste symbolique et concret, il a annoncé qu’il reverserait l’intégralité de sa prime de victoire, estimée à 4 millions de FCFA, pour acheter des tickets destinés aux supporters. « Je vais offrir mes primes pour que les supporters puissent venir. On a besoin de notre public », a-t-il affirmé.

Une mobilisation en chaîne dans le vestiaire

L’initiative du sélectionneur a immédiatement inspiré ses joueurs. Krépin Diatta, saluant le geste, a promis de suivre le même exemple : « Moi aussi, j’ai prévu d’acheter beaucoup de billets et de les remettre. Plusieurs joueurs vont faire pareil. »

Pour Cherif Ndiaye, l’élan de solidarité prend un accent communautaire : « Tout le monde sait que je dépense beaucoup pour que les habitants de la Médina viennent soutenir l’équipe. Je ferai le nécessaire pour en amener encore plus, que les billets augmentent ou pas. »

Selon Wiwsport, les billets achetés grâce à ces dons seront redistribués aux écoles de football, aux supporters du championnat local, ainsi qu’à des communautés populaires comme Niarry Tally, symbole du football populaire sénégalais.

Le public au centre de la fête

Alors que la Fédération sénégalaise de football tente de gérer la polémique née de la hausse des tarifs et de la communication maladroite de son président, ce sont les Lions eux-mêmes qui ont rallumé l’enthousiasme des fans.

Le dernier match, crucial pour la qualification, s’annonce désormais comme une fête populaire, portée par la générosité et la solidarité des joueurs. Une preuve que le football sénégalais se joue autant dans les stades que dans les cœurs.

Vers le Mondial, les Lions écrasent tout sur leur passage

JUBA – C’était moins un match qu’une démonstration. Sous une chaleur accablante, face à un adversaire résigné, les Lions du Sénégal ont livré une prestation de très grande classe. Victoire nette, 5-0. Un chiffre qui résonne comme un avertissement lancé à tous les autres prétendants : la machine sénégalaise est huilée, implacable, et elle vise le Mondial 2026.

Dès les premières minutes, le scénario s’est écrit sans surprise. Maîtres du ballon, les Lions ont étouffé le Soudan du Sud, patiemment, méthodiquement. Le bloc adverse, compact, a tenu bon un moment avant de craquer. À la 19e minute, Iliman Ndiaye, vif et inspiré, a décanté le match d’un centre précis pour Ismaïla Sarr, à l’affût. 1-0. L’étau ne se relâchera plus.

La hiérarchie était si évidente que la véritable interrogation n’était pas de savoir qui l’emporterait, mais de combien. La réponse est venue, cinglante, en seconde période. Les Lions, assoiffés, sont revenus des vestiaires avec la rage au ventre.

Dès la reprise, Krépin Diatta dévore un ballon perdu et lance Ndiaye, encore lui. Centre en retrait pour Sadio Mané, qui double la mise d’une frappe sans appel. Puis ce fut le festival. Ismaïla Sarr, sur un rebond, signe un doublé (3-0). Mané, fauché dans la surface, transforme lui-même le penalty qu’il a obtenu (4-0). Enfin, pour couronner le tout, Cherif Ndiaye, fraîchement entré, vient sceller cette razzia verte d’un but inaugural en sélection (5-0).

Ce n’était pas une simple victoire ; c’était un message. Celui d’une équipe soudée, talentueuse, qui sait être patiente puis mortelle. Sous la direction de Pape Thiaw, les Lions ont montré une maturité tactique et une soif de buts qui font les grandes équipes.

À la veille de l’ultime rendez-vous face à la Mauritanie, le Sénégal est plus que jamais en tête du groupe B. Le Mondial est à portée de main. Et sur la foi de cette démonstration, on peut parier que les Lions n’ont pas l’intention de seulement y participer, mais bien d’y rugir.

Sénégal – Soudan du Sud : Les Lions en chasse pour une qualification historique !

JUBA – L’heure est à la conquête. Dans la chaleur de Juba, les Lions du Sénégal affûtent leurs armes. Objectif : une victoire face au Soudan du Sud ce vendredi qui pourrait les rapprocher d’une qualification historique pour la Coupe du Monde 2026.

La confiance des Lions

« On est venus ici pour prendre les trois points et garder notre première place. » La déclaration de Cheikh Tidiane Sabaly, l’attaquant des Lions, ne laisse place à aucun doute. Sous le soleil sud-soudanais, la sélection sénégalaise affiche une détermination de fer lors de son premier entraînement à Juba.

Le message est clair : malgré les conditions difficiles et le déplacement éprouvant, les protégés de Pape Bouna Thiaw n’ont fait le voyage que pour une chose : gagner.

Un groupe B sous tension

La situation est pourtant delicate. Leaders avec 18 points, les Lions ne comptent que deux petits points d’avance sur les Léopards de la RDC. Chaque match devient donc une finale.

« On sait que ce genre de matchs est difficile à jouer », reconnaît Sabaly. « Mais nous sommes focalisés sur ce que nous devons faire. On est prêts à mettre tout ce que l’on a pour gagner. »

La route vers la qualification

Le calcul est simple : quatre points sur les six en jeu lors des deux derniers matchs (face au Soudan du Sud et à la Mauritanie) suffiraient aux Lions pour valider leur billet pour le Mondial 2026. Ce serait alors la quatrième qualification de l’histoire du Sénégal, et la troisième consécutive après 2018 et 2022.

Alors que l’équipe a effectué son premier galop d’entraînement à Juba, l’état d’esprit semble optimal. « On va tout donner », promet Sabaly, résumant l’ambiance dans le camp sénégalais.

Vendredi, les Bright Stars du Soudan du Sud, déjà éliminés, tenteront-ils de jouer les trouble-fêtes ? Rien n’est moins sûr face à des Lions assoiffés de victoire et déterminés à écrire une nouvelle page de leur histoire.

Football africain : la CAF renoue avec les bénéfices et augmente massivement les primes

KINSHASA – Le football africain vit un tournant historique. Réunie ce lundi à Kinshasa pour sa 47e Assemblée générale ordinaire, la Confédération africaine de football (CAF) a officialisé son retour à la rentabilité avec un bénéfice net de 9,48 millions de dollars pour l’exercice 2023-2024, permettant une revalorisation substantielle des primes aux clubs et sélections nationales.

Une santé financière rétablie

Sous la présidence de Patrice Motsepe, l’instance dirigeante du football continental a présenté des comptes assainis, marquant la fin d’une période de difficultés financières. Les revenus annuels atteignent désormais 166,42 millions de dollars, grâce à « l’attrait international du football africain » et à l’arrivée de nouveaux partenaires commerciaux, passés à 16 pour la saison 2024-2025.

La nouvelle politique d’investissement de la CAF se caractérise par une répartition ciblée : 81 millions de dollars sont consacrés aux dotations des compétitions, 35 millions au développement du football, 19 millions à l’organisation des tournois et 21 millions aux frais de gouvernance.

Une révolution pour les clubs africains

La conséquence la plus visible de cette santé financière retrouvée est l’augmentation massive des primes. Le vainqueur de la Ligue des Champions de la CAF percevra désormais 4 millions de dollars, soit une hausse de 60 % par rapport au précédent montant. La cagnotte totale de la compétition s’élève maintenant à 17,6 millions de dollars.

Innovation majeure pour la saison 2025-2026 : chaque club participant aux tours préliminaires recevra 100 000 dollars, une mesure destinée à soutenir les structures les plus modestes du continent.

Les sélections nationales également bénéficiaires

Les compétitions entre nations africaines voient également leurs dotations augmenter significativement. La Coupe d’Afrique des Nations 2023 en Côte d’Ivoire a disposé d’un montant record de 32 millions de dollars en dotations, le vainqueur empochent 7 millions de dollars, soit 40 % de plus que lors de l’édition précédente.

Le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) n’est pas en reste, avec une dotation globale portée à 10,5 millions de dollars, dont 3,5 millions pour le champion. Même la Super Coupe de la CAF voit sa prime victorieuse atteindre 500 000 dollars.

Cette embellie financière, annoncée symboliquement lors de la première Assemblée générale organisée en RDC, envoie un message fort à l’ensemble de la famille du football africain. Après des années d’incertitude, la CAF dispose désormais des moyens de ses ambitions pour développer le football sur l’ensemble du continent, des clubs amateurs aux grandes sélections nationales.

Trionda : le ballon high-tech qui fera vibrer le Mondial 2026

NEW YORK – La magie du football mondial a désormais un nouveau gardien. La FIFA a officiellement présenté jeudi « Trionda », le ballon qui roulera lors de la Coupe du monde 2026. Conçu par Adidas, ce bijou technologique incarne l’esprit de la première édition organisée à trois. Le Canada, les États-Unis et le Mexique partagent en effet l’honneur d’accueillir le plus grand Mondial de l’histoire.

Un design qui unit trois nations

Trionda, librement traduit de l’espagnol par « trois vagues », symbolise l’ADN de cette compétition historique. Son design audacieux combine le rouge, le vert et le bleu dans des panneaux ondulés formant un triangle central. Les symboles nationaux y apparaissent discrètement : la feuille d’érable canadienne, l’aigle mexicain et les étoiles américaines. Le tout est rehaussé de dorures qui rappellent le prestigieux trophée.

Une révolution technologique pour le jeu

Au-delà de l’esthétique, Trionda incarne un bond technologique. Équipé d’un capteur de mouvement 500 Hz, il transmet en temps réel des données sur sa position et sa trajectoire. Relié directement au système d’assistance vidéo (VAR), il promet de transformer les décisions liées aux hors-jeu et aux actions litigieuses.

« Je suis fier et heureux de vous présenter Trionda », a déclaré Gianni Infantino, président de la FIFA. « Cette nouvelle création d’Adidas symbolise l’unité et la passion des trois pays hôtes. »

Les innovations ne s’arrêtent pas là. Des coutures profondes assurent une meilleure stabilité en vol. En outre, des icônes en relief renforcent l’adhérence par temps humide. Ces détails devraient offrir aux stars mondiales des performances optimales du 11 juin au 19 juillet 2026.

Alors que seules 18 nations sur 48 sont déjà qualifiées, le tirage au sort final prévu le 5 décembre à Washington suscite l’impatience. Avec la présentation de Trionda, la fièvre mondiale monte déjà : un ballon, trois nations et l’espoir de millions de fans.

Pape Thiaw mise sur l’expérience face au Soudan du Sud et à la Mauritanie

À l’approche de deux rencontres décisives pour la qualification au Mondial 2026, le sélectionneur des Lions du Sénégal, Pape Thiaw, a joué la carte de la continuité. La liste des convoqués pour affronter le Soudan du Sud, le 10 octobre à Juba, puis la Mauritanie, le 14 octobre à Diamniadio, réserve peu de surprises mais confirme une stratégie : s’appuyer sur un socle éprouvé pour franchir un cap crucial.

Le retour d’un pilier

La principale nouveauté réside dans le retour de Nampalys Mendy. Le milieu de terrain de Watford, absent du groupe depuis octobre 2024, retrouve le maillot national après une relance convaincante en Championship anglais. Son expérience et sa robustesse défensive offrent une option précieuse à Pape Thiaw dans un secteur clé, d’autant plus que des absences se font sentir. Lamine Camara (FC Metz) et Habib Diarra, tous deux blessés, ne font pas partie du voyage, tout comme Assane Diao, non retenu.

Pour compenser, le technicien a également rappelé Mamadou Lamine Camara (RS Berkane) et Ilay Camara (RSC Anderlecht). Ils viennent épauler les incontournables de l’entrejeu : Idrissa Gana Gueye, Pape Matar Sarr, Pape Gueye, Pathé Ciss et Dion Lopy.

Une défense et une attaque immuables

À l’arrière, la charnière habituelle se reforme avec Kalidou Koulibaly, Moussa Niakhaté, Abdoulaye Seck et Krépin Diatta. Le jeune Mamadou Sarr, pourtant annoncé par certaines rumeurs, n’a pas été convoqué. Dans les buts, le trio de confiance est reconduit : Édouard Mendy, Mory Diaw et Yehvann Diouf.

En attaque, la puissance offensive reste incarnée par le capitaine Sadio Mané, flanqué de Boulaye Dia, Nicolas Jackson et Iliman Ndiaye. Le retour d’Ismaila Sarr, absent lors du dernier rassemblement, ajoute de la vitesse et de la variété aux options offensives, aux côtés de Cheikh Tidiane Sabaly et Chérif Ndiaye.

Objectif : un grand pas vers le Mondial

Avec cette liste, Pape Thiaw envoie un message clair : face à l’enjeu, la confiance va aux hommes qui ont déjà fait leurs preuses sous le maillon jaune et vert. En s’appuyant sur un collectif rodé et des cadres expérimentés, les Lions de la Teranga visent six points décisifs pour se rapprocher de la Coupe du monde 2026, et affirmer, une fois de plus, leur statut de favori dans leur groupe de qualification.

La lutte sénégalaise entre dans l’arène officielle : l’État acte la création d’une fédération

Le souffle des arènes va bientôt circuler dans les couloirs d’une institution. Sur la terre battue du stade Léopold Sédar Senghor, la ministre des Sports, Khady Diene Gaye, a officialisé une attente séculaire : la lutte sénégalaise, ce patrimoine fait de sueur et de traditions, se dotera d’une fédération nationale. Une décision « irréversible », destinée à structurer et professionnaliser ce sport qui bat au rythme du cœur du pays.

« Une étape majeure pour ce sport au cœur de notre identité culturelle », a déclaré la ministre. Elle a ainsi scellé la volonté de l’État d’offrir à la lutte un cadre institutionnel à sa mesure. L’annonce, faite en présence des acteurs historiques de la discipline, consacre l’aboutissement d’un long processus et ouvre une nouvelle ère.

Transparence, unité et ambition nationale

Consciente des enjeux, Khady Diene Gaye a pris une mesure forte : suspendre temporairement le processus électoral. Cette pause stratégique vise à « fiabiliser le fichier et garantir une transparence totale ». Elle veut ainsi éviter les écueils et bâtir la légitimité de la future instance sur des bases solides et incontestables.

Le calendrier est clair. La nouvelle structure fédérale verra le jour dès octobre. Ensuite, les ligues et les districts seront installés progressivement sur l’ensemble du territoire. La ministre a salué la mobilisation des douze comités régionaux de gestion et l’implication des acteurs. Leur concours reste essentiel pour réussir cette transition historique.

Mais l’ambition va plus loin. Sur sa page Facebook, la ministre a lancé un appel à l’unité : « Ensemble, faisons de ce sport un levier culturel, économique et social fort pour notre pays. » Elle veut transformer cette passion populaire en un écosystème viable, capable de générer des emplois, des revenus et un rayonnement international.

Pour les lutteurs, les promoteurs et les millions de fans, cette fédération représente l’espoir d’une reconnaissance officielle et d’une professionnalisation attendue depuis des générations. Le souffle des tambours battra bientôt au même rythme que celui de l’institution. La lutte, enfin, entre dans la cour des grands.

Nouvelle ère au football sénégalais : la FSF installe son équipe dirigeante

Une page se tourne, une autre s’écrit. Ce jeudi 25 septembre 2025, le salon d’honneur du stade Léopold Sédar Senghor vibrera au rythme d’un moment attendu : l’installation officielle de la nouvelle équipe dirigeante de la Fédération sénégalaise de football (FSF). La ministre de la Jeunesse et des Sports, Khady Diène Gaye, donnera le coup d’envoi institutionnel de ce mandat.

Un bureau fédéral au complet

Quelques semaines après la passation de service entre Augustin Senghor et Abdoulaye Fall, cette cérémonie marquera l’acte fondateur du nouveau bureau fédéral. Elle validera le comité exécutif déjà installé et présentera la composition complète des instances de la FSF.

Au cœur des attentes, une question domine : qui occupera les postes stratégiques ? Les regards se tournent surtout vers Ablaye Sow, figure montante dont la responsabilité pourrait influencer l’orientation future de la fédération.

Des commissions opérationnelles dès octobre

La journée ne se limitera pas à l’installation du bureau. Les présidents des commissions spécialisées prendront aussi leurs fonctions. Cette étape reste cruciale pour assurer l’organisation des compétitions. Le calendrier est serré : les premiers matchs débuteront en octobre, et les décisions prises aujourd’hui pèseront sur toute la saison.

Transparence et gouvernance au cœur du mandat

Pour le ministère, cette installation dépasse la simple formalité. Elle incarne un engagement ferme en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et d’une structuration durable du football sénégalais. Une nouvelle ère s’ouvre donc pour le sport roi, avec l’espoir d’un avenir à la hauteur des ambitions du Sénégal.