Accès à l’énergie : 115 millions de francs CFA du PNUD à 5 entreprises

Cinq entreprises vont bénéficier d’une enveloppe de 115 millions de francs CFA du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le cadre de la promotion de l’accès à l’énergie, a appris l’APS.

Les entreprises ’’Suntaeg’’, ’’Palette des femmes émergentes’’, ’’Little Sun’’, ’’Bonergie’’ et ’’Nadjibi’’ développent des solutions et des équipements solaires pour un accès facile à l’énergie solaire.

Elles ont été primées dans le cadre du concours d’innovation pour l’accès à l’énergie. La remise symbolique des chèques aux entreprises lauréates par la représentante résidente du PNUD a eu lieu ce mardi.

Au total, 20 entreprises avaient participé à ce concours axé sur ‘’l’accélération des modèles d’affaires inclusifs pour promouvoir l’accès à l’énergie solaire par les populations du Sénégal’’.

Lancé en février 2018, le concours d’innovation pour l’accès à l’énergie était ouvert à toutes les entreprises associations ou administrations ayant un modèle inclusif de déploiement de systèmes énergétiques solaires à travers le Sénégal.

A cet effet, une plateforme multi partie et multisectorielle des acteurs de l’énergie solaire (IEEIES) a été mise en place.

‘’Nous avons constaté que ces entreprises ont des idées mais le financement reste une contrainte pour passer à l’échelle. C’est pourquoi, au lieu de prendre un grand nombre, nous avons sélectionné cinq entreprises dont chacune d’elle va recevoir 40 000 dollars US’’, a indiqué le facilitateur de la plateforme El Hadj Djibril Diop.

Un tri a été fait au sein de ces 20 entreprises soumissionnaires qui devaient être du secteur formel, aussi bien enregistrées au niveau du fisc, qui maitrisent la technologie en présentant des solutions convaincantes, selon cet ingénier économiste.

Il a expliqué en outre que la plateforme a pour mission d’améliorer l’environnement des affaires afin de permettre aux entreprises inclusives du secteur de l’énergie de faciliter l’accès à l’énergie aux populations les plus défavorisées de la société.

’’Ce modèle visait à assister des entreprises –pilotes dans leur démarche d’amélioration de l’accès à l’énergie pour les populations défavorisées, en incluant ces dernières dans la chaîne de valeur‘’, a expliqué M. Diop.

A travers ce concours, a-t-il indiqué, ‘’le PNUD montre sa volonté de soutenir l’accélération de solutions entrepreneuriales inclusives efficaces qui lèvent les obstacles majeurs pour l’éradication de la pauvreté en développant un écosystème ayant un réel impact social et environnemental’’.

L’objectif selon lui, est de promouvoir des solutions ou des idées innovantes et de permettre aux entreprises solaires innovantes de dupliquer leurs solutions et surtout mener des activités commerciales fructueuses au sein des couches sociales les plus pauvres.

A terme, ce soutien devrait permettre d’augmenter considérablement le nombre de ménages ayant accès à l’énergie, de faire de l’économie inclusive une réalité dans le secteur de l’énergie solaire, de favoriser l’engagement des partenaires à soutenir la plateforme dans ses activités entre autres, a affirmé le facilitateur.

Mort de Fallou Sène : ’’La justice fera son travail’’, dit Mary Teuw

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, a assuré mardi que la justice fera son travail pour situer les responsabilités dans la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène, tué le 15 mai lors d’une manifestation estudiantine à l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis.

’’La justice fera son travail comme elle l’a fait pour Bassirou Faye (étudiant tué à l’UCAD en 2014). Elle le fera, laissons-lui le temps de le faire parce que c’est ça aussi un Etat de droit’’, a dit M.Niane, en répondant à une interpellation du coordinateur des étudiants de Bambey, Abdou Karim Diatta.

Le ministre s’exprimait au cours de la quatrième édition de la journée de l’excellence de l’Université Alioune Diop de Bambey (UADB), dont il est le parrain d’honneur.

Selon lui, ‘’la justice sénégalaise est une justice indépendante’’.

A la demande des étudiants de l’UADB, une minute de silence a été observée à la mémoire de Mouhamadou Fallou Sène.

Le 31e Sommet de l’UA fait avancer l’intégration continentale et la lutte contre la corruption

Les travaux du 31e Sommet de l’Union africaine (UA) se sont achevés lundi soir, avec des efforts déployés notamment pour promouvoir l’intégration continentale, la paix et la sécurité ainsi que la lutte contre la corruption.

A l’issue d’un sommet de deux jours placé sous le thème « Remporter la lutte contre la corruption, une voie durable vers la transformation de l’Afrique », auquel ont participé une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains, plusieurs dossiers régionaux vitaux ont été au centre des délibérations, notamment la réforme institutionnelle de l’UA, les questions de paix, de sécurité et de stabilité, la Zone de libre-échange continentale (ZLEC) africaine, la question migratoire, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la corruption.

Malgré l’absence de déclaration officielle ou de mesures concrètes annoncées à la fin du sommet, on compte quelques avancées non négligeables sur un certain nombre de sujets.

« Globalement, le Sommet de Nouakchott a permis de faire avancer deux grandes questions très importantes », soit celle de la création de la ZLEC africaine et celle de la lutte contre la corruption, a estimé le ministre djiboutien des Affaires étrangères Mahamoud Ali Youssouf.

La lutte contre la corruption a fait l’objet de débats et de discussions à l’issue desquelles des mesures importantes ont été prises pour créer un mécanisme de suivi permettant la lutte contre la corruption à l’intérieur des Etats et à l’échelle transnationale, a-t-il indiqué.

La corruption est un phénomène général et non pas uniquement africain, et le processus de lutte contre ce fléau, sur lequel l’UA travaille en étroite collaboration avec les Etats membres, est extrêmement difficile, a affirmé Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, lors d’une conférence de presse organisée après la clôture du sommet, notant qu’il s’agissait d’un combat de tous les jours et concernant tout le monde.

Il a souligné la nécessité d’une coopération renforcée entre les administrations nationales des pays africains et les institutions financières pour notamment lutter contre les flux financiers illicites.

En ce qui concerne la ZLEC africaine, cinq nouveaux signataires de l’accord, à savoir l’Afrique du Sud, le Burundi, le Lesotho, la Namibie et la Sierra Leone, ont été enregistrés au cours du sommet, alors que le Swaziland et le Tchad ont déposé à l’UA leur instrument de ratification.

Jusqu’ici, 49 Etats membres ont signé l’accord visant la création de la ZLEC africaine et six d’entres eux ont déposé leur instrument de ratification de l’accord, a confirmé Paul Kagame, président rwandais et président en exercice de l’institution panafricaine.

Afin d’assurer l’entrée en vigueur en 2019 de l’accord conclu lors du Sommet extraordinaire de l’UA à Kigali le 21 mars dernier, l’Union a appelé les autres Etats membres à rapidement signer le traité.

Interrogé sur les migrations, le président de la Commission de l’UA a expliqué qu’il s’agissait d’un problème de fond qui demandait du temps et des consultations à l’intérieur du continent comme avec les partenaires extérieurs.

Selon lui, promouvoir l’intégration du continent africain pourrait fait partie d’une solution interne au problème migratoire, avec notamment la ZLEC et le Protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et au droit d’établissement.

Le prochain sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA doit se tenir en janvier 2019 au siège de l’UA à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Plus de 6 tonnes de chanvre indien incinérées à Mbour

Le préfet du département de Mbour (ouest), Saër Ndao, a présidé mardi, dans la commune de Popenguine-Ndayaane, une cérémonie d’incinération de 6540 kilos de drogue, constituée essentiellement de chanvre indien, a constaté l’APS.

Initialement prévue duarnt la semaine nationale de lutte contre la drogue, cette cérémonie d’incinération a été reportée à cause d’une pluie accompagnée de vent.

L’ancienne carrière de latérite de Sindia, non loin de l’autoroute à péage a abrité la cérémonie, en présence de personnalités administratives et judiciaires.

Les gendarmes, les sapeurs-pompiers, les éléments de la Police, de la Douane et même les agents des eaux, forêts et chasse étaient aussi présents.

« Sky Dakar », le magazine de l’AIBD lancé en septembre

L’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass va lancer en septembre prochain un magazine dénommé « Sky Dakar », pour contribuer à une meilleure promotion de la destination Sénégal, a annoncé, mardi, à Dakar, son directeur général, Xavier Mary.

« Notre objectif est mettre à disposition de chaque passager un exemplaire de ce magasine pour promouvoir la destination Sénégal », a-t-il expliqué lors d’une rencontre avec des journalistes.

Ce magazine trimestriel « gratuit » d’environ 80 pages, en français et en anglais, sera disponible dans les halls d’embarquement au départ et dans les salles de livraison bagages à l’arrivée.

’’Sky Dakar’’ va comporter des infos pratiques sur l’agenda notamment culturel sénégalais, les bonnes adresses ainsi que des reportages sur les destinations desservies depuis Diass. Il sera « un souvenir pour le passager », a ajouté le DG de l’AIBD.

« Sky Dakar » ambitionne « d’aiguiller et d’informer le passager en lui donnant envie de découvrir le pays », avec ’’une place très importante’’ accordée à l’image, selon son concepteur, Laurent Taieb.

Il signale que l’équipe en charge de la réalisation du magazine sera composée de journalistes de diverses spécialités, ainsi que de maquettistes français et sénégalais.

Les artistes du groupe ‘’Now United’’ reçus par Abdou Latif Coulibaly

Le ministre de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, a reçu en audience, lundi, les jeunes artistes du groupe de pop ‘’Now United’’ qui effectuent un séjour de six jours au Sénégal, a appris l’APS.

Le groupe, composé de 14 chanteurs et danseurs de nationalités différentes dont la jeune chanteuse sénégalaise Mame Diarra Sylla, lauréate de ‘’Sen petit gallé’’ 2016, a exposé son projet au ministre.

‘’Nous sommes venus rencontrer le ministre, car le groupe est composé de différentes cultures avec 14 nationalités différentes, c’est alors logique de le rencontrer et de lui faire part de notre projet’’, a souligné Mame Diarra Sylla, la porte-parole du groupe.

Le ministre de la Culture Abdou Latif Coulibaly s’est dit ‘’content’’ de cette rencontre et a encouragé les jeunes artistes et leurs responsables.

’‘Cela aide les autorités dans la formation et l’éducation des enfants. (…). Gardez l’esprit de solidarité et de famille’’, a-t-il encouragé.

Abdou Latif Coulibaly souhaite que ces jeunes deviennent plus tard des artistes reconnus dans le monde, comme la chanteurse américaine Rihanna.

La productrice Ngoné Ndour, fondatrice de ‘’Sen petit gallé’’ qui accompagne le groupe, s’est dite ‘’très émue de voir une des lauréates de cette création percer dans le monde’’.

« Mame Diarra, c’est nous qui l’avons formée, elle a été lauréate de +Sen petit gallé All star+, elle a du talent et sait chanter et danser’’, s’est-elle réjouie.

«  »Quand je la vois dans ce groupe représenter toute l’Afrique, c’est une fierté pour l’émission et une opportunité pour le Sénégal de promouvoir sa destination’’, a fait valoir la présidente du Conseil d’administration de la Société de gestion collective (SODAV).

Le groupe musical américain ‘’Now United’’ a été fondé depuis 2017 par l’Américain Simon Fuller, producteur et ancien manager des ‘’Spice girls’’ et ‘’Pop Idol’’.

Il regroupe des jeunes artistes, âgés de 15 à 21 ans, venant de cinq pays de l’Asie (Inde, Corée du Sud, Chine, Philippines et Japon), quatre de l’Europe (Angleterre, Finlande, Russie, Allemagne), quatre de l’Amérique (USA, Canada, Mexique et Brésil) et une de l’Afrique (Sénégal).

Le groupe, qui est en tournée, s’est produit, samedi, en première partie lors d’un concert du chanteur Youssou Ndour, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES).

‘’Now United’’, qui chante en anglais, a déjà enregistré sept chansons pour ses projets d’albums.

Il se veut une plateforme pour jeunes créateurs de contenus. ‘’C’est un groupe mondial qui cherche à concilier dans la diversité les mélomanes du monde’’, lit-on dans une note de présentation.

Selon Mame Diarra Sylla, ‘’le groupe, en tournée, a déjà visité six pays, l’Australie, la Finlande, la Rusie, la Suède, l’Autriche et les USA’’. ‘’La prochaine étape dans quatre jours est la Corée du Sud’’, informe-t-elle.

Transfert de certains ministères à Diamniadio : La Cnts dénonce une précipitation

En conférence de presse samedi, la Cnts a dénoncé le transfert ‘’précipité et non concerté’’ de certains ministères au Pôle urbain de Diamniadio. Elle réclame des mesures d’accompagnement à l’Etat.

La décision de l’Etat du Sénégal de transférer les services publics de certains départements ministériels, ne fait pas que des heureux. Les travailleurs directement impactés par cette mesure se mobilisent et alertent le gouvernement sur leur situation sociale ‘’préoccupante’’. ‘’La Cnts tient à dénoncer vigoureusement la précipitation notée dans le déménagement de certains ministères au Pôle urbain de Diamniadio, sans une prise en charge correcte des préoccupations et attentes des travailleurs qui, à l’arrivée, sont pratiquement laissés pour compte dans un environnement qui ne garantit point le minimum acceptable’’, a fulminé le secrétaire général de la centrale Mody Guiro. Sur ce point précis, la Cnts déplore l’absence de consultations et de concertations sur des questions qui impactent directement les conditions de travail et d’existence des agents qui sont souvent mis devant le fait accompli.

Au regard de cette situation, la Cnts exige du gouvernement le report de sa décision et l’ouverture, dans les meilleurs délais, de concertations franches et sincères avec tous les partenaires sociaux concernés et les usagers du service public sur le déménagement de certains services publics au Pôle urbain de Diamniadio. Mais aussi d’assurer la prise en charge correcte des préoccupations et attentes formulées par les travailleurs et qui tournent essentiellement autour de la subvention de carburant pour ceux qui disposent de véhicules et ne résidant pas à Diamniadio, d’instaurer une politique d’habitat social destinée aux travailleurs pour leur faciliter l’accès au logement, d’assurer la réduction des tarifs du péage et une subvention conséquente des tickets de restauration.

Parallèlement, la Cnts attire l’attention du gouvernement sur la nécessité d’une gestion cohérente du service public qui pourrait être désarticulé avec l’éparpillement de certains services matériels dans un contexte d’achèvement du processus de dématérialisation des dossiers des agents de l’Etat. Le déménagement ne devrait entrainer aucune lenteur, ni lourdeur administrative dans le traitement des dossiers des usagers du service public.

Dans le même sillage, la centrale syndicale continue d’exiger du gouvernement le partage des résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat et l’ouverture de négociations sérieuses sur la question avec les partenaires sociaux concernés, afin d’apporter les correctifs nécessaires et instaurer de façon durable l’équité et la justice dans le traitement des agents de l’Etat.

Par ailleurs, la Cnts dit prendre acte de l’ouverture des négociations sur l’augmentation généralisée des salaires dans le secteur privé. Toutefois, elle tient à marquer son désaccord sur les propositions inacceptables et fantaisistes du patronat qui, au demeurant, sont en deçà de ses attentes.

‘’La situation sociale du pays est caractérisée par une dégradation des relations professionnelles entre l’Etat, le patronat et les travailleurs dans plusieurs secteurs et branches, en raison de l’inexistence d’un cadre adéquat de dialogue social sincère ou tout au moins de l’absence de volonté des employeurs de bâtir avec les travailleurs des consensus durables relativement au respect des droits et libertés consacrés dans la législation nationale et les conventions internationales de l’Oit’’, se désole Mody Guiro.

Il s’agit, entre autres de ‘’la violation des droits et libertés syndicaux et la négociation collective, de la persistance des licenciements abusifs dans certaines entreprises. A cela, s’ajoute le travail précaire caractérisé par l’absence de protection sociale et le non respect des normes sur la santé et la sécurité au travail par certains employeurs’’.

Casamance : Des députés rassurés sur la situation sécuritaire

Des députés de l’Assemblée nationale, qui séjournent depuis dimanche à Ziguinchor, se sont dits rassurés par les autorités militaires de la zone militaire n°5 sur la ‘’tendance d’accalmie’’ en Casamance où la situation sécuritaire est ‘’sous contrôle’’, a appris lundi l’APS.

Composée de 25 parlementaires, des conseillers du président de l’Assemblée nationale et de la directrice de la communication de l’institution parlementaire, cette délégation a été reçue lundi par le gouverneur de Ziguinchor, Guédj Diouf.

Membres de la Commission défense et sécurité et de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, ils ont tenu une séance de travail avec le gouverneur autour des ‘’riches potentialités économiques de la région, des défis sécuritaires et des enjeux économiques de la filière anacarde’’.

‘’Nous nous félicitons de cette mission menée par des députés pour s’imprégner des défis sécuritaires en Casamance, mais aussi des défis économiques dans la zone. L’Assemblée nationale doit aussi se féliciter du courage des autorités pour faire transporter les noix de cajou par des bateaux à grand tirant d’eau’’, a déclaré Gueji Diouf.

Après cette rencontre avec le gouverneur, la délégation a rendu visite au commandement de la zone militaire numéro 5, où elle a été reçue par le Colonel Khar Diouf, en présence de Ute Bocandé, de la Fondation Konrard Adenauer, partenaire de cette mission parlementaire à Ziguinchor.

‘’Ici, nous sommes les garants de la sécurité des personnes et des biens. En Casamance, la tendance est à l’accalmie malgré quelques regains de tension et quelques phénomènes récurrents amplifiés par des effets médiatiques’’, a rassuré le commandant de la zone militaire numéro 5, Khar Diouf.

‘’La situation (sécuritaire) est sous contrôle. Il n’y a rien d’inquiétant’’, a poursuivi le Colonel Diouf après être briefé sur les objectifs de cette mission, dont le thème principal tourne autour de la ‘’Sécurité dans les zones frontalières’’.

Awa Guèye, la vice-présidente de l’Assemblée nationale, précise que les députés veulent aussi s’’’imprégner davantage des conditions d’existence, de vie et de travail des militaires qui sont dans les casernes et dans les campements, en vue de mieux formuler les plaidoyers au niveau de l’institution parlementaire’’.

‘’Les conditions de vie des militaires sont acceptables en Casamance. Elles sont vraiment favorables’’, a assuré Khar Diouf, avant de permettre aux parlementaires de visiter le camp militaire de Ziguinchor qui abrite le cinquième bataillon d’infanterie.

Les députés ont aussi visité un cantonnement militaire à Mpack, poste frontalier avec la Guinée Bissau voisine avant de se rendre à l’état-major de la gendarmerie à Ziguinchor en attendant l’ouverture officielle d’un atelier sur la ‘’Sécurité dans les zones frontalières’’ prévu ce mardi à Ziguinchor.

Inflation dans l’UEMOA : 0, 4 % à fin mai contre 1, 3 % en avril

Le taux d’inflation dans la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’est établi, en glissement annuel, à 0,4% à fin mai 2018 contre 1,3% enregistré le mois précédent.

‘’La décélération du rythme de progression du niveau général des prix est imprimée essentiellement par la composante « Alimentaire » […]’’, explique le Bulletin des statistiques de la BCEAO du mois de mai, publié vendredi.

Le document précise que sa contribution à l’inflation totale est ‘’ressortie négative à 0,2 point de pourcentage à fin mai 2018 contre 0,7 point de pourcentage un mois plus tôt’’.

Il met cette évolution en lien avec l’amélioration de l’offre de céréales, de tubercules et plantains dans les pays côtiers, notamment en Côte d’Ivoire et au Togo.

Le bulletin indique aussi qu’‘’une baisse sensible des prix des produits de la pêche a été observée au Sénégal en lien avec une forte augmentation des débarquements de produits halieutiques due à des conditions climatiques favorables’’.

‘’La baisse du rythme de progression du niveau général des prix est également liée à des effets de base observés en mai 2017 au Bénin, où un renchérissement des produits de la pêche, des tubercules et plantains ainsi que des fruits avait été enregistré en 2017’’, selon encore le document.

Révision listes électorales : Près de 500 000 inscrits sans Karim Wade

Au total, 495.919 personnes ont été enregistrées lors de la dernière révision des listes électorales sur lesquelles ne figurent pas le nom de l’ancien ministre d’Etat Karim Wade, a appris l’APS.

’’La révision passée a enregistré 495.919 mouvements ou demandes formulées dont 440.547 mouvement enregistré sur le territoire national et 55272 mouvement enregistré à l’étranger’’, a annoncé, lundi, le Directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections, Bernard Casimir Demba Cissé.

M. Cissé s’exprimait lors d’un point de presse sur la publication des listes provisoires issues de la dernière révision exceptionnelle des listes électorales.

A l’intérieur du pays, il a été enregistré dans le détail, 381.052 demandes d’inscriptions, dont 59248 demandes de modification d’adresse électorale, 58 demandes de changement de statut, 189 demandes de radiation.

A à l’étranger, il a noté 58.052 demandes d’inscriptions dont 524 demandes de modification, 6 demandes de changement de statut. Aucune demande de radiation n’a été inscrite à l’étranger.

M. Cissé a souligné qu’après traitement des données, des demandes ont fait l’objet de rejet au motif qu’il y a eu des personnes déjà inscrites sur les listes électorales et celles ne devant pas être inscrites en vertu des articles L31 et L32 du Code électoral.

’’Les motifs de rejet après traitement concernaient aussi, les mineurs’’, a-t-il ajouté.

Interpellé sur le cas de l’ancien ministre d’Etat et candidat du PDS à la prochaine présidentielle, Bernard Casimir Demba Cissé a indiqué qu’il était absent de la nouvelle liste provisoire, pour le simple fait que Karim Wade n’a pas participé à la dernière refonte du fichier électoral.

Il a assuré que les services centraux du ministère de l’Intérieur procèdent au toilettage du fichier général des électeurs en vue de sa consolidation.