Moustapha Ndiaye écope de 15 ans de prison pour le meurtre de Ibou Diop

Le garde rapproché du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR), Moustapha Ndiaye, a été condamné à 15 ans de prison ferme pour le meurtre d’Ibrahima Diop, un jeune tué lors d’affrontements survenus pendant la campagne de l’élection présidentielle de 2019, dans la capitale orientale du Sénégal.

Son co-accusé Ousmane Sidibé est acquitté pour les chefs d’accusation qui lui sont reprochés. Et les 11 autres en liberté provisoire depuis près d’une année ont bénéficié d’une relaxe.

Deux des membres du groupe ont comparu pour les chefs d’accusation de meurtre, tandis que les autres sont accusés de coups et blessures volontaires et détention illégale d’armes blanches.

Les événements à l’origine de cette affaire remontent au 11 février 2019, quand des affrontements ont opposé la garde rapprochée du Parti de l’unité et du rassemblement (PUR) à des partisans de Benno Bokk Yaakaar (BBY), au quartier Dépôt de Tambacounda.

Ces échauffourées ont pris une tournure tragique lorsqu’un tailleur, Ibrahima Diop dit Ibou, a été poignardé mortellement d’un coup de couteau dans le dos.

Le certificat de genre de mort avait fait état de plaies thoraciques postérieures provoquées par une arme blanche dont une pénétrante ayant atteint le poumon.

Les résultats de l’Hydroxychloroquine et l’Azithromycine se sont davantage confirmés (Pr Seydi)

Les résultats de l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine dans la prise en charge médicale de la Covid-19 se sont ’’davantage confirmés’’. Et le traitement sera poursuivi, a déclaré Pr Moussa Seydi, le Coordonnateur national de la prise en charge médicale.

’’Actuellement, l’analyse de nos données porte sur 838 patients et non 559 comme la fois dernière. Sur 838, nous avons 127 patients âgés de 12 ans. Les résultats que nous avons obtenus dans l’utilisation de l’hydroxychloroquine et l’azithromycine se sont davantage confirmés avec cette série plus importantes’’, a dit l’infectiologue sénégalais, chef du service des maladies infectieuses de l’Hôpital de Fann à Dakar.

Le Pr Seydi s’exprimait lors du point mensuel sur le traitement des patients atteints de Covid-19, quatre mois après l’apparition de la pandémie au Sénégal, le 2 mars.

Selon lui, la durée médiane d’hospitalisation qui était de 10,5 jours est à 10 jours et 12 jours si le patient n’avait pas pris le traitement indiqué, avec une différence statistiquement très significative.

’’C’est un traitement bien toléré, la prévenance des effets secondaires est entre 2 et 3% . Tous les patients qui ont pris ce traitement à un stade précoce de la maladie n’ont pas eu de complications et aucun n’est décédé’’, a expliqué l’infectiologue.

Pr Seydi a également a abordé l’impact de la réduction du délai d’hospitalisation sur la disponibilité des lits.
’’Il y a une tension sur la disponibilité de lits au niveau des Centres de traitement. C’est pour cela que la prise en charge à domicile des patients est encore indiquée en ce moment. Il faut s’adapter au contexte. Libérer des malades nous permet de prendre en charge aussi d’autres malades qui ont des facteurs de gravité ou de survenue de complications’’, a-t-il fait savoir.

Il a indiqué que chaque malade coûte très cher à l’Etat. Par conséquent cette réduction de 2 jours représente plusieurs milliards de Francs CFA d’économie.

Le traitement à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine se poursuivra donc, selon Pr Seydi.

’’Nous allons continuer ce traitement, en sachant qu’il faut faire un essai clinique. Si on s’était basé sur l’essai clinique, il n y aurait pas ce traitement à ce jour. Il n y a aucun traitement validé à ce jour au niveau mondial’’, a t-il dit.

Sur les signes cliniques, l’infectiologue a indiqué que diverses manifestations peuvent être observés. Des signes ayant trait à l’atteinte d’un appareil et plusieurs systèmes de l’organisme.

Il a ainsi évoqué l’anorexie (la perte d’appétit) et l’agueusie (perte du goût). Le Pr Moussa Seydi a souligné que 50% des patients présentant ces signes pourraient avoir le coronavirus.

L’infectiologue a invité les personnes présentant ces signes à s’auto-isoler et à prévenir les services de santé.

Parlant des séquelles chez les patients guéris, il leur a demandé de respecter les rendez-vous à leur sortie de l’hôpital.

Post-Covid: Macky Sall engage « un semestre intense de travail »

Le chef de l’Etat a rappelé en conseil des ministres l’impératif d’engager à partir de ce 1er juillet « +Un Semestre intense de Travail+ » pour stabiliser et relancer l’activité économique, la croissance et l’emploi dans le contexte du post Covid-19.
« Le président de la République a, par ailleurs, rappelé l’impératif pour la Nation, d’engager, à partir de ce jour, 1er juillet 2020, +Un Semestre intense de Travail+ pour stabiliser et relancer l’activité économique, la croissance et l’emploi dans le contexte du post Covid-19 », rapporte le communiqué du Conseil des ministres qui s’est tenu ce mercredi.
Macky Sall « a, dans ce sens, exhorté le gouvernement à asseoir, avec le soutien de toutes les forces vives de la Nation, le renforcement de nos capacités productives ainsi que la consolidation du caractère endogène, inclusif et équitable de la croissance économique grâce à une valorisation plus soutenue du contenu local et l’ancrage durable d’une +culture du produire et consommer sénégalais+ ».
Le chef de l’Etat qui a abordé auparavant le contexte global de sortie de l’état d’urgence, « a informé les ministres qu’il n’y aura pas de vacances gouvernementales en 2020 ».
« Il a demandé aux ministres de prendre toutes les dispositions idoines pour le fonctionnement adéquat des services de l’Etat et un retour rapide à la vie économique et sociale normale, dans la sécurité sanitaire », souligne-t-on dans le communiqué.
Le président de la République « a, à ce sujet, insisté sur l’impératif de veiller au port systématique et correct du masque, ainsi qu’au respect strict des gestes barrières, des consignes de distanciation physique et de la fermeture de certains lieux recevant du public, notamment les lieux de loisirs à huis clos ».
Macky Sall « a, en outre, indiqué l’importance d’une bonne préparation de la réouverture des frontières aériennes à partir du 15 juillet 2020 ».

Le Sénégal promet la réciprocité à ceux qui fermeront leurs frontières aériennes aux sénégalais

Le Sénégal fermera ses frontières aériennes à tous les pays qui auront pris une mesure similaire à l’encontre de ses ressortissants. C’est ce qu’a déclaré le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr.
‘’Réouverture du ciel aux vols internationaux : le principe de la réciprocité sera applicable à tous les Etats ayant pris des mesures à l’encontre du Sénégal’’, a écrit M. Sarr dans un message transmis à l’APS.
Il a annoncé cette décision après que l’Union européenne a pris la mesure, pour atténuer la propagation du coronavirus. Elle consiste à n’ouvrir son espace aérien qu’aux ressortissants de 4 pays africains uniquement. A savoir l’Algérie, le Maroc, le Rwanda et la Tunisie.
Lundi, le président sénégalais, Macky Sall, a annoncé la réouverture des frontières aériennes du Sénégal, le 15 juillet prochain. Il avait décidé leur fermeture depuis mars, en raison de la pandémie de coronavirus.
Lors du dernier conseil des ministres, mercredi, M. Sall a demandé au gouvernement de veiller à ‘’une bonne préparation de la réouverture des frontières aériennes’’.

Covid-19: Le Sénégal franchit la barre des 7000 cas ce 2 juillet

Le Ministère de la santé et de l’action sociale a annoncé que le Sénégal compte 129 nouveaux cas de Covid-19 et 5 décès ce 2 juillet.

Le communiqué du Ministère précise que ces nouveaux cas comprennent 96 cas contacts 33 cas de transmission communautaire. Le Sénégal enregistre 5 nouveaux décès liés à la Covid-19 ce 2 juillet. Le communiqué renseigne également que 36 cas graves sont en service de réanimation.

Notons toutefois 54 nouvelles guérisons.

Le Sénégal compte à ce jour 7054 cas positifs dont 4599 guéris, 2333 sous traitement et 121 décès.

Suivez l’évolution du Coronavirus au Sénégal ici

Communiqué du Conseil des Ministres du 1er juillet 2020

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des ministres, en visioconférence, le mercredi 1er juillet 2020, à 10 heures.
Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, présenté les condoléances les plus attristées de la Nation à la Oumma Islamique, suite au rappel à Dieu de Serigne Pape Malick SY, Porte-Parole du Khalife général des Tidianes, de Cheikh Ahmed Tidiane SECK, Khalife général de Thiénaba, et de la fille aînée de El Hadj Ibrahima Niasse, Sokhna Fatouma Zahra Niasse.
Le Président de la République a ensuite évoqué sa décision de lever, le 30 juin 2020 à 23 heures, l’état d’urgence et le couvre-feu y afférent.
Le Chef de l’Etat a, dès lors, demandé aux membres du Gouvernement de se mettre à la disposition de l’Assemblée nationale afin de donner toutes les informations relatives, notamment, à la mise en œuvre du Programme de Résilience économique et sociale, à travers l’exécution du Fonds « FORCE COVID-19 » doté de 1.000 milliards FCFA.
Le Président de la République, au titre du renforcement de la vigilance dans la lutte anti COVID-19, a invité le Gouvernement à consolider, dans la solidarité, les capacités de riposte et de résilience du système public de santé. Il a, à cet effet, demandé aux ministres en charge de la Fonction publique, de la Santé et du Budget de mettre en œuvre, sans délai, sa décision de faire recruter, par l’Etat, sur la période 2020-2021, cinq cent (500) médecins et mille (1000) agents professionnels de la santé (infirmiers et infirmières, sages-femmes et personnels de soutien).

Ces recrutements exceptionnels, seront renforcés, à très court terme, par l’exécution du Plan quinquennal (2020-2024) d’investissement et de modernisation du secteur de la santé et de l’action sociale.

Le Chef de l’Etat, abordant le contexte global de sortie de l’état d’urgence, a informé les ministres qu’il n’y aura pas de vacances gouvernementales en 2020. Il a demandé aux ministres de prendre toutes les dispositions idoines pour le fonctionnement adéquat des services de l’Etat et un retour rapide à la vie économique et sociale normale, dans la sécurité sanitaire.
Le Président de la République a, à ce sujet, insisté sur l’impératif de veiller au port systématique et correct du masque, ainsi qu’au respect strict des gestes barrières, des consignes de distanciation physique et de la fermeture de certains lieux recevant du public, notamment les lieux de loisirs à huis clos. Il a, en outre, indiqué l’importance d’une bonne préparation de la réouverture des frontières aériennes à partir du 15 juillet 2020.
Le Président de la République a, par ailleurs, rappelé l’impératif pour la Nation, d’engager, à partir de ce jour, 1er juillet 2020, « Un Semestre intense de Travail » pour stabiliser et relancer l’activité économique, la croissance et l’emploi dans le contexte du post Covid-19.
Le Chef de l’Etat a, dans ce sens, exhorté le Gouvernement à asseoir, avec le soutien de toutes les forces vives de la Nation, le renforcement de nos capacités productives ainsi que la consolidation du caractère endogène, inclusif et équitable de la croissance économique grâce à une valorisation plus soutenue du contenu local et l’ancrage durable d’une « culture du produire et consommer sénégalais ».
Le Président de la République a, au titre de l’accès universel à l’électricité, requis la mise en œuvre diligente du programme des 50.000 lampadaires solaires en cours d’installation dans toutes les communes du Sénégal, en veillant à l’équipement prioritaire des structures et espaces publics.
Le Chef de l’Etat, revenant sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, a demandé au Ministre des Infrastructures de faire prendre toutes les dispositions en vue de finaliser, dans les délais, les grands travaux d’infrastructures en cours de réalisation. Il a, de surcroît, insisté sur la priorité absolue qu’il accorde aux conditions de travail et à la protection sociale des acteurs des transports routiers.
Le Chef de l’Etat a clos sa communication en rappelant au Gouvernement, l’urgence d’intensifier les mises en place des crédits de campagne et d’équipement à allouer aux producteurs agricoles, de même que la nécessité de veiller à l’entrée en vigueur effective, dans toutes les localités du pays, des mesures présidentielles visant la facilitation de l’approvisionnement optimal du Sénégal en moutons, en perspective de la célébration prochaine de la Tabaski.
Au titre des Communications,
• Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur le suivi des directives présidentielles, notamment sur la prévention des inondations ;
• Le Ministre des Finances et du Budget a fait a fait le point sur l’état d’exécution budgétaire ;
• Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale et l’assistance aux compatriotes dans le cadre de la pandémie de la Covid-19 ;
• Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le financement durable du Système statistique national ;
• Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait le point sur la pandémie de la COVID-19 ;
• Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur la pluviométrie, la mise en place des intrants agricoles et la réception des tracteurs du PACERSEN ;
• Le Ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur la relance des Centres d’appui au Développement local (CADL) ;
• Le Ministre, en charge du suivi du Plan Sénégal émergent a fait une communication sur la mise en œuvre des projets et réformes du PSE.
Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :
• Le Projet de décret portant création du Comité national du CODEX ALIMENTARIUS et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement.
Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
• Monsieur Gorgui CISS, Professeur titulaire des Universités, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société d’Aménagement foncier et de Rénovation urbaine (SAFRU) SA.
• Monsieur Maissa Mahécor DIOUF, titulaire d’un Master en gestion de la mobilité des transports et de la logistique, est nommé Directeur général de la Société d’Aménagement foncier et de Rénovation urbaine (SAFRU) SA.
Fait à Dakar, le 1er Juillet 2020
Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement
Ndèye Tické Ndiaye

Un réseau de proxénétisme et de traite de personnes démantelé à Mbour

Le commissariat central de police de Mbour a déclaré avoir démantelé un réseau spécialisé dans la traite des personnes et le proxénétisme ce mercredi.
Un nigérian de 35 ans, présumé être le cerveau du réseau, et son acolyte compatriote de 46 ans, sont actuellement en garde à vue au commissariat urbain de Saly-Portudal, près de la ville de Mbour.
Les deux hommes auraient hébergé des prostituées originaires de leur pays dans deux appartements, dans le département de Mbour.
Ils auraient ainsi joué le rôle de protecteurs pour ces présumées filles de joie, dont ils tiraient profit des activités.
Selon les informations fournies par la police, après avoir introduit ces filles au Sénégal, ils auraient confisqué leur passeport et les auraient astreintes au remboursement de leurs frais de voyage. S’arrogeant également un droit de regard sur le produit de leurs prestations.
Les filles, au nombre de 13, sont également placées en garde à vue. Certaines d’entre elles vivaient à Saly-Station, et les autres à Saly-Niakh Niakhal, près de Mbour.
Une perquisition effectuée chez le cerveau du réseau a permis de saisir sept cartes nationales d’identité nigérianes appartenant à certaines des filles, ainsi que le passeport de l’une d’elles, une photocopieuse, trois photocopies de cartes nationales d’identité nigérianes et huit reçus de transfert d’argent.
Sept téléphones portables, un ordinateur portable, trois carnets d’inscription au fichier sanitaire, 34 préservatifs, 60 dalasis (la monnaie gambienne) font également partie des biens saisis.
Une autre perquisition chez l’acolyte du cerveau présumé de la bande a permis de saisir deux ordinateurs portables, deux tablettes, deux disques durs, huit téléphones portables, deux cahiers avec des mentions de sommes d’argent.
Les policiers ont également retrouvé chez l’homme, qui se présente comme un pasteur, huit reçus de transfert d’argent, sept cartes bancaires, trois montres en plaqué or.
Happy Lovelty Sunfay (29 ans), Blessing Sunday (38 ans), Ijeoma Egboluche (48 ans), Loveth Ginikanma Nwadiezi (32 ans), Blessing Amaka Nevoh (27 ans), Dago Eniola Sodipe (37 ans), Goulinan Marina Seri (32 ans), Aicha Lawal (29 ans), Isaac Mercy (25 ans), Thomsen Ejori (32 ans), Osarah Mercy (29 ans), Adam’s Lawal et Julius Gregory Nana sont tous en garde à vue.

OMS: « La Covid-19 ne doit pas masquer les autres maladies »

La riposte contre la pandémie de Covid-19 ne doit pas masquer la réponse sur le terrain dans beaucoup de pays africains à d’autres maladies comme le paludisme et les Maladies tropicales négligées (MTN), a soutenu la représentante pays de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Madagascar et à la Réunion.
Participant à une conférence de presse en ligne ce mercredi sur une approche intégrée au sein des systèmes de santé pour une continuité des soins, Dr Charlotte Ndiaye a présenté la stratégie en cours à Madagascar pour la distribution en masse des médicaments contre les maladies tropicales négligées.
« On n’oublie pas que la Covid-19 ne masque pas les autres maladies et continuer à travailler sur des stratégies de continuité des soins en intégrant les mesures préventives », a-t-elle souligné.
« Au mois d’avril en plein pandémie de la Covid-19, on a vécu ici au Madagascar avec plus de 200 décès enregistrés liés au paludisme », a-t-elle expliqué.
Un appel a été lancé aux partenaires avec la mobilisation du gouvernement malgache pour régler cette question sanitaire dans le contexte du nouveau coronavirus.
« La Covid-19 nous devons vivre avec et nous devons continuer à travailler pour empêcher que les autres maladies ne fassent pas autant de victimes sinon plus », a-t-elle dit.
Ainsi pour la distribution de médicaments de masse pour  juillet, tous les agents et des bénéficiaires de soins respecteronttoutes les mesures de prévention contre la pandémie avec la distribution de gels hydro-alcoolique, le lavage systématique des mains, la distanciation physique, et le port de masque.
Cette activité au Madagascar permettra de retenir les meilleures pratiques et faire une évaluation ensuite afin de pouvoir les partager entres les pays comme le Sénégal pour reprendre la distribution de médicaments de masse dans les régions touchées par les MTN.
Pour le Directeur du département des MTN de l’OMS en Afrique, Dr Mwelecele Malecela, il faudra des « innovations et stratégies qui doivent permettre de continuer les activités de riposte pour les autres maladies ».
« La nouvelle feuille de route des systèmes de santé doit mettre l’accent sur une approche intégrée et trans-sectorielle », a-t-elle souligné.
La conversation en ligne est une initiative de Speak Up Africa, une organisation non lucrative de communication et de plaidoyer ayant pour but de catalyser le leadership, encourager le changement politique et accroître la sensibilisation pour le développement durable dans le cadre de la campagne « Save Africa ».

Décès de l’écologiste Ousmane Sow Huchard

 L’écologiste sénégalais Ousmane Sow Huchard est décédé dans la nuit de mardi à mercredi, à Dakar, des suites d’une longue maladie, a appris l’APS de sa famille.
Le défunt, qui fut élu député en 2007, était depuis mars 2009 conseiller municipal de Ziguinchor, la ville où il naquit le 5 décembre 1942.

Ousmane Sow Huchard, anthropologue, muséologue, musicologue, critique d’art, conservateur de musée, consultant international, a d’abord reçu une formation technique en pratique d’électricité avant d’entamer des études universitaires sur l’anthropologie, la musique et la muséologie au Canada.

Titulaire d’un B.A en histoire de l’art et archéologie classique à l’Université Laval en 1978 et d’un Master of Science en anthropologie, option muséologie de l’Université de Montréal en 1980, Ousmane Sow Huchard est également Ph.D. en anthropologie sociale et culturelle de l’Université à Laval, en 1985. Il était auteur-compositeur-interprète.
Il a été également chargé de cours de muséologie du Département d’anthropologie de l’Université de Laval, en 1981.
A son retour au Sénégal, il est successivement conservateur en chef du Musée dynamique, de 1983 à 1988, conseiller technique au cabinet du ministre de la Culture entre 1986 et 1988, commissaire aux expositions d’art à l’étranger du Sénégal de 1989 à 1990, président du Conseil scientifique de DAK’ART (Biennale de l’art africain contemporain), de 1993 à 1999.
Il a été aussi Administrateur général adjoint de la Fondation Youssou Ndour.

Sur le plan musical, il s’est illustré comme membre fondateur, en 1964, de l’orchestre universitaire de Dakar, Dakar Université Sextet.

Il évolue ensuite au sein du Merry Makers, groupe musical qui interprétait des variétés africaines, françaises et le Rythm And Blues. A cause d’une rupture intervenue au sein de groupe, il crée avec d’autres, en 1970, le Waato Sita (il est temps, en mandingue).
Il s’agit d’un groupe de recherches musicales implanté au Centre culturel Blaise Senghor de Dakar.

La spécificité du Waato Sita était de marier des instruments occidentaux avec des instruments africains tels que la kora (manding), le tam-tam (wolof), le bugeer (joola), le balafon (balante) et le basse bolong (hal pulaar).

Pétri d’idées écologistes, Ousmane Sow Huchard signe, en 1999, son engagement en politique avec d’autres Sénégalais en mettant sur pied le Rassemblement des écologistes du Sénégal, les Verts, dont il devient le porte-parole.
Très impliqué dans le mouvement associatif, M. Huchard était membre de plusieurs associations professionnelles nationales et internationales.
Ousmane Sow Huchard a obtenu plusieurs distinctions dont celle de Chevalier de l’Ordre national du Lion et Chevalier de l’Ordre des arts et lettres de France et du Sénégal.
Il est également auteur de nombreux essais, notamment « La Kora : objet témoin de la civilisation mandingue », édité par les Presses universitaires de Dakar.

Il est aussi l’auteur-compositeur de l’hymne de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), qui fut utilisé pendant dix ans par le Conseil supérieur du sport africain pour les équipes sportives africaines, et de l’hymne Jeunesse sans frontières de la Semaine nationale de la jeunesse.

Le Sénégal et la France signent 10 conventions à hauteur de 91 milliards FCFA

Le Sénégal et la France ont signé 10 conventions de financement d’un montant total de 91 milliards FCFA.

Ce sont en fait Amadou Hott, le ministre de l’économie, du plan et de la Coopération du Sénégal et Rémy Rioux, directeur de l’Agence Française de Développement (AFD) qui ont signé. Sur les 91 milliards FCFA, 57 milliards concernent la réponse à la crise qu’a engendré le nouveau coronavirus. C’est donc en présence de Philippe Laliot, ambassadeur de France au Sénégal, qu’a eu lieu la cérémonie de signature des conventions.

Selon le communiqué, une enveloppe de 57 milliards FCFA servira à accompagner le Sénégal dans sa réponse aux volets sanitaire, social et économique de la crise liée à la pandémie.
Le coût de quatre des projets financés par cette enveloppe de 57 milliards FCFA, est de 51 milliards de FCFA.
« Ces quatre projets touchent à des enjeux aussi variés que l’éducation, l’eau, l’électricité, les transports et le soutien aux petites et moyennes entreprises », précise le communiqué.

Deux autres conventions d’un montant de 39 milliards de FCFA concernent les secteurs de la justice et de la gestion des déchets.

Elles portent sur le financement de deux projets dont le projet d’appui à la justice civile et commerciale au Sénégal (JUCICOM) pour un montant de 13,1 milliards de FCFA, soit 20 millions d’euros comprenant 8 millions d’euros en subvention et 12 millions d’euros en prêt.

Le reste de l’enveloppe de 26,2 milliards de FCFA en prêt, est dédié au projet pour la promotion de la gestion intégrée et de l’économie des déchets solides au Sénégal (PROMOGED).
Le communiqué signale aussi la signature entre les deux parties de deux prêts d’appui budgétaire. Et ce, pour un total de 33 milliards de FCFA. « Ils viennent alimenter le Fonds force Covid-19 et soutenir le Programme de résilience économique et sociale (PRES) ».
L’une des conventions vise le renforcement des capacités de surveillance épidémiologique et le financement des plans nationaux de réponse à la crise.
Enfin, à travers les fonds d’amorçage, l’AFD a apporté 900 millions de FCFA. Soit 1,4 millions d’euros de subvention en faveur des secteurs de l’assainissement, du numérique, du sport et de la gestion des déchets.