Covid-19: Environ 90% des PME impactées par la crise selon une enquête

La crise causée par la pandémie de Covid-19 affecte ‘’environ 90%’’ des petites et moyennes entreprises (PME) sénégalaises, selon une enquête publiée mardi.

L’étude dénommée ‘’Aar Sunu Kom Kom’’ a été menée par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (ADPME).

‘’L’enquête visait à collecter auprès d’un important échantillon d’entreprises des données relatives à l’impact de la crise sanitaire [causée par le] Covid-19 sur leurs activités’’, a expliqué le directeur général de l’ADPME, Idrissa Diabira. Le questionnaire a été élaboré de manière largement participative, a souligné M. Diabira en présentant l’enquête aux journalistes, à Dakar.

Elle montre qu’‘’environ 90% des répondants se disent très négativement ou négativement impactés par la crise’’, a indiqué le directeur général de l’ADPME.

Il ajoute : ‘’64.05% disent avoir perdu entre 60 et 100% de leur chiffre d’affaires, donc très négativement touchés, alors que 24.66% disent avoir connu une perte de 30% au plus de leur chiffre d’affaires, c’est-à-dire négativement impactés.’’

L’enquête montre aussi que les entreprises modérément impactées disent ‘’avoir perdu environ entre 10 et 20% de leur chiffre d’affaires’’. Selon M. Diabira, les personnes interrogées ont cité trois mesures prises par les autorités comme étant celles qui ont eu le plus d’impact sur leur activité.

Il s’agit de l’interdiction des déplacements interrégionaux, de la fermeture des frontières et de l’interdiction des rassemblements, détaille l’enquête menée du 5 au 29 mai 2020. Elle révèle également que près d’une entreprise sur deux a décidé de ‘’l’arrêt ou [de] la suspension de ses activités’’.

Selon Idrissa Diabira, une entreprise sur trois affirme avoir sollicité une institution financière pour faire face à la crise. Mais 74% des entreprises affirment ne pas connaître les mesures de financement et de soutien prises par le gouvernement, la BCEAO et les autres banques.

‘’Quatre-vingt-quatorze des entreprises sont convaincues de l’utilité d’un accompagnement pour s’en sortir. Un quart d’entre elles pensent à un retour à la normale d’ici à moins de trois mois’’, a signalé le directeur général de l’ADPME.

Selon lui, plus de 830 entreprises ont participé à cette enquête menée dans les 14 régions du pays. Et 50,3% des personnes interrogées sont basées à Dakar, 49,7% dans les autres régions.

Le comité de suivi du fonds « Force Covid-19 » tiendra un point de presse jeudi

Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la pandémie de la Covid-19 (FORCE Covid-19) tiendra un point de presse, jeudi, à 11h, à la salle de conférence du Building administratif Mamadou Dia, a appris l’APS.
A cette occasion, le Comité dirigé par le Général François Ndiaye ‘’fera le point de ses activités’’, indique-t-on dans un communiqué.
Les organes de presse sont priés de faire parvenir aux organisateurs les noms de leurs reporters, au plus tard, jeudi à 08 heures, souligne la même source qui insiste sur le respect des gestes barrières.

Covid-19: Le Sénégal a enregistré 89 nouveaux cas ce 9 juin

 Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a rapporté, ce mardi, 89 nouvelles contaminations de Covid-19, ce qui porte à 4516 le nombre de cas déclarés depuis le 2 mars.
Sur 1402 test effectués, 89 sont revenus positifs à la Covid-19, a indiqué le directeur de cabinet du ministre de la Santé.
Lors du point de presse quotidien sur la situation de la pandémie, Docteur Aloyse Wally Diouf a précisé qu’il s’agit de 71 cas contacts suivis, 1 cas importé via l’Aéroport Blaise Diagne et 17 cas issus de la transmission communautaire.
110 patients hospitalisés ont été déclarés guéris tandis que 12 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
A ce jour, le Sénégal a dénombré 4516 cas de Covid-19 dont 2809 guéris, 52 décès et 1654 patients sous traitement.

Pierre Nkurunziza, le président du Burundi est décédé

« Le Gouvernement de la République du Burundi annonce avec une très grande tristesse le décès inopiné de Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président de la République du Burundi, survenu à l’Hôpital du Cinquantenaire de Karusi suite à un arrêt cardiaque ce 8 juin 2020« , a annoncé le gouvernement burundais sur Twitter.

Son successeur, Évariste Ndayishimiye, 52 ans, avait déjà été élu le 20 mai dernier, pour un mandat de sept ans renouvelable une fois. Pierre Nkurunziza n’avait pas brigué de nouveau mandat et avait présenté Évariste Ndayishimiye comme son « héritier ».

Reprise du transport interurbain: La gare routière de Nioro applique toutes les mesures édictées

La gare routière de Nioro (Kaolack, centre), a respecté toutes les mesures édictées par les autorités pour la reprise des activités du transport entre les régions, a déclaré Adama Faye, adjoint au président du regroupement des chauffeurs de ce département.
« Nous avons reçu du gel hydroalcoolique, du savon, des masques et même deux thermo-flashs de la part du président du Conseil départemental et du préfet », a-t-il dit à l’APS.
M. Faye a ajouté que « toutes les mesures prises par les autorités pour le redémarrage du transport seront respectées ».
« Quand les autorités nous ont demandé d’arrêter nos activités, nous n’avons pas hésité un seul instant malgré les conséquences sur notre vie quotidienne », a noté le responsable des chauffeurs de Nioro, reconnaissant que « certains couacs ne peuvent pas manquer avec cette pandémie qui a surpris tout le monde ».
Il a ainsi demandé aux autorités de les aider à disposer de plus de membres qualifiés pour les inscriptions dans les registres, un travail assuré pour le moment par deux personnes pour une si grande gare routière.
« Nous n’avons que deux membres instruits qui s’occupent de l’inscription des clients et nous demandons aux autorités de nous en fournir d’autres pour faire le travail », a dit M. Faye, plaidant pour la formation des jeunes évoluant dans le secteur du transport pour sa modernisation.

Lamine Diack devant la justice française

Lamine Diack, l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), accusé de « corruption, blanchiment en bande organisée et abus de confiance », comparait à partir de ce lundi devant la justice française.
Le président de l’IAAF de 1999 à 2015 est accusé d’avoir étouffé des cas de dopage dans l’athlétisme russe en échange de pots de vins estimés par des juges à 3,45 millions d’euros, selon le quotidien français Le Monde.
Selon le même journal, il est aussi reproché à Lamine Diack « en marge de contrat de sponsoring d’avoir détourné de l’argent de la Fédération qu’il dirigeait à son profit et à celui de son fils, Papa Massata Diack, ex consultant marketing ».
Le média français indique que Lamine Diack a reconnu que des sanctions contre des athlètes russes avaient été échelonnés permettant à plusieurs d’entre eux de participer par exemple aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et « l’objectif était notamment de favoriser les négociations de droits télé et avec les sponsors en vue des Mondiaux d’athlétisme en août 2013 à Moscou ».
Prévu initialement en janvier dernier, le procès a démarré ce lundi devant la 32-ème chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.
Les avocats de Papa Massata Diack ont demandé un nouveau report, ne pouvant pas se déplacer en France avec la fermeture des frontières due à la pandémie de Covid-19.
Outre l’ancien président de l’IAAF et l’ancien Consultant marketing de l’instance dirigeante de l’athlétisme mondial, le tribunal doit entendre les Russes Valentin Balakhnichev, ancien Trésorier général de l’IAAF et l’ex entraîneur russe Alexei Melnikov.
Dans les rang des prévenus, il y a aussi le Français Gabriel Dolé, ex responsable de l’antidopage de l’IAAF qui a reconnu « avoir participé à ce qu’il a qualifié de passivité permanente », Habib Cissé conseiller juridique personnel de Lamine Diack.
L’IAAF devenue World Athletics en octobre 2019 sous la présidence de l’Anglais Sebastien Coe qui a succédé à Lamine Diack en 2015, l’AMA (Agence mondiale d’anti dopage) et le CIO (Comité internationale olympique) et les anciennes athlètes Hind Dehiba et Christelle Daunay se sont portés partie civile dans cette affaire, rapporte le quotidien sportif français dans son édition de ce lundi.

Covid-19: 99 nouvelles contaminations déclarées au Sénégal ce 8 juin 2020

99 nouveaux cas positifs à la Covid-19 s’ajoutent au bilan du Sénégal.

Ce lundi 8 juin 2020, le Ministère de la santé et de l’action sociale a reçu les résultats des examens virulogiques. Sur 1010 tests réalisés, 99 sont positifs. Ces cas sont repartis comme suit:

-88 Cas contacts

-02 cas importés

-09 Cas communautaires

111 guérisons ont en outre été recensées, ainsi que 14 cas graves pris en charge dans les services de réanimation. Le Sénégal a donc enregistré à ce jour 4 427 positifs, dont 2 699 guéris, 51 décédés,1678 sous traitement.

 

Covid-19: le Sénégal va poursuivre le traitement avec l’hydroxychloroquine (responsable)

Le Sénégal va poursuivre le traitement à base d’hydroxychloroquine et d’Azithromycine pour soigner les malades de la Covid-19, parce qu’il « est efficace pour réduire la charge virale et efficace dans la prévention des complications » pouvant conduire au décès, a déclaré, ce samedi à Dakar, le professeur Moussa Seydi. Le chef du Service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann, qui s’exprimait lors du point de presse mensuel dédié à la pandémie, en veut pour preuve les résultats d’une étude menée par ses services et qui ont montré que « tous les patients qui avaient pris ce traitement au stade précoce, c’est-à-dire avant l’apparition de complications, sont guéris et aucun n’est décédé ».

L’étude en question a porté sur 559 personnes dont 498 patients étaient âgés de plus de 12 ans. L’âge médian était de 33 ans, mais tous les âges étaient représentés, des nourrissons aux sujets de 85 ans avec autant d’hommes que de femmes. Un patient sur cinq avait une comorbidité et 65 % des patients hospitalisés dans ces sites de traitement (Fann, Dalal Diam et Diamniadio) étaient symptomatiques.

Explicitant les résultats de l’étude, Pr Seydi a indiqué que la durée médiane d’hospitalisation des patients qui avaient pris ce traitement était de 10,5 jours contre 13 jours chez les patients qui ne l’avaient pas pris.

Concernant la tolérance du traitement, il n’a été noté que 12 effets secondaires, soit dans environ 2 % des cas, et les effets secondaires cardiovasculaires se voyaient dans 0,8 % des cas, a souligné Professeur Moussa Seydi. Il note, par ailleurs, que tous les effets secondaires étaient bénins et réversibles à l’arrêt du traitement sans nécessité d’un traitement supplémentaire.

« Ce traitement à base d’hydroxychloroquine et d’Azithromycine que nous avons administré, nous a montré que l’efficacité était réelle », a-t-il indiqué.

Revenant sur la polémique née de la publication dans la revue « The Lancet » d’une étude qui remettait en cause l’efficacité de l’hydroxychloroquine et de l’Azithromycine pour soigner les malades de la Covid-19, il a dit que « nous ne nous baserons que sur nos résultats pour prendre des décisions ».

La décision de surseoir aux formalités d’organisation du pèlerinage à la Mecque 2020 reste en vigueur

La décision des autorités de surseoir pour le moment aux formalités d’organisation du pèlerinage aux lieux saints de l’islam pour l’édition 2020 reste toujours en vigueur, a réitéré, le délégué général au Pèlerinage Abdoul Aziz Kébé.

‘’Jusqu’à ce jour, il n’y a aucun changement concernant le Hajj 2020, conformément aux dispositions prises par le Gouvernement et annoncées par le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba’’, a-t-il indiqué dans un communiqué transmis à la presse samedi soir.

Le gouvernement de concert avec celui saoudien avait décidé de surseoir aux formalités d’organisation de 5ème pilier de l’islam pour des raisons liées au coronavirus (Covid-19) qui a touché tous les continents.

M. Kébé a rappelé que des décisions avaient été actées lors d’une réunion qui a regroupé le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur (Amadou Bâ), le ministre de l’intérieur (Aly Ngouille Ndiaye), le ministre de la santé et de l’action sociale (Abdoulaye Diouf Sarr) et de l’ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite à Dakar.

Selon lui, il avait été retenu entre autres décisions, l’arrêt de toutes les transactions relatives au pèlerinage 2020 et de toute formalité d’inscription des candidats.

‘’Ces mesures restent en vigueur. Toutes dispositions contraires qui interviendraient vous seront communiquées par les voies appropriées’’, a précisé Abdoul Aziz Kébé.

Ces derniers jours des rumeurs, distillées dans les réseaux sociaux, ont laissé croire à une possibilité d’organiser le pèlerinage.

Le gouvernement sénégalais a annoncé jeudi l’assouplissement des restrictions qu’il avait imposées pour freiner la propagation de la pandémie.

Un militaire saute accidentellement sur une mine antipersonnelle à Ziguinchor

Un soldat de la zone militaire numéro 5 a sauté acccidentellement sur une mine antipersonnelle dans le village de Mbissine-Albondy (commune d’Adéane), dans le département de Ziguinchor (sud), a appris l’APS d’une source sécuritaire.

’’Un militaire a effectivement sauté sur une mine antipersonnelle dans le secteur de Mbissine-Albondy. Mais c’est par accident. Il s’est blessé. Il est admis aux services d’urgence dans un établissement sanitaire à Ziguinchor’’, a précisé la même source.

Depuis plusieurs jours, l’Armée sénégalaise mène des opérations de sécurisation dans le sud du pays pour accompagner les populations qui ont opéré un retour massif dans les villages abandonnés.

’’Nous avons déployé un dispositif militaire pour aider les populations à se réinstaller et à récupérer leurs maisons, ainsi que leurs champs. Il n’y a aucune résistance ou bande armée. Ce militaire a été blessé accidentellement’’, a insisté notre interlocuteur.