Le président de la CAOPA plaide pour la gestion transparente des sociétés de pêche

Le président de la COAPA a plaidé pour la transparence dans la gestion des sociétés de pêche au Sénégal.

Le président de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA), Gaoussou Guèye, a plaidé pour plus de transparence dans les activités des sociétés mixtes ou sociétés de pêche nationales à capitaux étrangers.
M. Guèye faisait un exposé à l’occasion d’un atelier de partage avec les membres de l’Association des communicateurs en pêche des radios communautaires et journalistes généralistes (ACPRCG).
Estimant que la transparence est indispensable pour lutter contre la corruption et faire participer les acteurs à la gestion de la pêche, il pense qu’il faut publier la liste des navires opérant au Sénégal mais aussi celle des pirogues artisanales pour une meilleure cartographie de l’ensemble de la flotte.
Le président de la CAOPA a insisté sur la nécessité d’appliquer la législation en vigueur dans le domaine de la pêche, d’améliorer la gestion, la recherche pour une meilleure lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), de mettre en œuvre les Directives volontaires pour une pêche durable du Fonds des Nations-Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), entre autres.
’’Comment quelqu’un peut-il créer une société avec un capital de 100 mille francs CFA et se réclame d’une ou plusieurs bateaux de pêche dont l’unité s’acquiert à, au moins, trois milliards de francs CFA’’, s’est interrogé Gaoussou Guèye.
’Il faut surtout une publication régulière des listes mises à jour des bateaux sous-licences, rendre publiques les sociétés de pêche, informer sur les redevances payées, publier les accords de pêche’’, a encore plaidé Gaoussou Guèye qui indique que la transparence et la durabilité doivent être au rendez-vous.
Pour plus de transparence, il faut l’adhésion et la mise en œuvre de l’initiative pour la transparence dans la pêche (FITI), selon M. Guèye qui invite à s’inspirer de l’initiative de la transparence des industries extractives (ITIE).

Greenpeace pointe du doigt les licences de pêche octroyées à des sociétés chinoises au Sénégal

Le nouveau rapport de Greenpeace intitulé «Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est verrouillée par la COVID-19, ses eaux restent ouvertes au pillage» met la lumière sur des maux dont souffre la pêche au Sénégal. Greenpeace rapporte en effet comment les gouvernements ont permis le pillage systématique des océans par des multinationales au détriment des pêcheurs artisanaux dont les licences sont gelées depuis 2012

Ce rapport de Greenpeace intervient au cœur d’une situation déjà tendue entre le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES) et le ministre de la Pêche à propos de l’attribution de 52 licences de pêche à des navires chinois. D’après l’ONG, l’attribution a bien au lieu malgré les réfutations du ministre.

Selon ledit rapport, quatre licences ont bien été attribuées le 17 avril, dont une à un navire chinois qui fait partie de cette même liste de 52 bateaux.

L’ONG assure donc que ces bateaux ont dissimulé leurs véritables coordonnées GPS pour pêcher illégalement dans les eaux sénégalaises. Greenpeace a alors demandé au ministère la liste officielle de tous les navires industriels autorisés à pêcher au large du Sénégal. Une demande restée sans suite. RFI renseigne avoir contacté les autorités qui n’ont pas répondu à ses sollicitations.

Alioune Ndoye souhaite l’approvisionnement du marché local en poissons

Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, veut que l’approvisionnement du marché local en poissons soit privilégié par les acteurs du secteur, dans un contexte de rareté de cette ressource halieutique.
M. Ndoye a échangé jeudi à ce sujet avec plusieurs acteurs du secteur dont des armateurs, des mareyeurs et des responsables de marchés, pour voir avec eux une stratégie à adopter pour amoindrir la rareté du poisson sur le marché local dans ce contexte de pandémie à Covid19.
« Nous avons échangé avec des armateurs, des mareyeurs et des responsables de marché pour voir ensemble comment agir en vue d’amoindrir la rareté du poisson comme nous l’avons senti au niveau des marchés locaux », a-t-il indiqué à la fin de cette réunion avec des acteurs du secteur de la pèche, tenue dans les locaux de son département à Diamniadio.
M. Ndoye a dit avoir demandé aux acteurs de trouver les moyens de privilégier le marché local, certaines espèces prisées ne pouvant se trouver que dans des zones de plus en plus éloignées auxquelles seules certaines catégories d’armateurs peuvent accéder.
« Nous avons échangé avec eux pour voir avec eux quelles sont les contraintes qui pourraient rendre cette option difficile », a expliqué le ministre des Pêches et de l’Economie maritime.
Il a indiqué que certains armateurs ont pris des engagements qui le « rassure parce que certainement, ils n’ont pas autant de contraintes ».
« D’autres nous ont exposé les contraintes liées à leur statut qui leur fait obligation d’exporter au moins 80% de leurs captures ». Concernant ces derniers, a poursuivi Alioune Ndoye, « nous allons regarder avec nos collègues des Finances, s’il y a une possibilité de tenir compte de la particularité de cette période de pandémie ou justement, d’abord, il y a des difficultés pour exporter mais aussi il y a un besoin local qu’il faudrait en tout cas satisfaire ».
S’agissant des autres acteurs du secteur, « nous prenons avec satisfaction leur engagement de fournir aux différents acteurs la production qu’ils ont aujourd’hui et dont une partie est stocké », a souligné le ministre des Pêches et de l’Economie maritime.

Année internationale de la pêche artisanale: La COAPA évoque ses attentes

L’Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanale (AIPAA) prévue en 2022 sera une opportunité de mettre en œuvre les directives visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale, selon la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale (CAOPA).

L’objectif de cette AIPAA d’attirer l’attention du monde entier sur le rôle de la pêche et l’aquaculture artisanale dans la sécurité alimentaire et la nutrition, l’éradication de la pauvreté et l’utilisation durable des ressources naturelles, indique notamment la CAOPA dans une déclaration transmise à l’APS.

Elle sera également l’occasion de sensibiliser sur l’importance d’une mise en œuvre des directives de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) afin d’assurer un avenir aux communautés de pêche artisanale.

La CAOPA dirigée par Gaoussou Guèye table également sur le fait que l’Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanale soit une opportunité de renforcer le dialogue entre acteurs et décideurs au niveau local et international.

Elle plaide ainsi la mise en œuvre de plans d’action nationaux transparents, participatifs et sensibles aux enjeux de genre’’.

‘’La CAOPA estime qu’aujourd’hui qu’un engagement actif de l’UA et de ses membres, ainsi que de toutes les parties prenantes est nécessaire pour mettre en œuvre de façon participative les directives internationales visant à promouvoir une pêche artisanale durable en Afrique’’, rapporte le document.

Mbour: Les activités réglementées sur les quais de pêche et sites de transformation

Les activités sur les quais de pêche et sites de transformation des produits halieutiques du département de Mbour ne pourront désormais s’exercer que les lundis, mercredis et vendredis, de 6 heures à 18 heures, à appris l’APS.
Cette décision a été prise par le préfet dudit département, Mor Talla Tine, qui a rendu public mercredi un arrêté portant réglementation du fonctionnement des quais de pêche et sites de transformation des produits halieutiques.
Elle entre de le cadre de l’application de la loi n°69-29 du 29 avril 1969, relative à l’état-d’urgence et l’état de siège.
’’Les quais de pêche de Mbour, Pointe-Sarène et Ngaparou seront ouverts les lundis, mercredis et vendredis, de 6 heures à 18 heures’’, stipule l’arrêté dont l’APS a obtenu copie. Le texte précise que ces dispositions concernent aussi les sites de transformation.
’’Toute violation des présentes dispositions sera punie conformément aux lois et règlements en vigueur », prévient le chef de l’exécutif départemental, Mor Talla Tine.
Les sous-préfets des arrondissements, les maires des communes, le commissaire central et le commandant de la compagnie de gendarmerie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.

Maroc: Des centres régionaux pour un suivi sanitaire des pêcheries

Au Maroc, le suivi sanitaire et biologique des pêcheries actives s’effectue désormais dans toutes les eaux maritimes du royaume, grâce à la politique de décentralisation menée par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) qui a implanté des centres régionaux sur tout le long du littoral.
A travers leurs laboratoires, ces centres procèdent à une évaluation indirecte des stocks en complément de l’évaluation directe faite par les navires de recherche, a expliqué à un groupe de journalistes en visite dans la région, le chef du centre régional de l’INRH de Dakhla, Ait Chattou El Mustafa.
C’est un suivi des pêcheries d’une manière régulière à travers les échantillonnages biologiques au niveau du port et au niveau des sites de pêche artisanale, a-t-il expliqué en visitant ce centre construit sur plusieurs hectares avec de nouveaux bâtiments en phase de finition pour de nouveaux laboratoires.
L’INRH, dont le siège se trouve à Casablanca, ‘’dispose de tous les moyens nécessaires pour assurer le suivi des pêcheries avec l’appui au niveau administratif’’, poursuit-il, à l’occasion d’une visite d’un groupe de journalistes africaines.
Le laboratoire de surveillance et de suivi du milieu marin s’occupe du volet sanitaire des coquillages consommés au niveau de la région, explique le chef du laboratoire des pêches, Sidy Baibat. Il y a également un laboratoire de pathologies à Tanger, qui se charge du suivi des coquillages et d’autres fruits de mer.
‘’La région de Dakhla est une zone poissonneuse où débarque une quantité importante de poissons, notamment les petits pélagiques, comme la sardine, la sardinelle, les céphalopodes comme les poulpes, les calamars et la sèche et d’autres espèces’’, explique-t-il.
Des opérations d’échantillonnage sont menés au niveau des points de débarquement de pêche artisanale de la région et du port. Des enquêtes de satisfaction socio-économique sont également faites par les agents du centre halieutique auprès des populations de pêcheurs à Dakhla. L’objectif, souligne Sidy Baibat, est ‘’de compléter les informations recueillies par les deux navires de recherche de l’INRH en haute mer’’.
Pour gérer normalement une recherche halieutique, il faut combiner l’évaluation directe et l’évaluation indirecte, affirme le chercheur. C’est ce qui, selon lui, justifie la nécessité de ‘’disposer de centres régionaux et des laboratoires régionaux au niveau de chaque site’’.
L’INRH dispose de deux navires de recherche à Agadir, d’où ils effectuent des missions sur tout le territoire national.
Des opérations d’embarquement des équipes scientifiques de l’INRH à bord des navires de pêche commerciale sont également effectuées, pour compléter les informations sanitaires afin de mieux gérer d’une manière durable les stocks et leur préservation.
Créé en 1998 pour une recherche de proximité avec un seul centre implanté à Casablanca, l’INRH a développé par la suite une politique de décentralisation le long du littoral marocain. Avant, les agents devaient parcourir plus de 1800 km pour faire des prélèvements tout le long de la côte.
Aujourd’hui, grâce à la politique de décentralisation, l’INRH dispose de centres régionaux à Layoune et à Agadir où se trouve aussi un centre de valorisation des produits de la mer.

Il a aussi une station de surveillance de la salubrité du milieu marin à Walidya, un centre spécialisé de pathologies à Tanger et un centre spécialisé d’aquaculture à Médire. Les agents de l’INDH parcourent tout le littoral marocain, de la Méditerranée à l’Atlantique.

Aucun contrat n’a été signé avec DP World pour le port de Ndayane (Alioune Ndoye)

Le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Alioune Ndoye, a démenti jeudi la signature d’un contrat entre DP World et l’État du Sénégal, concernant le futur port de Ndayane, dans la commune de Mbour (ouest).
‘’On fait état d’une signature entre l’État du Sénégal et Dubai Ports World, à propos du futur port de Ndayane, qui sera bâti dans le département de Mbour. Ce qui a été dit récemment dans la presse n’est pas vrai. Il n’y a aucune signature de contrat concernant ce port’’, a soutenu M. Ndoye.
Il a nié l’existence d’un contrat signé entre le Sénégal et la société portuaire de Dubaï, lors d’une réunion sur la pêche à Mbour.
Les personnes désignées par DP World pour négocier le contrat en question avec les autorités sénégalaises vont arriver vendredi de Dubaï, selon Alioune Ndoye.
Mais les deux parties ont déjà entamé des discussions, a-t-il dit.
‘’Je pense qu’il n’y a aucun souci à se faire de ce point de vue’’, a assuré le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime.
Il a visité le quai de pêche de Mbour où un incendie a ravagé des pirogues et des magasins, la semaine dernière.
‘’Cela renforce notre volonté de moderniser ce lieu de travail’’, a dit M. Ndoye, promettant aux sinistrés le soutien de l’État.

Alioune Ndoye aux pêcheurs de Saint-Louis : « L’Etat a respecté tous ses engagements »

Le gouvernement sénégalais a respecté ses engagements vis-à-vis des acteurs de la pêche de Saint-Louis, qui doivent de leur côté respecter les « règles du jeu », dans le cadre des accords signés avec la Mauritanie, a déclaré, vendredi, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye.

Selon lui, la totalité des autorisations de pêche sollicités par le Sénégal au bénéficie des pêcheurs de Saint-Louis, à savoir 400 licences, étaient disponibles dès décembre dernier, auprès d’une commission présidée par le gouverneur de la région.

Les autorités mauritaniennes s’étaient déplacées en janvier dernier, « pour délivrer les 400 licences de pêche, mais la remise était conditionnée au payement des amendes dues par les pêcheurs, qui s’élevaient à la somme de 330 millions de francs CFA’’, a souligné Alioune Ndoye.

Il s’exprimant à l’issue d’une rencontre avec les responsables des embarcations des pécheurs de Guet-Ndar, en présence du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, et du gouverneur de région, Alioune Aidara Niang et de notables.

Le gouvernement sénégalais a donc décidé « d’intervenir auprès des autorités mauritaniennes, pour leur demander d’alléger ces amendes, afin de soulager ces acteurs qui avaient même reconnu leurs torts’’, a-t-il ajouté.

A en croire le ministre de la Pêche, le président Macky Sall est alors intervenu à ce propos auprès de son homologue mauritanien, qui « avait finalement décidé d’annuler ces amendes dues par les pêcheurs sénégalais à l’Etat mauritanien ».

Au total, « 668 millions de francs CFA d’amendes (…) ont été effacées et qui dit amende, dit irrégularités et mauvais comportements’’, relativement au « non-respect des règles par rapport aux accords signés », a indiqué Alioune Ndoye, avant d’ajouter : « Il faut aujourd’hui que les acteurs de la pêche de Saint-Louis sachent qu’ils ont l’obligation de respecter les règles du jeu, afin que de pareilles situations ne se répètent pas à l’avenir ».

Il a laissé entendre que le retard noté dans la délivrance de ces licences s’explique par le fait que « 75 pour cent des amendes » concernant la catégorie des pêches interdites, n’étaient pas encore annulées.

Alioune Diop, disant ’’rétablir la vérité des faits’’, assure qu’il « n’y a pas eu de déficit de communication entre l’Etat et les acteurs de la pêche », car le gouvernement a « toujours eu une démarche participative, qui inclut tous les acteurs à Saint-Louis, et rien n’a été signé sans eux ».

Aussi juge-t-il ’’inacceptables et intolérables’’, les scènes de violences ayant marqué une manifestation organisée mardi par les pêcheurs de Saint-Louis pour réclamer des licences de pêche.

Une situation qui « ne saurait être répétée, car force restera toujours à la loi, parce que le gouvernement a beaucoup fait pour les pêcheurs de la Langue de Barbarie », a-t-il dit.

Affaire du quai de pêche de Mbour : Deux ans de prison dont un mois ferme requis contre les manifestants

Le procureur près le Tribunal de grande instance (TGI) de Mbour (ouest) a requis deux ans de prison dont 1 mois ferme contre les personnes arrêtées lors des manifestations contre la construction d’un deuxième quai de pêche dans la capitale de la Petite-côte, a constaté l’APS.
Le procès qui s’est tenu mardi a permis de constater que seuls deux personnes parmi les quatorze prévenus sont des pêcheurs. Le reste est composé de marchands ambulants et autres commerçants.
Toutes les personnes qui ont comparu devant le juge du TGI de Mbour, pour répondre des délits de « coups et blessures volontaires à agents dans l’exercice de leurs fonctions, dommage à la propriété immobilière d’autrui, trouble à l’ordre public », n’ont pas reconnu les faits qui leur sont reprochés, niant être impliquées « de près ou de loin » dans cette affaire.
Les policiers, qui constituent la partie civile, n’ont pas reconnu les prévenus parmi les manifestants.
Le procureur près le TGI de Mbour a rappelé que cette journée a été marquée par une « violence inouïe ».
« Nous avons vu des populations qui manifestent pour un désaccord à un projet de l’Etat, qui ont exercé des violences sur ceux qui doivent veiller sur notre sécurité. Il n’est pas interdit de manifester son désaccord. Mais on doit le faire dans le respect des lois et règlements de notre pays », a-t-il fait valoir.
Relevant que ces manifestants se sont bien préparés, le maître des poursuites s’est demandé « au nom de quoi doit-on exercer cette violence ? ».
Au cours du procès, la vidéo dans laquelle on voit les policiers se replier s’est invitée dans les débats, faisant dire au procureur que « ce qui est désolant dans cette affaire, c’est que les forces de défense puissent se replier parce qu’elles sont prises d’assaut par les manifestants (…) ».
Pour lui, il y a une prise de conscience à faire pour tout un chacun. « Ce n’est pas en s’opposant de cette manière qu’on va parvenir à régler une situation. Ces manifestations ont compromis la sécurité publique », a-t-il déploré.
« Les gens qui manifestaient ne savaient même pas de quoi il s’agissait. Tous ceux qui sont arrêtés l’ont été dans le feu de l’action. Il faut que les gens privilégient le dialogue », a indiqué le procureur, précisant que tous les prévenus ont été interpellés dans le théâtre des opérations.
Les prévenus seront fixés sur leur sort le mardi 14 janvier prochain jour du délibéré.

Le ministre rassure les pêcheurs opposés au nouveau quai de pêche à Mbour

Des échauffourées ont opposé lundi des policiers à des pêcheurs opposés à l’érection d’un nouveau quai de pêche devant être construit au quartier Téfesse, à Mbour (ouest), des accrochages qui ont perturbé pendant de longs moments le commerce et la circulation dans une bonne partie du centre-ville de la capitale de la Petite-Côte.
Les policiers ont dû faire face à la furie des manifestants prêts à en découdre avec les forces de l’ordre.
Une situation en raison de laquelle le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, est allé à Mbour où il a présidé une réunion sur le sujet à la préfecture, en présence des acteurs et d’autres parties concernées par le différend.
Les manifestants disent s’opposer à la décision, unilatérale selon eux, de construire un quai de pêche sur un site situé au quartier Téfesse, sans consulter au préalable « les véritables acteurs de la pêche artisanale ».
Selon le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, l’opposition à ce projet s’explique par une « désinformation » consistant à faire croire aux populations qu’une usine de farine de poisson est en construction sur le site en question, en lieu et place d’un quai de pêche. « Ce qui est absolument faux ! » a-t-il martelé.
« Les techniciens du ministère ont travaillé jusqu’à obtenir un financement (…) pour réaliser un projet de plus de six milliards de francs CFA entre Joal-Fadiouth et Mbour, soit trois milliards de francs CFA par site en termes de construction et d’équipements », a souligné M. Ndoye.
« On a fait croire à la population que si ce projet se réalisait, certaines pirogues ne pourront plus accoster, entre autres fausses informations, pour embrigader une jeunesse. Les techniciens ont démontré qu’en réalisant ce projet, qui est une demande forte des acteurs, une nouvelle route va être faite en plus d’autres avantages », a-t-il assuré.
Alioune Ndoye a dénoncé des « stratégies d’acteurs qui n’ont rien à voir avec les intérêts des pêcheurs de Mbour’’. Il a demandé au préfet du département de Mbour de lever le dispositif sécuritaire, parce que « l’Etat reste l’Etat ».
« Le jour où il n’y aura plus d’Etat, aucun de nous ne sera en sécurité. C’est l’Etat qui assure notre sécurité », a argué Alioune Ndoye.

Délocaliser la construction du 2ème quai de Mbour serait « une grosse perte » (Ministre)

 La délocalisation du projet de construction d’un nouveau quai de pêche au quartier Téfesse, à Mbour (ouest), serait « une grosse perte » pour les acteurs de la pêche artisanale de la capitale de la Petite-Cote, a averti lundi le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye.
« S’il est nécessaire, l’Etat verra comment déplacer ce projet ailleurs, parce qu’aujourd’hui, tout le monde est demandeur. Et ce sera une grosse perte pour les acteurs de la pêche de Mbour », a-t-il déclaré au terme d’une réunion qu’il a présidée sur le sujet à la préfecture de Mbour.
Cette réunion a eu lieu à la suite de l’opposition manifestée par certains pêcheurs à ce projet, ce qui a engendré des échauffourées entre eux et les forces de l’ordre.
« On construit un quai de pêche, on ne construit pas une usine de farine de poisson » comme le disent les opposants à ce projet, a martelé le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Il promet de prendre les dispositions nécessaires pour que la bonne information aille vers tous les Mbourois.
Selon Alioune Ndoye, certains, qui se déclarent aujourd’hui « contre ce projet, sont à l’origine de ce même projet, et pour d’autres intérêts, ils s’y opposent » maintenant. « Ce n’est pas acceptable ! » a-t-il dénoncé.
« Pour que nul n’en n’ignore, si demain ce projet de plus de trois milliards de francs CFA est délocalisé, que les gens sachent qui est responsable d’une telle situation. Et je rappelle que nous ne sommes pas venus prendre le titre foncier de quelqu’un, nous sommes sur le domaine maritime de l’Etat, sa propriété privée », a-t-il soutenu.

Les familles des 6 pêcheurs disparus recoivent 2 millions du ministre de la pêche

L’espoir faiblit jour après jour, il ne semble plus permis pour les trois pêcheurs de Thiaroye sur mer, et les malheureux trois autres de la délégation de l’expédition de recherche disparus en mer depuis près de 10 jours maintenant. Les tentatives de recherche de leurs compagnons, ainsi que celles de la marine et de l’armée française n’ont rien donné jusqu’à présent.

On imagine qu’après plus de 9 jours en mer sans nourriture ni eau, ainsi que les houles dangereuses annoncées par la météo, l’espoir de retrouver vivants ces pêcheurs demeurent très mince.
Le nouveau ministre de la pêche et de l‘économie maritime, Alioune Ndoye, qui avait envoyé son Secrétaire Général la semaine dernière au quai de Thiaroye s’enquérir de la situation, a hier lui-même fait le déplacement. Il a expliqué aux familles les efforts faits par le Gouvernement pour retrouver d’éventuels survivants. Il a offert la somme de deux millions, avant de prendre congé de ses hôtes.

Pêche : Greenpeace alerte Alioune Ndoye sur les difficultés du secteur

Greenpeace Afrique attire l’attention du nouveau ministre de la pêche et de l’économie maritime sur les difficultés liées au secteur de la pêche.

C’est par le biais d’un communiqué, que l’ONG a tenu à attirer l’attention d’Alioune Ndoye sur les grosses préoccupations de ce secteur qui joue un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des sénégalais. La pêche représente en effet, environ 3,2% du Produit Intérieur Brut (PIB) avec au moins 600 000 emplois directs ou indirects.

« Malgré ce rôle socio-économique majeur, le secteur de la pêche est confronté à plusieurs problèmes. Les plus récurrents sont les choix inappropriés des politiques menées et la non-application des textes réglementaires et documents stratégiques, notamment la lettre de politique sectorielle des pêches « , indique Greenpeace Afrique dans son communiqué.

Ces manquements, d’après l’ONG, «impactent négativement, les communautés de pêcheurs et constituent une menace supplémentaire pour les stocks de poissons déjà surexploités selon les conclusions de la dernière campagne menée par le Centre de recherche océanographique Dakar-Thiaroye». Greenpeace souligne également les «disparitions récurrentes de pêcheurs en mer et les tensions sociales entre les communautés». Cette situation est due selon l’organisation, «à la raréfaction de la ressource et la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn)». Et ce, en plus de «la non- implication des acteurs dans les prises de décisions majeures qui impactent leurs activités et le manque de transparence dans un contexte de changement climatique associé à la croissance démographique».

Greenpeace demande donc au ministre de la pêche, de promouvoir une gestion sous régionale des stocks de poissons partagés en renforçant les prérogatives de la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) et d’impliquer davantage les acteurs de la pêche dans l’attribution des licences de pêche.

Elle suggère l’amélioration des embarcations traditionnelles et la mise à disposition d’un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel pour éviter les nombreuses disparitions en mer. L’ONG recommande en outre « la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal et l’arrêt de l’attribution d’autorisations aux unités de production de farine de poisson qui constituent une réelle menace pour la sécurité alimentaire et l’emploi de milliers de personnes… »

Sénégal : le ministre de la pèche fait des dons à des associations de femmes

Il s’agit de deux GIE des localités de Mboumbaye et Mouit. Oumar Guèye leur a offert deux pirogues et un lot de matériel de pêche.

 

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a remis deux pirogues et un lot de matériel de pêche d’une valeur de plus de 39 milliards de francs CFA à deux GIE de femmes de Mboumbaye et Mouit, dans la région de Saint-Louis.

La cérémonie de remise de ce matériel s’est déroulée lundi à Mboumbaye, un village de la commune de Ndiébène Gandiol, dans le cadre des initiatives du gouvernement visant notamment à appuyer les bénéficiaires dans leurs activités.

Outre les deux pirogues en fibre de verre équipées de moteurs de 40 CV, le matériel remis aux deux GIE est constitué de 300 gilets de sauvetage, 200 bottes, 180 gants, 190 casiers, 150 blouses, 400 cache-nez et cheveux.

Selon le ministre, le gouvernement, à travers cet appui, espère contribuer à réduire la pénibilité des travaux auxquelles s’adonnent les femmes bénéficiaires, qui s’articulent pour la plupart autour de la cueillette des huitres et autres produits de la mer.

La pêche, rappelle-t-il, « contribue à près de 3,2% du PIB » du Sénégal et ’’constitue actuellement le premier poste des recettes d’exportation avec 244,16 milliards’’ de francs CFA, soit 18,55% du total.

Il y a aussi que ce secteur contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle avec une consommation per capita de 29,9 kg de poisson par an et près de 70 % de couverture des besoins en protéines d’origine animale, a indiqué le ministre de la Pêche.

Guèye a évoqué d’autres appuis du gouvernement au profit du secteur, dont le financement de 20 milliards de francs CFA accordé aux pêcheurs, consistant en une subvention d’un million de francs CFA par moteur hors-bord acquis par ces derniers, sans compter 20.000 gilets de sauvetage acquis à raison de 2500 francs CFA, au lieu de 5000 francs CFA l’unité.

S’y ajoutent selon lui les quais de pêche construits dans les zones de pêche du Sénégal, ajoutés aux aires de transformations des produits halieutiques, entre autres initiatives.

A cette occasion, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a par ailleurs remis un financement de 9 neufs millions de francs CFA aux femmes de la commune de Ndiébène Gandiol, représentant un appui du Conseil des chargeurs sénégalais (COSEC) aux bénéficiaires.

Selon le ministre de la pêche, après le financement de 700 millions de francs CFA dont ont bénéficié les femmes du secteur de la pêche, il est prévu que la délégation à l’entreprenariat rapide (DER) leur accorde une enveloppe d’un milliard de francs CFA, pour des activités génératrices de revenus.

 

Accord de pêche avec Nouakchott : un quota de 50.000 t pour les pêcheurs sénégalais (ministre)

Le nouveau protocole d’accord de pêche signé lundi entre le Sénégal et la Mauritanie autorise les pêcheurs sénégalais à capturer 50.000 tonnes de poissons dans les eaux mauritaniennes, a annoncé mardi le ministre sénégalais de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye.

Il en a fait la révélation lors d’une rencontre avec les acteurs de la pêche de Saint-Louis, en présence du préfet du département et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye.

Lors de cette rencontre, il a confirmé la signature, lundi, à Nouakchott, d’un nouvel accord de pêche entre les deux pays, dans le cadre duquel la Mauritanie va accorder 400 licences aux pêcheurs sénégalais.

L’accord stipule aussi que ces derniers devront ‘’payer’’ 10 euros par tonne. Cinq autres euros seront supportés par l’Etat sénégalais, a indiqué M. Guèye, qui évoque un montant annuel de 164 millions de francs CFA.

Il a précisé que ‘’la signature de l’accord de pêche’’, prend effet à partir de la date de sa signature. Il a signalé que les pécheurs sénégalais ‘’bénéficient’’ d’une période transitoire d’un an, pour ‘’débarquer’’ leurs produits à Mboyo, village mauritanien situé 2,5 kilomètre de la frontière qui sépare les deux pays.

Selon lui, cette ‘’période transitoire’’ est ‘’accordée’’ aux pécheurs sénégalais, en attendant que les autorités mauritaniennes construisent le port de débarquement de Mboyo, afin que tous les ‘’débarquements’’ se fassent en terre mauritanienne.

Le ministre a aussi demandé aux pécheurs de ‘’respecter l’esprit’’ de cette transition, car tous les produits de pêche feront l’objet d’un ‘’contrôle’’ par les autorités mauritanienne et sénégalaise, tant la quantité, que la qualité des tonnages qui seront débarqués.

Le ministre de la Pêche s’est félicité de ‘’l’engagement’’ des deux chefs d’Etats, Macky Sall et Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ont donné des ‘’instructions’’ à leurs deux ministres de la pêche, pour ‘’finaliser’’ ces accords de pêche, au grand bonheur des pécheurs saint-louisiens.

Les différents représentants des pêcheurs de la Langue de Barbarie, au nom des leurs collègues, ont adressé des ‘’remerciements’’ au président Macky Sall et au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui ont, selon eux, ‘’œuvré’’ pour ‘’l’aboutissement’’ de la signature de ces accords.

Ils ont aussi salué ‘’l’engagement’’ du ministre de la Pêche, Oumar Guèye, et du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, pour leur ‘’forte implication’’ dans ce dossier.

Les producteurs agricoles sénégalais s’arriment au TIC

Ils sont plus de quatre-vingt-deux mille promoteurs à recevoir via les nouvelles technologies toute sorte d’information liée à l’activité agricole.

82 000 producteurs sénégalais reçoivent directement des informations climatiques qui leur sont adressées par SMS, appel vocal en wolof ou e-mail, a souligné hier 28 Mai Issa Ouédraogo, coordonnateur du projet « Services d’information climatiques pour améliorer la résilience et la productivité au Sénégal » (CINSERE en anglais) et financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Ce projet est exécuté depuis 2016 par le programme Changement climatique, agriculture et sécurité alimentaire (CCAFS), en collaboration avec l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Il devrait s’achever fin 2019, rapporte l’Agence de presse sénégélaise (APS).

L’objectif du projet est de renforcer les capacités au niveau national pour la production, la diffusion l’utilisation des informations climatiques, en vue d’accroître la résilience et la productivité des agriculteurs au Sénégal, dans un contexte de changements climatiques.

Son coordonnateur estime à « des millions » les bénéficiaires de l’information climatique au Sénégal, si l’on prend en compte l’auditoire des 106 radios, membres de l’Union des radios communautaires du Sénégal (URAC), qui collaborent avec le projet dans la diffusion de ce type d’information, toujours selon APS. Une étude d’audience est en cours pour évaluer la taille exacte de cette cible, a précisé Idrissa Ouédraogo, selon qui ce projet vise à toucher 7,5 millions de producteurs, agriculteurs, éleveurs et pêcheurs par l’information climatique. A ce jour, 11 des 16 services prévus pour les paysans sont déjà disponibles, 5 sur 6 chez les pêcheurs.

Quant au secteur de la pêche, sur 5 services à offrir, aucun n’est encore au point pour « des raisons techniques », a noté le responsable, l’information climatique devant être selon lui « un intrant agricole au même titre que les engrais ».