Maroc: Des centres régionaux pour un suivi sanitaire des pêcheries

Au Maroc, le suivi sanitaire et biologique des pêcheries actives s’effectue désormais dans toutes les eaux maritimes du royaume, grâce à la politique de décentralisation menée par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui a implanté des centres régionaux sur tout le long du littoral.
A travers leurs laboratoires, ces centres procèdent à une évaluation indirecte des stocks en complément de l’évaluation directe faite par les navires de recherche, a expliqué à un groupe de journalistes en visite dans la région, le chef du centre régional de l’INRH de Dakhla, Ait Chattou El Mustafa.
C’est un suivi des pêcheries d’une manière régulière à travers les échantillonnages biologiques au niveau du port et au niveau des sites de pêche artisanale, a-t-il expliqué en visitant ce centre construit sur plusieurs hectares avec de nouveaux bâtiments en phase de finition pour de nouveaux laboratoires.
L’INRH, dont le siège se trouve à Casablanca, ‘’dispose de tous les moyens nécessaires pour assurer le suivi des pêcheries avec l’appui au niveau administratif’’, poursuit-il, à l’occasion d’une visite d’un groupe de journalistes africaines.
Le laboratoire de surveillance et de suivi du milieu marin s’occupe du volet sanitaire des coquillages consommés au niveau de la région, explique le chef du laboratoire des pêches, Sidy Baibat. Il y a également un laboratoire de pathologies à Tanger, qui se charge du suivi des coquillages et d’autres fruits de mer.
‘’La région de Dakhla est une zone poissonneuse où débarque une quantité importante de poissons, notamment les petits pélagiques, comme la sardine, la sardinelle, les céphalopodes comme les poulpes, les calamars et la sèche et d’autres espèces’’, explique-t-il.
Des opérations d’échantillonnage sont menés au niveau des points de débarquement de pêche artisanale de la région et du port. Des enquêtes de satisfaction socio-économique sont également faites par les agents du centre halieutique auprès des populations de pêcheurs à Dakhla. L’objectif, souligne Sidy Baibat, est ‘’de compléter les informations recueillies par les deux navires de recherche de l’INRH en haute mer’’.
Pour gérer normalement une recherche halieutique, il faut combiner l’évaluation directe et l’évaluation indirecte, affirme le chercheur. C’est ce qui, selon lui, justifie la nécessité de ‘’disposer de centres régionaux et des laboratoires régionaux au niveau de chaque site’’.
L’INRH dispose de deux navires de recherche à Agadir, d’où ils effectuent des missions sur tout le territoire national.
Des opérations d’embarquement des équipes scientifiques de l’INRH à bord des navires de pêche commerciale sont également effectuées, pour compléter les informations sanitaires afin de mieux gérer d’une manière durable les stocks et leur préservation.
Créé en 1998 pour une recherche de proximité avec un seul centre implanté à Casablanca, l’INRH a développé par la suite une politique de décentralisation le long du littoral marocain. Avant, les agents devaient parcourir plus de 1800 km pour faire des prélèvements tout le long de la côte.
Aujourd’hui, grâce à la politique de décentralisation, l’INRH dispose de centres régionaux à Layoune et à Agadir où se trouve aussi un centre de valorisation des produits de la mer.

Il a aussi une station de surveillance de la salubrité du milieu marin à Walidya, un centre spécialisé de pathologies à Tanger et un centre spécialisé d’aquaculture à Médire. Les agents de l’INDH parcourent tout le littoral marocain, de la Méditerranée à l’Atlantique.

Covid-19: Les sénégalais appelés à plus de responsabilité sociale et communautaire pour contrer la pandémie

Le ministre, porte-parole de la présidence, Abdou Latif Coulibaly, a invité, ce lundi, les sénégalais à plus de responsabilité sociale et communautaire, en vue de faire respecter les recommandations et les interdits de l’Etat pour contrer le coronavirus.

‘’Notre responsabilité sociale et communautaire nous amène à comprendre que ce que pose le gouvernement (…) vient des experts en la matière’’, a-t-il dit, soulignant la nécessité de faire respecter ‘’scrupuleusement’’ les recommandations qui ont été faites.
Le ministre intervenait dans le journal de la radio futur média (RFM), cet après-midi.
Abdou Latif Coulibaly soutient que c’est la ‘’réaction communautaire par rapport à des recommandations de bon sens que chacun de nous devrait respecter fondamentalement, scrupuleusement en sachant que ce n’est pas l’Etat qui est en cause mais que c’est soi-même qui en est une’’.
Il a déploré l’attitude de certains élus qui se préoccupent des pertes énormes de recettes pour les communes ‘’sans pour autant mentionner que les ‘’Loumas’’ ne concernent que quelques villages’’.
‘’Si aujourd’hui, le Sénégal réussit cette phase actuelle avec le concours de la communauté. Je pense que nous serions l’Etat africain qui vaincrait la maladie aussi vite’’, a-t-il plaidé.
Le ministre dit malheureusement avoir constaté de l’indiscipline notoire qui ‘’ne nous permettrait pas de régler le problème aussi vite qu’on ne le pensait’’.
Selon lui, les reportages faits sur la question démontrent ‘’qu’il y a à suffisance un problème de discipline par rapport à nous-mêmes et par rapport à ce que nous voulons’’.
Par ailleurs, souligne-t-il, dans le département de Foundiougne situé dans la région de Fatick (centre), précisément dans le ‘’Ndiombato’’, les mariages, les marchés hebdomadaires communément appelés ‘’Loumas’’ et les regroupements de jeunes sont interdits par les autorités compétentes.
Un nouveau cas positif au COVID-19 a été annoncé au Sénégal, ce lundi, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, lors d’un point de sur la pandémie. Au total, 27 cas de coronavirus ont été recensés au Sénégal depuis l’apparition de la maladie.

Abdoulaye Pekh convoqué à la brigade de recherches pour avoir nié l’existence du coronavirus

Le Sénégal a enregistré 24 cas de contamination de la maladie à coronavirus (dont 2 guérisons). Alors que cette situation a causé la psychose chez les uns, elle crée par contre le scepticisme chez d’autres. Et pour cause, plusieurs personnes, et même des personnes très écoutées, avancent que la maladie est inexistante. Comme c’est le cas du présentateur et communicateur traditionnel Abdoulaye Mbaye Pekh.

Abdoulaye Pekh a en effet, déclaré que le Coronavirus n’existait pas à Touba et qu’il ne s’agissait que d’une campagne d’intoxication déroulée à l’encontre du mouridisme.

Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, avait menacé de saisir la justice contre les diffuseurs de fausses nouvelles sur la pandémie.

Dès demain (lundi), le Comité national de gestion des épidémies saisira le procureur de la République pour la prise en charge judiciaire de tels faits considérés comme une entrave à la riposte nationale contre le coronavirus 

avait t-il déclaré lors d’un point de presse.

C’est donc chose faite, le Ministère de la santé a déposé une plainte. Et la brigade des recherches de Dakar aurait convoqué Abdoulaye Mbaye Pekh.

Il devra donc s’expliquer sur ses propos sur l’inexistence du coronavirus. D’autres personnes seraient également attendues pour répondre de leurs actes…

 

Covid-19: La suspension des cours au Sénégal ne devrait pas affecter le calendrier universitaire (SAES)

La suspension provisoire des cours (un mois) ne devrait pas affecter le calendrier universitaire, notamment à Dakar et à Saint-Louis, a affirmé le secrétaire général du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES), Malick Fall. Une assurance qu’il a donnée, suite à la décision de fermeture des écoles et universités du pays pour contrer la propagation du coronavirus.

« Une pause d’un mois ne devrait pas en principe affecter très sensiblement le calendrier universitaire surtout au niveau de Dakar et de Saint-Louis’’, a-t-il déclaré au cours d’un entretien avec l’APS.

L’enseignant à la faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) réagissait ainsi à une des mesures prises par le chef de l’Etat, portant notamment fermeture des écoles et universités du pays pour une durée de trois semaines dans le cadre de la lutte contre la maladie qui a déjà atteint officiellement 26 personnes. Deux ont été déclarés guéris.

« C’est une appréciation très positive que nous avons de cette décision prise par le président Macky Sall et nous l’en félicitons. Il y a des moments où nous avons besoin de la part de nos autorités de prendre des décisions courageuses et celle-là entre dans ce cadre-là’’, a salué Malick Fall.

Le syndicaliste a toutefois insisté sur la nécessité de faire preuve de beaucoup plus de disponibilité pour voir comment juguler les retards constatés dans certaines universités où les premières années n’avaient pas encore démarré.

Le président de la République a annoncé samedi plusieurs mesures dont la fermeture des écoles et universités pour une durée de trois semaines, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de maladie à coronavirus.

Les mesures annoncées par Macky Sall doivent entrer en vigueur à partir de lundi.

Le secrétaire général du SAES juge la décision du président Sall très ‘’opportune’’, surtout à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, la plus grande du pays qui accueille plus de 60.000 étudiants avec des amphithéâtres de plus de 1000 personnes.

Il déclare avoir lui-même saisi le ministre de l’Enseignement supérieur pour lui demander de convoquer les assemblées ou les conseils d’administration des universités pour statuer sur le Coronavirus et anticiper les vacances de Pâques ou même les prolonger pendant un temps en vue de circonscrire la propagation de ce virus.

« Les grands peuples, les grandes nations, on les reconnaît toujours dans les grandes épreuves. Nous considérons que celle-là en fait partie. Nul doute que nos camarades feront preuve de toute la disponibilité requise pour arriver à combler si nécessaire le retard dans les enseignements’’, a encore assuré Fall.

Néanmoins, a-t-il insisté, tout dépendra de l’évolution de l’épidémie au Sénégal qui a signalé 24 cas confirmés de COVID-19, dont deux ont été déclarés guéris. ‘’C’est à partir de ce moment qu’on a besoin de l’apport de tout le monde’’, a-t-il plaidé.

Il a fait part de l’urgence pour les autorités du ministère de l’Enseignement supérieur et celles des différentes universités de se réunir avec les acteurs pour voir les alternatives possibles.

« Les universitaires du Sénégal ont l’habitude de faire preuve de patriotisme surtout dans des cas pareils’’, a-t-il dit, rappelant que les universités du pays ont connu ces dernières années des perturbations qui avaient complètement perturbé le calendrier universitaire.

C’est par la volonté des acteurs que ces universités sont revenues à des calendriers normaux, notamment au niveau de l’Université de Dakar, a rappelé le secrétaire général du SAES.

Dominique Tchimbakala : « Il est temps que d’autres femmes sortent de l’ombre et libèrent leur parole »

L’affaire Rokia Traoré – du nom de la chanteuse malienne arrêté et incarcérée à Paris suite à une affaire l’opposant à son ex-mari – continue de susciter de l’indignation. Alors que l’écrivain Felwin Sarr s’est porté solidaire de la chanteuse en expliquant que statistiquement, les femmes africaines perdaient leurs droits parentaux à la suite d’un contentieux post-union, la journaliste Dominique Tchimbakala (d’origine congolaise) apporte un témoignage personnel pour l’étayer.

« Pour la plupart des couples mixtes, les femmes quand elles sont africaines perdent souvent à l’issue de contentieux post-union, leurs droits parentaux. C’est une donnée statistique et structurelle ».

Felwine Sarr, merci d’ouvrir cet espace de parole. Nous sommes trop nombreuses à vivre les situations dont vous vous faites le porte-voix. Sidérées par le choc, anéanties par la violence des institutions sensées nous protéger, nous nous enfermons dans la honte et dans un mutisme traumatique.

La plupart d’entre nous avons été traitées comme des criminelles, insultées, montrées du doigt, jugées folles, hystériques, déséquilibrées et bien sûr, jugées incapables d’être de bonnes mères. Parce que ces mots ont été prononcés, répétés, écrits, validés par des représentants d’institutions ou des autorités administratives, ils ont acquis la puissance d’une vérité judiciaire.

Puisque c’est par les mots que nous avons été enfermées, alors il est temps de reprendre possession de notre récit pour dire qui nous sommes et ce que nous subissons. C’est la raison pour laquelle je décide de m’affranchir de la honte pour témoigner de ce que j’ai vécu.
Que vous soyez une honnête travailleuse, une mère de famille consciencieuse, investie dans la vie scolaire et associative, journaliste reconnue ou artiste de renommée internationale, face à des représentants d’institutions, vous n’êtes rien d’autre qu’une femme noire. C’est-à-dire rien.

Peu importe que vous soyez victime de violences conjugales. Peu importe que vos enfants soient instrumentalisés. Peu importe que votre ex-compagnon ait reçu un rappel à la loi pour possession d’armes sans autorisation. Peu importe votre plainte pour harcèlement (qui sera d’ailleurs classée). Peu importe votre demande de protection à la police, c’est vous qui serez placée en garde à vue. Peu importent les antécédents judiciaires et les articles de presse sur le caractère violent du personnage, si votre ex-compagnon est un homme blanc, il sera tout-puissant.

A l’issue du contentieux post-union, il obtiendra tout. Non seulement vous pourrez perdre la garde de vos enfants mais en effet, perdre jusqu’à vos droits parentaux. Vous serez traitée comme une mère-porteuse. Toutes les institutions juridiques, éducatives, psychologiques, sociales vous regarderont comme suspecte. Et parce que vous ne leur ressemblez pas, parce qu’ils ont du mal à vous mettre dans une case, intuitivement –à leurs yeux- vous serez coupable. Vous serez jugée illégitime pour élever vos enfants. Et plus vous serez calme, plus vous tenterez d’expliquer l’absurdité de la situation, l’absurdité des décisions de justice, plus les institutions deviendront violentes à votre égard. Pour vous remettre à votre place, ou plutôt à celle qu’elles vous assignent.

Oui, les séparations dans les couples mixtes sont souvent plus violentes et traumatisantes que dans les couples non-mixtes. Au moment de la rupture, en particulier si nous en avons pris l’initiative, nous découvrons un autre visage de ces hommes que nous avons aimés, avec qui nous avons vécu et eu des enfants. Nous découvrons des individus capables de se comporter comme le faisaient les grands-bourgeois du 19è siècle ou les colons de la même époque : en maîtres et possesseurs de leurs épouses, de leurs compagnes et de leur progéniture. En conséquence, ils vous prendront tout, à commencer par vos enfants, pour vous punir d’avoir voulu exister en dehors d’eux.

Cette violence post-séparation est malheureusement la réalité de beaucoup de femmes, quelle que soit leur couleur. Mais il faut être une mère noire pour expérimenter la violence des institutions supposées nous protéger.
Cela commence avec une directrice d’école qui alerte les services sociaux en dehors des règles énoncées par l’Education Nationale.

Vient ensuite l’institutrice frustrée, jalouse, envieuse du statut que -vous une femme noire- avez pu atteindre dans SON pays. L’institutrice qui vous insulte devant vos enfants, refuse de vous laisser les récupérer à la sortie de l’école, en l’absence de toute décision de justice ! La même personne rongée par le sentiment de déclassement que vous entendez vous cracher sa haine et vous dire : « ah… Vous parlez bien, hein… Vous parlez bien !»
Puis l’inspectrice d’académie qui refusant de reconnaître la validité de vos arguments conclut par un argument d’autorité spécieux : « Madame nous sommes en France et en France il y a des règles et des lois ».

Puis l’expert-psychiatre désigné par la Cour pour juger de votre santé mentale et déterminé si les enfants sont ou non instrumentalisés. Un « expert » qui ne vous verra jamais interagir avec vos enfants. Une « expert » qui, alors que vous lui exposez les violences auxquelles vous avez été soumises de la part de votre ex-compagnon, vous répond : « Madame vous m’avez l’air volcanique, j’ai du mal à croire que vous vous soyez laissée faire ».
Enfin, le Juge des Affaires Familiales qui- contre l’avis du Juge des enfants !- décide de ne plus vous laisser voir librement votre fils.

Mais tout au long de la procédure, il y a un ex-compagnon, qui vous décrit auprès de tous les intervenants comme une femme «privilégiant sa carrière au bien-être des enfants », comme une personne déséquilibrée se livrant à des « crises d’hystérie sexualisée », bref l’archétype de la femme noire sauvage et sexualisée. Des propos tellement outranciers qu’ils pourraient faire rire si la situation n’était pas dramatique mais qui ne font réagir aucun des éducateurs, assistantes sociales, psychologues et autres supposés experts.

Peu importent les éléments tangibles, peu importent les documents que vous pourrez produire, la justice adoptera à l’égard de votre ex-compagnon une indulgence complice. Quand vous êtes une femme noire, face à un homme blanc et que vous êtes en situation de vulnérabilité, les institutions qui devraient être protectrices deviennent prédatrices.

D’un trait de stylo, elles peuvent vous faire basculer de la case « famille modèle » à la catégorie « cas social ». En une expertise, un jugement, elles peuvent anéantir votre vie et mettre en danger la construction psychique de vos enfants. C’est ainsi que des familles entières sont détruites en France.

Oui, Felwine Sarr, cette réalité est une donnée statistique et structurelle. Et j’ajouterai, pour paraphraser une citation célèbre, qu’il y a quelque chose de pourri en France dans le fonctionnement des institutions et de la justice familiale.
Il est temps que d’autres femmes sortent de l’ombre et libèrent leur parole pour qu’enfin, nous puissions ouvrir ce débat.

Les transports communs au Sénégal, facteurs favorables à la propagation du coronavirus

Les mesures préventives engagées par le Chef de l’Etat sénégalais sont saluées par l’opinion publique. Une question demeure cependant épineuse, celle des transports communs au Sénégal. alors que le coronavirus a déjà atteint 22 personnes.

Macky Sall a en effet, annoncé la fermeture des écoles et universités pour une durée de trois semaines. Il a également annoncé l’annulation des festivités du 4 avril, à l’occasion de la fête de l’indépendance. Le président a en outre lancé un appel aux chefs religieux, afin de limiter au maximum les rassemblements publics. Et bien que toutes ces mesures ont trouvé un bon écho auprès de la classe socio-politique, l’inquietude est présente concernant les transports communs au Sénégal.

En effet, ces véhicules accueillent des centaines de personnes par jour. Et force est de constater que malgré les campagnes de sensibilisation, en plus des différentes consignes, tout le monde ne prend pas ses précautions contre le coronavirus.

Sur la toile, des publications véhiculant des messages erronés circulent, faisant croire qu’il y a des décoctions miracles contre le coronavirus. Pire, certains avancent même que la maladie n’est pas présente au Sénégal.

A lire: Coronavirus: Des poursuites judiciaires contre ceux qui diffusent des informations mensongères (Ministre)

L’interdiction des rassemblements publics est une excellente mesure. Il ne faut cependant pas négliger les transports en commun en tant que potentiel facteur de propagation du coronavirus. Tout comme le fait remarquer cet internaute.

Dans les Tata, les usagers sont entassés comme des sardines à leur détriment avec des aérations inexistantes. Les transports publics sont des facteurs très favorables à la propagation de #Covid19sn C’est un facteur à prendre en compte dans les mesures de lutte contre ce virus.

 

Coronavirus: Des poursuites judiciaires contre ceux qui diffusent des informations mensongères (Ministre)

Des poursuites judiciaires seront menées contre les personnes qui diffusent des ‘’informations mensongères’’ liées à la maladie à coronavirus, a annoncé dimanche le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.

‘’Dès demain (lundi), le Comité national de gestion des épidémies saisira le procureur de la République pour la prise en charge judiciaire de tels faits considérés comme une entrave à la riposte nationale contre le coronavirus’’, a déclaré M. Sarr lors d’un point de presse.
Parlant d’‘’informations mensongères’’, il a dit qu’il peut s’agir, par exemple, de contenus faisant croire que la maladie à coronavirus est inexistante au Sénégal.
Depuis plusieurs jours, a dit M. Sarr, des vidéos sont diffusées sur les réseaux sociaux par des internautes qui nient l’existence de cette maladie au Sénégal.
‘’Je tiens à informer le peuple sénégalais que ces informations sont fausses. Je regrette, à cette période où la nation a besoin de la conjonction des forces de ses fils et filles, que certains individus aient l’outrecuidance de diffuser des informations mensongères’’, a dénoncé Abdoulaye Diouf Sarr.
Il a invité les populations ‘’au calme, à la sérénité et au respect strict’’ des conseils d’hygiène donnés par les professionnels de la santé.
Deux patients ont été diagnostiqués positifs à la maladie à coronavirus, dimanche 15 mars, au Sénégal, et l’état des 22 autres malades recensés dans le pays est ‘’stable’’, a déclaré le ministre de la Santé.
Il s’agit d’un adolescent (15 ans) et d’un jeune homme (37 ans) qui est rentré samedi de Barcelone (Espagne), a précisé M. Sarr.
L’adolescent fait partie des personnes ayant eu des contacts avec l’émigré rentré d’Italie après avoir été infecté par le coronavirus, a-t-il précisé.
Selon le ministre de la Santé, le second patient a été détecté grâce aux caméras thermiques de l’aéroport Blaise-Diagne, où il est arrivé à bord d’un vol de la compagnie Air Sénégal.
Ces deux nouveaux cas portent à 26 le nombre de personnes infectées par le virus au Sénégal, du lundi 2 mars à ce jour.
Deux des malades ont recouvré la santé depuis plusieurs jours, selon le ministère de la Santé.

Journée internationale des droits des femmes: BGFIBank RDC s’engage au côté du Dr Denis Mukwege

BGFIBank RDC, filiale du Groupe BGFIBank, a eu l’honneur de recevoir le Docteur Denis Mukwege à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Connu mondialement pour son engagement contre les mutilations génitales pratiquées sur les femmes en République démocratique du Congo ainsi que pour son travail remarquable dans les régions en guerre de l’Est du pays, le Docteur Denis Mukwege est un gynécologue et militant des droits de l’homme congolais. Surnommé “l’homme qui répare les femmes”, il a reçu de nombreuses distinctions dont le prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la paix en 2018.

“Il est rare de pouvoir rencontrer l’un de ses héros et je suis donc infiniment reconnaissante de l’opportunité qui m’est offerte aujourd’hui. Docteur Mukwege est l’un de mes héros car il nous réconcilie avec des valeurs fondamentales d’humanité, de solidarité, de compassion, de persévérance et de courage. En octobre 2018, il a été couronné du prix Nobel de la paix et j’espère que ce prix sera prophétique et que la paix s’installera durablement sur tout le territoire congolais.” A déclaré Marlène Ngoyi, Directeur Générale de BGFIBank RDC.

BGFIBank RDC a tenu à remercier symboliquement le Docteur Mukwege pour le temps consacré à partager son expérience avec le personnel de la banque. La filiale lui a donc offert une statue en bois, œuvre d’une artiste congolaise qui peut vivre dignement de son art malgré un handicap.

La direction générale de BGFIBank RDC s’est engagée par ailleurs à apporter son assistance financière à l’hôpital de Panzi pour transformer immédiatement en actes les paroles prononcées à l’occasion de cette journée exceptionnelle.

Pour BGFIBank RDC, accueillir le Docteur Mukwege résonne avec la mission que la banque s’est fixée de promouvoir toujours plus activement son personnel féminin, en ligne avec les objectifs fixés au niveau du groupe.

En effet, avec plus de 2 000 collaborateurs dont 51% d’effectifs féminins en son sein, le Groupe a su démontrer que féminisation des équipes rime avec performance. Nombre de femmes occupent déjà les plus hautes fonctions de la banque, à l’image de Marlène Ngoyi, Directeur Général de BGFIBank RDC et bien d’autres au sein du Groupe.

Coronavirus: Une contribution de 200 millions de FCFA du Khalife Général des Mourides

Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, va donner 200 millions francs CFA en guise de contribution à la lutte contre la maladie à coronavirus au Sénégal, a annoncé jeudi soir son porte-parole, Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké.

Dans une déclaration diffusée par la télévision nationale, la RTS, le porte-parole du guide religieux a invité les Sénégalais à soutenir l’élan de solidarité du khalife pour aider l’Etat à éradiquer l’épidémie.

Le khalife général des mourides a invité les Sénégalais au respect des règles d’hygiène édictées par les médecins.

L’hygiène est l’une des règles de base de l’islam, a-t-il rappelé, via son porte-parole.

‘’L’islam recommande de rester là où une maladie s’est déclarée’’, afin de ne pas la propager, a-t-il dit, invitant les musulmans à ‘’un retour vers Dieu et à la prière’’.

Le Sénégal compte huit cas de maladie à coronavirus, selon le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Coronavirus: Le Sénégal enregistre cinq nouveaux cas ce 12 mars

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a confirmé ce jeudi cinq nouveaux cas de coronavirus au Sénégal. Il s’agit en fait des proches du sénégalais contrôlé positif le 11 mars au Covid-19.

Ces cinq nouveaux cas de Coronavirus au Sénégal portent donc à huit le nombre de patients atteints sur le territoire.

Ils sont actuellement internés au service des maladies infectieuses du CHU de Fann, a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé. Le docteur Aloyse Waly Diouf, également directeur de cabinet dudit ministère, a rappelé que le Sénégal a enregistré depuis le 2 mars, dix cas positifs au Covid-19.

On a cependant enregistré les guérisons d’un ressortissant français et d’une britannique qui ont pu retourner à leurs domiciles. Pendant ce temps, les huit autres sont hospitalisés à l’hôpital de Fann, selon le porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Parti de Wuhan, au centre de la Chine continentale, le covid-19 a fait irruption dans plusieurs pays avec plus de 127 000 cas. Toutefois, plus de 68 000 patients ont recouvré la santé.

Lire le communiqué du Ministère de la santé et de l’action sociale ici